samedi 21 juin 2008

Du blues dans ma marmite (Monochrome et lunchboxes)



Gracianne et Estèbe, je suis désolée : cette fois-ci, il ne s'agit pas d'une recette en musique.
De plus, pas de groove, mais plutôt du blues dans ma marmite.

Une ritournelle triste et lancinante qui s'accorde bien avec des lunchboxes disant la monotonie du quotidien.

Monochrome
(Dominique A & Yann Tiersen)

Anyway I can try anything it's the same circle leading to nowhere and I'm tired now
Anyway I've lost my face, my dignity, my look, everything is gone and I'm tired now


Don't be scared, I found a good job and I go to work every day on my old bicycle you loved


I am piling up some unread books under my bed and I really think I'll never read again

No concentration, just a white disorder everywhere around me you know, I'm so tired now


Don't worry, I often go to dinners and parties with some old friends who care for me, take me back home and stay


Monochrome floors, monochrome walls

Only absence near me
Nothing but silence around me
Monochrome flat, monochrome life
Only absence near me
Nothing but silence around me

Sometimes I search an event or something to remember but I've really got nothing in mind

Sometimes I open the windows and listen people walking in the downstreets
There is life out there

Don't be scared, I found a good job and I go to work every day on my old bicycle you loved

Anyway I can try anything it's the same circle leading to nowhere and I'm tired now
Anyway I've lost my face, my dignity, my look, everything is gone and I'm tired now


Don't worry, I often go to dinners and parties with some old friends who care for me, take me back home and stay

Monochrome floors, monochrome walls

Only absence near me

Nothing but silence around me

Monochrome flat, monochrome life

Only absence near me

Nothing but silence around me



Riz blanc
Chili con carne
Kiwi
Muffin au chocolat
Clémentine
Thé vert Longjing


Soupe de riz au poulet
Concombre à l'ail et huile de sésame
Crumble poire-choco-spéculoos
Muffin au chocolat
Thé vert Longjing


Soupe d'Ase
Sandwiches jambon beurre
Carrés aux flocons d'avoine et haricots rouges
Orange sanguine
Thé Montagne Bleue


Sandwich aubergine et courgette grillées, mozzarella, basilic
Yaourt + confiture de framboises + framboises (surgelées, qui gardent le yaourt froid)
Cookie moelleux chocolat pécan
Clémentine
Thé vert menthe


Bun au chili con carne
Carottes râpées, graines de tournesol
Pomme
Cake au chocolat
Café


Ebly, lapin à la cocotte de Patoumi (inutile de chercher la recette, elle n'est pas sur le blog ;-))
Petits-beurres de Lorient, en provenance de Rennes
Yaourt + confiture de framboises + framboises (surgelées)
Thé vert Longjing


Pâtes biavetta cuites au bouillon + petits légumes
Purée de pommes Côteaux Nantais
Cookies moelleux chocolat pécan (emballés)
Chocolat Ildefonso, rapporté de Vienne
Café


Muffin schnitzel salade (nostalgie du "Schnitzelsemmel")
Pomme
Biscuits sablés au citron (j'ai oublié la marque)
Côte d'Or noir noisettes
Thé vert menthe


Taboublé fraîcheur
Mini sandwiches au Boursin (?)
Pomme
Côte d'Or noir
Sablés de la Mère Poulard


Riz blanc, mapo doufu
Soda bread + Dairygold
Barre de céréales de Clea
Pomme
Lait de soja de ma maman (bouteille recyclée)


Pasta alla Kriskova
Cake au chocolat de Maja
Ch'ti gaufrette (rapportée du Nord par mon poulet)
Poire chinoise
Yaourt aux myrtilles
Boisson au thé vert + baies de goji


Soba sautées aux carottes et courgettes
Pain au lait (pour le goûter)
Financier au citron
Compote de pomme
Boisson au thé vert + pêche


Quiche lardons-pommes de terre
Carottes râpées
Ch'ti gaufrette
Compote de pomme
Banane
Eau (bouteille recyclée)


