mercredi 17 mars 2010

Tout ça me tourmente un peu (udon au boeuf épicé)



Un midi, en semaine, il y eut un bol de ramen au kimchi chez Higuma (pendant que j'attendais ma commande, le monsieur de la table voisine s'est tourné vers moi et m'a dit que j'étais jolie, ce qui m'a laissée pantoise - je ne peux même pas dire qu'il a des goûts bizarres, parce que je l'ai entendu dire beaucoup beaucoup de bien de Benjamin Biolay* à la personne qui l'accompagnait, alors bon...).
Un soir où personne ne m'attendait à la maison, c'étaient des ramen aux poireaux pimentés, dans une échoppe de la même rue.
Besoin de chaleur et de piquant.

La même semaine, j'ai partagé un repas japonais délicat et raffiné avec une personne chère, que je regrette de ne pas voir plus souvent. D'ailleurs, c'est à cause d'elle, cette envie subite et irrépressible de ramen.

Et puis, il y eut plein d'autres choses : un sandwich confectionné avec un pain exquis ; deux parts du meilleur flan de la terre (commandées la veille par téléphone sur les bons conseils de Claire, ce qui m'a permis d'esquiver la file d'attente et de passer devant tout le monde - très très jouissif) ; des litres de thé coréen au yuzu ; un déjeuner solitaire dans un lieu très couru de la rue des Martyrs, où j'ai pu apercevoir une dinde écrivaine, entourée de trois autres dindes (et figurez-vous que j'ai recroisé cette même personne trois jours plus tard, à nouveau entourée de dindes) ; un goûter au Loir, où je n'avais plus mis les pieds depuis une éternité (et où il n'y avait plus de tarte à l'orange, mais j'ai pris un "muffins" (sic) aux épices et à l'orange qui s'est révélé délicieux). Et aussi une journée lumineuse avec Claire, qui m'a révélé tout récemment qu'elle avait testé 50 recettes d'ici (waouh ! mais ce n'est rien comparé aux 100 recettes testées chez Loukoum°°°).



Tous ces plaisirs frivoles ne sont sans doute pas très raisonnables quand on sait que la spirale de la lose va reprendre dans trois mois : re-Pôle Emploi, re-petites annonces, re-vaches maigres, re-moral à zéro (si vous voulez des cours de ratage de vie, appelez-moi)...
Ca me tourmente un peu.

La cuisine du quotidien se résume à peu de chose actuellement. Les nouvelles recettes sont rares (mais je tiens tout de même à signaler les orecchiette alla barese, dont vous avez forcément entendu parler, ainsi qu'une salade de chou-fleur et pomme granny fraîche et surprenante).
Et toujours cette envie de nouilles...

Udon au boeuf épicé de Wagamama
(recette tirée de ce livre)


(ma photo est mille fois moins belle que celle du livre, j'en suis accablée)

pour 2 personnes

300 g de nouilles udon (initialement : 200 g)
200 g de rumsteak en lanières
1 c.s. de fécule de maïs
3 c.s. de sauce soja (Kikkoman par ex.) (initialement : 1 c.s.)
2 c.s. d'huile neutre
3 cm de gingembre frais pelé et râpé
4 poignées de feuilles de blette coupées en grosses lanières (initialement : des pousses d'épinards)
2 tiges de ciboule en tronçons de 4 cm
1 petit piment rouge épépiné et finement émincé
2 c.s. d'huile de sésame
1 c.c. de graines de sésame rapidement grillées à sec dans une poêle chaude

Faire cuire les nouilles selon les instructions données sur l'emballage. Les égoutter et les rafraîchir.
Dans un bol, mélanger le boeuf, la fécule et 1 c.c. de sauce soja. Réserver.
Chauffer l'huile (neutre) dans un wok (ou à défaut une sauteuse) et faire cuire le gingembre pendant 30 secondes.
Ajouter le boeuf et faire cuire 2 minutes.
Ajouter les épinards, la ciboule, 1 c.s. d'eau et faire tomber les légumes pendant 1 minute.
Ajouter 2 c.s. de sauce soja et le piment. Goûter et rectifier l'assaisonnement.
Incorporer les nouilles et mélanger intimement (j'adore cette expression !).
Servir arrosé d'huile de sésame et saupoudré de graines de sésame.

