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dimanche 31 janvier 2010

Le coca chaud et la soupe violette (travail 1 - Mingou 0)



Le travail, c'est super. Il me semble que je vous l'ai déjà dit. Mais j'avais oublié une chose : le travail et moi ne sommes pas très copains à l'origine. J'ai voulu jouer les femmes actives genre épanouies et sportives (un matin, j'ai tenté la piscine à l'ouverture, comme avant, et j'ai enchaîné avec le boulot) et tout et tout, mais ce n'était pas moi.
Moi, je suis faite pour cocooner, lire sous la couette, faire des gâteaux au chocolat et prendre des goûters dans de mignons salons de thé.
Alors, forcément, mon corps n'a pas tenu le choc.

Il a fallu garder le lit pendant un week-end entier et rester deux jours supplémentaires à la maison. Et boire du coca chaud au gingembre, pour faire du bien au ventre, alors que je rêvais de raclette, de tonkatsu, de gâteau au chocolat, de carrot cake, de cordons-bleus (c'est la faute de Mademoiselle K., qui m'a tenu compagnie pendant ces quelques jours), et de tant d'autres choses.



Le coca, il faut le faire chauffer avec du gingembre, et le touiller pour faire partir les bulles.

Le pire, c'est que malgré ces quatre jours d'agonie et de privations, JE N'AI PAS PERDU UN SEUL KILO. LA VIE EST TROP INJUSTE.

Depuis, la routine a repris son cours. Tantôt Romy Madley Croft, tantôt Natasha Khan m'accompagnent dans mes trajets quotidiens. Benjamin B. s'y invite de moins en moins (il est trop associé à cette période de bonheur parfait d'avant Noël), mais nous aurons bientôt la chance d'aller le voir et l'écouter en vrai.
Bientôt, j'aurai aussi la chance d'aller rendre visite à une fille qui, entre autres choses, a de la moquette dans sa cuisine. Comme quoi, personne n'est parfait, même pas elle.
Sinon, je fais des soupes violettes en ce moment, qui me feraient presque passer pour Bridget Jones, sauf que, comme vous le devinez, je ne suis pas blonde.

Potée aux carottes multicolores et aux diots fumés de Savoie



Vous prenez des carottes multicolores (orange, si vous voulez une potée normale), des pommes de terre, un poireau, un demi-chou frisé, vous coupez tout en petits morceaux et vous mettez tout dans une marmite.
Recouvrez d'eau. Ajoutez-y quatre diots fumés de Savoie - ou des saucisses de Montbéliard, c'est bien aussi -, une tablette de bouillon de légumes bio, quelques feuilles de laurier, du sel et du poivre, portez à ébullition, et laissez cuire entre 30 et 45 minutes à couvert et à feu moyen.

Le bouillon devient tout violet, mais pas d'inquiétude, la potée a un goût tout à fait normal.



C'est le genre de plat qu'on peut préparer à l'avance et réchauffer le soir en rentrant du travail (c'est même meilleur réchauffé). Ca se congèle très bien aussi (dans ce cas, je préfère retirer les saucisses).

dimanche 27 décembre 2009

De retour des Antilles, avec plein de choses à boire



Il y a dix jours, alors que le chaos semblait régner en métropole, nous étions de l'autre côté de l'Atlantique.
En Guadeloupe.

Nous avons traversé des champs de canne à sucre, nagé au milieu de jolis poissons, vu des plantes extraordinaires, mangé plein de maracudja, pris un bain d'eau chaude dans un petit bassin naturel, eu une panne de voiture, attrapé des coups de soleil, vu des poissons volants, des iguanes, des colibris, des touloulous, des papayes géantes... et puis tout ça aussi :












La plage du Souffleur, la plus paisible et la plus chouette plage de l'île...














Vous ne le voyez sans doute pas, mais les petits tubercules dans la corbeille orange portent le nom de "pas possibles".








C'est un peu la "fête du carrelage", comme dit mon poulet...



Du coup, j'ai raté la première neige de l'hiver (bouhouhouh...).

De retour à la maison, j'ai un peu mal à me remettre aux fourneaux. Mais comme nous avons rapporté dans nos valises plusieurs cubis de rhum, au moins nous ne mourrons pas de soif. Héhé.