Bagel végétarien (tomate, salade, fromage frais, guacamole)
Cake au saumon fumé et ciboulette
Vollkornbrot + beurre
Yaourt à la framboise
Eau (bouteille recyclée)


Salade de lentilles au saumon fumé
Mâche, vinaigrette
Nectarine
Pleyel
Vollkornbrot + beurre
Yaourt à la framboise
Eau (bouteille recyclée)


Chili con carne et riz
Mara des bois
Brioche au chocolat
Yaourt aux framboises
Carrot cake de Kriskou (glaçage au cream cheese)
Thé vert menthe


Tarte carottes emmental (inspirée de celle-là)
Salade, vinaigrette
Framboises, cerises napoléon
Yaourt aux framboises
Petit gâteau au matcha
Thé vert menthe


Club sandwich un peu comme chez Lilo, mais avec des crevettes à la place du crabe
Club sandwich houmous + graines germées (alfafa/luzerne)
Côte d'Or noir noisettes
Carrot cake sans glaçage (car décongelé. En fait, c'est excellent même sans le glaçage)
Fraises de Sologne, cerises napoléon
Eau (bouteille recyclée)

Du groove dans la marmite (Paula Tsui et soupe de riz)



Gracianne et Estèbe nous ont demandé de faire groover nos marmites à l'occasion de la fête de la musique.



Retournons 29 ans (disons 30 ans, pour arrondir) en arrière.
Nous sommes à la fin des années 70. J'existe déjà, mais je suis minuscule.
Dans notre appartement aux papiers peints fleuris, papa et maman Mango écoutent de la Cantopop hong-kongaise.
Un jour, sans prévenir, je me mets à chanter Feng yu tong lu de Paula Tsui (Tsui Siu Fung). Ma maman est stupéfaite, car personne ne me l'a jamais apprise.

C'est l'époque où je ne parle pas encore le français, et où je regarde Des chiffres et des lettres avec la plus grande fascination.
C'est l'époque où j'aime porter les lunettes de soleil de ma maman qui me font des yeux de mouche.
C'est l'époque où mon papa essuie mes larmes quand j'ai un gros chagrin.
C'est l'époque où Didi et Néné (mon papy et ma mamie) nous font de la soupe de riz.


Soupe de riz toute simple



Mettre le riz dans une casserole et le rincer.
Verser 10 à 12 fois son volume d'eau (c'est-à-dire que pour 1 verre de riz, il faut 10-12 verres d'eau) et porter à ébullition.
Laisser cuire à feu doux jusqu'à ce que le riz soit réduit en bouillie, disons 1h-1h30 (rajouter de l'eau en cours de cuisson si la bouillie devient trop épaisse).
Servir avec un peu de sauce soja, ou de Viandox. Sinon, avec des cacahuètes grillées et salées, comme Didi.

A déguster en écoutant la kitchissime chanson Feng yu tong lu (association hautement subjective).

C'est régressif. Et réconfortant.

Pour une recette de soupe de riz plus élaborée, voir par là.

******

En cherchant Paula Tsui, j'ai trouvé tout plein de madeleines de Proust sur YouTube. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ces génériques de séries télé hong-kongaises qui ont bercé mon enfance, après Paula. Dans le premier, The Duke of Mount Deer, vous pourrez d'ailleurs y reconnaître un merveilleux acteur.

samedi 14 juin 2008

Je mange des légumes



Ces derniers temps, un phénomène étrange semble frapper certaines gourmandes : l'éclosion soudaine et inexpliquée de brioches dodues en lieu et place du ventre. Et de toute évidence, j'ai été frappée moi aussi. Pourtant, je ne comprends pas. Je ne vois pas ce qui aurait pu me faire grossir, car comme vous le savez, j'ai toujours mangé avec la plus grande modération.

La vie est donc profondément injuste (mais ça, je l'ai toujours su).

Mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Pour venir à bout de cette insidieuse brioche, j'ai décidé de suivre l'exemple de Lilo : je vais me mettre aux graines germées (mangeons peu, mangeons bien).

Et puis, j'ai décidé de manger plus de légumes.


