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lundi 7 juillet 2008

Biensûrquejesuiskap ! Abricots à la Loukoum°°°



Il y a quelques jours, Loukoum°°° m'a demandé si j'étais kap de faire son dessert de zinzin.
Me demander si je suis kap, c'est mal me connaître ;-)
Je suis kap de "faire la prof", alors que j'ai une peur bleue de parler devant un public.
Je suis kap de me lancer dans une thèse, alors que je n'aime pas du tout réfléchir et qu'écrire me fatigue.
Alors, pourquoi ne serais-je pas kap de relever le défi de Loukoum°°°, même si les abricots cuits me dégoûtent un peu (mais j'adore les abricots crus, nature) et que je n'ai aucune appétence pour les pistaches ? De toute façon, je suis même kap de survivre sans four, alors...

Mais pourquoi persisté-je à faire des choses qui ne me plaisent pas ?

Parce qu'emprunter des chemins inhabituels ou contre-nature peut mener à de belles découvertes : en ce qui concerne le métier de prof et la thèse, j'attends toujours..., en revanche, dans le cas du défi de Loukoum°°°, j'ai découvert que les abricots cuits et les pistaches, ça pouvait être sublime, et en l'occurrence, C'EST sublime. J'ai adoré (pour une critique plus détaillée, voir ici, sur les cinq dernières lignes).

C'est à me faire regretter encore plus l'abricotier que nous avions dans le jardin familial, il y a quelques années...


(oui, c'est bien moi, perchée dans l'arbre)

Par rapport à la recette originale, j'ai remplacé le cumbava par du citron vert et il a fallu procéder à quelques petits ajustements dans le mode opératoire :
- j'ai poché les abricots à peine 3-4 minutes dans le sirop, parce qu'au bout de 10 minutes (lors du premier essai), ils n'étaient plus du tout présentables.
- j'ai directement caramélisé les pistaches, sans les faire dorer avant, parce qu'elles devenaient toutes noires sinon. Et donc pas jolies.
Mais je doute que cela change fondamentalement le résultat.

Abricots au sirop acidulé, éclats de pistaches caramélisées et granité alcoolisé



pour 2 personnes

4 abricots

Pour le granité :
35 ml d'eau
1 c.s. de sucre
2 gros abricots bien mûrs
50 ml de gin (ou de vodka)

Pour le sirop :
250 ml d'eau
65 g de sucre
le zeste d'un demi cumbava (ici : du citron vert)
2 cm de gingembre (épluché puis râpé)

Pour les pistaches caramélisées :
1 poignée de pistaches non salées
1 c.s. de sucre


La veille (ou le matin pour le soir même), préparer le granité :

Réaliser un sirop doux en portant à ébullition 35 ml d'eau et 1 c.s. de sucre, afin de dissoudre le sucre dans l'eau.
Mixer 2 abricots (dénoyautés, mais pas épluchés) avec ce sirop, ajouter les 50 ml de gin et mixer à nouveau.
Verser le liquide dans un récipient, laisser refroidir.
Mettre au congélateur pour 6 heures minimum.
Au moment de servir, gratter la surface avec une fourchette afin de former des paillettes.

Le jour même, juste avant de servir :

Mettre dans une casserole les ingrédients pour le sirop : eau, sucre, zeste de cumbava et gingembre râpé, et porter à ébullition.
Mettre dans ce sirop les 8 demi abricots (côté peau au-dessus) et laisser cuire 5 minutes (maximum, pour éviter qu'ils ne se réduisent en bouillie) à feu doux.
Retirer ensuite les abricots, les réserver.
Augmenter le feu et faire réduire jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse.

Pendant que le sirop cuit, concasser grossièrement les pistaches, les faire caraméliser dans une poêle avec le sucre. Remuer et faire attention à ce qu'elles ne noircissent pas trop.
Retirer du feu et laisser refroidir.

Le dressage :
Servir 4 demi abricots par personne, les napper de sirop, les saupoudrer de pistaches caramélisées, enfin ajouter 2 c.s. de granité.



Merci Loukoum°°°, je garde précieusement ta recette. Je sens que ce dessert va revenir très souvent à notre table, l'été...



Au fait, je ne suis pas la seule à avoir été défiée : allez donc voir l'oeuvre d'un Grand Chef qui a plus d'un tour dans son sac.