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* Figurez-vous que Benjamin B. n'a eu que 2 victoires de la musique, et que celle de la chanson originale a été remportée par une guimauve dégoulinante innommable. C'est un scandale.

mardi 2 mars 2010

Mélancolique et ailleurs (trois ans après : juste une glace au Nut Nut)



Inutile d'y aller par quatre chemins : un homme est entré dans ma vie. C'est pour ça que je suis sans mots, sans voix depuis plusieurs semaines.
Certes, il a le cheveu gras (et un tout petit nez), mais c'est LE PLUS GRAND artiste contemporain. Si, si, c'est vrai. Un compositeur, interprète et arrangeur hors pair. Et aussi un merveilleux poète (la plus grande poétesse de tous les temps, c'est elle ; son oeuvre poétique n'est malheureusement pas traduite en français, il me semble... mais là n'est pas le sujet).
Ecoutez un peu voir ses divines mélodies, ses arrangements somptueux. Ecoutez un peu voir ses textes mélancoliques, désabusés ou rageurs. Allez le voir chanter en vrai, interpréter avec élégance Les cerfs-volants au piano, cracher ses mots avec rage sur A l'origine, ou se faire acclamer comme une rock star sur Padam. Ce type est capable de vous faire aimer aussi bien les violons que la musique électronique ou le hip-hop : c'est le signe d'un génie (lecteurs dubitatifs, épargnez-moi vos critiques, je ne souffrirai aucune contradiction sur ce sujet - je pourrais même exercer mon droit de censure sur les avis négatifs, c'est dire...).
L'autre choc, c'est que j'ai cru reconnaître en la harpiste qui l'accompagne une ancienne camarade de classe (de seconde), qui était une assez mauvaise élève à l'époque, et là j'ai réalisé l'étendue de ma lose.
Si seulement j'avais fait une seconde musicale...

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Dernier samedi de février.
Un pique-nique libanais aux Arènes de Lutèce.
Une promenade jusqu'au Quartier Latin.
Une petite incursion à l'Institut Finlandais, où sont exposées d'insolites créatures marines.
Un sorbet mela et un chocolat chaud corsé chez Grom.
Un pain rustique (au sarrasin, servi par la boulangère la plus aimable que je connaisse - et ce n'est pas une antiphrase), un pain Cosi, et un petit pendentif pour butin.
Un trajet en bus.
Un chouette samedi.

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La routine.
Le bureau, les bises du matin, les dictionnaires, les automates, les déjeuners à la cantine, les réunions du lundi, les tea time et leur séance de mots fléchés...
A cette routine se sont ajoutées les petites leçons de photo de mon voisin de gauche, le développeur de l'Internet, qui était photographe dans une vie antérieure. Grâce à ses conseils, j'ai retrouvé un peu d'envie et de motivation. Le cliché qui suit n'est évidemment pas parfait, mais je me suis un peu beaucoup appliquée pour le prendre ("un peu beaucoup", parce que je me suis effectivement appliquée au début, puis l'impatience a pris le dessus). Comme vous le voyez, rien de transcendant dans ma cuisine ces derniers temps.

Glace au Nutella toute simple (de Clothilde - version anglaise ici)



320 g de Nutella (ou Tiger Creme de Rapunzel)
410 g (soit une boîte) de lait concentré non sucré

Mettre le Nutella dans un grand bol.
Incorporer le lait concentré en plusieurs fois en mélangeant bien pour obtenir une mixture homogène.
Mettre au frais pendant plusieurs heures (il faut que le mélange soit bien froid).
Démarrer la sorbetière et y verser le mélange.
Une fois la glace prête, la faire prendre un peu plus au congélateur.

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Comme je suis une grande spécialiste pour souhaiter les anniversaires en retard, il n'y a pas de raison que je déroge à la règle quand ça me concerne. Alors, avec deux jours de retard (retard minime, comparé aux deux semaines pour l'anniv de Claire, par exemple - Joyeux anniversaire, Claire !) : Happy 3 à La bouche pleine ! Mais désolée : pas de leçon en images cette année. Il faudra revenir dans un an :-)

Et vive Benjamin Biolay !

lundi 22 février 2010

Le manteau rouge, la collection de boîtes et le petit singe au regard torve (scones au cheddar et au parmesan)



Mis à part le fait qu'il a fallu écouter du Vincent Delerm au petit déjeuner - mais bon, je ne lui en veux pas - et qu'elle ne nous a même pas gardé de sfogliatelle, elle nous a accueillies comme des reines, c'est vrai.

