lundi 19 mai 2008

Mets et mots d'amour ("Carnitas !")




Comme vous le savez certainement, je suis une fille pas très douée.
Non contente d'être une handicapée du célibat, même temporaire (encore que... je fais des progrès. Ces derniers jours, j'ai réussi à m'occuper de façon plus intelligente que la dernière fois. J'ai trouvé de la compagnie ; passé une soirée très agréable avec une crevette bien dorée ; papoté le même jour avec monsieur Bruno, pendant trois quarts d'heure, alors qu'il s'apprêtait à fermer ; dîné chez la plus gourmande des musicologues, où j'ai pu voir, toucher et entendre un luth en vrai, ainsi qu'apprendre une excellente nouvelle. Toute seule, je me serais sans doute laissée aller...), je suis également une handicapée de l'expression des sentiments.
C'est que dans la famille Mango, on n'est pas du genre démonstratif, à se dire des "je t'aime", des "tu m'as manqué", ou des choses obscènes de la sorte. Dans le domaine affectif, la réserve est de mise, et l'on préfère de loin les mets aux mots.
Ainsi, quand papa Mango me prépare, à la veille d'un départ en voyage, du mapo doufu, de l'omelette à la ciboulette chinoise, et/ou des dou sha bao, je sais ce qu'il veut dire, il n'y a pas besoin de mots.
Quand maman Mango nous reçoit le dimanche pour de vrais festins, ou bien quand elle me livre du lait de soja (maison) à domicile, il n'y a pas besoin de mots non plus.
Alors, c'est vrai, je suis comme eux. Pour dire "je t'aime" (argh, ça m'écorche la langue) à mon poulet, j'ai mon vocabulaire et mes mets d'amour : cookies moelleux, guacamole, truffade, macarons au chocolat, etc.
Et pour son retour après une (longue) semaine d'absence, j'ai sorti les carnitas, et tout ce qui va avec...
Est-il nécessaire que je traduise...?



Un jour de juin 2003, j'ai reçu un courriel intitulé "Carnitas !". Il venait d'un thésard en anglais (portant un nom à consonance slave, mais ayant des origines mexicaines, cherchez l'erreur) qui avait été mon binôme au stage de powerpoint pour doctorants quelques mois auparavant (stage poilant où on s'était marrés à faire des animations loufoques sur les diapos) et qui m'invitait à une fête chez lui, dans le 19ème. Au menu : carnitas, tortillas, salsa, etc.
C'est là que j'ai découvert les carnitas : une viande confite, fondante, la meilleure garniture qui soit pour les tacos.

******

Carnitas ! / porc confit à l'orange (recette de Saveurs mexicaines)
pour 2 amoureux

500 g de viande de porc (échine et épaule)
150 g de saindoux
1 gousse d'ail
zeste d'1/4 d'orange (non traitée !)
jus de 2 oranges fraîchement pressé
1/2 c.s. rase de muscovado ou de sucre roux
1/2 c.c. d'origan sec

Détailler la viande en (gros) cubes et la saler.
Faire fondre 2 larges cuillérées à soupe de saindoux dans une (petite) cocotte en fonte (ou une casserole, si vous n'avez pas de cocotte en fonte).
Eplucher la gousse d'ail et la plonger dans le saindoux chaud (attention aux projections !).
Quand elle est bien dorée, la retirer avec une écumoire et la jeter.
Plonger les cubes de porc dans le saindoux et les saisir sur toutes les faces, puis les égoutter et les réserver.
Placer le reste du saindoux dans la cocotte.
Quand il est parfaitement fondu et bien chaud, remettre les cubes de porc dans la cocotte, et les faire cuire environ 1h30 à feu très très doux (pour que la viande soit bien moelleuse et confite).
Quand la viande est parfaitement tendre, la retirer de la cocotte et jeter le saindoux.
Remettre la viande dans la cocotte, ajouter le jus et le zeste d'orange, le sucre et l'origan, et faire cuire jusqu'à évaporation du liquide (soit 30 minutes, d'après Laurange). La viande doit être légèrement dorée et caramélisée.
Effilocher la viande et la servir avec des tortillas de maïs chaudes pour confectionner des tacos.

Remarque : j'ai obtenu des carnitas un peu croustillants, du fait de morceaux coupés trop petits. La prochaine fois, je les ferai plus gros.

******

Salsa de chile de arbol / sauce aux piments de arbol (recette de Saveurs mexicaines aussi)
pour un (tout) petit bol

8 piments de arbol séchés (15 dans la recette originale, mais avec 8 on obtient déjà un résultat volcanique), à Paris on les trouve à l'Epicerie de Bruno
2 tomates
6 gousses d'ail
sel
huile

Couper les queues des piments et les débarrasser de leurs graines.
Rassembler les piments dans une petite casserole et les couvrir d'eau.
Porter à ébullition, éteindre et couvrir.
Laisser les piments se réhydrater une dizaine de minutes.

Faire griller 4 gousses d'ail non épluchées, dans une poêle à sec et à feu vif.
Quand elles sont bien dorées, les retirer du feu, et les laisser refroidir.
Les éplucher, retirer les parties noircies ainsi que les germes.

Eplucher les tomates (à l'aide de ce merveilleux ustensile, sinon, les plonger dans de l'eau bouillante quelques secondes, les passer sous l'eau froide avant de retirer la peau).
Mixer les tomates avec les piments (et leur eau), les gousses d'ail grillées et les gousses d'ail crues épluchées et dégermées, jusqu'à l'obtention d'une sauce lisse et homogène.