Planteur



pour une bouteille de 1 l

1/5 l (voire 1/4 l) de rhum blanc agricole (ou rhum vieux)
1/4 l de jus d'orange
1/4 l de jus d'ananas
1/4 l de jus de goyave
2 c.c. de sirop de canne
3 c.c. de sirop de grenadine
1 bâton de cannelle
1 gousse de vanille (fendue dans la longueur)

Dans une bouteille, mélanger le rhum et les jus.
Ajouter les sirops, la cannelle et la vanille.
Fermer la bouteille et entreposer au frais pendant 24 heures.

******

Ti punch



pour un tout petit verre

1 c.c. de sirop de canne
1 rondelle de citron vert
un peu de rhum blanc agricole (Bologne, Damoiseau ou autre pourvu qu'il soit bon)

Dans le verre, écraser un peu le citron vert avec le sirop de canne.
Ajouter le rhum (quasiment jusqu'au trait pour les mini verres Duralex), mélanger.
Déguster avec un glaçon si on veut.

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Le rhum arrangé préparé en mars dernier et bien rangé au fond d'un placard s'est rappelé à notre bon souvenir. Il a pris une belle couleur ambrée, signe sans doute qu'il est enfin prêt à être dégusté.

Rhum arrangé à l'ananas et aux épices (recette de Melle Gudule, découverte grâce à Loukoum°°°)



pour un bocal de 1,7 l

1 ananas
1 gros pouce de gingembre épluché
4 bâtons de cannelle
1 pincée de citronnelle séchée
jus d'1 citron vert
2 gousses de vanille (fendues dans la longueur)
800 ml de rhum blanc agricole
100 g de sucre blond

Eplucher l'ananas et le découper en tranches.
Mettre l'ananas et le gingembre découpé en tranches, la cannelle, la citronnelle, le jus de citron vert, la vanille, le rhum et le sucre dans le bocal.
Mélanger et fermer le bocal.
Stocker dans un endroit frais et sec, à l'abri de la lumière, pendant 3 mois minimum. Secouer le bocal de temps en temps.

******

Je ne vous ai pas souhaité de joyeuses fêtes, mais nous avons de quoi trinquer, avec un peu d'avance, à l'année qui vient : qu'elle soit aussi belle et heureuse pour vous que 2009 le fut pour moi, finalement (ça, c'est du voeu 4 étoiles). Tchin !

mardi 14 avril 2009

A bas les fâcheux ! (et poulet contre la mauvaise humeur)



Marre des fâcheux, des sans-gêne.

Dans le métro, il y a ceux qui ECARTENT TELLEMENT LES JAMBES qu'ils vous collent au genou (si bien que vous n'avez plus qu'à utiliser votre sac comme rempart, en tentant de l'insérer entre votre genou et celui du fâcheux, ou bien en le posant carrément sur son genou).
Bah, où est le problème ?

Dans la rue, il y a ceux qui, marchant à plusieurs, occupent TOUTE LA LARGEUR du trottoir. Evidemment, il est hors de question de laisser le passage à ceux qui arrivent en face.
Bah oui, ils n'ont qu'à descendre sur la chaussée pour me laisser passer.

Dans le bus, il y a ceux qui, se croyant chez eux, conduisent leurs affaires - bancaires, professionnelles, ou autres -, par téléphone, en parlant AUSSI FORT QUE POSSIBLE, afin que tous les autres passagers puissent connaître leur vie dans les moindres détails.
Bah oui, ma vie est passionnante.

Sur les quais du métro, il y a ceux qui, au moment où les portes de la rame s'ouvrent, se posent PILE-POIL devant.
Bah oui, pourquoi laisser descendre les autres d'abord ?

Dans le métro encore, il y a ceux qui ne se tiennent pas à la barre, mais appuient LEUR DOS dessus, juste à l'endroit où se trouve votre main.
Bah, elle peut pas dégager sa main, celle-là ?!

Dans le métro toujours - mais ça marche aussi dans le bus, le tram et le RER -, il y a ceux qui posent leurs PIEDS sur les sièges en face.
Bah, où est le problème ? Je fais ce que je veux, où je veux. On est en démocratie, que je sache.

A part ça, rien.
J'avais envie de râler.
Mais en fait, c'est pour éviter de parler des sujets qui fâchent vraiment.

Une recette chinoise géniale pour passer ses nerfs : faire cuire des cuisses de poulet à l'eau et les débiter en morceaux à l'aide d'un gros hachoir bien tranchant. Avec le même hachoir, réduire ciboule et gingembre en purée. Ca défoule, et ça fait un plat délicieux par la même occasion.