Le carrot cake parfait de Natalia (recette originale ici)



pour un moule à manqué ou un moule rectangulaire standard (ca. 26 x 20 cm)

300 g de carottes finement râpées
200 g d'amandes en poudre
50 g de noix de pécan hachées
4 oeufs
60 g de farine
175 g de sucre blond ou roux (ici : 160 g de sucre blond)
1 sachet de levure chimique
1/2 c.c. de sel
1 citron (non traité !)
1 c.c. rase de cannelle en poudre
(10 g de beurre pour le moule)

Pour le glaçage :
1 blanc d'oeuf
175 g de sucre glace
jus d'1/2 citron jaune

Préchauffer le four à 180 °C.
Travailler les jaunes et le sucre jusqu'à ce qu'ils blanchissent et deviennent mousseux.
Ajouter le zeste du citron, puis la farine, le sel, la levure, les amandes et les noix de pécan, la cannelle, les carottes finement râpées et enfin le jus de citron.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation précédente.
Beurrer largement le moule (sauf si en silicone) et y verser la préparation.
Enfourner 50 min (voire 1h, tout dépend du four) à 180 °C.

Préparer le glaçage en fouettant le blanc d'oeuf avec le sucre glace et le jus de citron.
Lorsque la consistance est homogène, napper le gâteau avec le glaçage en laissant couler sur les bords.
Egaliser à l'aide d'une spatule, et laisser sécher au moins 12h.
Ce gâteau se garde plusieurs jours. Il vaut mieux attendre 24h avant de le déguster, comme le préconise Natalia. L'idéal est donc de le préparer la veille.

Comment j'ai été conquise :
Un jour où nous déjeunions ensemble à l'Arobase Café (pour changer du Club des Lettres), Natalia eut l'idée saugrenue de m'offrir deux petits carrés de carrot cake maison. N'importe quoi. Comme si j'avais une tête à manger des gâteaux avec des légumes dedans... Mais dès la première bouchée, j'ai compris que j'étais passée à côté de quelque chose. Dire que j'ai snobé tous les carrot cakes qui ont croisé mon chemin...


Le gâteau choco-courgette de la Belle au Blé Dormant (recette originale ici)



pour un tout petit moule à cake de 20 cm de longueur

100 g de courgette (moins d'1 courgette)
20 + 100 g de sucre blond de canne
80 g de poudre d'amandes
2 blancs d'oeufs
1 c.s. de crème (végétale - riz, soja, amande... - ou non)
150 g de chocolat noir à 70%
50 g de farine de riz complet
une pincée de sel

Préchauffer le four à 200 °C (initialement : 210 °C).
Râper la courgette, ajouter 20 g de sucre et mélanger.
Mélanger les amandes avec les blancs d'oeufs, la crème et les 100 g de sucre restants.
Faire fondre le chocolat (au bain marie ou au micro-ondes) et l'ajouter au mélange.
Ajouter la farine de riz et la courgette, ainsi qu'une pincée de sel.
Verser la pâte dans le moule à cake et enfourner environ 35 minutes à 200 °C (initialement : 30 à 40 minutes à 210 °C).

Vu le côté humide et à peine cuit du gâteau, il n'est pas aisé de couper des tranches nettes, mais c'est un détail. En s'appliquant un peu, on s'en sort tout de même.
Côté goût, ce gâteau est légèrement différent d'un gâteau au chocolat classique, mais si on ne sait pas qu'il y a de la courgette dedans, on ne peut pas le deviner. Moi, ça me plaît de faire deviner, après coup ;-)

Une fois de plus, merci à Loukoum°°°, qui n'est pas l'auteur de la recette, mais qui m'en a rappelé l'existence. Et merci à la Belle au Blé Dormant, naturellement.

jeudi 5 juin 2008

Quand Kriskou invite Mingou (pasta & tartelettes)