Faire chauffer un filet d'huile dans une petite casserole.
Y verser la sauce et la faire revenir jusqu'à ce qu'elle fonce et épaississe légèrement (une dizaine de minutes).

Servir cette sauce, chaude ou froide, avec des tacos, mais surtout : AVEC PARCIMONIE, car ce sont tout de même des piments de force 8/10.

******

Guacamole (c'est par là)

******

Tortillas
La recette n'était pas concluante, et puis j'ai oublié les modifications que j'ai apportées.
Donc pas de recette.

******

Une fois que vous disposez de tous les ingrédients, il suffit de prendre une tortilla et d'y mettre :
- une mini cuillérée à café de salsa, bien étalée,
- du guacamole,
- des morceaux de carnitas,
- des lamelles d'oignon rouge,
- des feuilles de coriandre.
Ensuite, envelopper et déguster.



Voilà, la parenthèse est refermée.

mardi 13 mai 2008

Une journée chez Arlette (bis) et les gaufres liégeoises de la mamie de Marie




Une fois de plus, je me suis laissée entraîner chez les gauchistes.

Samedi, j'ai accepté d'accompagner mon révolutionnaire de poulet à la fête de LO, en échange de quoi il m'a promis moults truffade, churros, galette saucisse, assiette indienne, fraises, gâteaux, thé à la menthe, jus de fruits frais, gaufre, chocolat chaud, etc (je crois qu'il commence à bien me connaître).
Et il a tenu sa promesse (normal, c'est un (vrai) homme de gauche ;-)).

Nous sommes arrivés autour de midi, et comme il faisait déjà faim, nous avons commencé le parcours gastronomique par la traditionnelle galette saucisse,



que nous avons dégustée tout en découvrant le village médiéval.



Un nouveau stand a attiré notre attention : celui de Dame Cornélie, qui pétrissait son pain devant les visiteurs, et leur expliquait à quel point c'était simple de faire son pain soi-même (sans MAP, il va sans dire)...





Ensuite, place aux choses sérieuses : je me suis laissée tenter une fois de plus par le menu de l'Indoustand (tenu par la RATP). Kabab au curry, achards de légumes épicés, riz aux quatre parfums, halwa au safran (donné à mon poulet, because noix de coco : beurk beurk beurk) et nectar de mangue. Délicieux.



J'ai aussi pioché dans la double portion de truffade que mon poulet a réussi à obtenir après vingt bonnes minutes d'attente.



En dessert, il y eut une barquette de fraises, et pour faire passer tout ça, un thé à la menthe.



Après de telles bombances, une sieste s'est imposée à nous.



Cette année, point de carrousel de la connaissance : je n'avais aucunement envie de réfléchir, mais envie au contraire de me vider la tête (ah, les ravages de la thèse...) et de me remplir le ventre ;-).
En milieu d'après-midi, nous avons assisté aux facéties poético-philosophico-politico-burlesques de Gustave Parking, visité la librairie et la Cité du roman, avalé des litres de jus de fruits frais.
Et puis, dès que j'ai de nouveau eu un peu de place dans mon estomac, nous avons attaqué le goûter :



J'ai attendu presque une demi-heure pour la gaufre liégeoise, qui fut un poil décevante. J'ai apprécié la texture briochée, mais elle n'était finalement pas si sucrée que ça (j'ignore s'ils suivent scrupuleusement cette recette, mais je n'aurais pas dit non à un voile de sucre) et le côté caramélisé ne ressort pas tant que ça non plus, alors que l'odeur à la cuisson est vraiment délicieuse. Bref, pas aussi décadente qu'on ne l'annonçait.
Les churros, en revanche, n'ont jamais été aussi bons, et je ne parle pas du chocolat chaud, d'excellente qualité comme toujours.



Le marathon gourmand s'est terminé par une salade lyonnaise, puis une chorba à la tombée de la nuit, pendant le concert de Volo.



Nous sommes rentrés samedi soir, fatigués et repus.
Quand je pense à tout ce que je n'ai pas pu goûter (le confit social, les spécialités antillaises, les tapas, les crêpes canadiennes, etc), je regrette de n'avoir qu'un seul estomac.
Un point positif tout de même : mon poulet ne s'est pas fait draguer par Arlette, qui était absente ce jour-là ;-)

******

Je profite de ce billet pour reparler de gaufre liégeoise et vous livrer une recette que j'ai reçue de Marie, une lectrice belge. Selon ses dires, il s'agit des "meilleures gaufres qui soient" (et là, ma conscience m'interdit de garder la recette que pour moi).
N'ayant toujours pas de gaufrier, je n'ai pas eu l'occasion de les tester. Mais il n'y a pas de raison pour qu'elles ne soient pas bonnes...

Les gaufres liégeoises de la mamie de Marie

600 g de farine tamisée
300 g de beurre (200 g de beurre + 100 g de margarine)
200 g de sucre perlé
100 g de sucre semoule
60 g de levure fraîche
3 oeufs entiers
1,5 dl de lait tiède
une pincée de sel et de la cannelle (selon ses goûts)

Faire un puits au milieu de la farine.
Dans ce puits, émietter la levure, y ajouter le lait tiède ainsi que le sucre semoule (et mélanger).
Laisser lever (pas d'indication de durée, mais selon Marie, la pâte doit être grumeleuse et avoir plein de petits trous ).
Ajouter ensuite les oeufs, le beurre ramolli/fondu, la cannelle et le sel.
Laisser lever la pâte 1h30, couverte d'un linge propre, dans un endroit relativement chaud.
Incorporer le sucre perlé et cuire.

