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dimanche 31 janvier 2010

Le coca chaud et la soupe violette (travail 1 - Mingou 0)



Le travail, c'est super. Il me semble que je vous l'ai déjà dit. Mais j'avais oublié une chose : le travail et moi ne sommes pas très copains à l'origine. J'ai voulu jouer les femmes actives genre épanouies et sportives (un matin, j'ai tenté la piscine à l'ouverture, comme avant, et j'ai enchaîné avec le boulot) et tout et tout, mais ce n'était pas moi.
Moi, je suis faite pour cocooner, lire sous la couette, faire des gâteaux au chocolat et prendre des goûters dans de mignons salons de thé.
Alors, forcément, mon corps n'a pas tenu le choc.

Il a fallu garder le lit pendant un week-end entier et rester deux jours supplémentaires à la maison. Et boire du coca chaud au gingembre, pour faire du bien au ventre, alors que je rêvais de raclette, de tonkatsu, de gâteau au chocolat, de carrot cake, de cordons-bleus (c'est la faute de Mademoiselle K., qui m'a tenu compagnie pendant ces quelques jours), et de tant d'autres choses.



Le coca, il faut le faire chauffer avec du gingembre, et le touiller pour faire partir les bulles.

Le pire, c'est que malgré ces quatre jours d'agonie et de privations, JE N'AI PAS PERDU UN SEUL KILO. LA VIE EST TROP INJUSTE.

Depuis, la routine a repris son cours. Tantôt Romy Madley Croft, tantôt Natasha Khan m'accompagnent dans mes trajets quotidiens. Benjamin B. s'y invite de moins en moins (il est trop associé à cette période de bonheur parfait d'avant Noël), mais nous aurons bientôt la chance d'aller le voir et l'écouter en vrai.
Bientôt, j'aurai aussi la chance d'aller rendre visite à une fille qui, entre autres choses, a de la moquette dans sa cuisine. Comme quoi, personne n'est parfait, même pas elle.
Sinon, je fais des soupes violettes en ce moment, qui me feraient presque passer pour Bridget Jones, sauf que, comme vous le devinez, je ne suis pas blonde.

Potée aux carottes multicolores et aux diots fumés de Savoie



Vous prenez des carottes multicolores (orange, si vous voulez une potée normale), des pommes de terre, un poireau, un demi-chou frisé, vous coupez tout en petits morceaux et vous mettez tout dans une marmite.
Recouvrez d'eau. Ajoutez-y quatre diots fumés de Savoie - ou des saucisses de Montbéliard, c'est bien aussi -, une tablette de bouillon de légumes bio, quelques feuilles de laurier, du sel et du poivre, portez à ébullition, et laissez cuire entre 30 et 45 minutes à couvert et à feu moyen.

Le bouillon devient tout violet, mais pas d'inquiétude, la potée a un goût tout à fait normal.



C'est le genre de plat qu'on peut préparer à l'avance et réchauffer le soir en rentrant du travail (c'est même meilleur réchauffé). Ca se congèle très bien aussi (dans ce cas, je préfère retirer les saucisses).

lundi 14 décembre 2009

Avant le départ, des biscuits, des livres et une soupe



Léon Tolstoï avait une recette pour le bonheur, je l'ai découverte dans un cahier que j'ai reçu par la Poste samedi matin. Une recette d'une simplicité déconcertante, vraiment. Mais ce n'est pas la chose la plus intéressante dans ce que j'ai reçu, même si le cahier est super joli. Dans le colis, il y avait encore mieux : des bredele confectionnés par une fée alsacienne (enfin, j'ai quand même failli m'empoisonner avec un spritz à la noix de coco - la noix de coco est une preuve irréfutable de la non-existence de Dieu - mais tout le reste était délicieux, surtout les brünsli et les macarons ronds).
D'ailleurs, j'avais moi-même les mains dans la farine au moment où le facteur a sonné à la porte car j'étais en plein atelier Weihnachtskekse. Etant un peu psychorigide sur les bords, je fais INVARIABLEMENT les mêmes biscuits depuis presque dix ans. Sauf cette année : j'ai eu envie de fourrer mes Lebkuchen de confiture d'abricot, pour me rapprocher des réconfortants Lebkuchen que j'avais l'habitude de boulotter dans ma solitude viennoise.





J'ignore pourquoi je persiste à préparer ces biscuits et à les offrir, car non seulement les Lebkuchen fourrés sont ATROCEMENT longs à faire, mais en plus, le temps de les distribuer, les Linzer Augen sont déjà ramollis par la confiture, le glaçage chocolaté des Lebkuchen menace de fondre...
Dix heures de labeur acharné pour obtenir ça. Bouhouhouh...
Que les destinataires me pardonnent.

Enfin, passons maintenant à des choses plus réjouissantes, à savoir la petite sélection de livres que je vous avais promise la dernière fois. Il ne s'agit pas de livres de cuisine, mais bon... il n'y a pas que la cuisine dans la vie.




Je commence avec le catalogue de la rétrospective Michael Kenna, dont j'ai déjà parlé ici.



