lundi 12 novembre 2007

Les paniers repas du hamster



Mes parents, je crois, s'inquiètent de ce que je mange le midi, et sont un peu angoissés à l'idée que je me serre la ceinture en ces temps de vaches maigres. Qu'ils se rassurent : quand bien même je voudrais serrer un peu ma ceinture, c'est... hum... physiquement impossible. Et puis c'est mal me connaître (pourtant, ce sont bien eux qui m'ont faite, non ?).
Alors oui, je veux bien passer mes journées à la BN, transporter des kilos de papier, ordinateur, etc, affronter le vent sibérien qui balaie l'esplanade, me casser le dos sur les chaises des salles de lecture (pour ensuite le faire réparer par un kiné), parcourir des kilomètres dans les couloirs de la Très Grande Bibliothèque, laquelle porte bien son nom, voir la nuit tomber de plus en plus tôt au-dessus de la "forêt", MAIS je refuse catégoriquement de me laisser affamer.
Certes, j'en suis loin techniquement parlant. D'ailleurs, l'autre jour, en me voyant dans la glace des toilettes du rez-de-jardin, j'ai eu un choc (un peu comme Jeff Goldblum dans La Mouche, pour situer l'horreur de la situation) : je suis en train de me transformer en hamster.
Si j'en crois une certaine Crevette, cela est parfaitement normal, ce sont juste les dégâts collatéraux des fins de thèse. D'après elle, les kilos accumulés se feront la malle dès que tout ce cauchemar sera fini (= au lendemain de la soutenance). En attendant, je continue à me confectionner des paniers repas, mais j'espère qu'il n'y en aura plus beaucoup...


Nouilles sautées (je ne sais plus à quoi...)
Pêche blanche, abricot, prunes
Gâteau chocostreussel
Macarons framboise
Café


Salade de riz (façon "taboublé fraîcheur" d'Adèle)
Mini-sandwiches fromage frais & herbes
Pêche blanche et prunes
Nussstrudel (strudel aux noix)
Café


Sandwiches jambon beurre et concombre fromage frais
Petit gâteau au coeur de fruits rouges (Picard)
Soupe sucrée de haricots rouges

Pêche blanche
Thé vert


Reste de boeuf à la thaï et riz & trois céréales
Tortilla au chorizo muy caliente
Tomates cerises
Framboises, prune
Muffin chocolat pécan
Cookies de La Mère Poulard (pas vraiment des cookies)
Thé vert


Poulet gingembre et citron de ma maman, avec du riz & trois céréales
Fondant aux haricots rouges
Gaufrettes Baumstämme (= "troncs d'arbres")
Pomme
Café


Salade de pâtes
Velouté de courgettes (froid)
Pêche plate, fraises Mara des bois
Clafoutis aux cerises
Gingko Plus


Ratatouille et boulgour*
Sandwiches jambon beurre
Macarons au café
Muffin poire amande streusel
Gâteau de lune
Prunes
Thé vert à la menthe


Poêlée porc, poivron, oignons*
Riz japonais*
Compote pomme framboise
Banane
Cookies aux pépites de chocolat
Café


Nouilles udon sautées*
Soupe "à tout"*
Raisin
Store-cupboard chocolate orange cake de Nigella
Rocher au lait
Café


Poisson vapeur à la chinoise, riz japonais*
Velouté carottes coriandre*
Compote pomme framboise
Muffin poire amande streusel
Thé vert à la menthe


Salade de boulgour
Store-cupboard chocolate orange cake de Nigella
Mangue
M&M's
Gingko Plus


Velouté de brocolis*
Chinois lardons emmental*
Pomme
Muffin orange pécan

Chocolat chaud (pour le goûter :-))

******

*Grâce à des boîtes et sacoche isothermes rapportés de Chine par mes parents, j'ai la chance de pouvoir manger non pas chaud (ne rêvons pas trop), mais tiède. Ce qui est appréciable en cette saison.

N.B. : Merci à Stef, qui a pensé à moi pour ses awards (tu as également ma reconnaissance éternelle ;-)). J'en profite pour réitérer mon appel :

Reviens, La Sieste !

vendredi 9 novembre 2007

De la dame verte aux chinois, en passant par Anthony Burgess et les deux Stanley



"Je veux voir la dame verte !"
C'est ce que la petite Nini m'a réclamé la dernière fois que nous nous sommes vues. Je ne me suis pas fait prier : j'ai mis le DVD et nous avons regardé, pour la énième fois, la "dame verte", et puis aussi "Mérinos", Good Morning, et bien sûr Singing in the rain. Devant le numéro de claquettes de Moses supposes, j'ai laissé échapper un "Ah ! c'est vraiment trop classe !", et Nini d'acquiescer : "Ah ouais ! c'est vraiment trop classe !"
Ca fait trois ans (Nini en a six) qu'on regarde et re-regarde inlassablement les mêmes scènes, bien qu'on les connaisse par coeur. J'adore ce film et partager ces moments avec elle est un vrai bonheur. Quand le film démarre, elle vient se blottir contre moi ou s'installer sur mes genoux : je sais alors qu'elle est bien.

Seulement, un soir, en zappant devant la télé, je suis tombée sur Orange mécanique, que je n'avais pas vu depuis au moins dix ans. Et j'ai redécouvert qu'Alex, le personnage principal, chantait Singing in the rain à plusieurs moments du film. HORREUR. Ca m'a dégoûtée, l'agression, la voix d'Alex, la grimace de l'écrivain... Les images m'ont hantée un certain temps (trop longtemps...) : quand j'entendais à nouveau la chanson, elle m'évoquait non plus Chantons sous la pluie, mais Orange mécanique. Rien que pour cette raison, je HAIS Stanley Kubrick. Je le hais, même s'il a fait Barry Lyndon. Je lui en veux à mort de m'avoir pourri cette chanson. Sauf que... il est déjà mort, en fait. Si mes souvenirs sont bons.