******

A part ça, je suis de nouveau seule, et cette fois-ci, c'est pour la semaine : monsieur est parti changer le monde. Si c'est pas malheureux d'être maquée avec un révolutionnaire...

dimanche 27 avril 2008

Solitude, chaos & thon rouge mi-cuit au sésame (avec des soba)




Longtemps j'ai trouvé cool de passer des week-ends en solo, quand mon poulet retournait dans sa Lorraine natale pour voir son Jack et sa Mimi.
Ca voulait dire que j'allais être libre et tranquille pendant trois jours. Libre de laisser s'accumuler le bazar, la vaisselle ; libre de vider un paquet de chips pour tout repas et de regarder n'importe quoi à la télé ; libre de me coucher à pas d'heure, et ce sans recevoir de remarque désobligeante. Je me disais qu'une petite dose de chaos et d'anarchie de temps à autre ne pouvait pas faire de mal.
Et puis, je continuais à vivre ma vie pendant sa courte absence.

Mais aujourd'hui, je dois me rendre à l'évidence : je ne sais plus vivre seule. Je l'ai su dans une vie antérieure ; mais là, je ne sais plus. J'ai perdu le mode d'emploi.
Je me demande comment font certaines pour occuper leur temps intelligemment lorsqu'elles se retrouvent seules pour plusieurs jours. C'est un grand mystère pour moi, car tout ce que j'arrive à faire, c'est de passer mes journées et/ou soirées en position allongée sur le canapé du salon (parfois aussi en position semi-allongée, voire carrément assise, car je sais aussi me tenir, même en présence de personne).

Bon, je fais quelques trucs quand même. Par exemple, hier soir, j'ai renversé une boîte de sablés M&A aux éclats de chocolat et de nougatine (aussi tentateurs que ceux au sucre caramélisé) sur le canapé. Ben j'ai été obligée de sortir l'aspirateur (j'ai songé un instant à aspirer les miettes avec la bouche, mais je me suis dit que ce n'était peut-être pas très hygiénique). Du coup, j'ai passé l'aspirateur dans tout l'appart, tant qu'à faire (oui, je m'épate, parfois).

Et puis, ce matin, j'ai enfourché mon vélo pour aller à la piscine. Le dimanche matin, dévaler la rue Vigée Lebrun - Volontaires (déserte) à toute berzingue, quel pied ! Une fois arrivée, j'ai nagé... en position allongée (on ne se refait pas).

Le reste du temps se résume à une unité de lieu (canapé) et d'action (contemplation du plafond). Un peu comme dans le théâtre classique, si on veut (le texte en moins).

Heureusement, il y a les repas, qui obligent à se lever (et qui permettent d'éviter les escarres). Et vendredi, je me suis fait plaisir : j'ai acheté du thon rouge. Je l'ai mangé à peine saisi, et accompagné de soba, et ce fut un délice. Mais si vous voulez mon avis, c'est un plat qui se partage avec celui (ou celle) qu'on aime. Et s'il apprend que je mange du thon rouge en son absence, ça va le faire revenir illico (je sais, je suis diabolique).

Thon rouge mi-cuit au sésame et soba (inspiré de cette recette d'Eva, mais aussi un peu de celle-là )
pour 2 amoureux qui se retrouvent

1 pavé de thon rouge ultra frais (environ 250 g)
du sésame blond
150 g de nouilles soba (nouilles japonaises au sarrasin)
1 tige de ciboule, émincée

Pour la marinade :
3 c.s. de sauce soja
1 c.s. de marinade Teriyaki
3 c.s. de sirop d'érable
1 c.s. de mirin
jus d'un citron vert
1 gousse d'ail pressée

Dans une assiette creuse, mélanger les ingrédients pour la marinade.
Y faire mariner le pavé de thon coupé en deux dans la longueur, en le retournant de temps en temps.
Verser la marinade dans une petite casserole et la faire réduire jusqu'à ce qu'elle atteigne une consistance sirupeuse.
Pendant ce temps, cuire les soba (3-4 minutes dans de l'eau bouillante), les égoutter et les rincer.
Tremper les morceaux de thon dans la sauce réduite puis dans du sésame.
Les saisir sur chaque face dans une poêle à feu vif, le temps de griller le sésame (attention, ça va très vite). L'intérieur doit rester cru.
Découper le thon en tranches et rincer de nouveau les soba (pour les décoller).
Servir le tout arrosé de sauce, et parsemé de ciboule.

Si vous aimez les soba, allez jeter un coup d'oeil par là.

******

Botacook, je ne sais pas si tu trouveras exactement six défauts ci-dessus, mais je crois qu'il y en a déjà une bonne collection.

samedi 19 avril 2008

Les petits déjeuners au Luco, la contemplation et les recettes des autres




Je suis occupée, ma tête est occupée à des tas de choses ces temps-ci. Je ne dirais pas pour autant que je suis surbookée : je ne cours pas après le temps. Je suis ma routine, tranquillement : la piscine, la BN, les promenades, les rendez-vous avec mon chef, les déjeuners dominicaux en famille. Je ne cours pas après le temps ; c'est plutôt le temps qui me poursuit, et finit par me rattraper.