C'est à présent mon tour de demander à ~Marion~ et aux Chéchés s'ils sont kap de faire mon millefeuille de courgette à la mozzarella & caramel de balsamique. Une recette de saison, ne nécessitant pas d'ingrédients compliqués ou exotiques.



Photo pas glamour, mais résultat miam !

samedi 21 juin 2008

Du blues dans ma marmite (Monochrome et lunchboxes)



Gracianne et Estèbe, je suis désolée : cette fois-ci, il ne s'agit pas d'une recette en musique.
De plus, pas de groove, mais plutôt du blues dans ma marmite.

Une ritournelle triste et lancinante qui s'accorde bien avec des lunchboxes disant la monotonie du quotidien.

Monochrome
(Dominique A & Yann Tiersen)

Anyway I can try anything it's the same circle leading to nowhere and I'm tired now
Anyway I've lost my face, my dignity, my look, everything is gone and I'm tired now


Don't be scared, I found a good job and I go to work every day on my old bicycle you loved


I am piling up some unread books under my bed and I really think I'll never read again

No concentration, just a white disorder everywhere around me you know, I'm so tired now


Don't worry, I often go to dinners and parties with some old friends who care for me, take me back home and stay


Monochrome floors, monochrome walls

Only absence near me
Nothing but silence around me
Monochrome flat, monochrome life
Only absence near me
Nothing but silence around me

Sometimes I search an event or something to remember but I've really got nothing in mind

Sometimes I open the windows and listen people walking in the downstreets
There is life out there

Don't be scared, I found a good job and I go to work every day on my old bicycle you loved

Anyway I can try anything it's the same circle leading to nowhere and I'm tired now
Anyway I've lost my face, my dignity, my look, everything is gone and I'm tired now


Don't worry, I often go to dinners and parties with some old friends who care for me, take me back home and stay

Monochrome floors, monochrome walls

Only absence near me

Nothing but silence around me

Monochrome flat, monochrome life

Only absence near me

Nothing but silence around me



Riz blanc
Chili con carne
Kiwi
Muffin au chocolat
Clémentine
Thé vert Longjing


Soupe de riz au poulet
Concombre à l'ail et huile de sésame
Crumble poire-choco-spéculoos
Muffin au chocolat
Thé vert Longjing


Soupe d'Ase
Sandwiches jambon beurre
Carrés aux flocons d'avoine et haricots rouges
Orange sanguine
Thé Montagne Bleue


Sandwich aubergine et courgette grillées, mozzarella, basilic
Yaourt + confiture de framboises + framboises (surgelées, qui gardent le yaourt froid)
Cookie moelleux chocolat pécan
Clémentine
Thé vert menthe


Bun au chili con carne
Carottes râpées, graines de tournesol
Pomme
Cake au chocolat
Café


Ebly, lapin à la cocotte de Patoumi (inutile de chercher la recette, elle n'est pas sur le blog ;-))
Petits-beurres de Lorient, en provenance de Rennes
Yaourt + confiture de framboises + framboises (surgelées)
Thé vert Longjing


Pâtes biavetta cuites au bouillon + petits légumes
Purée de pommes Côteaux Nantais
Cookies moelleux chocolat pécan (emballés)
Chocolat Ildefonso, rapporté de Vienne
Café


Muffin schnitzel salade (nostalgie du "Schnitzelsemmel")
Pomme
Biscuits sablés au citron (j'ai oublié la marque)
Côte d'Or noir noisettes
Thé vert menthe


Taboublé fraîcheur
Mini sandwiches au Boursin (?)
Pomme
Côte d'Or noir
Sablés de la Mère Poulard


Riz blanc, mapo doufu
Soda bread + Dairygold
Barre de céréales de Clea
Pomme
Lait de soja de ma maman (bouteille recyclée)


Pasta alla Kriskova
Cake au chocolat de Maja
Ch'ti gaufrette (rapportée du Nord par mon poulet)
Poire chinoise
Yaourt aux myrtilles
Boisson au thé vert + baies de goji


Soba sautées aux carottes et courgettes
Pain au lait (pour le goûter)
Financier au citron
Compote de pomme
Boisson au thé vert + pêche


Quiche lardons-pommes de terre
Carottes râpées
Ch'ti gaufrette
Compote de pomme
Banane
Eau (bouteille recyclée)


Bagel végétarien (tomate, salade, fromage frais, guacamole)
Cake au saumon fumé et ciboulette
Vollkornbrot + beurre
Yaourt à la framboise
Eau (bouteille recyclée)