Et puis, j'ai eu un doute : et si je détestais la mauvaise personne ? Si ça se trouve, Kubrick n'y est pour rien, il n'a fait que reprendre cet élément dans le livre d'Anthony Burgess, hein...? Il fallait vérifier : autant déverser mon fiel sur la bonne personne.

Je n'ai pas ce livre, mais l'avantage, quand on passe ses journées à la BN, c'est que tous les ouvrages possibles et imaginables sont à portée de main. En l'occurrence, il me suffisait juste de me lever et d'aller chercher le livre dans les rayons, à quelques mètres de ma place puisque, ça tombait bien, j'étais dans la bonne salle ce jour-là.
Je me suis plongée dans le livre, à la recherche de la moindre trace de Singing in the rain. Et je n'ai rien trouvé : c'était donc bien une invention de Kubrick (je viens de me rendre compte que je me suis embêtée pour pas grand chose, qu'il suffisait d'aller sur Wikipédia pour avoir la réponse). En revanche, en parcourant le livre, j'ai découvert une langue qui m'a intriguée, fascinée. Au premier abord, cela paraissait incompréhensible, tous ces mots étranges, cet argot complètement inventé par Burgess. Puis j'ai commencé à comprendre un mot (viddy = see, du latin vidi ?), et prise au jeu, j'ai essayé de deviner la signification des autres mots que je rencontrais, les uns après les autres (itty = go ; malenky = little ; mesto = place ; litso = face ; veck = man, etc...). Cela m'a occupée deux bonnes heures, je crois. Evidemment, si j'avais été russophone, l'affaire aurait été bouclée en dix minutes. Mais l'exercice m'a amusée, j'ai ressenti le plaisir du linguiste qui découvre une langue inconnue et tente de la décoder (par contre, je n'ai pas réussi à comprendre la signification de l'expression "orange mécanique", malgré les explications de l'auteur lui-même - à ma décharge, c'était en anglais).
Au passage, j'ai fait une autre découverte : en fait, ce livre est drôle. D'une drôlerie assez réjouissante, alors que le film met mal à l'aise tellement il est glauque (et ne donne pas envie de lire le livre). Cela ne fait que confirmer ce que j'ai toujours pensé : les oeuvres littéraires sont infiniment supérieures à leur(s) adaptation(s) cinématographique(s).
Bref, tout est donc de la faute de Kubrick. CQFD. Je le déteste (même s'il est mort).

Pour en revenir à des choses plus terre à terre et plus intéressantes pour nos estomacs, j'ai fait pas mal de soupes la semaine dernière : butternut, brocoli, et même - horreur ! - une soupe "à tout". Je raffole des soupes, qu'elles soient à un légume, à deux légumes, ou à plein de légumes. Parce que les légumes, j'ai un peu de mal à les cuisiner, et c'est incontestablement en soupe que je les préfère. Quant aux soupes "à tout", je les affectionne pour ce goût indéfinissable qu'on obtient précisément par le mélange de plein de légumes et pas autrement. D'ailleurs, la soupe "à tout" est de couleur orange, oui, c'est comme ça.
Voilà, je voulais réhabiliter cette malheureuse soupe, pas vide-frigo, qui ne méritait pas une telle descente. J'espère simplement que cela ne me décrédibilise pas aux yeux d'une cuisinière et fin gourmet que j'admire beaucoup.

Je procède presque toujours de la même façon pour mes soupes aux légumes :

Je fais revenir l'oignon dans un peu d'huile.
J'ajoute les légumes coupés en petits morceaux, je couvre d'eau, j'ajoute la tablette de bouillon.
Je porte le tout à ébullition, puis je laisse cuire à feu doux jusqu'à ce que les légumes soient tendres (une vingtaine de minutes environ).
Je retire un peu de bouillon, je mixe.
J'ajoute alors lait concentré/fromage/crème, sel, poivre, herbes et je re-mixe un coup.

Pour la soupe "à tout", il faut :



550 g de courge muscade
10 carottes
1 blanc de poireau
2 tiges de céleri
3 pommes de terre
1 oignon
75 ml de lait concentré non sucré (= une petite boîte)
1 tablette de bouilllon de légumes (bio)
huile 4 graines
sel, poivre
un peu de ciboulette

Par définition, la soupe "à tout" est ouverte, tout légume est donc bienvenu...

Verdict : triple miam, mais pas sûre que les Mafalda apprécient.

Et pour le velouté de brocoli (la recette est plus ou moins celle de ce livre) :



1 brocoli
2 petites carottes
2 pommes de terre
1 oignon
1 tablette de bouillon de légumes (bio)
1 grosse c.s. de fromage frais
huile 4 graines
sel, poivre

Verdict : double miam ssi on aime le brocolis.

Une soupe donc, et un petit quelque chose pour l'accompagner, cela ma va parfaitement pour un repas disons raisonnable. Une tartine, un morceau de cake salé, ou comme cette fois-ci un chinois aux lardons et à l'emmental, qui a accompagné mes soupes tout au long de la semaine (et même des oeufs sur le plat, c'était simple mais divin...).



1 pâte à brioche (faite à la MAP, programme pâte seule, avec juste 1 c.c. de sucre, et sans sucre vanillé, mais évidemment, si vous avez votre propre recette, c'est aussi bien)
100 g de lardons
100 g d'emmental râpé
1 échalote hachée (facultatif)

Pendant la levée de la pâte à brioche, faire griller les lardons dans une petite poêle, avec l'échalote hachée. Egoutter sur du papier absorbant.
Quand la pâte est prête, préchauffer le four à 180 °C, sortir la pâte de la MAP, l'étaler en rectangle sur un plan de travail fariné (environ 30 x 40 cm).
Répartir l'emmental et les lardons sur la surface de la pâte en laissant une marge de 1-2 cm sur les bords.
Rouler la pâte, puis la couper en huit tranches.
Les disposer dans un moule à manqué beurré (ou en silicone).
Enfourner 30 minutes à 180 °C.
Déguster tiède (passer l'escargot 30 secondes au micro-ondes pour lui redonner du moelleux).