La semaine dernière, mon poulet et moi avons inauguré ce qui, j'espère, se renouvellera très souvent : les petits déjeuners au jardin du Luxembourg. Après la piscine (pour moi), et avant d'aller travailler (pour nous deux).
Ce jour-là, j'avais chargé mon poulet d'apporter quelques tartelettes poire bourdaloue que j'avais faites la veille, ainsi qu'un thermos de thé. En sortant de la piscine, je n'avais plus qu'à sauter dans le 89 pour aller le rejoindre.















Ensuite, sur le chemin du travail, j'ai fait des rencontres insolites.





Le soir, quand je sors de la BN et que la lumière est belle, je ne peux m'empêcher de dégainer mon appareil photo. D'ailleurs, ce dernier ne me quitte plus.



Je crois que je n'ai jamais été aussi attentive, aussi sensible à ce qui m'entoure, les lieux, les choses, les couleurs, les reflets, les contrastes, les détails, les choses minuscules, le printemps qui arrive (malgré les apparences), les arbres bourgeonnants... Je n'arrive pas à lire dans le bus, mon regard est irrésistiblement attiré vers l'extérieur. Même les endroits a priori les plus insignifiants, par exemple un campus de banlieue, ne sont pas dépourvus d'intérêt...





Je pourrais consacrer ma vie à contempler les choses.

******

Maintenant, place aux réjouissances.
Ci-dessous, trois recettes sucrées qui peuvent m'accompagner tout au long de la journée : des barres de céréales pour carburer à la piscine, des tartelettes pour un petit déjeuner au soleil, et des petits gâteaux au thé matcha pour la pause goûter à la bibliothèque.

Les barres de céréales de Clea (recette originale ici)



pour 16 barres

200 g de flocons de céréales (mélange 5 céréales)
20 g de quinoa soufflé
200 g de lait végétal (riz ou soja pour moi)
20 g de graines de tournesol
10 g de graines de sésame
50 g de cranberries séchées
50 g de noisettes concassées
100 g de pépites de chocolat
3 c.s. de sirop de céréales (blé pour moi)
2 c.s. d'huile végétale ("4 graines" pour moi)
4 c.s. de confiture de framboises

Mélanger les flocons et le lait, et laisser reposer un quart d'heure (ou plus).
Préchauffer le four à 180 °.
Ajouter tous les autres ingrédients sauf la confiture.
Tasser le mélange dans un moule rectangulaire tapissé de papier cuisson.
Napper de confiture.
Enfourner pour 30 min à 180 °C.
Sortir du four et découper en barres.
Remettre au four pour 15 min.
Laisser refroidir.



******

Tartelettes poire bourdaloue



pour 8 tartelettes

Pour la pâte sablée (recette trouvée ici)
250 g de farine
125 g de beurre demi-sel, coupé en petits dés
100 g de sucre glace
1 c.c. d'extrait de vanille
1 oeuf

Pour la garniture (frangipane) (adaptée d'ici)
60 g de poudre d'amandes
50 g de beurre mou
40 g de sucre blond de canne
1 oeuf
1/2 c.c. d'arôme d'amande amère
1 c.s. de crème fraîche (truc piqué à Natalia)
8 demi-poires (en boîte), égouttées

Dans un grand saladier, mélanger la farine et le sucre glace.
Quand le mélange est bien homogène, ajouter le beurre et sabler du bout des doigts pour bien amalgamer l'ensemble.
Ajouter ensuite l'oeuf et travailler la pâte pendant quelques instants seulement (ne pas prolonger cette étape pour ne pas la rendre élastique).
Fraiser la pâte (la travailler avec la paume de la main jusqu'à ce qu'elle ne colle plus et soit complètement homogène).
La rassembler en boule, puis l'aplatir en une galette, l'envelopper dans du film alimentaire et la mettre au frais 1h.
Préchauffer le four à 180 °C.
Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler sur un plan de travail fariné, sur 2 à 3 mm d'épaisseur.
Découper des disques de pâte un peu plus grands que les moules à tartelette, en garnir les moules. Piquer légèrement les fonds avec une fourchette, puis les tapisser de papier sulfurisé, garnir de haricots (ou de lentilles).
Faire cuire les fonds de tarte à blanc 10 min maximum (à 180 °C).

Dans un grand bol, mélanger le beurre mou, le sucre et la poudre d'amandes.
Incorporer l'oeuf battu et l'arôme d'amande amère, mélanger.
Pour finir, ajouter la crème fraîche.

Garnir chaque fond de tartelette de frangipane et d'une demi-poire (éventuellement striée au couteau) et enfourner pendant une vingtaine de minutes à 180 °C.

******

Petits gâteaux au thé matcha (trouvés chez Patoumi)



pour 8 petits gâteaux

4 blancs d'oeufs
100 g de beurre demi-sel
80 g de poudre d'amandes
50 g de farine
150 g de sucre glace
3 c.s. rases de matcha

Préchauffer le four à 180 °C et y mettre les moules à muffins.
Faire fondre le beurre, réserver.
Dans un saladier, mélanger la poudre d'amandes, la farine, le sucre glace et le matcha.
Ajouter les blancs d'oeufs et fouetter jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène.
Verser le beurre en filet et continuer de mélanger.
Verser dans les moules jusqu'aux 2/3 et enfourner 20 minutes à 180 °C.