Je vous raconterais bien ces trois jours à Strasbourg pour vous dire à quel point c'était super, mais suite à un TRES GRAND choc dont je ne me remets toujours pas*, je ne trouve plus mes mots, je n'arrive plus à m'exprimer... Et puis mes photos sont moches. En revanche, je peux vous montrer un aperçu des délicieuses choses que nous avons eu la chance de manger dans son chouette appartement :















Merci Loukoum°°°. Merci N. Vous êtes extra.


Durant ce week-end, j'ai beaucoup parlé de scones au fromage, entre autres choses. Il faut dire que j'en ai fait deux fois en moins de deux semaines tellement c'était bon**.

Scones au cheddar et au parmesan (de Gracianne, inspirés par Il forno)



pour 6 gros ou 8 moins gros scones

450 g de farine T45
1 gros oeuf
1 c.c. de moutarde en poudre
1 c.c. de piment d'Espelette
1 c.c. de poivre noir moulu
1 c.c. de sel
3 c.c. de levure chimique
50 g de beurre froid
50 de parmesan râpé
50 g de cheddar râpé
2 c.s. de ciboulette ciselée
225 ml de lait
1 jaune d'oeuf (et du lait) pour la dorure

Préchauffer le four à 180 °C.
Tamiser la farine dans un grand saladier.
Ajouter la levure, la moutarde, le sel, le poivre et le piment d'Espelette, et bien mélanger.
Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et sabler du bout des doigts.
Ajouter les fromages râpés et la ciboulette et bien mélanger.
Battre l'oeuf avec le lait, verser le tout dans le mélange sec et pétrir rapidement pour former une boule - cette pâte ne doit pas être pétrie longtemps, au risque d'obtenir des scones trop denses.
Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte en un cercle de 2 cm d'épaisseur environ.
Brosser au jaune d'oeuf (et parsemer de parmesan râpé).
Avec un couteau large, découper des triangles et les poser sur une plaque de cuisson.
Enfourner entre 20 et 30 minutes à 180 °C (les scones ne doivent pas être trop cuits, sinon ils perdraient de leur moelleux - le mien ici est un peu trop doré).

En sandwich, avec du bon saumon fumé, un peu de crème épaisse et de poivre noir moulu, c'est divin.

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* Rien de grave. Ca n'a rien à voir avec Strasbourg ni Loukoum°°°. Mais il faudra que je vous en parle, un de ces jours...
** Ciel. Ce billet est vraiment le degré zéro de l'écriture. J'en suis toute honteuse (n'est pas Patoumi qui veut)...

dimanche 31 janvier 2010

Le coca chaud et la soupe violette (travail 1 - Mingou 0)



Le travail, c'est super. Il me semble que je vous l'ai déjà dit. Mais j'avais oublié une chose : le travail et moi ne sommes pas très copains à l'origine. J'ai voulu jouer les femmes actives genre épanouies et sportives (un matin, j'ai tenté la piscine à l'ouverture, comme avant, et j'ai enchaîné avec le boulot) et tout et tout, mais ce n'était pas moi.
Moi, je suis faite pour cocooner, lire sous la couette, faire des gâteaux au chocolat et prendre des goûters dans de mignons salons de thé.
Alors, forcément, mon corps n'a pas tenu le choc.

Il a fallu garder le lit pendant un week-end entier et rester deux jours supplémentaires à la maison. Et boire du coca chaud au gingembre, pour faire du bien au ventre, alors que je rêvais de raclette, de tonkatsu, de gâteau au chocolat, de carrot cake, de cordons-bleus (c'est la faute de Mademoiselle K., qui m'a tenu compagnie pendant ces quelques jours), et de tant d'autres choses.



Le coca, il faut le faire chauffer avec du gingembre, et le touiller pour faire partir les bulles.

Le pire, c'est que malgré ces quatre jours d'agonie et de privations, JE N'AI PAS PERDU UN SEUL KILO. LA VIE EST TROP INJUSTE.

Depuis, la routine a repris son cours. Tantôt Romy Madley Croft, tantôt Natasha Khan m'accompagnent dans mes trajets quotidiens. Benjamin B. s'y invite de moins en moins (il est trop associé à cette période de bonheur parfait d'avant Noël), mais nous aurons bientôt la chance d'aller le voir et l'écouter en vrai.
Bientôt, j'aurai aussi la chance d'aller rendre visite à une fille qui, entre autres choses, a de la moquette dans sa cuisine. Comme quoi, personne n'est parfait, même pas elle.
Sinon, je fais des soupes violettes en ce moment, qui me feraient presque passer pour Bridget Jones, sauf que, comme vous le devinez, je ne suis pas blonde.