Salade de lentilles au saumon fumé
Mâche, vinaigrette
Nectarine
Pleyel
Vollkornbrot + beurre
Yaourt à la framboise
Eau (bouteille recyclée)


Chili con carne et riz
Mara des bois
Brioche au chocolat
Yaourt aux framboises
Carrot cake de Kriskou (glaçage au cream cheese)
Thé vert menthe


Tarte carottes emmental (inspirée de celle-là)
Salade, vinaigrette
Framboises, cerises napoléon
Yaourt aux framboises
Petit gâteau au matcha
Thé vert menthe


Club sandwich un peu comme chez Lilo, mais avec des crevettes à la place du crabe
Club sandwich houmous + graines germées (alfafa/luzerne)
Côte d'Or noir noisettes
Carrot cake sans glaçage (car décongelé. En fait, c'est excellent même sans le glaçage)
Fraises de Sologne, cerises napoléon
Eau (bouteille recyclée)

Du groove dans la marmite (Paula Tsui et soupe de riz)



Gracianne et Estèbe nous ont demandé de faire groover nos marmites à l'occasion de la fête de la musique.



Retournons 29 ans (disons 30 ans, pour arrondir) en arrière.
Nous sommes à la fin des années 70. J'existe déjà, mais je suis minuscule.
Dans notre appartement aux papiers peints fleuris, papa et maman Mango écoutent de la Cantopop hong-kongaise.
Un jour, sans prévenir, je me mets à chanter Feng yu tong lu de Paula Tsui (Tsui Siu Fung). Ma maman est stupéfaite, car personne ne me l'a jamais apprise.

C'est l'époque où je ne parle pas encore le français, et où je regarde Des chiffres et des lettres avec la plus grande fascination.
C'est l'époque où j'aime porter les lunettes de soleil de ma maman qui me font des yeux de mouche.
C'est l'époque où mon papa essuie mes larmes quand j'ai un gros chagrin.
C'est l'époque où Didi et Néné (mon papy et ma mamie) nous font de la soupe de riz.


Soupe de riz toute simple



Mettre le riz dans une casserole et le rincer.
Verser 10 à 12 fois son volume d'eau (c'est-à-dire que pour 1 verre de riz, il faut 10-12 verres d'eau) et porter à ébullition.
Laisser cuire à feu doux jusqu'à ce que le riz soit réduit en bouillie, disons 1h-1h30 (rajouter de l'eau en cours de cuisson si la bouillie devient trop épaisse).
Servir avec un peu de sauce soja, ou de Viandox. Sinon, avec des cacahuètes grillées et salées, comme Didi.

A déguster en écoutant la kitchissime chanson Feng yu tong lu (association hautement subjective).

C'est régressif. Et réconfortant.

Pour une recette de soupe de riz plus élaborée, voir par là.

******

En cherchant Paula Tsui, j'ai trouvé tout plein de madeleines de Proust sur YouTube. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ces génériques de séries télé hong-kongaises qui ont bercé mon enfance, après Paula. Dans le premier, The Duke of Mount Deer, vous pourrez d'ailleurs y reconnaître un merveilleux acteur.

dimanche 9 mars 2008

Plein de choses, et le throat relief de (ma) grand-mère



Préambule à deux balles, mais néanmoins efficace : voici pour Gracianne, Aurélie, Sha (et peut-être d'autres personnes...?) le jeu des associations de saveurs, ainsi que la révélation de six choses sans importance...

Mes associations de saveurs :


Pomme - cannelle (- noix)
Framboise - chocolat
Poire - amande
Oeufs - ciboulette chinoise
Carotte - coriandre
Crêpe - Poulain Grand Arôme
Croissant - chocolat chaud
Bouillon de poule - riz
Soda bread - Dairygold - thé au lait
Poulet - mangue ;-)

6 choses sans importance (sauf pour moi) :

1) Brad Pitt, George Clooney, Vincent Delerm (;-)), et le héros de Prison Break (j'ignore son nom) me laissent de marbre. En revanche, Bertrand Delanoë me fait tourner la tête. Il n'y a rien à expliquer, c'est comme ça ;-)

2) Les tartines beurrées (voire confiturées) trempées dans le café me répugnent au plus haut point. J'imagine le pain ramolli et spongieux, le café tout huileux à la surface. Quelle horreur.