Par rapport à la version de Patoumi, j'ai doublé et arrondi les quantités, et surtout : j'ai considérablement diminué la quantité de beurre (trop effrayante pour moi).
Mode ou pas, cette recette m'a convertie au matcha.

******

Sur ce, je vais retourner m'asseoir sur mon petit volcan.

mercredi 9 avril 2008

Impromptu dans les jardins du Luxembourg (pas de recette)




Hier matin, je devais passer à la banque (pour une histoire de carte bleue perdue...). Mais il était encore tôt quand je suis sortie de la piscine... Alors j'ai pris le 89 pour me diriger vers le Jardin du Luxembourg.
Je n'avais jamais vu le jardin à cette heure de la journée. Quel bonheur, finalement, de se lever tôt le matin. La lumière est si belle... Les allées sont désertes, le calme règne. A un détail près : les joggeurs du matin qui ne cessent de défiler.
Une très chic actrice anglaise, qui traversait le parc à vive allure - elle ne joggait pas - avec un (pas très chic) sac Superman sur le dos, a failli me surprendre dans mes contorsions photographiques.

Une bouffée de fraîcheur qui fait du bien.



















Ces jours-ci, je continue de cuisiner, mais je fais des recettes que j'oublie de photographier. Ou bien je photographie des plats peu convaincants...



Je me régale de tartines qui me donnent l'impression d'être de nouveau en Irlande.



Je reçois du courrier qui met de bonne humeur.



Et puis, j'ai un peu la tête ailleurs...

lundi 31 mars 2008

La beauté des choses insignifiantes (et des keftas à la coriandre)




Ce devait être une promenade dans le nord, comme la dernière fois : la Villette, le canal saint Martin... Mais en sortant de chez Bong (j'ai eu envie d'y retourner à cause d'elle), nous avons été quelque peu découragés par le gris persistant du ciel. Nous n'avions pas emporté de parapluie et l'idée de jouer les touristes par ce temps menaçant ne nous enchantait guère.
Alors nous sommes restés dans le sud.

Au marché du livre qui jouxte le parc Georges Brassens, une couverture dessinée par Pierre Le Tan a accroché mon regard. Un peu plus loin, j'ai été intriguée par les Mémoires d'un sexologue, qui me semblaient très prometteurs en matière de drôlerie. Et puis, çà et là, quelques vieux livres de cuisine.
Juste avant de quitter le marché, j'ai mis la main sur un livre (une édition originale, quoique sans grande valeur) que je ne connaissais pas, mais dont l'auteur (pas très bien vu, je dois avouer... la faute à sa misogynie, sans doute) me plaît beaucoup (il écrit divinement bien). Je n'ai pas résisté.
En revanche, j'ai un regret sur les Textes retrouvés de Pierre Herbart, que je n'ai finalement pas acheté...



Et puis, j'ai passé le reste de la journée à m'extasier.

Comme un enfant dans un magasin de jouets.
Comme une Marion chez le fromager.
Comme une Patoumi dans une (vraie) librairie.
Comme un Grand Chef devant sa femme mince.

Moments de sérénité et de plénitude.



























Ce soir-là, nous n'avons pas mangé les keftas que j'avais prévu de faire : nous avions eu notre ration de viande avec le copieux bulgogi du midi.
Mais les keftas, c'est bien aussi pour commencer la semaine.

Keftas à la coriandre (inspirés d'une fiche cuisine ELLE, automne-hiver 2007)



pour presque 20 boulettes

450 g de boeuf haché (l'équivalent de 3 steaks)
1 oignon moyen, haché (finement si possible)
1 c.s. de chapelure fine
1 c.c. de cumin
1/4 c.c. de cannelle en poudre
1 c.c. de piment doux en poudre
2-3 c.c. de piment fort en poudre
2 c.s. de coriandre ciselée
sel, poivre

Mettre la viande dans un grand saladier, l'écraser à la fourchette.
Ajouter tous les autres ingrédients, et bien mélanger.
Former des boulettes (avec les deux mains, ou en s'aidant d'une grande cuillère), plus ou moins grandes selon ses envies.
Faire chauffer de l'huile dans une grande sauteuse et ajouter les boulettes.
Les faire cuire en les retournant délicatement, 2 à 3 minutes. Elles doivent dorer, mais pas trop cuire.

Servir avec des pommes de terre (en purée, à l'huile d'olive, par exemple) et des feuilles de salade bien croquantes.

******

N.B. : Vous ne m'en voudrez pas, j'espère, pour ces légendes de photos un peu nazes.

N.B. 2 : Je suis très viande hachée ces temps-ci. J'espère que vous ne m'en voudrez pas pour ça non plus... (rassurez-vous, je sais aussi cuisiner la viande non hachée)

jeudi 27 mars 2008

Plan B pour se reprendre en main (zha jiang mian)




Mardi matin, j'ai fait un truc absolument dingue : je me suis levée avant 9h.
Et plus précisément 2h45 avant 9h, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres.
Après avoir avalé un café et deux barres de céréales, j'ai quitté l'appartement et pris le métro. Pour me rendre à la piscine.