Potée aux carottes multicolores et aux diots fumés de Savoie



Vous prenez des carottes multicolores (orange, si vous voulez une potée normale), des pommes de terre, un poireau, un demi-chou frisé, vous coupez tout en petits morceaux et vous mettez tout dans une marmite.
Recouvrez d'eau. Ajoutez-y quatre diots fumés de Savoie - ou des saucisses de Montbéliard, c'est bien aussi -, une tablette de bouillon de légumes bio, quelques feuilles de laurier, du sel et du poivre, portez à ébullition, et laissez cuire entre 30 et 45 minutes à couvert et à feu moyen.

Le bouillon devient tout violet, mais pas d'inquiétude, la potée a un goût tout à fait normal.



C'est le genre de plat qu'on peut préparer à l'avance et réchauffer le soir en rentrant du travail (c'est même meilleur réchauffé). Ca se congèle très bien aussi (dans ce cas, je préfère retirer les saucisses).

mercredi 20 janvier 2010

Des boulettes



La semaine dernière, j'ai eu envie d'osso buco.
La meilleure idée du siècle (si vous êtes à la recherche d'idées géniales, appelez-moi), c'est de démarrer la recette à J-2 au soir, de couper tous les légumes en minuscules morceaux et de mettre le tout au frais pour la nuit. Le lendemain matin (J-1 donc), j'ouvre le réfrigérateur et l'odeur puissante d'oignon me saisit : impossible de laisser ça une minute de plus au frigo. C'est ainsi qu'entre le shampooing du matin et un petit déjeuner express, je me lance dans une opération retour de petits légumes dans une grande poêle, et après cela, n'ayant plus le temps d'une douche (n'allez pas croire que je ne me lave pas, je suis plutôt partisane de la douche du soir, qui me paraît beaucoup plus logique) ni d'un second shampooing, je pars au travail nimbée d'un persistant parfum d'oignon (pensez-vous que ce soit une raison suffisante pour se mettre en arrêt maladie ?).
Ce jour-là, j'ai prié très fort pour que le patron ne vienne pas me faire la bise comme tous les matins (les rares filles de la boîte ont cette chance).
Et je vous le donne en mille : il EST VENU ME FAIRE LA BISE.
S'il n'était pas enrhumé ce jour-là, il est fort possible que j'aie anéanti toutes mes chances de voir mon CDD prolongé.

Ce même jour, au tea time, il y eut une galette des rois, gentiment offerte par un des membres du groupe. Une fois la galette terminée et le roi couronné, nous nous sommes mis à faire les mots fléchés du journal gratuit. Le remplissage intégral de la grille dura vingt bonnes minutes et nécessita le recours de cinq cerveaux bac +5 (c'est une moyenne). Le soir même, dans le métro, la jeune femme assise à ma gauche remplit quasiment la grille à elle seule entre Saint-Lazare et Bibliothèque (comprendre : en quinze minutes à peine).

Le lendemain, il y eut de nouveau des galettes des rois, mais offertes par le patron cette fois.

Et puis au retour du week-end, ce fut mon tour d'en apporter une.

Mais nous ne passons pas notre vie à organiser des goûters. Il y a aussi les batailles de peluches (sur le bureau de mon voisin, le développeur de l'Internet, il y a un lion déguisé en tigre), les tournages vidéo de feuilles de thé tourbillonnant dans la théière ou de spots avec travelling avant comme sur Arte.
Et puis, quand on s'ennuie, on se lance dans un truc fou qui s'appelle le travail.

Alors bon, même si le réveil matinal est toujours aussi douloureux, les trajets quotidiens semblables à du transport de bétail, les coups de barre de l'après-midi des moments de solitude et de détresse, même si je peine encore à déchiffrer les lignes de commandes, et que je rêve souvent de partir en vadrouille en pleine journée, je suis heureuse de travailler (ciel ! si on m'avait dit que moi, la paresse incarnée, je ferais ce genre de déclaration un jour...).

Vous comprendrez qu'avec tous ces goûters, je n'aie pas trop faim le soir... Mais je rêve souvent à des boulettes têtes de lion comme celles de papa Mango, les meilleures boulettes de la terre car les plus tendres qui soient... La recette figure dans mes tablettes depuis des mois, mais je n'ose pas me lancer, à cause du bain de friture...

