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vendredi 7 décembre 2007

Quelques bricoles, en attendant mieux



Depuis mon retour de Venise, je cours désespérément après le temps.
En attendant un (très) long billet, qui viendra en début de semaine prochaine (si tout va bien), je vous laisse contempler une drôle d'agonie :



Oui, vous avez bien lu. Il s'agit bien d'UNE SEULE profiterole. Mais elle est GEANTE, et c'est LE dessert phare du 14 juillet (amoureux de la blanquette de veau, courez-y ; et puis leurs frites sont tip top).
On vous apporte la profiterole dans une assiette, puis la sauce au chocolat arrive dans une marmite et si vous êtes raisonnable, vous ne demanderez qu'une (demi-) louche, ce qui n'est pas notre cas évidemment (nous allons jusqu'à deux louches, même). On obtient alors ça :



Le résultat n'est assurément pas photogénique, mais diablement jouissif.

Après une telle orgie, il ne vous restera plus qu'à manger de la soupe pendant une semaine, par exemple l'une d'entre elles, ou bien la soupe d'Ase trouvée chez Clea. Elle est idéale pour les journées surbookées, car elle se prépare en un rien de temps et avec un minimum d'effort si l'on utilise des légumes surgelés (poivrons en petits morceaux, poireau et carottes en rondelles). La seule vraie tâche consiste alors à éplucher et couper deux pommes de terre, autrement dit, trois fois rien.



Pour la version express et simplifiée de la soupe d'Ase, il faut :

2 pommes de terre, épluchées et coupées en morceaux
1 bol de rondelles de carottes surgelées
1 bol de rondelles de poireau surgelé
1 bol de morceaux de poivrons rouge et vert surgelés
1 bol de lentilles corail
1 boîte de tomates pelées, avec leur jus (470 g)
1 tablette de bouillon de légumes (bio)
1 c.c. de cumin ou de curry
2 feuilles de laurier
sel

Mettre tous les ingrédients (sauf le sel) dans une casserole, couvrir d'eau, porter à ébullition et laisser cuire environ 30 minutes. Saler. Servir bien chaud.
(Je sais, on peut à peine appeler ça une recette...)

mardi 30 octobre 2007

La métamorphose, avec une crème au chocolat, du coulis de poivron et des tuiles aux amandes



Il y a un an, je ne savais pas faire les macarons, et j'ignorais l'existence de la culinosphère.
Il y a sept mois, je tenais encore l'avocat en horreur.
Il y a six mois, je n'avais encore jamais fait de muffins.
Il y a cinq mois, j'allais au marché pour la première fois, et ma réputation de plouc se répandait comme une traînée de poudre dans la blogosphère.
Il y a quatre mois, je n'avais pas encore trouvé ma recette idéale de clafoutis.
Il y a trois mois, je ne connaissais pas le goût de la figue.
Il y a trois semaines, je ne concevais pas qu'on puisse associer le chocolat à autre chose que la poire, la banane, la framboise, ou à la limite l'orange.
Il y a trois jours, je ne m'imaginais pas capable de confectionner un fraisier (ni un quelconque autre gâteau un tant soit peu sophistiqué).

En plus de me permettre de raconter ma vie en long, en large et en travers, je m'aperçois que ce blog a une vraie utilité, enfin... je parle pour moi. Depuis que je blogue, j'apprends un tas de choses, je m'ouvre à des saveurs nouvelles, je vais de découvertes en découvertes, je deviens moins psychorigide (même pour les cheesecakes, mais c'est limite)....
Bref, je deviens (un peu) moins bête. Et c'est déjà ça (mais vous ne me ferez toujours pas manger de la noix de coco, sous quelque forme que ce soit).

A présent, je suis même capable de commander des desserts bizarres au restaurant. Comme ce verre de chocolat crémeux, légère saveur café, confit de poivron et framboises, que j'ai préféré à un chaud et froid moelleux au chocolat, glace vanille et caramel au beurre salé (que je connaissais déjà, en fait... ). Et ça m'a plu !

Ce que j'ai bidouillé chez moi deux semaines plus tard n'a pas (du tout) la même apparence (j'ai d'ailleurs frôlé le ratage), mais c'est tout aussi bon (je le dis sans modestie aucune). L'alliance chocolat-poivron marche étonnamment bien.