A cette occasion, j'ai découvert qu'il y avait une vie au-dehors avant 9h du matin. Moi qui ne concevais même pas qu'il pût y avoir une vie hors du lit avant 9h du matin...

Justement, l'opération "extraction hors du lit" fut à deux doigts d'échouer (j'ai dû lutter très fort contre ma nature profonde de loir). Et une fois dans le bassin, je me suis fait éclabousser de toutes parts, j'ai été griffée à l'épaule par un crawleur indélicat, et je me suis pris un coup de pieds sur la tête (les deux pieds joints d'un nageur qui me précédait et que j'ai rattrapé sans m'en apercevoir, puisque je nageais sur le dos). Parfois, je me demande si les autres ne cherchent pas à me couler, en fait... Mais j'ai tenu bon (et j'ai même l'intention de renouveler l'expérience quotidiennement).

Avant de repasser à la maison, petit crochet par le Moulin de la Vierge, où je me suis laissée tenter par un croissant (amplement mérité, d'où l'intérêt de la piscine) et une baguette au doux nom de "paresseuse". Le petit déjeuner bis fut extra. Après quoi, direction BN.

J'ignore combien de temps je tiendrai ce programme de choc (lever à 6h15, une heure de piscine, passage par la maison, puis BN de 12h à 19h). Cela ne suffira sans doute pas à mettre fin à cette angoisse tenace (quant à l'issue de la thèse, et l'avenir en général), mais c'est un début de reprise en main. On se surprend, parfois, à trouver au fond de soi des choses qu'on ne soupçonnait pas. Comme la volonté, par exemple...

Et le soir, quand je rentre fourbue (et là, je sais pourquoi) de ma nouvelle journée de travail, je suis bien contente de trouver, dans le congélateur, un reste de sauce de zha jiang mian.
Pendant que les nouilles (ou spaghetti) cuisent, j'émince un morceau de concombre et décongèle la sauce. Un plat complet prêt en 12 minutes chrono (je parle bien entendu de la version décongelée) (12 minutes, c'est le temps de cuisson al dente des spaghetti De Cecco) .

Zha jiang mian



pour au moins 4 personnes

300 g de porc haché
100 g de tofu aux 5 parfums (doufugan), coupé en petits cubes (1/2 cm)
2 gousses d'ail, hachées
un morceau de gingembre de la taille d'un demi pouce, haché
3 c.s. d'huile neutre (tournesol, arachide)

Pour la sauce :
2 c.s. de black bean garlic sauce (sauce aux haricots noirs et à l'ail)
2 c.s. d'oyster sauce (sauce saveur d'huître)
1 c.s. de sauce soja
1 c.s. de sauce soja aux champignons
2 c.s. d'alcool de riz (Shao Hsing Hua Tiao Chiew)
2 c.s. d'huile de sésame
1 c.s. de sucre
4 c.s. d'eau
1 c.c. de purée de piment (facultatif)

nouilles chinoises fraîches, ou sèches (sans oeufs) (environ 100 g par personne)
concombre émincé (1 grosse poignée par personne)
2-3 brins de ciboule, ciselés

Dans un bol, mélanger les ingrédients pour la sauce. Réserver.

Faire chauffer l'huile dans une sauteuse.
Y faire revenir l'ail et le gingembre.
Ajouter le porc haché, et laisser cuire tout en remuant avec une cuillère en bois.
Au bout de quelques minutes, verser la sauce, mélanger.
Porter à ébullition, et laisser mijoter une dizaine de minutes, le temps que la sauce réduise.

Pendant ce temps, faire cuire les nouilles. Egoutter.

Répartir les nouilles dans les bols, recouvrir de sauce (2-3 c.s. par bol, mais attention : la sauce est assez salée) et de concombre émincé et parsemer le tout de ciboule.
Mélanger, et déguster sans attendre.

mercredi 19 mars 2008

Quand je n'ai rien à dire... (poule au riz)




Vous l'aurez compris : quand je n'ai rien à dire (et que je suis fatiguée de rédiger des choses élaborées), je raconte ma semaine (comme si ça pouvait intéresser quelqu'un d'autre que moi).

Lundi
J'ai rendez-vous avec mon chef, qui vient de rentrer de vacances. Nous discutons bien sûr de ses vacances, de mon travail, et puis, nous nous livrons à un exercice que nous affectionnons particulièrement : commenter les résultats des élections (en consultant les scores des uns et des autres sur Le Monde.fr).
Pour rigoler, je lui dis qu'après ma thèse, je ferai un post-doc chez Pierre Hermé. Ma plaisanterie tombe à plat : il me demande qui est Pierre Hermé (comment est-ce possible...?).




Mardi
Mon papa vient m'apporter des dou sha bao (brioches aux haricots rouges) tout frais (miam !), juste avant de partir pour un long voyage (snif).




Mercredi
Journée riche en rencontres.
Rencontre inespérée, tout d'abord, avec la jolie fille mystérieuse, qui s'installe en face de moi pour déjeuner (ce qui me console d'être seule ce jour-là à la BN).
Puis, rencontre insolite avec une petite chauve-souris dans la salle de détente. Décidément, cet endroit est un vrai zoo.




Jeudi
Euh... rien.
Ah si ! Je découvre le dîner (presque) parfait de Sophie. Moi qui ne sais pas recevoir, j'admire son courage et surtout, je suis impressionnée par sa cuisine si inventive. Ses invités ont bien de la chance de pouvoir y goûter en vrai, alors que je dois en général me contenter des photos...