Enfin, comme il me restait de la crème mousseline de mon fraisier, j'en ai fait une crème d'amandes pour l'utiliser dans un chinois aux amandes et pépites de chocolat :



1 pâte à brioche
de la crème d'amandes (cette recette convient très bien, pour le reste aussi)
100 g de pépites de chocolat

La marche à suivre est la même que pour le chinois salé.
Curieusement, ce chinois est meilleur froid : chaud, il est trop écoeurant.

dimanche 4 novembre 2007

Restons humble, lançons un appel et faisons des churros



Mon ego et moi, on a toujours eu des rapports quelque peu compliqués.
Ma maman s'est toujours imaginé(e ?) que j'étais un monstre d'orgueil, ce qui est peut-être vrai, je ne sais pas, elle est sans doute mieux placée que moi pour juger... En même temps, je traverse souvent des périodes "Bouououh ! je ne vaux rien, je ne mérite pas de vivre...", alors qu'en est-il vraiment...?
Toujours est-il que ma maman m'enjoint régulièrement de rester humble en toutes circonstances. Alors, quand Valérie de B comme Bon et Charline du Kérala me décernent un award, c'est extrêmement gentil de leur part, mais elles ne se rendent pas compte qu'elles anéantissent tous mes efforts. Pour un peu, je me prendrais presque pour une célébrité.
Les effets se font déjà ressentir. Depuis quelques jours, je ne fréquente plus que des stars dans mes rêves. L'autre nuit, par exemple, j'étais en compagnie du beau Morten, et je lui vantais les charmes de la ville de Vienne (j'ignore pourquoi je ne lui ai pas plutôt vanté mes propres charmes... enfin bon...).
Et la nuit précédente, j'étais avec Dieu le Père, j'ai nommé Pierre Hermé. Malheureusement, j'ai été réveillée par des bisous intempestifs de mon poulet alors que nous étions en pleine discussion macaronesque, PH et moi.
N'étant pas (trop) rancunière, je lui ai quand même fait des churros pour le goûter (malgré ma peur panique de la friture... si ce n'est pas de l'amour, ça...).

Pour en revenir aux awards, je note avec amusement qu'ils m'ont été décernés par des bloggeuses qui ne laissent quasiment jamais de commentaires, et dont je ne soupçonnais pas la visite... Et moi qui croyais n'être lue que par ceux qui m'écrivent, et deux, trois autres personnes...
Pour ma part, je ne souhaite pas décerner d'award (le choix est bien trop difficile, et de toute façon, je suis sûre que tout le monde en aura...), mais plutôt lancer un appel à un blog qui me manque :

Reviens, La Sieste !


Churros



pour une vingtaine de churros

200 g de farine
200 ml d'eau
1 c.s. de sucre
1 pincée de sel
huile

Mettre la farine dans un saladier.
Faire bouillir l'eau avec le sucre et le sel.
Verser l'eau bouillante dans le saladier, en une fois et en faisant attention de ne pas s'éclabousser, et mélanger jusqu'à l'obtention d'une boule (elle est très compacte, mais c'est normal).
Laisser refroidir un peu.
Mettre la pâte dans l'appareil à churros (la chourossette, empruntée à ma maman, sinon une poche ou une seringue à douille feront aussi bien l'affaire).
Préparer un bain de friture et y plonger délicatement les churros.
Ils sont prêts quand ils sont dorés, mais point trop.
Avec une écumoire, déposer les churros sur du papier absorbant, et les saupoudrer de sucre.
Déguster avec un chocolat bien fort, épais et onctueux, qui sera au moins aussi bon que celui du stand d'Air France à LO.

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N.B. : Ben oui, encore du sucré... C'est que mes expériences salées du moment ne sont pas concluantes...

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Edit du 6 novembre :

Mimosa s'y est mise aussi (je ne sens plus mes chevilles), et j'ai réussi à en extorquer un quatrième à Sandra (... en même temps, je n'ai fait que réclamer mon dû, puisqu'elle me l'avait promis ;-)).

Vous avez toutes les quatre ma reconnaissance éternelle.

mardi 30 octobre 2007

La métamorphose, avec une crème au chocolat, du coulis de poivron et des tuiles aux amandes



Il y a un an, je ne savais pas faire les macarons, et j'ignorais l'existence de la culinosphère.
Il y a sept mois, je tenais encore l'avocat en horreur.
Il y a six mois, je n'avais encore jamais fait de muffins.
Il y a cinq mois, j'allais au marché pour la première fois, et ma réputation de plouc se répandait comme une traînée de poudre dans la blogosphère.
Il y a quatre mois, je n'avais pas encore trouvé ma recette idéale de clafoutis.
Il y a trois mois, je ne connaissais pas le goût de la figue.
Il y a trois semaines, je ne concevais pas qu'on puisse associer le chocolat à autre chose que la poire, la banane, la framboise, ou à la limite l'orange.
Il y a trois jours, je ne m'imaginais pas capable de confectionner un fraisier (ni un quelconque autre gâteau un tant soit peu sophistiqué).

En plus de me permettre de raconter ma vie en long, en large et en travers, je m'aperçois que ce blog a une vraie utilité, enfin... je parle pour moi. Depuis que je blogue, j'apprends un tas de choses, je m'ouvre à des saveurs nouvelles, je vais de découvertes en découvertes, je deviens moins psychorigide (même pour les cheesecakes, mais c'est limite)....
Bref, je deviens (un peu) moins bête. Et c'est déjà ça (mais vous ne me ferez toujours pas manger de la noix de coco, sous quelque forme que ce soit).

A présent, je suis même capable de commander des desserts bizarres au restaurant. Comme ce verre de chocolat crémeux, légère saveur café, confit de poivron et framboises, que j'ai préféré à un chaud et froid moelleux au chocolat, glace vanille et caramel au beurre salé (que je connaissais déjà, en fait... ). Et ça m'a plu !

Ce que j'ai bidouillé chez moi deux semaines plus tard n'a pas (du tout) la même apparence (j'ai d'ailleurs frôlé le ratage), mais c'est tout aussi bon (je le dis sans modestie aucune). L'alliance chocolat-poivron marche étonnamment bien.