Crème au chocolat, coulis de poivron & tuiles aux amandes



Pour 6 pots de crème au chocolat (inspirée du Pot noir Sonia Rykiel de Christophe Felder) :
175 g de chocolat noir
25 cl de lait
25 cl de crème liquide
65 g de sucre semoule
4 jaunes d'oeufs

Pour le coulis de poivron :
1 poivron rouge
1 c.s. d'huile d'olive
1 c.c. de sucre
1/2 c.c. de piment d'Espelette
une pincée de poivre

Pour une trentaine de tuiles aux amandes concassées (recette de La Sieste, plus ou moins) :
2 blancs d'oeufs
65 g de sucre semoule
15 g de farine
25 g de beurre fondu
125 g d'amandes mondées et concassées


Commencer par les tuiles :
Mélanger la farine et le sucre dans un petit saladier.
Ajouter le beurre fondu et les blancs d'oeufs, et mélanger.
Incorporer les amandes concassées.
Couvrir et mettre au frais pendant 2h au moins.

Pendant ce temps, préparer le coulis de poivron :
Peler le poivron (avec un Zyliss), l'épépiner et le couper en petits morceaux.
Faire revenir dans l'huile d'olive pendant quelques minutes.
Couvrir d'eau et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée et que les morceaux de poivron soient tendres.
Ajouter le sucre, le poivre et le piment d'Espelette.
Verser dans un verre à mixeur et mixer.
Répartir le coulis dans des verrines, et réserver.

Ensuite, préparer la crème au chocolat :
Faire fondre le chocolat (normalement, il faut juste le hacher, mais je n'aime pas du tout parce que ça en met partout).
Faire bouillir le lait et la crème.
Mélanger les jaunes avec le sucre semoule jusqu'à l'obtention d'un mélange onctueux.
Verser les jaunes dans le mélange lait-crème et faire cuire à feu doux sans faire bouillir.
Verser cette crème sur le chocolat en trois fois, en mélangeant constamment afin d'obtenir une émulsion. Mixer la crème avec un mixeur plongeant afin de la lisser.
Verser la crème dans les verrines, sur le coulis de poivron (en fait, le coulis de poivron a permis de remplir 4 verrines seulement, contre 6 pour la crème au chocolat).
Laisser refroidir un peu, et laisser prendre au frais pendant plusieurs heures (je les ai laissées une nuit).

Finir la confection des tuiles :
Préchauffer le four à 200 °C.
Déposer des tas de pâte, en les espaçant, sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, et les aplatir avec le dos d'une cuillère.
Enfourner 12 minutes à 200 °C.
Lorsque les bords sont bien dorés, sortir la plaque du four et laisser les tuiles refroidir.

Il ne reste plus qu'à servir les pots de crème avec les tuiles aux amandes.

******

J'allais oublier : j'ai également appris que le poivron rouge devenait orange une fois mixé. Moi qui pensais naïvement que ce serait rouge...