Vendredi
GRAND retour à la piscine. Je peine à me faire une place au milieu des splash splash splash splash (= les crawleurs virils qui se prennent pour des nageurs de compétition) et des boum boum boum boum (= le bruit des remous provoqués par les blaireaux à palmes). Malgré les litres d'eau chlorée engloutis par les narines, je m'accroche. Mais je dois me rendre à l'évidence : avec mon pauvre dos crawlé (recommandé par le kiné), je suis à la merci de tous.




Samedi
Promenade dans le 14ème avec la petite Nini.
Au goûter : viennoiseries de la rue Daguerre.
Au dîner : muffinburgers géants et frites au four.




Dimanche
Déjeuner dominical chez ma maman. J'ai apporté le dessert : un cheesecake (au citron toujours ; eh oui, pendant que certaines expérimentent toutes les recettes possibles et imaginables de cheesecakes, je continue à tourner autour de la seule version qui me fasse de l'effet : celle au citron). Avec une nouveauté : mon moule à charnière, qui m'a permis, pour la première fois, de prolonger la croûte biscuitée jusqu'aux bords (ce moule a un défaut qui s'est révélé être une qualité : le fond n'étant pas complètement étanche, il laisse échapper le beurre fondu de la croûte, ce qui n'est pas plus mal puisqu'on obtient un cheesecake "light").



******

Pour clore ce billet, une recette idéale pour cet hiver qui n'en finit pas... Un plat qui ne fait pas partie du patrimoine culinaire familial, et sur lequel j'ai fantasmé des années durant...

Poule au riz (inspirée de ces deux recettes)



pour 4 personnes

1 petite poule
4 carottes
1 poireau
1 branche de céleri
1 oignon piqué d'1 clou de girofle
1 branche de thym
1 feuille de laurier

3-4 verres de riz

50 g de beurre
40 g de farine
40 cl de bouillon
25 cl de crème fraîche
1 jaune d'oeuf

La poule
Mettre la poule dans un faitout et couvrir d'eau. Porter à ébullition, et écumer.
Ajouter les carottes, le poireau, le céleri, coupés en rondelles, l'oignon piqué du clou de girofle et les herbes.
Saler, poivrer, porter à ébullition et écumer de nouveau.
Couvrir et laisser cuire à feu doux pendant 1h30.

Le riz
20 minutes avant la fin de la cuisson de la poule, cuire le riz (lavé et égoutté) avec environ 3 fois son volume de bouillon (il faut environ 15 minutes).

La sauce
Pendant ce temps, préparer un roux : faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter la farine, mélanger.
Ajouter le bouillon (préalablement filtré). Porter à ébullition et laisser cuire à feu doux pendant 10 minutes.
Ajouter la crème fraîche, laisser cuire 5 minutes.
Retirer du feu et ajouter le jaune d'oeuf en mélangeant vivement.
Saler et poivrer.

Servir la poule découpée avec le riz, et napper le tout de sauce.

Et surtout, conserver précieusement le reste de bouillon (au besoin, le congeler), pour un risotto par exemple.

dimanche 9 mars 2008

Plein de choses, et le throat relief de (ma) grand-mère




Préambule à deux balles, mais néanmoins efficace : voici pour Gracianne, Aurélie, Sha (et peut-être d'autres personnes...?) le jeu des associations de saveurs, ainsi que la révélation de six choses sans importance...

Mes associations de saveurs :


Pomme - cannelle (- noix)
Framboise - chocolat
Poire - amande
Oeufs - ciboulette chinoise
Carotte - coriandre
Crêpe - Poulain Grand Arôme
Croissant - chocolat chaud
Bouillon de poule - riz
Soda bread - Dairygold - thé au lait
Poulet - mangue ;-)

6 choses sans importance (sauf pour moi) :

1) Brad Pitt, George Clooney, Vincent Delerm (;-)), et le héros de Prison Break (j'ignore son nom) me laissent de marbre. En revanche, Bertrand Delanoë me fait tourner la tête. Il n'y a rien à expliquer, c'est comme ça ;-)

2) Les tartines beurrées (voire confiturées) trempées dans le café me répugnent au plus haut point. J'imagine le pain ramolli et spongieux, le café tout huileux à la surface. Quelle horreur.

3) J'ai décidé de ne plus mettre les pieds à la boulangerie Kayser de la rue Didot.
Parce que les croissants rassis, c'est limite (surtout pour une telle enseigne).
Parce que les croissants et pains au chocolat qui deviennent de plus en plus petits, c'est limite aussi.
Et parce que la vendeuse pas aimable, qui ne sait pas sourire (sauf avec les clients qui viennent tous les jours), et qui vous rabroue parce que vous lui demandez de changer la baguette qu'elle vient de vous donner contre une moins dorée (alors que vous aviez bien précisé "une baguette pas-trop-cuite-s'il-vous-plaît" - mais a-t-elle seulement écouté votre commande jusqu'au bout ?), c'est tout simplement trop. J'aime la baguette Monge, mais pas à ce prix-là.

4) J'ai failli arrêter ce blog au 28 février dernier.

5) Vivre à Paris m'emplit de bonheur. Je ne me lasserai jamais de cette ville. Je n'en serai jamais blasée.
Hier, nous sommes partis à l'assaut du nord. Une promenade qui a dissipé tous les tracas et chagrins de la semaine.