Quand la Mangue se retrouve toute seule pendant une semaine, ben elle fait son Caliméro auprès de ses copines. Et parmi elles, il en est une qui a tellement pitié qu'elle lui dit : "Viens manger à la maison un soir".
Héhé ! Chouette, chouette, chouette ! Je m'imagine un vrai festin avec moultes verrines, crevettes à la citronnelle et au combava, tatin de tomates cerises au miel de romarin, pastilla à l'agneau et aux aubergines, cheesecake cresson-menthe soyeux et fondant de winneuse, raviolis tomate mozzarella et sauce basilic-piment d'Espelette. Et en dessert, pourquoi pas un cheesecake au matcha, une fraîcheur de pamplemousse à l'Algothé, ou un moelleux au chocolat, caramel et sorbet aux fruits de la passion ? Il faut bien ça quand on reçoit une copine de blog, non ? Au moins, car rappelez-vous, je n'ai pas vraiment un appétit de moineau.
Mais c'est oublier que Madame Kriskou habite au 11 ter boulevard de la flemme culinaire. Alors, au menu, il y aura juste une salade de pâtes.


(pour voir la recette, cliquer sur la photo)

Mais attention, pas n'importe quelle salade de pâtes. LA salade de pâtes. La meilleure de la Terre (celle de Jamie Oliver peut aller se rhabiller vite fait).
Kriskou, non seulement elle sait jouer du luth, faire de sublimes confitures, finir une thèse (oui, parce que commencer une thèse, tout le monde sait faire...), gagner des concours de cuisine, écrire des saynètes trop drôles, décrocher un poste de maître de conf', mais en plus, elle arrive à vous faire tomber amoureuse d'une salade de pâtes.
La conclusion de tout ça : Vive la flemme culinaire à la Natalia !

Quant à moi, j'ai apporté le dessert (déjà testé et approuvé pendant les fêtes de fin d'année. Merci Loukou !).

Tartelettes framboise macaron (de Loukoum°°°, qui a adapté la recette de Tambouille)



pour 3 tartelettes

Pour la pâte sablée (toujours la même, qui vient d'ici. Ces quantités permettent d'obtenir environ 8 fonds de tartelette) :
250 g de farine
125 g de beurre demi-sel, coupé en petits dés
100 g de sucre glace
1 c.c. d'extrait de vanille
1 oeuf

Pour la garniture :
1 blanc d'oeuf
1 pincée de sel
un peu de colorant rose (facultatif)
50 g de sucre glace
25 g de poudre d'amandes + 3 c. à soupe
5-6 c.s. de framboises surgelées

Préparer la pâte sablée :
Dans un grand saladier, mélanger la farine et le sucre glace.
Quand le mélange est bien homogène, ajouter le beurre et sabler du bout des doigts pour bien amalgamer l'ensemble.
Ajouter ensuite l'oeuf et travailler la pâte pendant quelques instants seulement (ne pas prolonger cette étape pour ne pas la rendre élastique).
Fraiser la pâte (la travailler avec la paume de la main jusqu'à ce qu'elle ne colle plus et soit complètement homogène).
La rassembler en boule, puis l'aplatir en une galette, l'envelopper dans du film alimentaire et la mettre au frais 1h.
Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler sur un plan de travail fariné, sur 2 à 3 mm d'épaisseur.
Découper des disques de pâte un peu plus grands que les moules à tartelette, en garnir les moules, et piquer légèrement les fonds avec une fourchette (les fonds de tartelette qui sont en trop peuvent être congelés crus, dans les moules, pour une utilisation ultérieure).
Saupoudrer chaque fond de tartelette d'1 c.s. de poudre d'amandes, bien répartir.
Préchauffer le four à 200 °C.

Battre le blanc en neige avec une pincée de sel.
Ajouter le colorant (facultatif), puis le sucre glace et le reste de la poudre d'amandes, et incorporer délicatement avec une spatule.

Répartir les framboises sur les fonds de tartelette, puis verser l'appareil et enfourner une vingtaine de minutes à 200 °C.

Saupoudrer éventuellement de sucre glace.