Ce livre est idéal pour prolonger le plaisir de l'exposition à la BnF, ou pour ceux qui ne peuvent s'y rendre. Si la peinture pâtit énormément de la reproduction sur catalogue, ce n'est pas le cas de la photographie. Autant en profiter, confortablement installé sur son canapé, avec un bon thé fumant et des bredele, par exemple.




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Quand une gourmande notoire (Sonia Ezgulian) rencontre une adepte de polaroids (Caroline Briel), ça donne un délicieux carnet de gourmandises. Ce livre est arrivé dans ma boîte aux lettres un jour d'octobre alors que je n'en soupçonnais même pas l'existence (il fut choisi avec soin par une amie qui commence à bien me connaître). Depuis, je le feuillette en rêvant de trouver à nouveau des recharges de polaroid et de pouvoir voir ce que Sonia Ezgulian griffonne dans ses innombrables petits carnets.



Un grand merci à P.


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Un livre délicat et précieux concocté en duo, lui aussi. Un voyage au Japon à travers photos, dessins et haikus. Les clichés argentiques de Magali Lambert et les dessins de Laure Chapalain s'entremêlent à merveille. Le bol de nouilles fumant avec ses volutes imaginaires laisse rêveur, tout comme les paysages peuplés de créatures irréelles. C'est poétique. C'est beau.





Merci, Caroline, de m'avoir fait découvrir ce livre sublime.


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Pour ceux qui ont toujours rêvé de voir ce que contiennent les carnets des dessinateurs, et qui ont un faible pour les croquis et les brouillons, ce livre est passionnant. On peut y voir des pages de carnets de designers, apparemment connus (puisque désignés comme "most influential") mais pas de moi en tout cas (certes, je ne suis pas une référence en la matière). Le processus de création est montré à travers les esquisses, les brouillons, qui traduisent les tâtonnements et les réflexions de l'artiste. Une lecture extrêmement stimulante.





Après l'avoir pris, feuilleté, reposé, repris, re-feuilleté, re-reposé, et ce un certain nombre de fois, je n'ai pu me résoudre à quitter la librairie sans ce livre.


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Pour finir, il y a bien un livre de cuisine dont j'ai envie de vous parler ici, mais attention : ce n'est pas un livre glamour comme celui-ci, ou celui-là.



Ce livre, je l'ai découvert sur les étagères de ma petite librairie de quartier. Une sorte de Légumes pour les nuls.
Depuis que je commande des paniers de légumes hebdomadaires (pas bio mais provenant de producteurs locaux), je me retrouve souvent avec des légumes que je n'aurais jamais achetés spontanément, genre des panais, des betteraves, des radis noirs, des navets ou des boules puantes nommées red meat, dont je ne sais que faire. Comme je suis nulle en légumes et que je suis loin de posséder toute la collection des livres de l'Epure, je vais souvent puiser un peu d'inspiration dans ce livre qui est très bien fait malgré l'absence de photo.



C'est là que j'ai trouvé l'idée du gaspacho (ou plutôt velouté froid) pour les trois petites betteraves crapaudines que je voulais, au départ, manger à la manière de Natalia : mixées avec un peu d'eau, de l'ail haché, du vinaigre de Xérès, de l'huile d'olive, elles firent une soupe exquise.



Sur ce, je vous laisse. J'ai encore des cartes à écrire, des colis à expédier, des documents (de travail) à imprimer, des gens à voir, des coups de fil à passer, des vêtements d'été à repasser et une valise à faire avant de m'envoler demain pour une destination chaude et, je l'espère, ensoleillée.
Je me rends compte que je ne peux pas décemment partir sans vous livrer la recette du bonheur de Tolstoï. Attention à la foudroyance de la révélation :
"Si vous voulez être heureux, soyez-le !"

That's all Folks! (Je reviens pour Noël ; d'ici là, prenez soin de vous !)

dimanche 15 novembre 2009

Le bras cassé et les aubergines en novembre



Le bras cassé, c'est moi.
A peine étais-je remise du pied déchiré que je me suis tordu le poignet gauche, je ne sais même pas comment (en fait, si, je sais comment, mais je n'ose pas vous le dire tellement c'est bête). Si cela n'est pas un obstacle aux séances de piscine, en revanche couper soi-même sa pizza au restaurant est une autre affaire - et la finesse de la pâte n'est pas en question...
Bref.

Quoi de neuf sinon ?

Un repas d'anniversaire en retard et en tête-à-tête avec une vieille amie, qui s'est resservie deux fois de mon osso buco (vous allez croire que je ne sais faire que ça, mais je ne me risque pas à des expérimentations à l'issue incertaine quand je reçois, je ne cherche pas à épater la galerie, ni à faire original : je veux "juste" que mes convives se régalent).

Des montagnes de macarons confectionnés deux week-ends de suite.



Une soirée délicieuse et en très bonne compagnie à la Régalade, un restaurant qui rend heureux (depuis le temps que j'y vais, je n'ai jamais été déçue - et je regrette de ne plus habiter à proximité...).

Un colis énorme en provenance d'Allemagne, avec une petite touche autrichienne très appréciée.