Crème au chocolat, coulis de poivron & tuiles aux amandes



Pour 6 pots de crème au chocolat (inspirée du Pot noir Sonia Rykiel de Christophe Felder) :
175 g de chocolat noir
25 cl de lait
25 cl de crème liquide
65 g de sucre semoule
4 jaunes d'oeufs

Pour le coulis de poivron :
1 poivron rouge
1 c.s. d'huile d'olive
1 c.c. de sucre
1/2 c.c. de piment d'Espelette
une pincée de poivre

Pour une trentaine de tuiles aux amandes concassées (recette de La Sieste, plus ou moins) :
2 blancs d'oeufs
65 g de sucre semoule
15 g de farine
25 g de beurre fondu
125 g d'amandes mondées et concassées


Commencer par les tuiles :
Mélanger la farine et le sucre dans un petit saladier.
Ajouter le beurre fondu et les blancs d'oeufs, et mélanger.
Incorporer les amandes concassées.
Couvrir et mettre au frais pendant 2h au moins.

Pendant ce temps, préparer le coulis de poivron :
Peler le poivron (avec un Zyliss), l'épépiner et le couper en petits morceaux.
Faire revenir dans l'huile d'olive pendant quelques minutes.
Couvrir d'eau et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée et que les morceaux de poivron soient tendres.
Ajouter le sucre, le poivre et le piment d'Espelette.
Verser dans un verre à mixeur et mixer.
Répartir le coulis dans des verrines, et réserver.

Ensuite, préparer la crème au chocolat :
Faire fondre le chocolat (normalement, il faut juste le hacher, mais je n'aime pas du tout parce que ça en met partout).
Faire bouillir le lait et la crème.
Mélanger les jaunes avec le sucre semoule jusqu'à l'obtention d'un mélange onctueux.
Verser les jaunes dans le mélange lait-crème et faire cuire à feu doux sans faire bouillir.
Verser cette crème sur le chocolat en trois fois, en mélangeant constamment afin d'obtenir une émulsion. Mixer la crème avec un mixeur plongeant afin de la lisser.
Verser la crème dans les verrines, sur le coulis de poivron (en fait, le coulis de poivron a permis de remplir 4 verrines seulement, contre 6 pour la crème au chocolat).
Laisser refroidir un peu, et laisser prendre au frais pendant plusieurs heures (je les ai laissées une nuit).

Finir la confection des tuiles :
Préchauffer le four à 200 °C.
Déposer des tas de pâte, en les espaçant, sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, et les aplatir avec le dos d'une cuillère.
Enfourner 12 minutes à 200 °C.
Lorsque les bords sont bien dorés, sortir la plaque du four et laisser les tuiles refroidir.

Il ne reste plus qu'à servir les pots de crème avec les tuiles aux amandes.

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J'allais oublier : j'ai également appris que le poivron rouge devenait orange une fois mixé. Moi qui pensais naïvement que ce serait rouge...

dimanche 28 octobre 2007

Un chat gourmet, une souris studieuse, une fille Playmobil et un cheesecake aux zezettes



Un mardi soir, alors que je rentrais du restaurant, aux alentours de 23 heures, j'ai vu un chat assis devant la porte de notre boulangerie Kayser... comme s'il attendait l'ouverture.
J'ai eu beau lui dire que la boulangerie était fermée le mercredi et que ça ne servait à rien d'attendre, il n'a rien voulu entendre.



Quelques jours plus tard, alors que je prenais ma pause café avec K. dans la salle de détente à la BN, une petite souris est venue se joindre à nous. Enfin presque... elle s'est contentée des miettes laissées par d'autres à la table d'à côté.
La petite souris vous le confirmera : étudier, ça creuse.



Encore une ?



A propos de BN, les chaises archi-dures des salles de lecture ont eu raison de moi. Non contentes d'avoir anéanti le bas de mon dos, elles ont à présent attaqué le haut. Ainsi, depuis quelques jours, grâce au torticolis le plus coriace que j'aie jamais eu, je me meus avec la souplesse d'un Playmobil (surnom donné par mon poulet).
Si ça continue comme ça, j'ai bien peur que ce soit cette thèse qui m'achève, et non l'inverse...

Alors voilà, je n'ai rien d'autre à proposer qu'un cheesecake (ce que me réclame à corps et à cris mon poulet, définitivement converti au cheesecake)... mais aux zezettes !



Il s'agit toujours un cheesecake au citron (bah oui, rappelez-vous, je suis un peu psychorigide), seule la base biscuitée change : j'ai utilisé une quinzaine de zezettes de Sète (achetées ou maison) et 5 spéculoos (le truc, c'est de ne pas écraser les biscuits trop finement, voire de laisser des petits morceaux pour que ça reste croustillant après cuisson).
Oui, j'avoue : ce cheesecake, je l'ai fait juste parce que le nom m'amusait ;-)

lundi 22 octobre 2007

Faux-semblants



S'il est une chose que j'ai apprise avec l'expérience, c'est que les apparences sont souvent trompeuses, et qu'il ne faut donc pas trop s'y fier.

Je me souviens d'une vieille dame, que je voyais parfois à l'arrêt de bus, à une certaine époque. Vieille donc, bossue (limite pliée en deux), foulard sur la tête, canne à la main, et des loupes en guise de lunettes. On n'aurait pas donné cher de sa peau dans la course à la place assise. Sauf que... quand le bus arrivait, elle se transformait en kung-fu master et à l'aide de sa canne, elle dégommait tout le monde sur son passage (y compris moi) pour finalement monter la première dans le bus. Et foncer sur la première place de libre.

Moi-même, quand je voyage à l'étranger, et que des Français se trouvent dans les parages, j'adore me taire (ce qui n'est pas très difficile quand je suis seule) et écouter ce qu'ils se disent entre eux : les impressions sur le pays, les critiques, etc. Evidemment, ils ne se méfient pas de moi à cause de ma tête ;-)

Chez Tang Frères, les gens me demandent souvent conseil... sans se douter que je suis aussi perdue qu'eux au milieu de tous ces produits bizarres et inconnus. Alors, pour ne pas les décevoir, je m'improvise experte ès produits exotiques, mais franchement, il faut être inconscient pour me demander conseil à moi, juste à cause de ma tête...