******

Pour ceux qui n'auraient pas compris, le repas fut excellent bien que très simple (en vérité, point de flemme culinaire : nous nous étions mises d'accord pour que ce soit simple). Pour ma part, j'ai déjà fait sa salade de pâtes deux fois (de mémoire. J'ai rajouté quelques feuilles de mâche et oublié le piment d'Espelette), et mon poulet me l'a encore réclamée ces jours-ci.
Bref, si un jour vous avez l'occasion de goûter à la cuisine de Natalia, vous pouvez y aller les yeux fermés : elle sait faire chanter les casseroles comme personne !

jeudi 29 mai 2008

Un dimanche au Jardin des Plantes



Nous avons retrouvé, dimanche, une Nini espiègle et joyeuse. Qui court, saute, se cache, rit, nous fait des câlins (parce qu'on lui a manqué), râle (parce qu'elle a soif)... et pose des questions :



Images d'un dimanche avant la grisaille.



















Sinon, j'ai fait une découverte fondamentale ces temps-ci : la perfection est bien de ce monde.

lundi 19 mai 2008

Mets et mots d'amour ("Carnitas !")



Comme vous le savez certainement, je suis une fille pas très douée.
Non contente d'être une handicapée du célibat, même temporaire (encore que... je fais des progrès. Ces derniers jours, j'ai réussi à m'occuper de façon plus intelligente que la dernière fois. J'ai trouvé de la compagnie ; passé une soirée très agréable avec une crevette bien dorée ; papoté le même jour avec monsieur Bruno, pendant trois quarts d'heure, alors qu'il s'apprêtait à fermer ; dîné chez la plus gourmande des musicologues, où j'ai pu voir, toucher et entendre un luth en vrai, ainsi qu'apprendre une excellente nouvelle. Toute seule, je me serais sans doute laissée aller...), je suis également une handicapée de l'expression des sentiments.
C'est que dans la famille Mango, on n'est pas du genre démonstratif, à se dire des "je t'aime", des "tu m'as manqué", ou des choses obscènes de la sorte. Dans le domaine affectif, la réserve est de mise, et l'on préfère de loin les mets aux mots.
Ainsi, quand papa Mango me prépare, à la veille d'un départ en voyage, du mapo doufu, de l'omelette à la ciboulette chinoise, et/ou des dou sha bao, je sais ce qu'il veut dire, il n'y a pas besoin de mots.
Quand maman Mango nous reçoit le dimanche pour de vrais festins, ou bien quand elle me livre du lait de soja (maison) à domicile, il n'y a pas besoin de mots non plus.
Alors, c'est vrai, je suis comme eux. Pour dire "je t'aime" (argh, ça m'écorche la langue) à mon poulet, j'ai mon vocabulaire et mes mets d'amour : cookies moelleux, guacamole, truffade, macarons au chocolat, etc.
Et pour son retour après une (longue) semaine d'absence, j'ai sorti les carnitas, et tout ce qui va avec...
Est-il nécessaire que je traduise...?



Un jour de juin 2003, j'ai reçu un courriel intitulé "Carnitas !". Il venait d'un thésard en anglais (portant un nom à consonance slave, mais ayant des origines mexicaines, cherchez l'erreur) qui avait été mon binôme au stage de powerpoint pour doctorants quelques mois auparavant (stage poilant où on s'était marrés à faire des animations loufoques sur les diapos) et qui m'invitait à une fête chez lui, dans le 19ème. Au menu : carnitas, tortillas, salsa, etc.
C'est là que j'ai découvert les carnitas : une viande confite, fondante, la meilleure garniture qui soit pour les tacos.

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Carnitas ! / porc confit à l'orange (recette de Saveurs mexicaines)
pour 2 amoureux

500 g de viande de porc (échine et épaule)
150 g de saindoux
1 gousse d'ail
zeste d'1/4 d'orange (non traitée !)
jus de 2 oranges fraîchement pressé
1/2 c.s. rase de muscovado ou de sucre roux
1/2 c.c. d'origan sec