3) J'ai décidé de ne plus mettre les pieds à la boulangerie Kayser de la rue Didot.
Parce que les croissants rassis, c'est limite (surtout pour une telle enseigne).
Parce que les croissants et pains au chocolat qui deviennent de plus en plus petits, c'est limite aussi.
Et parce que la vendeuse pas aimable, qui ne sait pas sourire (sauf avec les clients qui viennent tous les jours), et qui vous rabroue parce que vous lui demandez de changer la baguette qu'elle vient de vous donner contre une moins dorée (alors que vous aviez bien précisé "une baguette pas-trop-cuite-s'il-vous-plaît" - mais a-t-elle seulement écouté votre commande jusqu'au bout ?), c'est tout simplement trop. J'aime la baguette Monge, mais pas à ce prix-là.

4) J'ai failli arrêter ce blog au 28 février dernier.

5) Vivre à Paris m'emplit de bonheur. Je ne me lasserai jamais de cette ville. Je n'en serai jamais blasée.
Hier, nous sommes partis à l'assaut du nord. Une promenade qui a dissipé tous les tracas et chagrins de la semaine.















6) Je suis de nature plutôt robuste et ne tombe pas facilement malade. Pourtant, je traîne un rhume depuis deux bonnes semaines, et malgré les sirops pour la toux et les potions magiques de Dr Stuart, les maux de gorge persistent. Ultime recours : tester la potion de ma grand-mère (recette bricolée à partir de ses informations lacunaires : "tu fais chauffer de l'eau avec du gingembre, un oignon et du sucre en cristaux").

Throat relief (potion pour rhume et maux de gorge)



1 mug d'eau
1 petit oignon, pelé, et piqué à plusieurs endroits avec une fourchette
1 morceau de gingembre (de la taille d'un pouce), pelé
1 morceau de sucre de canne en cristaux (entre 15 et 20 g)

Mettre tous les ingrédients dans une petite casserole et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser infuser une dizaine de minutes.



Cette potion de grand-mère, si elle ne vous guérissait pas de votre rhume, reste très agréable à boire (surtout si vous aimez le gingembre).

mardi 11 décembre 2007

Nostalgie viennoise et Weihnachtskekse



Tous les ans, c'est la même chose. Au mois de décembre, je me laisse envahir par la nostalgie la plus profonde (à l'opposé de celle de Natalia, météorologiquement parlant) : celle de ma période viennoise. Y repenser me déchire le coeur.

C'est simple, ma vie se découpe en deux parties bien distinctes : avant-Vienne et après-Vienne... sauf qu'aujourd'hui, d'autres divisions essentielles se sont rajoutées : avant-Poulet et après-Poulet ; avant-blog et après-blog (et sans doute d'autres à venir)...
Dans mon calendrier personnel, nous sommes donc en l'an 8 après-V.
Et, toujours dans mon calendrier personnel, le mois de décembre est autrichien.

Je me revois assise à mon bureau, face à la fenêtre, dans la grande pièce qui me tient lieu de chambre et de salon. De part et d'autre de mon bureau, des livres sont alignés sur le sol. Aux murs, j'ai scotché des affiches et des cartes postales, de peur que les murs blancs ne me rendent folle. A l'autre bout de la pièce sont posées deux valises dans lesquelles est rangée la plus grande partie de mes vêtements (car je n'ai aucune armoire), tandis que le reste est entassé pêle-mêle sur le canapé, à côté de journaux en cours de lecture. Je dors sur une chauffeuse dépliée, au niveau du sol. Mon chauffage est une machine à gaz dont la tuyauterie fait un bruit d'enfer, mais je finis par m'y habituer.
Ma cuisine est trop grande pour moi et mon four à gaz brûle toutes mes tentatives de gâteaux.
Mes seuls compagnons sont Yann, Jacques, Barbara... mais je suis bien dans cet appartement, et surtout, vivre à Vienne me ravit, malgré l'immense solitude.

Je rêvasse assise à mon bureau, je regarde la neige tomber en me réchauffant les mains sur un mug de thé aux fruits rouges. Je me dis que j'irais bien chez Diglas, mais comme je n'ai aucune envie de me faire courser par un Krampus dans les rues de Vienne, ce sera pour une autre fois. Et puis, je pense à ces biscuits de Noël apportés par certains profs du lycée et généreusement distribués aux collègues dans la Konferenzzimmer (salle des profs). Je découvre les traditions locales, et celle-ci me plaît tellement que je me promets de la suivre une fois rentrée à Paris (mais c'est encore loin, je n'en suis qu'à mon 3ème mois à Vienne). Pour l'instant, je n'ai que des Lebkuchen du commerce, fourrés à l'abricot et enrobés de chocolat, dont je ne me lasse pas.

