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vendredi 5 octobre 2007

L'osso buco de la discorde



Cette semaine, parmi mes voisins de bibliothèque, il y avait un monsieur qui, tête baissée (mais tête baissée seulement), ressemblait comme deux gouttes d'eau à Michel Cymes. Je l'ai regardé... pendant des heures (soupir).

Cette semaine, à la bibliothèque toujours, je n'ai pas eu de chance avec mes voisins de droite. J'ai supporté successivement un vieux Japonais qui ne s'était lavé, ni lui, ni ses vêtements, depuis plusieurs jours au moins, puis une Coréenne qui avait vidé son flacon de parfum sur elle. Joie. (Ah ! et puis, j'ai eu des voisins de gauche qui tapaient sur leur clavier comme des bourrins. Re-joie)

Cette semaine, j'ai aperçu dans la rue une jeune femme en bottes qui n'avait sous son imper qu'une simple culotte.

Cette semaine, j'ai été accostée par un inconnu qui voulait : (1) prendre un verre avec moi, (2) me demander mon numéro de téléphone, (3) et plus, si j'ai bien compris. Devant mon refus, il m'a demandé : "Vous n'aimez pas l'amour ?"

Cette semaine, je me suis rendue à l'autre bout de Paris pour me faire humilier par une c...asse de conseillère parce que je n'avais pas de "projet professionnel" (sic).

Cette semaine, à Tang Frères, j'ai fait semblant de ne pas comprendre le chinois (je sais, c'est pas bien, mais ça m'amuse... ;-)).

Cette semaine, j'ai brillé auprès de mon cher et tendre par cette simple phrase : "Tiens, Crespo, il s'est coupé les cheveux, non ?" (explication : il était scié (1) que je connaisse Hernan Crespo, un footballeur argentin, et (2) que je me souvienne de son ancienne coiffure)

Cette semaine, j'ai vu les préparatifs pour la Nuit Blanche se monter tout doucement sur l'esplanade de la BNF.
Cela m'a rappelé la première édition de la Nuit Blanche, il y a cinq ans : j'avais mon tout premier rendez-vous galant avec mon poulet, et Bertrand (re-soupir) se faisait poignarder à l'Hôtel de Ville.
L'année suivante, pour la 2ème édition, mon poulet et moi n'étions pas à Paris, mais à Florence : après avoir promis de partager avec moi une bistecca alla fiorentina chez Mario, il me trahissait, une fois sur place, avec un osso buco...

Osso buco à la milanaise (très très lointainement inspiré de La Cuillère d'Argent)



pour 2-3 personnes

2 grosses tranches de jarret de veau
3 carottes
1 branche de céleri
1 oignon
40 cl de bouillon de poule
20 cl de vin blanc sec
2 c.s. de purée de tomates
40 g de beurre
sel, poivre, farine

zeste d'1 citron non traité
1 gousse d'ail (dégermée)
2 c.s. de persil plat haché

Couper l'oignon, le céleri et les carottes en petits morceaux.
Les faire revenir quelques minutes dans 20 g de beurre, puis réserver.
Chauffer le reste de beurre dans la sauteuse, et faire dorer les tranches de jarret préalablement farinées.
Verser le vin et laisser réduire.
Ajouter les légumes, le bouillon, la purée de tomates, mélanger un peu le tout, et laisser mijoter à feu doux et à couvert pendant au moins deux heures.
Avant de servir, préparer la gremolata : hacher le zeste de citron, l'ail et mélanger avec le persil.
Accompagner l'osso buco d'un peu de gremolata.

J'aurais pu servir cet osso buco avec un risotto, mais comme j'avais un reste de riz basmati, c'était aussi bien, surtout quand on mélange le riz avec la sauce, c'est TROP TROP MIAM ! D'ailleurs, il faut que je vous avoue une chose : la viande (bien que succulente) est juste un prétexte ; ce qui m'intéresse, c'est d'avoir une bonne sauce à mélanger avec le riz... C'est pour ça que j'adore la blanquette de veau...

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Cette semaine, j'ai aussi appris que La Sieste allait bientôt arrêter d'alimenter son blog pour de longs mois (au moins). Et ça, c'est un vrai drame. Je suis effondrée (Natalia, si tu arrêtais, toi aussi, ce serait le coup de grâce...).