Ceux qui me connaissent un peu me trouvent timide et gentille. En réalité, je suis un monstre tyrannique qui terrorise son poulet d'amour.

Je ne suis pas celle qu'on croit (la vieille dame bossue et ces macarons non plus, d'ailleurs).



Pour fêter mon anniversaire en famille (en petit comité), je voulais au départ faire des Ispahan. Mais la quête du sirop de rose s'est avérée compliquée, et puis je n'étais pas sûre de vouloir manger de la rose... J'ai donc finalement associé un parfum que j'adore (et qui me rappelle la fameuse confiture Carla) avec l'esthétique à tomber de l'Ispahan...

Normalement, je suis incapable d'avaler un macaron au chocolat de cette taille (7 cm de diamètre), car c'est un peu écoeurant. Là, avec la framboise, ça glisse tout seul... J'en aurais mangé un deuxième sans problème tellement c'est léger. D'ailleurs, la petite Nini a englouti le sien en un rien de temps.

Le genre de pâtisserie capable de convertir un bec salé...

Le bonus, c'est que je vais finalement pouvoir me passer de confiture Carla (car cette ganache la remplace très bien), et donc économiser encore un peu (vraiment, je suis épatée par mes nouvelles compétences de fourmi !).

Macarons choco-framboise déguisés en Ispahan

pour une douzaine de macarons

Pour les coques (recette de Marina) (je les ai faites en 2 fois) :
6 blancs d'oeufs (environ 240 g)
440 g de sucre glace
240 g d'amandes en poudre
60 g de sucre en poudre
colorant carmin (en poudre)

Pour la ganache choco-framboise (qui est presque comme de la Carla) :
40 g de chocolat noir
15 cl de crème fraîche
150 g de confiture de framboises sans pépins (Gault Millau, en vente au Monoprix)

500 g de framboises fraîches (= 4 barquettes), lavées et séchées
une douzaine de pétales de roses (facultatif)

Les coques
Passer les blancs 10 secondes au micro-ondes à puissance minimale (ça évite de les préparer plusieurs jours avant).
Monter les blancs en neige avec quelques gouttes de jus de citron et une pincée de sel. Quand le fouet commence à laisser des marques, ajouter le sucre en poudre en fouettant à vitesse maximale.
Ajouter le colorant, mélanger.
Incorporer progressivement et délicatement les poudres (préalablement tamisées, mais surtout mixées, si possible) avec une spatule (en silicone) en faisant attention de ne pas casser les blancs.
Quand le mélange est lisse et homogène, remplir une poche à douille et dresser les macarons sur une plaque tapissée de papier sulfurisé (sur laquelle on aura tracé des cercles de 7 cm de diamètre), en les espaçant de 3 cm au moins car ils vont s'étaler (normalement).
Laisser croûter environ 1 heure (ou plus, si on veut).
Au bout de 50 minutes, préchauffer le four à 150 °C.
Enfourner la plaque de macarons superposée sur une plaque vide. Laisser cuire 15 minutes à 150 °C. Au bout de 4-5 minutes, la collerette doit commencer à se former.
A la sortie du four, poser le papier sulfurisé sur un plan de travail humidifié.
Laisser quelques secondes, puis retirer les macarons, qui doivent normalement se décoller tout seuls.

La ganache choco-framboise (à faire pendant le croûtage)
Faire fondre le chocolat (au micro-ondes, ou bain marie).
Ajouter la crème, mélanger, puis incorporer la confiture de framboises.

Le montage
Etaler une noix de ganache sur les coques qui servent de base, en évitant le bord.
Disposer des framboises sur le pourtour pour former une couronne.
Rajouter un peu de ganache à l'intérieur, et poser une framboise sur la ganache, au milieu du macaron.
Poser une coque par-dessus.

La décoration
Saupoudrez un peu de sucre glace sur les framboises, et les disposer sur les macarons. Avec des pétales de roses, si on veut. Pour parfaire le déguisement.



Merci à :
- K. et D., qui m'ont offert ma première poche à douille, utilisée pour ces macarons
- "Tontonton" et "Tatata", qui m'ont aussi offert une poche à douille (décidément !)
- Natalia, pour les fleurs de bissap, qui ont fait un long voyage
- Marion, grâce à qui j'ai compris l'importance du mixage des poudres (bien que je n'aie pas le matériel pour le faire)
- Loukoum°°°, dont le billet m'a beaucoup aidée pour la confection de ces faux Ispahan. Une référence !

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Pour finir, deux mots :
- La fréquence élevée de mes publications n'est due qu'à mon éloignement (temporaire) de la BNF (et de son ambiance studieuse), lui-même dû à la grève des transports. Dès que la situation sera revenue à la normale, je me ferai de nouveau plus rare...
- Les anniversaires familiaux se succédant à un rythme effréné entre septembre et décembre, je risque de publier beaucoup de sucré d'ici la fin de l'année.

vendredi 19 octobre 2007

Les vaches maigres



Les périodes de vache maigre ont parfois du bon. Quand vous avez l'habitude de vous faire plaisir, avec un Loir par-ci, une fringue par-là, deux mois sans aucun revenu (c'est le délai dont votre université et ex-employeur a besoin pour vous verser vos premières allocations chômage), ça vous remet les idées en place. Finies les questions existentielles du style "Est-ce que j'achète ce nouveau livre tout de suite, ou est-ce que j'attends la parution de l'édition française ?". Vous retrouvez le sens des priorités, et la moindre dépense est désormais soigneusement soupesée. Vous découvrez les joies du calcul mental au supermarché (ceux qui me connaissent auront compris que je déconne : avec mes facultés en calcul mental, je suis totalement perdue au-delà de deux articles), vous constituez patiemment votre cagnotte Atac et profitez des promotions en cours... Vous revenez sans scrupules au Nestlé Dessert (alors que vous aviez juré devant témoin que c'était fini), vous renoncez à participer au Blogcolis, et pas une seule seconde vous ne songez à aller faire un tour à la Grande Epicerie ou chez S. Aoki (tout juste continuez-vous à vous offrir le "luxe" des spaghetti De Cecco, parce que c'est vraiment trop bon, et que tout retour aux Barilla et al.* est désormais impensable, je dis bien pour les spaghetti).