Et puis, cette phrase aperçue sur une colonne Morris locale, tellement vraie pour moi :

Man kann einen Menschen aus Wien herausnehmen, aber nicht Wien aus einem Menschen.

******

Lebkuchen (au chocolat)
recette tirée de , plus ou moins



pour 60 Lebkuchen environ

310 g de farine de seigle
1 c.c. de bicarbonate de soude
175 g de sucre glace
1 1/2 c.c. d'épices pour Lebkuchen
3 petits oeufs
80 g de miel

Pour l'enrobage :
400 g de chocolat noir
100 g de beurre

Dans un grand saladier, mélanger la farine de seigle, le bicarbonate de soude, le sucre glace et les épices.
Ajouter les oeufs et le miel, mélanger et travailler la pâte jusqu'à obtenir une boule (au besoin, rajouter un peu de farine).
Préchauffer le four à 180 °C.
Sur un plan de travail fariné, abaisser la pâte sur 1/2 cm d'épaisseur, découper des formes à l'emporte-pièce, et les poser sur une (ou des) plaque(s) tapissée(s) de papier sulfurisé, en les espaçant de 2 cm au moins.
Enfourner 10 minutes (maximum) à 180 °C. Les Lebkuchen doivent rester moelleux.

Faire fondre le chocolat avec le beurre.
Avec une fourchette, tremper chaque Lebkuchen dans le chocolat, racler le surplus de chocolat en-dessous et poser sur un plat recouvert de papier sulfurisé.
Laisser sécher plusieurs heures.
(Certains ont été glacés à la manière des Zimtsterne, comme vous pouvez le voir en haut à gauche de la photo)

Les Lebkuchen sont meilleurs au bout de quelques jours.

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Zimtsterne (pas vraiment orthodoxes)
recette provenant d'un livre que je ne retrouve pas, et largement remaniée



pour 50 étoiles environ

200 g de poudre d'amandes
60 g de sucre en poudre
100 g de sucre glace
3 c.c. de cannelle moulue
160 g de farine
2 blancs d'oeufs

Pour le glaçage :
150 g de sucre glace
1 blanc d'oeuf monté en neige
1/2 c.c. d'extrait de vanille liquide

Dans un grand saladier, mélanger la poudre d'amandes, les sucres, la cannelle et la farine.
Ajouter les blancs d'oeufs et mélanger jusqu'à obtenir une boule.
Préchauffer le four à 150 °C.
Sur un plan de travail fariné, abaisser la pâte sur 1 cm d'épaisseur (maximum), découper des étoiles à l'emporte-pièce et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner 10 minutes (maximum) à 150 °C.

Mélanger le blanc d'oeuf monté en neige avec le sucre glace et l'extrait de vanille.
Etaler le glaçage sur les étoiles et laisser sécher.

Normalement, je sais qu'il n'y a pas de farine, et que les ingrédients sont plus proches de ceux des macarons... Il n'en reste pas moins que ces Zimtsterne sont très bons, pas durs du tout, pour peu qu'on ne les surcuise pas et qu'on les conserve dans une boîte bien hermétique.

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Linzer Augen
recette provenant de



pour 60 Linzer Augen environ

300 g de farine
200 g de beurre
100 g de sucre glace
2 jaunes d'oeufs
100 g de poudre d'amandes
zeste d'1 citron
2 sachets de sucre vanillé
une pincée de sel
1 oeuf (pour dorer)

Pour garnir :
confiture de fraise (ou autre)

Verser la farine dans un grand saladier, ajouter le beurre froid coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts pour obtenir une poudre grossière.
Ajouter le reste des ingrédients et amalgamer le tout pour former une boule.
Envelopper la pâte et la mettre au frais pendant 30 minutes au moins (pendant ce temps, on peut préparer la pâte pour les Vanillekipferl).
Préchauffer le four à 180 °C.
Abaisser la pâte sur un plan de travail fariné, découper des formes à l'emporte-pièce et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Sur la moitié des biscuits, découper un rond (avec un petit évideur à pommes par exemple).
Dorer les biscuits avec un oeuf battu.
Enfourner 10 minutes à 180 °C. Les biscuits doivent dorer légèrement.
Une fois cuits, garnir les biscuits avec un peu de confiture de fraise. Eventuellement, saupoudrer de sucre glace.