Poulet Hainan (poulet froid à la sauce ciboule & gingembre)



pour 2 personnes en plat principal

2 belles cuisses de poulet fermier (bio, si possible)*
1 grosse tige de ciboule
environ 30 g de racine de gingembre
8 cl d'huile neutre (tournesol, ou mélange d'huiles)
1/2 c.c. de sel fin

Mettre les cuisses de poulet dans une grande casserole, couvrir d'eau et porter à ébullition.
Baisser un peu le feu et laisser cuire 15 à 20 minutes (selon la taille des cuisses).
Eteindre la plaque, couvrir et laisser 30 minutes.

Pendant ce temps, préparer la sauce :
Hacher finement la ciboule et le gingembre épluché (on peut les émincer grossièrement dans un premier temps, puis passer le tout au mixeur ; mais le résultat est meilleur lorsqu'on hache à la main), et mettre dans un bol. Ajouter le sel.
Faire chauffer l'huile** dans une petite casserole, et la verser sur le mélange ciboule gingembre (attention, ça fait schhhhpprrrooouu), en plusieurs fois.
Mélanger.

Lorsque les cuisses de poulet sont cuites, les égoutter et les rincer abondamment à l'eau froide.
Avec un gros hachoir bien tranchant, couper les cuisses en plusieurs tronçons (d'un coup sec) (proprement, si possible...).
Déguster froid, avec la sauce, et du riz blanc.



Remarques :

* Il est important d'utiliser des cuisses et non du blanc de poulet (les Chinois goûtent peu le blanc, qu'ils trouvent sec et fade - ils ont raison, d'ailleurs), et surtout du poulet bien élevé, selon la formule de notre amie Patoumi. C'est primordial pour avoir une chair tendre et goûteuse.

** L'huile chaude permet de faire "éclater" les saveurs de la ciboule et du gingembre.

Pour la dégustation, il faut faire attention aux éventuels éclats d'os. Mais si vous voulez savourer pleinement ce plat, prélevez la chair, mettez-la dans votre bol de riz, et versez la sauce par-dessus.



C'est trop trop bon ! Et ça met de bonne humeur.

P.S. : Au fait, j'ai changé les règles de mon jeu. Il y a quelque chose à gagner finalement :-)

dimanche 17 août 2008

Le poulet des retrouvailles (gingembre et citron)



Cette semaine, il y eut bien un petit moment d'humiliation chez mon chef (je suis allée chez lui, car la fac est fermée actuellement). Mais une séance de piscine et une méga entrecôte-pommes sautées-salade verte plus tard, ce fut plus ou moins oublié.

Le lendemain, comme c'était jour férié, je me suis offert le luxe de m'asseoir deux heures au café, seule, à rêvasser et à bouquiner - ce qui, dans une autre vie, constituait une habitude quasi quotidienne.
Maintenant que la fin de la rédaction approche, je refais peu à peu surface, je reviens à la vraie vie. Un peu comme si j'avais vécu avec un boulet au pied pendant toutes ces années. Alors oui, c'est une sensation très étrange que de pouvoir marcher à nouveau librement. De flâner sans culpabiliser sur le travail momentanément délaissé.
Quand je suis sortie du café, le ciel était bleu, et il soufflait une brise légère. Un sentiment de bien-être et de plénitude m'a envahie. Dans quelques heures, mon poulet bien-aimé serait de retour. Et dans quelques jours, nous serions enfin en vacances. Nos premières vraies vacances depuis plus d'un an...
Mais en attendant, pour fêter son retour, je lui cuisinerais ce poulet au gingembre et au citron qu'il aime tant...

Poulet caramélisé au gingembre et au citron (de maman Mango)



pour 2-3 personnes

12 ailes de poulet
185 g de gingembre (environ), coupé en tranches
2 citrons non traités, coupés en tranches épaisses (entre 0,5 et 1 cm)
65 g de sucre de canne en tablette (pian tang) (i.e. 1 tablette) (en vente dans les supermarchés asiatiques, notamment dans la marque Pearl River Bridge : "Brown sugar in pieces")

Dans une grande poêle ou sauteuse, faire dorer les tranches de gingembre à sec.
Déposer les ailes de poulet dans la poêle en écartant un peu le gingembre, et les faire dorer sur tous les côtés.
Poser les rondelles de citron et le sucre, cassé en plusieurs morceaux, sur le poulet, baisser le feu et couvrir.
Laisser cuire environ 1h à feu doux, en surveillant régulièrement pour que la viande n'attache pas à la poêle, et en retournant les morceaux pour qu'ils cuisent sur tous les côtés.
Au bout d'une heure, retirer le couvercle.
Normalement, le sucre a entièrement fondu et est en train de caraméliser. Retourner à nouveau les ailes de poulet pour qu'elles soient bien enrobées de caramel.
Déguster avec les doigts.