Quelle fourmi je suis devenue, je n'en reviens pas !**

Toujours est-il qu'une Mangue raisonnable n'est plus tout à fait elle-même, et que les vaches maigres, elle les aime avant tout dans son assiette. Ou dans son bol, en soupe. Avec plein d'autres choses dedans.

Ph (version simple)



par personne

60-70 g de vermicelles de riz
1 poignée de pousses de soja
80-100 g de pavé de rumsteak
1/4 d'oignon
5 mm à 1 cm de piment rouge
30-40 cl d'eau
1 1/2 cube de bouillon pour pho
ciboule, coriandre

Cuire les vermicelles comme indiqué sur le paquet, égoutter, rincer, et répartir dans le(s) bol(s).
Ajouter les pousses de soja préalablement ébouillantés (ça, c'est parce que je ne les aime pas crus), puis la viande coupée en fines tranches (pour qu'elle soit plus facile à couper, mettre la viande au congélateur, le temps qu'elle durcisse un peu), et l'oignon coupé en fines lanières.
Parsemer de ciboule et de coriandre ciselées, ajouter le piment émincé.
Faire bouillir l'eau (30-40 cl par personne) et y dissoudre le(s) cube(s) de bouillon.
Une fois qu'il est prêt, verser le bouillon bouillant dans le(s) bol(s). La viande va cuire au contact du bouillon.

Voilà, plus besoin de braver la nuit et le froid automnal en vélo pour se rendre à Pho 14...

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* Private joke ;-)

** Evidemment, tout cela est mieux vécu lorsque votre anniversaire tombe en plein dans cette période (ce dont vous vous félicitez) et que vous êtes ultra gâtée par vos proches (d'ailleurs, pour fêter ça, vous décidez de vous rendre à ladite Grande Epicerie pour vous offrir au moins 2 pots de Carla chocolat framboise)... Autrement, la matérialiste dépensière que vous êtes ne survivrait certainement pas à cette mouise, même passagère.

mardi 16 octobre 2007

I have a dream




Il y a dix jours, une conseillère ANPE me demandait ce que je VOULAIS faire dans la vie - et non pas ce que je POUVAIS faire (sic). Je lui ai répondu que je n'en savais rien, ce qui l'a plongée dans la consternation la plus totale.
En fait, j'aurais pu lui donner des réponses.
Mais... m'aurait-elle prise au sérieux si je lui avais dit que je rêve d'être illustratrice d'albums pour enfants (alors que je ne sais pas dessiner - je sais copier mais ce n'est pas tout à fait la même chose...), faire de la reliure ou ouvrir un salon de thé ? Avec des réponses aussi farfelues, elle aurait pensé que je me moque d'elle et cela n'aurait fait qu'accentuer son aggressivité à mon égard.

Pourtant, je rêve souvent d'un salon de thé...
L'endroit ne serait pas très grand, mais on s'y sentirait bien, presque comme chez soi. Sur les murs, il y aurait des affiches d'expositions d'art et de films, de vieilles couvertures de magazines, des photos N&B, et quelques guirlandes lumineuses. Les gens piocheraient de la lecture dans la bibliothèque, sur laquelle trônerait une antique machine à écrire. Et puis, dans un coin, il y aurait une balance d'épicier. Et çà et là, des bibelots rapportés de Chine. On ne serait pas intimidé par le décor.
Les gens s'installeraient dans de confortables fauteuils pour déguster des fondants au chocolat ou aux haricots rouges, des clafoutis, des cheesecakes au citron, des crumbles et des tartes aux fruits de saison, des cakes, des muffins, et pourquoi pas des macarons ? Pour se désaltérer, il y aurait un large choix de thés, du chocolat chaud épais et onctueux, du café, des jus de fruits frais, ainsi que du Punsch l'hiver, et du thé glacé l'été.
Ceux qui souhaiteraient y déjeuner auraient le choix entre plusieurs soupes de légumes, simples mais savoureuses, accompagnées soit de tartines, soit de cakes salés. Parce que ça resterait un salon de thé avant tout.

Je rêve de régaler les gens à la manière de Jenna...

Mais... quand je rêve à voix haute, on s'empresse de me ramener à la dure réalité, celle de la gestion d'un commerce, des contraintes, des sacrifices que cela implique, etc. Car, si je sais faire des gâteaux, je ne connais en revanche rien à la "vraie" vie, évidemment...

Fin du rêve.

Je me console en écoutant de nouveau (un an et demi après, mais toujours avec la chair de poule) José González...

Muffins poire amande streusel
pour 7 muffins

Pour les muffins :
100 g de farine
50 g de poudre d'amandes
55-60 g de sucre blond de canne
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
10 cl de crème de soja (type Biosoy) (ou 50 g de beurre, si vous êtes butter-addict)
8 c.s. de lait (de vache, mais pourquoi pas du lait végétal ?)
1 oeuf
1 poire (j'ai pris une williams), épluchée et coupée en petits dés

Pour le streusel :
50 g de farine
50 g de cassonade
30 g de beurre fondu

Préchauffer le four à 200 °C.
Préparer le streusel : mélanger farine et cassonade dans un bol et incorporer le beurre fondu en filet tout en mélangeant avec une fourchette pour obtenir des grumeaux. Réserver.
Dans un bol, mélanger les ingrédients liquides : crème de soja, lait et oeuf battu.
Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, poudre d'amandes, sucre, levure, et sel.
Y ajouter les morceaux de poire, les enrober avec le mélange sec.
Incorporer la préparation liquide, mélanger grossièrement et verser dans les moules à muffins jusqu'aux 2/3.
Recouvrir de streusel et enfourner 18-20 min à 200 °C.