Une photo de bébé aux joues rebondies concurrençant les miennes (en ce qui concerne mes joues à moi, les journées à la BN n'arrangent rien : travailler me donne faim au carré, mes joues ne cessent donc d'enfler. Et le menton de s'effacer peu à peu - oui, le menton de Balladur, c'est moi !).

Des centrales nucléaires, des arbres (et demis), des montagnes chinoises, des paysages fantômatiques en noir et blanc invitant à la rêverie et au voyage. Si j'étais photographe, je serais Michael Kenna.

Il y eut aussi une séance de dessin en duo.
Un bout de tissu Liberty noué contre un coeur.
Et puis, un regret lancinant : celui de n'avoir su être la meilleure amie de personne.
Tant pis. J'ai mon poulet à moi, même s'il s'absente parfois des week-ends entiers...


Donburi d'aubergine fondante caramélisée (recette trouvée ici, voir là pour la recette en V.O.)



pour une mangue solitaire

1 petite aubergine, ou la moitié d'une grosse aubergine (rescapée d'octobre, pas de panique)
1 oeuf très frais (fermier et/ou bio)
un bol de riz (rond) cuit
2 lamelles de gingembre frais
1 c.s. de sauce soja (Kikkoman, par exemple)
2 c.s. de mirin
1 c.s. de fécule
huile, graines de sésame blond

Préparer l'oeuf poché :
Casser l'oeuf dans un petit bol, couvrir d'eau et cuire au micro-ondes pendant 1 minute environ : d'abord 30 secondes, puis de nouveau 30 secondes. Il faut que le blanc soit juste pris. Si le blanc n'est pas pris, prolonger la cuisson de 10 secondes (normalement, on ne doit pas dépasser 1 min 10 au total). Réserver.

Peler l'aubergine un trait sur deux pour faire des rayures.
La couper en rondelles de 1 cm de largeur.
Mettre les rondelles dans un sac plastique, ajouter la fécule, fermer le sac et bien secouer afin que les rondelles soient entièrement enrobées de fécule.
Dans une poêle, faire chauffer de l'huile et bien cuire les rondelles d'aubergine des deux côtés.
Quand les rondelles sont dorées, les mettre sur du papier absorbant, et jeter l'huile en trop.

Dans la même poêle, faire chauffer le gingembre, ajouter la sauce soja et le mirin et faire réduire à feu moyen (attention à ne pas laisser brûler la sauce) (dans la recette originale, il faut remettre les rondelles d'aubergine dans la poêle pour les enrober de sauce, mais je trouve le résultat moins joli et moins bon).



Au fond d'un grand bol, disposer le riz, et les rondelles d'aubergine par-dessus, et arroser de sauce.
Ajouter l'oeuf (égoutté).
Parsemer le tout de sésame blond.



Comment ça se mange : il faut casser le jaune et le répandre sur les rondelles d'aubergine. Ca se mélange à la sauce, c'est délicieux... L'aubergine est effectivement fondante.

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Oui, je sais, c'est un peu n'importe quoi ce billet. Mais je fais ce que je veux.

samedi 14 juin 2008

Je mange des légumes



Ces derniers temps, un phénomène étrange semble frapper certaines gourmandes : l'éclosion soudaine et inexpliquée de brioches dodues en lieu et place du ventre. Et de toute évidence, j'ai été frappée moi aussi. Pourtant, je ne comprends pas. Je ne vois pas ce qui aurait pu me faire grossir, car comme vous le savez, j'ai toujours mangé avec la plus grande modération.

La vie est donc profondément injuste (mais ça, je l'ai toujours su).

Mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Pour venir à bout de cette insidieuse brioche, j'ai décidé de suivre l'exemple de Lilo : je vais me mettre aux graines germées (mangeons peu, mangeons bien).

Et puis, j'ai décidé de manger plus de légumes.


Le carrot cake parfait de Natalia (recette originale ici)



pour un moule à manqué ou un moule rectangulaire standard (ca. 26 x 20 cm)

300 g de carottes finement râpées
200 g d'amandes en poudre
50 g de noix de pécan hachées
4 oeufs
60 g de farine
175 g de sucre blond ou roux (ici : 160 g de sucre blond)
1 sachet de levure chimique
1/2 c.c. de sel
1 citron (non traité !)
1 c.c. rase de cannelle en poudre
(10 g de beurre pour le moule)

Pour le glaçage :
1 blanc d'oeuf
175 g de sucre glace
jus d'1/2 citron jaune

Préchauffer le four à 180 °C.
Travailler les jaunes et le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent et deviennent mousseux.
Ajouter le zeste du citron, puis la farine, le sel, la levure, les amandes et les noix de pécan, la cannelle, les carottes finement râpées et enfin le jus de citron.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation précédente.
Beurrer largement le moule (sauf si en silicone) et y verser la préparation.
Enfourner 50 min (voire 1h, tout dépend du four) à 180 °C.