Remarques :
Point de matière grasse ni de sel dans cette recette, les quatre ingrédients cités suffisent.
C'est une recette qui ne demande pas beaucoup de travail, mais tout de même une présence attentive.
Maman Mango préconise des ailes de poulet, voire des hauts de cuisse. D'après elle, c'est moins bon avec des pilons, car ils s'imprègnent moins bien des parfums. J'ai essayé : elle a raison. Alors j'ai suivi sa recette à la lettre, et bien m'en a pris.
A la fin, je me suis consciencieusement léché les doigts, ce qui n'est pas du tout du tout dans mes habitudes...

lundi 7 juillet 2008

Biensûrquejesuiskap ! Abricots à la Loukoum°°°



Il y a quelques jours, Loukoum°°° m'a demandé si j'étais kap de faire son dessert de zinzin.
Me demander si je suis kap, c'est mal me connaître ;-)
Je suis kap de "faire la prof", alors que j'ai une peur bleue de parler devant un public.
Je suis kap de me lancer dans une thèse, alors que je n'aime pas du tout réfléchir et qu'écrire me fatigue.
Alors, pourquoi ne serais-je pas kap de relever le défi de Loukoum°°°, même si les abricots cuits me dégoûtent un peu (mais j'adore les abricots crus, nature) et que je n'ai aucune appétence pour les pistaches ? De toute façon, je suis même kap de survivre sans four, alors...

Mais pourquoi persisté-je à faire des choses qui ne me plaisent pas ?

Parce qu'emprunter des chemins inhabituels ou contre-nature peut mener à de belles découvertes : en ce qui concerne le métier de prof et la thèse, j'attends toujours..., en revanche, dans le cas du défi de Loukoum°°°, j'ai découvert que les abricots cuits et les pistaches, ça pouvait être sublime, et en l'occurrence, C'EST sublime. J'ai adoré (pour une critique plus détaillée, voir ici, sur les cinq dernières lignes).

C'est à me faire regretter encore plus l'abricotier que nous avions dans le jardin familial, il y a quelques années...


(oui, c'est bien moi, perchée dans l'arbre)

Par rapport à la recette originale, j'ai remplacé le cumbava par du citron vert et il a fallu procéder à quelques petits ajustements dans le mode opératoire :
- j'ai poché les abricots à peine 3-4 minutes dans le sirop, parce qu'au bout de 10 minutes (lors du premier essai), ils n'étaient plus du tout présentables.
- j'ai directement caramélisé les pistaches, sans les faire dorer avant, parce qu'elles devenaient toutes noires sinon. Et donc pas jolies.
Mais je doute que cela change fondamentalement le résultat.

Abricots au sirop acidulé, éclats de pistaches caramélisées et granité alcoolisé



pour 2 personnes

4 abricots

Pour le granité :
35 ml d'eau
1 c.s. de sucre
2 gros abricots bien mûrs
50 ml de gin (ou de vodka)

Pour le sirop :
250 ml d'eau
65 g de sucre
le zeste d'un demi cumbava (ici : du citron vert)
2 cm de gingembre (épluché puis râpé)

Pour les pistaches caramélisées :
1 poignée de pistaches non salées
1 c.s. de sucre


La veille (ou le matin pour le soir même), préparer le granité :

Réaliser un sirop doux en portant à ébullition 35 ml d'eau et 1 c.s. de sucre, afin de dissoudre le sucre dans l'eau.
Mixer 2 abricots (dénoyautés, mais pas épluchés) avec ce sirop, ajouter les 50 ml de gin et mixer à nouveau.
Verser le liquide dans un récipient, laisser refroidir.
Mettre au congélateur pour 6 heures minimum.
Au moment de servir, gratter la surface avec une fourchette afin de former des paillettes.