Remarque : l'utilisation de la crème de soja permet non pas d'obtenir des muffins "santé", parce qu'il y a quand même le streusel... mais juste de limiter la quantité de beurre (personnellement, j'en ai suffisamment dans les cuisses)...

jeudi 11 octobre 2007

Des macarons au café pour son anniversaire



Parce que c'est son parfum préféré.
Parce que c'est une maman comme on n'en fait plus (même si elle commence à radoter, mais ça, c'est une autre histoire) ; je vous expliquerais bien pourquoi mais ce serait un peu long...
Et aussi parce que je voulais m'assurer que je sais encore faire les macarons, depuis tout ce temps...



Macarons au café

Pour les coques (recette de Marina) :
3 blancs d'oeufs
220 g de sucre glace
125 g d'amandes en poudre
30 g de sucre en poudre
colorant marron
un peu de cacao en poudre (facultatif)

Pour la crème au café :
50 g de beurre mou
25 g de sucre en poudre
3 c.c. de café soluble
un peu d'eau bouillante

Passer les blancs 10 secondes au micro-ondes à puissance minimale (ça évite de les préparer plusieurs jours avant).
Monter les blancs en neige avec quelques gouttes de jus de citron et une pincée de sel. Quand le fouet commence à laisser des marques, ajouter le sucre en poudre en fouettant à vitesse maximale.
Ajouter le colorant, mélanger.
Incorporer progressivement et délicatement les poudres (préalablement tamisées) avec une spatule (en silicone) en faisant attention de ne pas casser les blancs.
Quand le mélange est lisse et homogène, remplir une poche à douille (ou une seringue, comme moi) et dresser les macarons sur une plaque tapissée de papier sulfurisé, en les espaçant de 3 cm au moins car ils vont s'étaler (normalement).
Saupoudrer un peu de cacao en poudre sur les coques (facultatif).
Laisser croûter environ 1 heure (ou plus, si on veut).

Pendant ce temps, préparer la crème au café :
Mettre le café soluble et le sucre dans une petite tasse à café et verser l'eau bouillante jusqu'à la moitié de la tasse.
Mélanger, puis laisser refroidir.
Fouetter le beurre, puis le mettre au frigo 15 minutes.
Sortir le beurre, y incorporer le café cuillérée par cuillérée tout en fouettant.
Mettre au frais.

Préchauffer le four à 175 °C.
Enfourner la plaque de macarons superposée sur une plaque vide. Laisser cuire 12 minutes à 175 °C. Au bout de 5-6 minutes, la collerette doit commencer à se former.
A la sortie du four, poser le papier sulfurisé sur un plan de travail humidifié (au vaporisateur).
Laisser quelques secondes, puis retirer les macarons, qui doivent normalement se décoller tout seuls.
Assembler les macarons en les collant avec une noix de crème au café (en choisissant des coques de la même taille).
Laisser reposer au frais pendant plusieurs heures avant de déguster, sachant qu'ils sont meilleurs le lendemain, le surlendemain... On peut les garder une bonne semaine.

La coloration n'est pas des plus réussies et les coques ne sont pas très lisses. Qu'importe... ce qui compte, c'est le goût...





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Edit du 12 octobre :

J'en profite pour participer au jeu Vos plus belles photos culinaires organisé par Edith, avec la première photo de ce billet (ce n'est peut-être pas ma plus belle photo, mais de toute façon, est-ce que j'ai une "plus belle photo"...?), que je remets ici :



Elle a été prise sans flash, à la lumière naturelle, avec un compact.
Plutôt que de montrer les macarons en gros plan, j'ai préféré mettre en avant le message figurant sur la boîte, puisqu'il s'agissait d'un cadeau.

vendredi 5 octobre 2007

L'osso buco de la discorde



Cette semaine, parmi mes voisins de bibliothèque, il y avait un monsieur qui, tête baissée (mais tête baissée seulement), ressemblait comme deux gouttes d'eau à Michel Cymes. Je l'ai regardé... pendant des heures (soupir).

Cette semaine, à la bibliothèque toujours, je n'ai pas eu de chance avec mes voisins de droite. J'ai supporté successivement un vieux Japonais qui ne s'était lavé, ni lui, ni ses vêtements, depuis plusieurs jours au moins, puis une Coréenne qui avait vidé son flacon de parfum sur elle. Joie. (Ah ! et puis, j'ai eu des voisins de gauche qui tapaient sur leur clavier comme des bourrins. Re-joie)

Cette semaine, j'ai aperçu dans la rue une jeune femme en bottes qui n'avait sous son imper qu'une simple culotte.

Cette semaine, j'ai été accostée par un inconnu qui voulait : (1) prendre un verre avec moi, (2) me demander mon numéro de téléphone, (3) et plus, si j'ai bien compris. Devant mon refus, il m'a demandé : "Vous n'aimez pas l'amour ?"

Cette semaine, je me suis rendue à l'autre bout de Paris pour me faire humilier par une c...asse de conseillère parce que je n'avais pas de "projet professionnel" (sic).

Cette semaine, à Tang Frères, j'ai fait semblant de ne pas comprendre le chinois (je sais, c'est pas bien, mais ça m'amuse... ;-)).

Cette semaine, j'ai brillé auprès de mon cher et tendre par cette simple phrase : "Tiens, Crespo, il s'est coupé les cheveux, non ?" (explication : il était scié (1) que je connaisse Hernan Crespo, un footballeur argentin, et (2) que je me souvienne de son ancienne coiffure)

Cette semaine, j'ai vu les préparatifs pour la Nuit Blanche se monter tout doucement sur l'esplanade de la BNF.
Cela m'a rappelé la première édition de la Nuit Blanche, il y a cinq ans : j'avais mon tout premier rendez-vous galant avec mon poulet, et Bertrand (re-soupir) se faisait poignarder à l'Hôtel de Ville.
L'année suivante, pour la 2ème édition, mon poulet et moi n'étions pas à Paris, mais à Florence : après avoir promis de partager avec moi une bistecca alla fiorentina chez Mario, il me trahissait, une fois sur place, avec un osso buco...