Préparer le glaçage en fouettant le blanc d'oeuf avec le sucre glace et le jus de citron.
Lorsque la consistance est homogène, napper le gâteau avec le glaçage en laissant couler sur les bords.
Egaliser à l'aide d'une spatule, et laisser sécher au moins 12h.
Ce gâteau se garde plusieurs jours. Il vaut mieux attendre 24h avant de le déguster, comme le préconise Natalia. L'idéal est donc de le préparer la veille.

Comment j'ai été conquise :
Un jour où nous déjeunions ensemble à l'Arobase Café (pour changer du Club des Lettres), Natalia eut l'idée saugrenue de m'offrir deux petits carrés de carrot cake maison. N'importe quoi. Comme si j'avais une tête à manger des gâteaux avec des légumes dedans... Mais dès la première bouchée, j'ai compris que j'étais passée à côté de quelque chose. Dire que j'ai snobé tous les carrot cakes qui ont croisé mon chemin...


Le gâteau choco-courgette de la Belle au Blé Dormant (recette originale ici)



pour un tout petit moule à cake de 20 cm de longueur

100 g de courgette (moins d'1 courgette)
20 + 100 g de sucre blond de canne
80 g de poudre d'amandes
2 blancs d'oeufs
1 c.s. de crème (végétale - riz, soja, amande... - ou non)
150 g de chocolat noir à 70%
50 g de farine de riz complet
une pincée de sel

Préchauffer le four à 200 °C (initialement : 210 °C).
Râper la courgette, ajouter 20 g de sucre et mélanger.
Mélanger les amandes avec les blancs d'oeufs, la crème et les 100 g de sucre restants.
Faire fondre le chocolat (au bain marie ou au micro-ondes) et l'ajouter au mélange.
Ajouter la farine de riz et la courgette, ainsi qu'une pincée de sel.
Verser la pâte dans le moule à cake et enfourner environ 35 minutes à 200 °C (initialement : 30 à 40 minutes à 210 °C).

Vu le côté humide et à peine cuit du gâteau, il n'est pas aisé de couper des tranches nettes, mais c'est un détail. En s'appliquant un peu, on s'en sort tout de même.
Côté goût, ce gâteau est légèrement différent d'un gâteau au chocolat classique, mais si on ne sait pas qu'il y a de la courgette dedans, on ne peut pas le deviner. Moi, ça me plaît de faire deviner, après coup ;-)

Une fois de plus, merci à Loukoum°°°, qui n'est pas l'auteur de la recette, mais qui m'en a rappelé l'existence. Et merci à la Belle au Blé Dormant, naturellement.

vendredi 7 décembre 2007

Quelques bricoles, en attendant mieux



Depuis mon retour de Venise, je cours désespérément après le temps.
En attendant un (très) long billet, qui viendra en début de semaine prochaine (si tout va bien), je vous laisse contempler une drôle d'agonie :



Oui, vous avez bien lu. Il s'agit bien d'UNE SEULE profiterole. Mais elle est GEANTE, et c'est LE dessert phare du 14 juillet (amoureux de la blanquette de veau, courez-y ; et puis leurs frites sont tip top).
On vous apporte la profiterole dans une assiette, puis la sauce au chocolat arrive dans une marmite et si vous êtes raisonnable, vous ne demanderez qu'une (demi-) louche, ce qui n'est pas notre cas évidemment (nous allons jusqu'à deux louches, même). On obtient alors ça :



Le résultat n'est assurément pas photogénique, mais diablement jouissif.

Après une telle orgie, il ne vous restera plus qu'à manger de la soupe pendant une semaine, par exemple l'une d'entre elles, ou bien la soupe d'Ase trouvée chez Clea. Elle est idéale pour les journées surbookées, car elle se prépare en un rien de temps et avec un minimum d'effort si l'on utilise des légumes surgelés (poivrons en petits morceaux, poireau et carottes en rondelles). La seule vraie tâche consiste alors à éplucher et couper deux pommes de terre, autrement dit, trois fois rien.



Pour la version express et simplifiée de la soupe d'Ase, il faut :

2 pommes de terre, épluchées et coupées en morceaux
1 bol de rondelles de carottes surgelées
1 bol de rondelles de poireau surgelé
1 bol de morceaux de poivrons rouge et vert surgelés
1 bol de lentilles corail
1 boîte de tomates pelées, avec leur jus (470 g)
1 tablette de bouillon de légumes (bio)
1 c.c. de cumin ou de curry
2 feuilles de laurier
sel

Mettre tous les ingrédients (sauf le sel) dans une casserole, couvrir d'eau, porter à ébullition et laisser cuire environ 30 minutes. Saler. Servir bien chaud.
(Je sais, on peut à peine appeler ça une recette...)

jeudi 15 novembre 2007

Les petites choses qui font une journée réussie et deux variations autour du potiron