6) Je suis de nature plutôt robuste et ne tombe pas facilement malade. Pourtant, je traîne un rhume depuis deux bonnes semaines, et malgré les sirops pour la toux et les potions magiques de Dr Stuart, les maux de gorge persistent. Ultime recours : tester la potion de ma grand-mère (recette bricolée à partir de ses informations lacunaires : "tu fais chauffer de l'eau avec du gingembre, un oignon et du sucre en cristaux").

Throat relief (potion pour rhume et maux de gorge)



1 mug d'eau
1 petit oignon, pelé, et piqué à plusieurs endroits avec une fourchette
1 morceau de gingembre (de la taille d'un pouce), pelé
1 morceau de sucre de canne en cristaux (entre 15 et 20 g)

Mettre tous les ingrédients dans une petite casserole et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser infuser une dizaine de minutes.



Cette potion de grand-mère, si elle ne vous guérissait pas de votre rhume, reste très agréable à boire (surtout si vous aimez le gingembre).

jeudi 28 février 2008

Un an après : les macarons en images (pour venir à bout du mythe)




Question :
Que fait un thésard de 5ème année (âge canonique pour un thésard) qui n'arrive pas à écrire sa p..... de thèse et ne sait plus quoi faire ?
A) Il se pend.
B) Il arrête sa thèse.
C) Il ouvre un blog de cuisine.

Le 28 février 2007, j'ai opté pour la solution C (ce jour-là, après avoir publié mon tout premier billet et passé l'après-midi à écrire fébrilement les billets suivants, j'ai préparé en vitesse deux sandwiches, emballé quelques tranches de fondant au citron, et je suis allée retrouver mon poulet au parc de la Villette : nous allions voir Regina Spektor au Trabendo. Je me sentais comme une gamine qui a fait un mauvais coup. Avec une furieuse envie de tout avouer, mais aussi la crainte d'être réprimandée... Ce n'est qu'au bout de quatre mois que j'ai fini par révéler mon secret).

Un an après, je ne suis toujours pas docteur, et je ne sais toujours pas faire grand chose d'utile dans la vie (du genre : apprendre un vrai métier, conduire une voiture, poser du parquet, sauver des vies), MAIS j'ai appris des tas de nouvelles recettes, j'ai élargi mon champ culinaire, je me suis fait plein de nouvelles copines...
Et puis dernièrement, grâce à deux d'entre elles, j'ai redécouvert quelque chose que je savais mais que j'avais plus ou moins oublié : on n'apprend jamais autant qu'en enseignant (ce ne sont pas eux qui me contrediront). En macaronnant avec elles, j'ai mieux compris certaines choses. Et, plus important encore, j'ai redécouvert le plaisir de transmettre.
Alors voilà, j'ai eu envie de recommencer ici (d'autant que savoir faire des macarons, c'est bien plus intéressant que de savoir dépiauter une phrase).

******

Faire des macarons, c'est possible même si :
- on a une petite cuisine,
- on n'a pas de "vrai" four,
- on n'a pas de thermosonde,
- on n'a pas de Kitchen Aid (ni même de batteur électrique),
- on a une balance plus qu'approximative,
- on ne pèse jamais ses blancs d'oeufs.

La preuve en images :

MACARONS PARISIENS : recette de base (de Marina, toujours)
pour une trentaine de macarons de 3-4 cm de diamètre

3 blancs d'oeufs
125 g d'amandes en poudre
220 g de sucre glace
30 g de sucre en poudre
colorant alimentaire (en poudre ou liquide, ici : du violet, en poudre), facultatif
un pincée de sel et quelques gouttes de jus de citron

Mixer (pas fait ici : il me manque le matériel approprié ; du coup, les macarons sont moins lisses) et tamiser les amandes en poudre et le sucre glace (en plaquant le dos d'une cuillère contre la passoire).



Faire tiédir les blancs 10 secondes au micro-ondes à puissance minimale (ça évite de les préparer plusieurs jours avant).
Les monter en neige avec un peu de sel et de jus de citron (au batteur électrique, ou à la main ça marche très bien aussi).
Quand le fouet commence à laisser des marques, ajouter le sucre en poudre en fouettant à vitesse maximale.



Ajouter une pointe de couteau (ou quelques gouttes) de colorant (la quantité dépend de la coloration désirée ; commencer par de toutes petites quantités et ajuster au fur et à mesure ; il faut savoir que le macaron une fois cuit est un peu plus clair ; par ailleurs, le colorant en poudre est plus puissant que le colorant liquide).



Remettre un coup de fouet pour bien incorporer le colorant.
Précision : Pourquoi mettre le colorant avant les poudres ? Parce que j'ai remarqué que le résultat était plus homogène que si on l'incorpore à la fin.



Incorporer progressivement et délicatement les poudres avec une spatule en silicone en faisant attention de ne pas casser les blancs (je ne connais pas le bon geste technique, mais personnellement j'enrobe les poudres dans les blancs en neige, d'un mouvement circulaire).



Le mélange doit être lisse et brillant (enfin, plus ou moins lisse, selon qu'on a pu mixer ou non les poudres).



Remplir une poche à douille (ou une seringue).
Pour ce faire, tordre et enfoncer le bas de la poche dans le creux de la douille, poser la poche dans un grand verre pour la faire tenir, et verser la pâte dans la poche.