samedi 15 septembre 2007

Ratatouille (à quatre mains) en souvenir de Simone et Léon



Chère Simone, cher Léon,

Que de temps a passé depuis notre dernière rencontre. Dix ans peut-être, ou plus... Je ne sais plus très bien. Il est vrai que nous ne sommes plus beaucoup venus vous voir à la fin... Et puis, il y a eu cette année que j'ai passée à Vienne, une année fort agitée, et je dois avouer qu'à l'époque, j'étais tellement absorbée par mes tourments existentiels et amoureux que plus rien d'autre n'existait à mes yeux. Alors, vous aussi, je vous ai un peu oubliés...
Pourtant, c'est avec plaisir que nous venions vous rendre visite, tous les trois, avec maman (je lui demandais parfois : "Quand est-ce qu'on va voir Simone et Léon ?"). Je me souviens avec émotion des goûters que vous nous prépariez, de la brioche que vous alliez acheter exprès pour l'occasion et que vous réchauffiez pour qu'elle soit tiède et bien moelleuse. Je me souviens du thé, que vous nous serviez dans un joli service en porcelaine - je mettais un petit sucre (ou deux ?) dans ma tasse, car je n'avais pas l'habitude du thé anglais ; je n'en avais peut-être même jamais bu avant - et je m'y brûlais souvent les lèvres, d'impatience.
Vous nous demandiez quelles étaient les dernières nouvelles, si tout se passait bien à l'école, en quelle classe nous étions, et aussi si toute la famille allait bien, papa, grand-père, grand-mère.
J'aurais aimé pouvoir vous inviter à mon tour, aujourd'hui, chez moi, chez nous (mon amoureux et moi), pour vous raconter les dernières nouvelles, autour d'une brioche maison et d'une tasse de thé parfumé. Et puis, j'aurais aimé entendre vos souvenirs sur cette période pendant laquelle vous vous êtes occupés de moi, cette courte période pendant laquelle vous avez été mes nounous, en remplacement de grand-père et grand-mère alors en voyage.
La dernière fois que maman est venue à la maison, nous avons préparé une ratatouille ensemble. J'étais non seulement ravie de cuisiner à quatre mains, mais j'ai également eu une chaude pensée pour vous, qui nous aviez fait découvrir ce plat...
Vous me manquez drôlement aujourd'hui.

Je vous embrasse bien fort.

E.

******

Ratatouille



3 courgettes
2 petites aubergines
1 poivron rouge
1 poivron jaune
6 tomates
2 oignons
3 gousses d'ail
3 feuilles de laurier
1 c.s. d'herbes de Provence
huile d'olive
sel
, poivre

Eplucher les tomates (pour les
heureux/ses propriétaires d'un Zyliss), sinon les monder après les avoir plongées quelques secondes dans de l'eau bouillante, puis les couper en fins quartiers.
Emincer les oignons.
Faire chauffer un peu d'huile dans une grande poêle, faire revenir les oignons, puis ajouter les tomates. Laisser cuire quelques minutes à feu vif, saler et poivrer, puis baisser le feu.
Pendant ce temps, couper les aubergines et les courgettes en demi-rondelles, et émincer les poivrons après les avoir épépinés.
Retirer les tomates du feu. Réserver.
Dans un grand faitout, chauffer de l'huile et faire revenir séparément aubergines, courgettes et poivrons.
TOUT remettre dans le faitout (les tomates aussi), ajouter l'ail épluché et dégermé, les herbes de Provence, le laurier, saler, poivrer, mélanger et laisser mijoter à feu doux pendant 2 heures au moins.


jeudi 5 avril 2007

Boulgour épicé aux petits légumes




J'adore les cartes postales de promo de spectacles, d'expositions, etc. Je les collectionne. Dans les restaurants, les cafés, les cinémas, les librairies, je ne peux pas m'empêcher de faire des rafles dans les présentoirs de cartes, quitte à en prendre trop et à en jeter une fois rentrée chez moi (sinon, je les recycle en supports pour liste de courses). Enfin, j'opère tout de même un tri, car je ne garde que les cartes dont l'esthétique me plaît, ou celles qui font partie d'une série qui m'intéresse (exemples typiques : les théâtres, le Centre Pompidou, le Louvre, etc). En revanche, les cartes de promo d'un produit ou d'une marque m'intéressent nettement moins, sauf quand il s'agit d'un produit comestible (du riz, en l'occurrence) et qu'une recette de cuisine est proposée sur la carte. Bref, tout ça pour vous dire que la recette qui suit est un détournement d'une recette de riz hot à la mexicaine que j'ai trouvée sur une carte Uncle Ben's.

Boulgour épicé aux petits légumes
Pour 2 personnes

1 verre de boulgour
1/2 courgette
1/4 poivron rouge
1/4 poivron vert
1 oignon
une poignée de pignons de pin (je les ai oubliés, mais c'est meilleur avec)
paprika
piment de Cayenne ou Tabasco
sel
poivre
huile d'olive

Cuire le boulgour dans un grand volume d'eau bouillante salée. Egoutter, et réserver.
Couper les légumes en petits dés.
Les faire revenir quelques minutes dans une sauteuse avec de l'huile d'olive.
Ajouter les pignons, puis le boulgour, et mélanger.
Ajouter les condiments.