Ca a commencé avec un rayon de soleil au réveil, et un chocolat chaud au petit déjeuner, un vrai, honteusement crémeux, servi dans de jolies tasses que j'aime bien (en ce moment, c'est terrible, je suis tellement accro que je n'arrive plus à me contenter de cacao Poulain).
Ca s'est poursuivi avec une "balade" à vélo et un pique-nique libanais, en amoureux, dans les arènes de Lutèce. Le thermos de thé vert aux sept agrumes ne fut pas de trop malgré un soleil radieux. J'étais ravie que ma bouteille ne serve pas uniquement pour la BN (j'ai repensé à ce jour de janvier 2006 où Crevette et moi avions décidé d'aller visiter l'exposition Vienne 1900 au Grand Palais - un lieu que je déteste, mais c'est une autre histoire... - , l'attente dans la queue avait duré presque trois heures - c'est ça quand on s'y prend les derniers jours - , et par bonheur, j'avais pensé à prendre un thermos de thé pour nous réchauffer, du Fleur de Geisha, bien réconfortant par ce temps glacial de janvier).
Les cheveux ébouriffés et les joues rosies par le trajet en vélo (là, il s'agit de moi), nous sommes ensuite allés rencontrer un monsieur très sympathique (venu à vélo, lui aussi) avec qui nous avons conversé un moment et qui m'a fait de jolis dessins, notamment dans un petit carnet en cuir rapporté de Florence et qui ne me quitte pratiquement jamais.
Et puis, j'ai trouvé le cadeau de Noël pour ma petite Nini.



Les jours de grève*, j'ai la chance de pouvoir passer des journées comme celle-là, ou de rester simplement chez moi, à cuisiner pendant des heures si j'ai envie...
Les deux recettes qui suivent m'ont permis d'utiliser le gros morceau de potiron rapporté par mon poulet de son travail (un reste de décoration de Halloween) : un risotto (dont mon poulet m'a dit à quatre reprises qu'il avait adoré, comme si j'étais sourdingue), et une soupe récemment publiée par Loukoum°°° (et que nous avons adorée tout autant) (les seuls changements que j'ai apportés sont uniquement dus à l'absence de cocotte minute et d'amandes chez moi ; je n'ai pas voulu faire l'intéressante en me démarquant à tout prix, car ses recettes, on peut les suivre les yeux fermés).


Risotto aux poti-marrons



pour 2 grands bols

200 g de potiron, coupé en gros dés (2 cm)
150 g de marrons entiers (en conserve)
250 g de riz carnaroli (ou arborio)
3 échalotes hachées
1 gousse d'ail pressée
2 c.s. de persil plat haché (surgelé, ça ne pose pas de problème)
60 cl de bouillon de légumes chaud (préalablement porté à ébullition)
5 cl de vin blanc sec
20 g de beurre
2 c.s. d'huile d'olive
20 g de parmesan (j'ai fait sans - sacrilège ! - car j'ai oublié d'en acheter, et de toute façon je n'aime pas ça)

Faire chauffer le beurre et l'huile d'olive dans une casserole.
Y faire revenir l'échalote, puis ajouter l'ail au bout d'une minute.
Verser le riz et remuer avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le riz devienne translucide.
Ajouter le vin blanc et continuer à mélanger jusqu'à ce qu'il soit évaporé.
Verser une louche de bouillon, mélanger.
Lorsque tout le liquide est absorbé, verser à nouveau une louche de bouillon, ajouter les dés de potiron ainsi que les marrons entiers (ils vont "fondre" durant la cuisson) en continuant à mélanger pour que le riz n'attache pas au fond de la casserole.
Dès que le liquide est entièrement absorbé, rajouter une louche de bouillon, et répéter l'opération jusqu'à ce que le riz soit cuit : il faut compter 20 minutes environ.
Lorsque le riz est cuit (un peu al dente), ajouter le persil et le parmesan (sauf si on n'aime pas ça), mélanger. Il ne faut pas que le risotto soit trop compact.
Saler, poivrer.
Couvrir 1 minute.
Servir et déguster sans attendre.


Soupe de potiron aux lardons grillés et noisettes caramélisées selon Loukoum°°°



pour 5-6 bols

1,5 kg de potiron
1 gros oignon
3 gousses d'ail
1 tablette de bouillon de poule (bio)
15 cl de crème liquide
piment en poudre
sel, poivre
un filet d'huile d'olive

200 g de lardons
2 poignées de noisettes grossièrement concassées
1/2 à 1 c.s. de sucre en poudre
1 pincée de fleur de sel
1 c.c. de piment d'Espelette

Découper le gros morceau de potiron en tranches, retirer les pépins et éplucher la courge en gros dés.
Peler et émincer finement les oignons et l'ail.
Dans une grande casserole, faire chauffer un bon filet d'huile, y faire revenir l'oignon et l'ail, puis ajouter les morceaux de potiron.
Couvrir d'eau, ajouter la tablette de bouillon et porter à ébullition, puis laisser cuire 15-20 minutes, le temps que les morceaux de potiron soient tendres.
Pendant ce temps-là, faire griller les lardons dans une petite poêle, à sec. Retirer la graisse au fur et à mesure, et laisser réduire les lardons jusqu'à ce qu'ils deviennent croustillants. Les déposer sur du papier absorbant. Réserver.
Faire dorer les noisettes concassées dans une petite poêle, à sec également. Ajouter le sucre, le laisser fondre et se transformer en caramel. Ajouter alors la fleur de sel et le piment d'Espelette, et mélanger pour enrober les noisettes. Réserver.
Quand les morceaux de potiron sont cuits, retirer un peu de bouillon et mixer.
Ajouter sel, poivre, piment et crème liquide, et re-mixer un coup.
Au moment de servir, parsemer chaque bol de soupe du mélange de lardons-noisettes (ne pas le faire à l'avance, pour éviter qu'ils ne ramollissent).