Le jour même, juste avant de servir :

Mettre dans une casserole les ingrédients pour le sirop : eau, sucre, zeste de cumbava et gingembre râpé, et porter à ébullition.
Mettre dans ce sirop les 8 demi abricots (côté peau au-dessus) et laisser cuire 5 minutes (maximum, pour éviter qu'ils ne se réduisent en bouillie) à feu doux.
Retirer ensuite les abricots, les réserver.
Augmenter le feu et faire réduire jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse.

Pendant que le sirop cuit, concasser grossièrement les pistaches, les faire caraméliser dans une poêle avec le sucre. Remuer et faire attention à ce qu'elles ne noircissent pas trop.
Retirer du feu et laisser refroidir.

Le dressage :
Servir 4 demi abricots par personne, les napper de sirop, les saupoudrer de pistaches caramélisées, enfin ajouter 2 c.s. de granité.



Merci Loukoum°°°, je garde précieusement ta recette. Je sens que ce dessert va revenir très souvent à notre table, l'été...



Au fait, je ne suis pas la seule à avoir été défiée : allez donc voir l'oeuvre d'un Grand Chef qui a plus d'un tour dans son sac.

C'est à présent mon tour de demander à ~Marion~ et aux Chéchés s'ils sont kap de faire mon millefeuille de courgette à la mozzarella & caramel de balsamique. Une recette de saison, ne nécessitant pas d'ingrédients compliqués ou exotiques.



Photo pas glamour, mais résultat miam !

dimanche 9 mars 2008

Plein de choses, et le throat relief de (ma) grand-mère



Préambule à deux balles, mais néanmoins efficace : voici pour Gracianne, Aurélie, Sha (et peut-être d'autres personnes...?) le jeu des associations de saveurs, ainsi que la révélation de six choses sans importance...

Mes associations de saveurs :


Pomme - cannelle (- noix)
Framboise - chocolat
Poire - amande
Oeufs - ciboulette chinoise
Carotte - coriandre
Crêpe - Poulain Grand Arôme
Croissant - chocolat chaud
Bouillon de poule - riz
Soda bread - Dairygold - thé au lait
Poulet - mangue ;-)

6 choses sans importance (sauf pour moi) :

1) Brad Pitt, George Clooney, Vincent Delerm (;-)), et le héros de Prison Break (j'ignore son nom) me laissent de marbre. En revanche, Bertrand Delanoë me fait tourner la tête. Il n'y a rien à expliquer, c'est comme ça ;-)

2) Les tartines beurrées (voire confiturées) trempées dans le café me répugnent au plus haut point. J'imagine le pain ramolli et spongieux, le café tout huileux à la surface. Quelle horreur.

3) J'ai décidé de ne plus mettre les pieds à la boulangerie Kayser de la rue Didot.
Parce que les croissants rassis, c'est limite (surtout pour une telle enseigne).
Parce que les croissants et pains au chocolat qui deviennent de plus en plus petits, c'est limite aussi.
Et parce que la vendeuse pas aimable, qui ne sait pas sourire (sauf avec les clients qui viennent tous les jours), et qui vous rabroue parce que vous lui demandez de changer la baguette qu'elle vient de vous donner contre une moins dorée (alors que vous aviez bien précisé "une baguette pas-trop-cuite-s'il-vous-plaît" - mais a-t-elle seulement écouté votre commande jusqu'au bout ?), c'est tout simplement trop. J'aime la baguette Monge, mais pas à ce prix-là.

4) J'ai failli arrêter ce blog au 28 février dernier.

5) Vivre à Paris m'emplit de bonheur. Je ne me lasserai jamais de cette ville. Je n'en serai jamais blasée.
Hier, nous sommes partis à l'assaut du nord. Une promenade qui a dissipé tous les tracas et chagrins de la semaine.















6) Je suis de nature plutôt robuste et ne tombe pas facilement malade. Pourtant, je traîne un rhume depuis deux bonnes semaines, et malgré les sirops pour la toux et les potions magiques de Dr Stuart, les maux de gorge persistent. Ultime recours : tester la potion de ma grand-mère (recette bricolée à partir de ses informations lacunaires : "tu fais chauffer de l'eau avec du gingembre, un oignon et du sucre en cristaux").