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Vanillekipferl
recette tirée de , aussi


280 g de farine
100 g de poudre d'amandes
200 g de beurre
60 g de sucre glace
1 sachet de sucre vanillé
1 oeuf

Pour enrober :
sucre vanillé
sucre glace

Dans un grand saladier, mélanger la farine avec la poudre d'amandes et le sucre vanillé.
Ajouter le beurre froid coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts pour obtenir une poudre grossière.
Ajouter le sucre glace et l'oeuf et amalgamer le tout en une boule.
Envelopper la pâte de film transparent et mettre au frais 30 minutes environ.
Préchauffer le four à 200 °C.
Prélever des bouts de pâte, former des petits boudins de la taille d'un doigt, les modeler en forme de croissants (parce que "Kipferl" veut dire "croissant", donc aucune raison de les faire en carrés ou en losanges. Sinon, autant appeler "étoiles" des biscuits ronds, ou inversement...) et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner 10 minutes à 200 °C.
A la sortie du four, passer chaque croissant dans un mélange de sucre glace et de sucre vanillé.




Cette année, j'ai fait les recettes dans cet ordre, qui me paraît optimal. Les premières fois, il me fallait quasiment 2 jours entiers pour tout faire. Aujourd'hui, en suivant cet ordre, 24 heures "suffisent".
Pour les conserver, je les stocke dans des boîtes en fer blanc, avec une lamelle de pomme pour les Lebkuchen et les Zimtsterne (ça permet de les garder moelleux, d'après le Fini's Feinstes). Mais de toute façon, ils sont distribués tellement vite que je n'ai pas vraiment à me préoccuper de leur conservation...

dimanche 4 novembre 2007

Restons humble, lançons un appel et faisons des churros



Mon ego et moi, on a toujours eu des rapports quelque peu compliqués.
Ma maman s'est toujours imaginé(e ?) que j'étais un monstre d'orgueil, ce qui est peut-être vrai, je ne sais pas, elle est sans doute mieux placée que moi pour juger... En même temps, je traverse souvent des périodes "Bouououh ! je ne vaux rien, je ne mérite pas de vivre...", alors qu'en est-il vraiment...?
Toujours est-il que ma maman m'enjoint régulièrement de rester humble en toutes circonstances. Alors, quand Valérie de B comme Bon et Charline du Kérala me décernent un award, c'est extrêmement gentil de leur part, mais elles ne se rendent pas compte qu'elles anéantissent tous mes efforts. Pour un peu, je me prendrais presque pour une célébrité.
Les effets se font déjà ressentir. Depuis quelques jours, je ne fréquente plus que des stars dans mes rêves. L'autre nuit, par exemple, j'étais en compagnie du beau Morten, et je lui vantais les charmes de la ville de Vienne (j'ignore pourquoi je ne lui ai pas plutôt vanté mes propres charmes... enfin bon...).
Et la nuit précédente, j'étais avec Dieu le Père, j'ai nommé Pierre Hermé. Malheureusement, j'ai été réveillée par des bisous intempestifs de mon poulet alors que nous étions en pleine discussion macaronesque, PH et moi.
N'étant pas (trop) rancunière, je lui ai quand même fait des churros pour le goûter (malgré ma peur panique de la friture... si ce n'est pas de l'amour, ça...).

Pour en revenir aux awards, je note avec amusement qu'ils m'ont été décernés par des bloggeuses qui ne laissent quasiment jamais de commentaires, et dont je ne soupçonnais pas la visite... Et moi qui croyais n'être lue que par ceux qui m'écrivent, et deux, trois autres personnes...
Pour ma part, je ne souhaite pas décerner d'award (le choix est bien trop difficile, et de toute façon, je suis sûre que tout le monde en aura...), mais plutôt lancer un appel à un blog qui me manque :

Reviens, La Sieste !