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*Je ne comprends pas comment on peut parler de "privilèges" en ce qui concerne les cheminots, les conducteurs de métro ou autres, alors qu'il s'agit de miettes en vérité, et que les VRAIS PRIVILEGES sont ailleurs (et qu'on se garde bien d'en parler)...


vendredi 9 novembre 2007

De la dame verte aux chinois, en passant par Anthony Burgess et les deux Stanley



"Je veux voir la dame verte !"
C'est ce que la petite Nini m'a réclamé la dernière fois que nous nous sommes vues. Je ne me suis pas fait prier : j'ai mis le DVD et nous avons regardé, pour la énième fois, la "dame verte", et puis aussi "Mérinos", Good Morning, et bien sûr Singing in the rain. Devant le numéro de claquettes de Moses supposes, j'ai laissé échapper un "Ah ! c'est vraiment trop classe !", et Nini d'acquiescer : "Ah ouais ! c'est vraiment trop classe !"
Ca fait trois ans (Nini en a six) qu'on regarde et re-regarde inlassablement les mêmes scènes, bien qu'on les connaisse par coeur. J'adore ce film et partager ces moments avec elle est un vrai bonheur. Quand le film démarre, elle vient se blottir contre moi ou s'installer sur mes genoux : je sais alors qu'elle est bien.

Seulement, un soir, en zappant devant la télé, je suis tombée sur Orange mécanique, que je n'avais pas vu depuis au moins dix ans. Et j'ai redécouvert qu'Alex, le personnage principal, chantait Singing in the rain à plusieurs moments du film. HORREUR. Ca m'a dégoûtée, l'agression, la voix d'Alex, la grimace de l'écrivain... Les images m'ont hantée un certain temps (trop longtemps...) : quand j'entendais à nouveau la chanson, elle m'évoquait non plus Chantons sous la pluie, mais Orange mécanique. Rien que pour cette raison, je HAIS Stanley Kubrick. Je le hais, même s'il a fait Barry Lyndon. Je lui en veux à mort de m'avoir pourri cette chanson. Sauf que... il est déjà mort, en fait. Si mes souvenirs sont bons.

Et puis, j'ai eu un doute : et si je détestais la mauvaise personne ? Si ça se trouve, Kubrick n'y est pour rien, il n'a fait que reprendre cet élément dans le livre d'Anthony Burgess, hein...? Il fallait vérifier : autant déverser mon fiel sur la bonne personne.

Je n'ai pas ce livre, mais l'avantage, quand on passe ses journées à la BN, c'est que tous les ouvrages possibles et imaginables sont à portée de main. En l'occurrence, il me suffisait juste de me lever et d'aller chercher le livre dans les rayons, à quelques mètres de ma place puisque, ça tombait bien, j'étais dans la bonne salle ce jour-là.
Je me suis plongée dans le livre, à la recherche de la moindre trace de Singing in the rain. Et je n'ai rien trouvé : c'était donc bien une invention de Kubrick (je viens de me rendre compte que je me suis embêtée pour pas grand chose, qu'il suffisait d'aller sur Wikipédia pour avoir la réponse). En revanche, en parcourant le livre, j'ai découvert une langue qui m'a intriguée, fascinée. Au premier abord, cela paraissait incompréhensible, tous ces mots étranges, cet argot complètement inventé par Burgess. Puis j'ai commencé à comprendre un mot (viddy = see, du latin vidi ?), et prise au jeu, j'ai essayé de deviner la signification des autres mots que je rencontrais, les uns après les autres (itty = go ; malenky = little ; mesto = place ; litso = face ; veck = man, etc...). Cela m'a occupée deux bonnes heures, je crois. Evidemment, si j'avais été russophone, l'affaire aurait été bouclée en dix minutes. Mais l'exercice m'a amusée, j'ai ressenti le plaisir du linguiste qui découvre une langue inconnue et tente de la décoder (par contre, je n'ai pas réussi à comprendre la signification de l'expression "orange mécanique", malgré les explications de l'auteur lui-même - à ma décharge, c'était en anglais).
Au passage, j'ai fait une autre découverte : en fait, ce livre est drôle. D'une drôlerie assez réjouissante, alors que le film met mal à l'aise tellement il est glauque (et ne donne pas envie de lire le livre). Cela ne fait que confirmer ce que j'ai toujours pensé : les oeuvres littéraires sont infiniment supérieures à leur(s) adaptation(s) cinématographique(s).
Bref, tout est donc de la faute de Kubrick. CQFD. Je le déteste (même s'il est mort).