Détailler la viande en (gros) cubes et la saler.
Faire fondre 2 larges cuillérées à soupe de saindoux dans une (petite) cocotte en fonte (ou une casserole, si vous n'avez pas de cocotte en fonte).
Eplucher la gousse d'ail et la plonger dans le saindoux chaud (attention aux projections !).
Quand elle est bien dorée, la retirer avec une écumoire et la jeter.
Plonger les cubes de porc dans le saindoux et les saisir sur toutes les faces, puis les égoutter et les réserver.
Placer le reste du saindoux dans la cocotte.
Quand il est parfaitement fondu et bien chaud, remettre les cubes de porc dans la cocotte, et les faire cuire environ 1h30 à feu très très doux (pour que la viande soit bien moelleuse et confite).
Quand la viande est parfaitement tendre, la retirer de la cocotte et jeter le saindoux.
Remettre la viande dans la cocotte, ajouter le jus et le zeste d'orange, le sucre et l'origan, et faire cuire jusqu'à évaporation du liquide (soit 30 minutes, d'après Laurange). La viande doit être légèrement dorée et caramélisée.
Effilocher la viande et la servir avec des tortillas de maïs chaudes pour confectionner des tacos.

Remarque : j'ai obtenu des carnitas un peu croustillants, du fait de morceaux coupés trop petits. La prochaine fois, je les ferai plus gros.

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Salsa de chile de arbol / sauce aux piments de arbol (recette de Saveurs mexicaines aussi)
pour un (tout) petit bol

8 piments de arbol séchés (15 dans la recette originale, mais avec 8 on obtient déjà un résultat volcanique), à Paris on les trouve à l'Epicerie de Bruno
2 tomates
6 gousses d'ail
sel
huile

Couper les queues des piments et les débarrasser de leurs graines.
Rassembler les piments dans une petite casserole et les couvrir d'eau.
Porter à ébullition, éteindre et couvrir.
Laisser les piments se réhydrater une dizaine de minutes.

Faire griller 4 gousses d'ail non épluchées, dans une poêle à sec et à feu vif.
Quand elles sont bien dorées, les retirer du feu, et les laisser refroidir.
Les éplucher, retirer les parties noircies ainsi que les germes.

Eplucher les tomates (à l'aide de ce merveilleux ustensile, sinon, les plonger dans de l'eau bouillante quelques secondes, les passer sous l'eau froide avant de retirer la peau).
Mixer les tomates avec les piments (et leur eau), les gousses d'ail grillées et les gousses d'ail crues épluchées et dégermées, jusqu'à l'obtention d'une sauce lisse et homogène.

Faire chauffer un filet d'huile dans une petite casserole.
Y verser la sauce et la faire revenir jusqu'à ce qu'elle fonce et épaississe légèrement (une dizaine de minutes).

Servir cette sauce, chaude ou froide, avec des tacos, mais surtout : AVEC PARCIMONIE, car ce sont tout de même des piments de force 8/10.

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Guacamole (c'est par là)

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Tortillas
La recette n'était pas concluante, et puis j'ai oublié les modifications que j'ai apportées.
Donc pas de recette.

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Une fois que vous disposez de tous les ingrédients, il suffit de prendre une tortilla et d'y mettre :
- une mini cuillérée à café de salsa, bien étalée,
- du guacamole,
- des morceaux de carnitas,
- des lamelles d'oignon rouge,
- des feuilles de coriandre.
Ensuite, envelopper et déguster.



Voilà, la parenthèse est refermée.

mardi 13 mai 2008

Une journée chez Arlette (bis) et les gaufres liégeoises de la mamie de Marie



Une fois de plus, je me suis laissée entraîner chez les gauchistes.

Samedi, j'ai accepté d'accompagner mon révolutionnaire de poulet à la fête de LO, en échange de quoi il m'a promis moults truffade, churros, galette saucisse, assiette indienne, fraises, gâteaux, thé à la menthe, jus de fruits frais, gaufre, chocolat chaud, etc (je crois qu'il commence à bien me connaître).
Et il a tenu sa promesse (normal, c'est un (vrai) homme de gauche ;-)).

Nous sommes arrivés autour de midi, et comme il faisait déjà faim, nous avons commencé le parcours gastronomique par la traditionnelle galette saucisse,



que nous avons dégustée tout en découvrant le village médiéval.