Osso buco à la milanaise (très très lointainement inspiré de La Cuillère d'Argent)



pour 2-3 personnes

2 grosses tranches de jarret de veau
3 carottes
1 branche de céleri
1 oignon
40 cl de bouillon de poule
20 cl de vin blanc sec
2 c.s. de purée de tomates
40 g de beurre
sel, poivre, farine

zeste d'1 citron non traité
1 gousse d'ail (dégermée)
2 c.s. de persil plat haché

Couper l'oignon, le céleri et les carottes en petits morceaux.
Les faire revenir quelques minutes dans 20 g de beurre, puis réserver.
Chauffer le reste de beurre dans la sauteuse, et faire dorer les tranches de jarret préalablement farinées.
Verser le vin et laisser réduire.
Ajouter les légumes, le bouillon, la purée de tomates, mélanger un peu le tout, et laisser mijoter à feu doux et à couvert pendant au moins deux heures.
Avant de servir, préparer la gremolata : hacher le zeste de citron, l'ail et mélanger avec le persil.
Accompagner l'osso buco d'un peu de gremolata.

J'aurais pu servir cet osso buco avec un risotto, mais comme j'avais un reste de riz basmati, c'était aussi bien, surtout quand on mélange le riz avec la sauce, c'est TROP TROP MIAM ! D'ailleurs, il faut que je vous avoue une chose : la viande (bien que succulente) est juste un prétexte ; ce qui m'intéresse, c'est d'avoir une bonne sauce à mélanger avec le riz... C'est pour ça que j'adore la blanquette de veau...

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Cette semaine, j'ai aussi appris que La Sieste allait bientôt arrêter d'alimenter son blog pour de longs mois (au moins). Et ça, c'est un vrai drame. Je suis effondrée (Natalia, si tu arrêtais, toi aussi, ce serait le coup de grâce...).

lundi 1 octobre 2007

Des bas... et des hauts ! Un peu de légèreté après tant de cafard et de kouign amanns



Je connais une loi physique que l'on pourrait formuler de la façon suivante : on ne peut pas broyer du noir indéfiniment. Tout comme les lois de la pesanteur ou le principe d'Archimède, cette loi est infaillible (et elle est de moi). Alors forcément, vous finissez par remonter la pente, tôt ou tard.

Un jour, alors que vous tournez en rond depuis des mois à la BNF, attendant le fameux "déclic-qui-débloque-tout" comme on attend le messie, vous tombez sur une vague connaissance que vous envisagez au départ de fuir, comme tous vos condisciples, parce que vous avez tout simplement honte d'être aussi nulle, avec qui vous engagez la conversation. Et vous découvrez que vous n'êtes plus toute seule, mais qu'il y a au moins 2 thésardes désespérées sur cette terre. Vous aurez beau avoir entendu beaucoup de paroles censées vous réconforter, seule une congénère (en difficulté, comme vous) saura trouver les mots justes (ceux qui provoquent le fameux déclic ), et entendre (sans s'offusquer) les choses les plus inavouables sur la condition de thésard.
Si, en plus, vous partagez avec elle une même gourmandise obsessionnelle, une même passion pour le Kaiserschmarrn et les pâtisseries autrichiennes, un même intérêt pour la langue allemande (surtout quand elle est, à l'oral, teintée d'un accent autrichien), une même préférence pour les mots Marille ou Paradeiser (versions autrichiennes respectives de Aprikose et Tomate), si vous trouvez qu'il n'y a rien d'anormal au fait d'apprendre le hongrois, le basque ou l'inuktitut juste pour le plaisir, il y a de fortes chances pour que vous vous entendiez bien. Et comme elle vous présente une copine qui est aussi dans la même situation, vous vous retrouvez à trois, tous les jours, au rez-de-jardin, pour vous serrer les coudes, vous remonter le moral à tour de rôle, partager vos soucis et vos paniers repas (merci K. de m'avoir sauvée de la famine, ce jour où j'avais apporté si peu à déjeuner).

Parallèlement à tout cela, une chanson se glisse insidieusement dans votre tête, sans vous demander votre avis. Vous vous retrouvez alors à fredonner mentalement ceci, une semaine durant :

Even when the darkest clouds are in the sky
You mustn't sigh and you mustn't cry
Spread a little happiness as you go by
Please try

What's the use of worrying and feeling blue
When days are long keep on smiling through
Spread a little happiness till dreams come true...

Enfin, vous repensez à cette scène de Waitress, qui vous a tant émue, et qui est sans doute le plus beau moment du film. Un moment de répit. Une parenthèse de bonheur, hors du monde et hors du temps.

Pour exprimer cette légèreté retrouvée, un gâteau tout doux, tout moelleux... et sans beurre (c'est la moindre des choses après une telle avalanche de kouign amanns).

Carrés moelleux au citron (recette très légèrement modifée du gâteau léger au citron de Ôdélices, et aperçue ici)



4 oeufs
110-120 g de sucre
10 cl de crème de soja (type Biosoy)
120 g de farine
1 sachet de levure chimique
2 citrons jaunes non traités

Préchauffer le four à 180 °C.
Séparer les blancs des jaunes d'oeufs.
Dans un saladier, fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajouter la crème de soja, la farine et la levure, mélanger.
Ajouter le zeste d'un et le jus des deux citrons (le zeste est facultatif).
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel et les incorporer délicatement au mélange précédent.
Verser la pâte dans un moule carré ou rectangulaire (environ 20 x 20 cm), beurré et fariné.
Enfourner pendant 20 minutes à 180 °C.
Laisser refroidir avant de saupoudrer de sucre glace et de découper en carrés.

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Merci à tous ceux qui, par des mots, regards, ou gestes de réconfort, m'ont aidée à remonter la pente.

(Aux culino-bloggeurs : je me fais de plus en plus rare sur vos blogs, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur... c'est pour la bonne cause.)