Churros



pour une vingtaine de churros

200 g de farine
200 ml d'eau
1 c.s. de sucre
1 pincée de sel
huile

Mettre la farine dans un saladier.
Faire bouillir l'eau avec le sucre et le sel.
Verser l'eau bouillante dans le saladier, en une fois et en faisant attention de ne pas s'éclabousser, et mélanger jusqu'à l'obtention d'une boule (elle est très compacte, mais c'est normal).
Laisser refroidir un peu.
Mettre la pâte dans l'appareil à churros (la chourossette, empruntée à ma maman, sinon une poche ou une seringue à douille feront aussi bien l'affaire).
Préparer un bain de friture et y plonger délicatement les churros.
Ils sont prêts quand ils sont dorés, mais point trop.
Avec une écumoire, déposer les churros sur du papier absorbant, et les saupoudrer de sucre.
Déguster avec un chocolat bien fort, épais et onctueux, qui sera au moins aussi bon que celui du stand d'Air France à LO.

******

N.B. : Ben oui, encore du sucré... C'est que mes expériences salées du moment ne sont pas concluantes...

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Edit du 6 novembre :

Mimosa s'y est mise aussi (je ne sens plus mes chevilles), et j'ai réussi à en extorquer un quatrième à Sandra (... en même temps, je n'ai fait que réclamer mon dû, puisqu'elle me l'avait promis ;-)).

Vous avez toutes les quatre ma reconnaissance éternelle.

jeudi 11 octobre 2007

Des macarons au café pour son anniversaire



Parce que c'est son parfum préféré.
Parce que c'est une maman comme on n'en fait plus (même si elle commence à radoter, mais ça, c'est une autre histoire) ; je vous expliquerais bien pourquoi mais ce serait un peu long...
Et aussi parce que je voulais m'assurer que je sais encore faire les macarons, depuis tout ce temps...



Macarons au café

Pour les coques (recette de Marina) :
3 blancs d'oeufs
220 g de sucre glace
125 g d'amandes en poudre
30 g de sucre en poudre
colorant marron
un peu de cacao en poudre (facultatif)

Pour la crème au café :
50 g de beurre mou
25 g de sucre en poudre
3 c.c. de café soluble
un peu d'eau bouillante

Passer les blancs 10 secondes au micro-ondes à puissance minimale (ça évite de les préparer plusieurs jours avant).
Monter les blancs en neige avec quelques gouttes de jus de citron et une pincée de sel. Quand le fouet commence à laisser des marques, ajouter le sucre en poudre en fouettant à vitesse maximale.
Ajouter le colorant, mélanger.
Incorporer progressivement et délicatement les poudres (préalablement tamisées) avec une spatule (en silicone) en faisant attention de ne pas casser les blancs.
Quand le mélange est lisse et homogène, remplir une poche à douille (ou une seringue, comme moi) et dresser les macarons sur une plaque tapissée de papier sulfurisé, en les espaçant de 3 cm au moins car ils vont s'étaler (normalement).
Saupoudrer un peu de cacao en poudre sur les coques (facultatif).
Laisser croûter environ 1 heure (ou plus, si on veut).

Pendant ce temps, préparer la crème au café :
Mettre le café soluble et le sucre dans une petite tasse à café et verser l'eau bouillante jusqu'à la moitié de la tasse.
Mélanger, puis laisser refroidir.
Fouetter le beurre, puis le mettre au frigo 15 minutes.
Sortir le beurre, y incorporer le café cuillérée par cuillérée tout en fouettant.
Mettre au frais.

Préchauffer le four à 175 °C.
Enfourner la plaque de macarons superposée sur une plaque vide. Laisser cuire 12 minutes à 175 °C. Au bout de 5-6 minutes, la collerette doit commencer à se former.
A la sortie du four, poser le papier sulfurisé sur un plan de travail humidifié (au vaporisateur).
Laisser quelques secondes, puis retirer les macarons, qui doivent normalement se décoller tout seuls.
Assembler les macarons en les collant avec une noix de crème au café (en choisissant des coques de la même taille).
Laisser reposer au frais pendant plusieurs heures avant de déguster, sachant qu'ils sont meilleurs le lendemain, le surlendemain... On peut les garder une bonne semaine.

La coloration n'est pas des plus réussies et les coques ne sont pas très lisses. Qu'importe... ce qui compte, c'est le goût...





******

Edit du 12 octobre :

J'en profite pour participer au jeu Vos plus belles photos culinaires organisé par Edith, avec la première photo de ce billet (ce n'est peut-être pas ma plus belle photo, mais de toute façon, est-ce que j'ai une "plus belle photo"...?), que je remets ici :



Elle a été prise sans flash, à la lumière naturelle, avec un compact.
Plutôt que de montrer les macarons en gros plan, j'ai préféré mettre en avant le message figurant sur la boîte, puisqu'il s'agissait d'un cadeau.