Pour en revenir à des choses plus terre à terre et plus intéressantes pour nos estomacs, j'ai fait pas mal de soupes la semaine dernière : butternut, brocoli, et même - horreur ! - une soupe "à tout". Je raffole des soupes, qu'elles soient à un légume, à deux légumes, ou à plein de légumes. Parce que les légumes, j'ai un peu de mal à les cuisiner, et c'est incontestablement en soupe que je les préfère. Quant aux soupes "à tout", je les affectionne pour ce goût indéfinissable qu'on obtient précisément par le mélange de plein de légumes et pas autrement. D'ailleurs, la soupe "à tout" est de couleur orange, oui, c'est comme ça.
Voilà, je voulais réhabiliter cette malheureuse soupe, pas vide-frigo, qui ne méritait pas une telle descente. J'espère simplement que cela ne me décrédibilise pas aux yeux d'une cuisinière et fin gourmet que j'admire beaucoup.

Je procède presque toujours de la même façon pour mes soupes aux légumes :

Je fais revenir l'oignon dans un peu d'huile.
J'ajoute les légumes coupés en petits morceaux, je couvre d'eau, j'ajoute la tablette de bouillon.
Je porte le tout à ébullition, puis je laisse cuire à feu doux jusqu'à ce que les légumes soient tendres (une vingtaine de minutes environ).
Je retire un peu de bouillon, je mixe.
J'ajoute alors lait concentré/fromage/crème, sel, poivre, herbes et je re-mixe un coup.

Pour la soupe "à tout", il faut :



550 g de courge muscade
10 carottes
1 blanc de poireau
2 tiges de céleri
3 pommes de terre
1 oignon
75 ml de lait concentré non sucré (= une petite boîte)
1 tablette de bouilllon de légumes (bio)
huile 4 graines
sel, poivre
un peu de ciboulette

Par définition, la soupe "à tout" est ouverte, tout légume est donc bienvenu...

Verdict : triple miam, mais pas sûre que les Mafalda apprécient.

Et pour le velouté de brocoli (la recette est plus ou moins celle de ce livre) :



1 brocoli
2 petites carottes
2 pommes de terre
1 oignon
1 tablette de bouillon de légumes (bio)
1 grosse c.s. de fromage frais
huile 4 graines
sel, poivre

Verdict : double miam ssi on aime le brocolis.

Une soupe donc, et un petit quelque chose pour l'accompagner, cela ma va parfaitement pour un repas disons raisonnable. Une tartine, un morceau de cake salé, ou comme cette fois-ci un chinois aux lardons et à l'emmental, qui a accompagné mes soupes tout au long de la semaine (et même des oeufs sur le plat, c'était simple mais divin...).



1 pâte à brioche (faite à la MAP, programme pâte seule, avec juste 1 c.c. de sucre, et sans sucre vanillé, mais évidemment, si vous avez votre propre recette, c'est aussi bien)
100 g de lardons
100 g d'emmental râpé
1 échalote hachée (facultatif)

Pendant la levée de la pâte à brioche, faire griller les lardons dans une petite poêle, avec l'échalote hachée. Egoutter sur du papier absorbant.
Quand la pâte est prête, préchauffer le four à 180 °C, sortir la pâte de la MAP, l'étaler en rectangle sur un plan de travail fariné (environ 30 x 40 cm).
Répartir l'emmental et les lardons sur la surface de la pâte en laissant une marge de 1-2 cm sur les bords.
Rouler la pâte, puis la couper en huit tranches.
Les disposer dans un moule à manqué beurré (ou en silicone).
Enfourner 30 minutes à 180 °C.
Déguster tiède (passer l'escargot 30 secondes au micro-ondes pour lui redonner du moelleux).


Enfin, comme il me restait de la crème mousseline de mon fraisier, j'en ai fait une crème d'amandes pour l'utiliser dans un chinois aux amandes et pépites de chocolat :



1 pâte à brioche
de la crème d'amandes (cette recette convient très bien, pour le reste aussi)
100 g de pépites de chocolat

La marche à suivre est la même que pour le chinois salé.
Curieusement, ce chinois est meilleur froid : chaud, il est trop écoeurant.