Un nouveau stand a attiré notre attention : celui de Dame Cornélie, qui pétrissait son pain devant les visiteurs, et leur expliquait à quel point c'était simple de faire son pain soi-même (sans MAP, il va sans dire)...





Ensuite, place aux choses sérieuses : je me suis laissée tenter une fois de plus par le menu de l'Indoustand (tenu par la RATP). Kabab au curry, achards de légumes épicés, riz aux quatre parfums, halwa au safran (donné à mon poulet, because noix de coco : beurk beurk beurk) et nectar de mangue. Délicieux.



J'ai aussi pioché dans la double portion de truffade que mon poulet a réussi à obtenir après vingt bonnes minutes d'attente.



En dessert, il y eut une barquette de fraises, et pour faire passer tout ça, un thé à la menthe.



Après de telles bombances, une sieste s'est imposée à nous.



Cette année, point de carrousel de la connaissance : je n'avais aucunement envie de réfléchir, mais envie au contraire de me vider la tête (ah, les ravages de la thèse...) et de me remplir le ventre ;-).
En milieu d'après-midi, nous avons assisté aux facéties poético-philosophico-politico-burlesques de Gustave Parking, visité la librairie et la Cité du roman, avalé des litres de jus de fruits frais.
Et puis, dès que j'ai de nouveau eu un peu de place dans mon estomac, nous avons attaqué le goûter :



J'ai attendu presque une demi-heure pour la gaufre liégeoise, qui fut un poil décevante. J'ai apprécié la texture briochée, mais elle n'était finalement pas si sucrée que ça (j'ignore s'ils suivent scrupuleusement cette recette, mais je n'aurais pas dit non à un voile de sucre) et le côté caramélisé ne ressort pas tant que ça non plus, alors que l'odeur à la cuisson est vraiment délicieuse. Bref, pas aussi décadente qu'on ne l'annonçait.
Les churros, en revanche, n'ont jamais été aussi bons, et je ne parle pas du chocolat chaud, d'excellente qualité comme toujours.



Le marathon gourmand s'est terminé par une salade lyonnaise, puis une chorba à la tombée de la nuit, pendant le concert de Volo.



Nous sommes rentrés samedi soir, fatigués et repus.
Quand je pense à tout ce que je n'ai pas pu goûter (le confit social, les spécialités antillaises, les tapas, les crêpes canadiennes, etc), je regrette de n'avoir qu'un seul estomac.
Un point positif tout de même : mon poulet ne s'est pas fait draguer par Arlette, qui était absente ce jour-là ;-)

******

Je profite de ce billet pour reparler de gaufre liégeoise et vous livrer une recette que j'ai reçue de Marie, une lectrice belge. Selon ses dires, il s'agit des "meilleures gaufres qui soient" (et là, ma conscience m'interdit de garder la recette que pour moi).
N'ayant toujours pas de gaufrier, je n'ai pas eu l'occasion de les tester. Mais il n'y a pas de raison pour qu'elles ne soient pas bonnes...

Les gaufres liégeoises de la mamie de Marie

600 g de farine tamisée
300 g de beurre (200 g de beurre + 100 g de margarine)
200 g de sucre perlé
100 g de sucre semoule
60 g de levure fraîche
3 oeufs entiers
1,5 dl de lait tiède
une pincée de sel et de la cannelle (selon ses goûts)

Faire un puits au milieu de la farine.
Dans ce puits, émietter la levure, y ajouter le lait tiède ainsi que le sucre semoule (et mélanger).
Laisser lever (pas d'indication de durée, mais selon Marie, la pâte doit être grumeleuse et avoir plein de petits trous ).
Ajouter ensuite les oeufs, le beurre ramolli/fondu, la cannelle et le sel.
Laisser lever la pâte 1h30, couverte d'un linge propre, dans un endroit relativement chaud.
Incorporer le sucre perlé et cuire.

******

A part ça, je suis de nouveau seule, et cette fois-ci, c'est pour la semaine : monsieur est parti changer le monde. Si c'est pas malheureux d'être maquée avec un révolutionnaire...