Throat relief (potion pour rhume et maux de gorge)



1 mug d'eau
1 petit oignon, pelé, et piqué à plusieurs endroits avec une fourchette
1 morceau de gingembre (de la taille d'un pouce), pelé
1 morceau de sucre de canne en cristaux (entre 15 et 20 g)

Mettre tous les ingrédients dans une petite casserole et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser infuser une dizaine de minutes.



Cette potion de grand-mère, si elle ne vous guérissait pas de votre rhume, reste très agréable à boire (surtout si vous aimez le gingembre).

mardi 14 août 2007

La bouillie... euh pardon soupe... de riz au poulet (de ma maman)



La première fois que j'ai fait de la bouillie de riz, mon poulet m'a accusée de vouloir l'empoisonner.
Il était malade, et comme j'avais toujours vu mes parents et grands-parents faire dans ces cas-là, j'ai préparé de la bouillie de riz. Nature. Juste du riz et de l'eau.
Je reconnais que pour un palais occidental, cela peut paraître insipide. D'ailleurs, ce jour-là, je n'ai pas réussi à lui en faire avaler une seule cuillérée : il disait que cela ressemblait à de la colle pour papier peint...
Pourtant, la bouillie de riz (zhou ou xi fan) est une préparation tout ce qu'il y a de plus classique en Chine. Quand j'étais petite, j'adorais y verser un peu (beaucoup) de Viandox (oui, ce truc infâme, mais j'en ai envie rien que d'y penser), ou bien on la mangeait avec des petits cornichons (?) marinés, ou des fibres de viande séchée (rou song), bref toutes sortes de choses un peu bizarres, mais c'était délicieux. Pour moi, tout cela avait une saveur un peu rustique (alors que ça ne l'est pas forcément, mais bon, ça me plaisait de m'imaginer dans la campagne chinoise, avec ma veste à fleurs rembourrée et ma simili-casquette de garde rouge, en train de déjeuner parmi les nôtres). Et en écrivant ce billet, je m'aperçois que cela fait une éternité que je n'ai pas mangé de ces choses-là, et que cela me dirait bien, là, tout de suite, un bol de bouillie de riz avec des cornichons marinés, une cuillérée de rou song...
Mais voilà, ce jour-là, ma bouillie était nature, sans accompagnement, et mon poulet n'en a pas voulu.
Depuis, il a découvert que la bouillie de riz existait autrement que nature, qu'elle pouvait être délicate et parfumée, et que si, de surcroît, on la rebaptisait "soupe de riz" (on dit bien "rice soup", alors...), il n'y avait plus aucune raison de lui résister.

Au départ, je n'arrivais pas à obtenir le même goût que la soupe de riz de ma maman. Il manquait quelque chose, mais je n'arrivais pas à savoir quoi...
Et puis, je me suis souvenue : il manquait le gingembre. Un ingrédient indispensable, qui change tout dans cette recette.
Et finalement, ma soupe de riz est comme celle de ma maman.

Soupe de riz au poulet



1 verre de riz, lavé (j'ai pris du riz rond japonais)
1 cuisse de poulet (j'ai pris du poulet fermier)
1 gousse d'ail pressée
1 brin de ciboule, coupé en julienne
2 petites rondelles de gingembre (3-4 mm environ)
qq noix de saint jacques séchées (facultatif, je n'en avais pas)
1 c.s. de vin de riz (Shao Hsing Hua Tiao Chiew)
sel et poivre

Blanchir la cuisse de poulet dans une grande casserole, puis retirer l'eau. Rincer la cuisse dans la casserole.
Ajouter le riz, 1,5 l d'eau froide (filtrée, de préférence), l'ail, le vin de riz, et porter à ébullition, puis laisser cuire à feu doux.
Au bout de 45 minutes, retirer la cuisse de poulet.
Prélever la chair, puis remettre l'os dans la casserole.
Ajouter le gingembre, la ciboule, puis laisser mijoter à couvert au moins 1 heure et demie encore (plus c'est long, meilleur c'est). Rajouter de l'eau en cours de cuisson si nécessaire (il faut que ce soit ni trop épais, ni trop liquide).
A la fin de la cuisson, effilocher la chair de poulet et la mettre dans la soupe.
Saler, poivrer.

Evidemment, cette soupe de riz se réchauffe très bien, et elle est aussi très bonne froide.



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N.B.1 : Cette recette est pour le jeu de Clairechen "La recette de mon enfance".

N.B.2 : J'ai découvert hier soir que notre ami Jean-Pierre avait joué dans un James Bond. Ca alors !