samedi 15 septembre 2007

Ratatouille (à quatre mains) en souvenir de Simone et Léon



Chère Simone, cher Léon,

Que de temps a passé depuis notre dernière rencontre. Dix ans peut-être, ou plus... Je ne sais plus très bien. Il est vrai que nous ne sommes plus beaucoup venus vous voir à la fin... Et puis, il y a eu cette année que j'ai passée à Vienne, une année fort agitée, et je dois avouer qu'à l'époque, j'étais tellement absorbée par mes tourments existentiels et amoureux que plus rien d'autre n'existait à mes yeux. Alors, vous aussi, je vous ai un peu oubliés...
Pourtant, c'est avec plaisir que nous venions vous rendre visite, tous les trois, avec maman (je lui demandais parfois : "Quand est-ce qu'on va voir Simone et Léon ?"). Je me souviens avec émotion des goûters que vous nous prépariez, de la brioche que vous alliez acheter exprès pour l'occasion et que vous réchauffiez pour qu'elle soit tiède et bien moelleuse. Je me souviens du thé, que vous nous serviez dans un joli service en porcelaine - je mettais un petit sucre (ou deux ?) dans ma tasse, car je n'avais pas l'habitude du thé anglais ; je n'en avais peut-être même jamais bu avant - et je m'y brûlais souvent les lèvres, d'impatience.
Vous nous demandiez quelles étaient les dernières nouvelles, si tout se passait bien à l'école, en quelle classe nous étions, et aussi si toute la famille allait bien, papa, grand-père, grand-mère.
J'aurais aimé pouvoir vous inviter à mon tour, aujourd'hui, chez moi, chez nous (mon amoureux et moi), pour vous raconter les dernières nouvelles, autour d'une brioche maison et d'une tasse de thé parfumé. Et puis, j'aurais aimé entendre vos souvenirs sur cette période pendant laquelle vous vous êtes occupés de moi, cette courte période pendant laquelle vous avez été mes nounous, en remplacement de grand-père et grand-mère alors en voyage.
La dernière fois que maman est venue à la maison, nous avons préparé une ratatouille ensemble. J'étais non seulement ravie de cuisiner à quatre mains, mais j'ai également eu une chaude pensée pour vous, qui nous aviez fait découvrir ce plat...
Vous me manquez drôlement aujourd'hui.

Je vous embrasse bien fort.

E.

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Ratatouille



3 courgettes
2 petites aubergines
1 poivron rouge
1 poivron jaune
6 tomates
2 oignons
3 gousses d'ail
3 feuilles de laurier
1 c.s. d'herbes de Provence
huile d'olive
sel
, poivre

Eplucher les tomates (pour les
heureux/ses propriétaires d'un Zyliss), sinon les monder après les avoir plongées quelques secondes dans de l'eau bouillante, puis les couper en fins quartiers.
Emincer les oignons.
Faire chauffer un peu d'huile dans une grande poêle, faire revenir les oignons, puis ajouter les tomates. Laisser cuire quelques minutes à feu vif, saler et poivrer, puis baisser le feu.
Pendant ce temps, couper les aubergines et les courgettes en demi-rondelles, et émincer les poivrons après les avoir épépinés.
Retirer les tomates du feu. Réserver.
Dans un grand faitout, chauffer de l'huile et faire revenir séparément aubergines, courgettes et poivrons.
TOUT remettre dans le faitout (les tomates aussi), ajouter l'ail épluché et dégermé, les herbes de Provence, le laurier, saler, poivrer, mélanger et laisser mijoter à feu doux pendant 2 heures au moins.


vendredi 3 août 2007

Le rendez-vous des losers (?), et pousses de petits pois




Depuis le 17 juillet, je suis étonnée de voir la masse de personnes qui atterrissent chaque jour sur ce blog en tapant "rater sa vie" ou "comment rater sa vie" sur Google. C'est une démarche intéressante et originale que de chercher à rater sa vie, et je suis flattée que l'on vienne me consulter pour une question si... cruciale (un peu comme on consulte Mercotte pour les macarons, ou Loukoum°°° pour les cheesecakes). Mais je suis désolée de décevoir tous les apprentis losers qui pensent trouver leur bonheur ici : je n'ai pas la recette miracle (et puis quoi encore ? si vous voulez devenir des losers, démerdez-vous).

Si je ne peux rien faire pour les gens en quête de lose, je peux en revanche redonner espoir à ceux qui, comme moi, n'aiment pas (beaucoup) les petits pois : il reste les pousses de petits pois, qui sont délicieux. Au passage, c'est la première et sans doute la dernière recette un peu light que vous trouverez sur ce blog (chez moi, on ne plaisante pas avec la cuisine).

Pousses de petits pois, tout simples



pousses de petits pois (les miens sont conditionnés en barquettes ; je n'en ai jamais acheté, c'est ma maman qui me fournit)
vin de riz (Shao Hsing)
huile
neutre (tournesol, par exemple)
sel, sucre

La marche à suivre est simplissime :
Laver les pousses de petits pois dans un saladier d'eau. NE PAS EGOUTTER.
Chauffer une poêle (ou un wok), avec de l'huile.
Prendre les pousses de petits pois avec la main et les déposer dans la poêle (avec l'eau qui goutte).
Laisser cuire quelques minutes, verser une giclée de vin de riz, du sel et un peu de sucre, mélanger, laisser cuire 1 minute.
C'est tout.

Ca ne fait pas un repas, mais quand on a mangé trop lourd les repas précédents, c'est très bien avec un peu de riz (ici : riz basmati et riz rouge complet mélangés). Simple et léger. Ca permet de se lâcher sur le dessert.

(A celles et ceux qui croient que je suis au bord de la dépression : il en faut plus pour m'abattre. Finie la lose attitude. Je serai bientôt docteur et pour fêter ça, j'organiserai LE pot de thèse du siècle, avec les meilleurs macarons de la galaxie (après ceux de P.H., bien entendu, il faut être modeste, comme le répète souvent ma maman)).


Merci les filles.