Shi zi tou (boulettes "tête de lion") de papa Mango, réalisées par lui-même
(recette authentique de chez nous)



pour une grosse marmite

Pour les boulettes :
1,3 kg de poitrine de porc hachée
6 tiges de ciboule
65 g (environ) de gingembre (= équivalent d'une petite pomme de terre) épluché
200 g de châtaignes d'eau (surgelées, c'est très bien)
6-7 c.s. de vin de riz (Shao Hsing Hua Tiao Chiew)
75 cl d'eau
1 c.c. de poivre gris
1 c.s. de sel
1 c.s. de sauce soja foncée
1 c.s. de fécule de pomme de terre
un bain de friture

Pour enrober les boulettes :
4 c.s. de fécule de pomme de terre
de l'eau

Pour la sauce :
2 tiges de ciboule
un morceau de gingembre (de la taille d'une petite pomme de terre)
3 c.s. de sauce soja foncée
3 c.s. de sauce soja claire (Kikkoman, par exemple)
3 c.s. de sucre en poudre
de l'eau

3 choux chinois (mandarin : bai cai/cantonais : bak choi, pak choi)


Commencer par la viande
Si les châtaignes d'eau sont surgelées, les tremper dans de l'eau tiède quelques minutes.
Hacher la ciboule et le gingembre.
Egoutter les châtaignes d'eau. Avec le plat d'un hachoir, les écraser d'un geste ferme, puis les hacher.
Dans un grand saladier, mélanger la viande hachée, la ciboule, le gingembre. Saler, poivrer.
Ajouter l'eau et mélanger énergiquement à la main, en tournant toujours dans le même sens.
Ajouter la sauce soja foncée et le vin de riz et mélanger.

Ensuite, s'occuper de la sauce
Chauffer un peu d'huile dans un faitout.
Y déposer les tiges de ciboule et le gingembre (non épluché) écrasé au hachoir. Laisser frire quelques minutes.
Ajouter environ 3 cm d'eau.
Ajouter les sauces soja et le sucre, et laisser cuire à feu moyen.

Confectionner les boulettes
Ajouter 1 c.s. de fécule à la viande, mélanger.
Préparer un bain de friture dans une sauteuse.
Diluer les 4 autres c.s. de fécule dans un peu d'eau.
Avec les mains, façonner de grosses boulettes de viande (de la taille d'un citron), les enrober du mélanger eau-fécule et les plonger dans le bain de friture.
Lorsque les boulettes sont bien dorées, les transférer dans la sauce. Procéder de même jusqu'à épuisement des boulettes.
Goûter la sauce et ajouter de l'eau si elle est trop salée.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux au moins 1 heure.

1 heure avant de servir : incorporer le chou
Laver le chou et le couper grossièrement.
Le faire revenir dans un peu d'huile.
Recouvrir les boulettes avec et arroser de sauce.
Couvrir et laisser cuire 1 heure (ou plus).

Déguster avec du riz blanc, forcément.

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Au fait, l'osso buco fut un vrai délice. C'est déjà ça.

dimanche 10 janvier 2010

La nouvelle vie et les poires qui font du bien



Lundi matin, je suis partie au travail avec dans ma besace : ma trousse (ça fait un peu écolier, mais je préfère écrire avec mes propres stylos), mon dictionnaire hiéroglyphes-français, mon vieux moleskine de linguistique (qui moisissait dans un tiroir) et mes cours d'expressions régulières, mon mug Trzesniewski (inutilisé jusqu'à lors), deux boîtes de thé (sencha et Kusmi), une boîte de chocolate dipped butter shortbreads (super bons !). J'ai même emporté mon iPod, au cas où une isolation sonore s'avérerait nécessaire (pratique autorisée et largement répandue - d'ailleurs, il faut que je me constitue une réserve de musique classique).

Et j'ai découvert ça : le tourbillon humain à Saint-Lazare, le petit creux de 10h le premier jour, les paupières lourdes à 14h tous les jours, la fringale de 15h, les habitudes à prendre, les noms et fonctions des collègues à retenir, la montagne d'informations à assimiler, l'angoisse de mal faire/ne rien comprendre/ne pas être à la hauteur, l'impression d'être insignifiante... Et puis la nostalgie des journées oisives, des vagabondages diurnes, et de tant de choses encore (attention, je ne me plains pas, je suis juste nostalgique...).

Heureusement, l'équipe à laquelle j'appartiens est composée de personnes sensées qui considèrent le goûter comme un moment essentiel de la journée. La pause de 16h est donc un rituel sacré auquel on ne saurait déroger sous aucun prétexte. Vendredi, c'était autour d'une galette des rois délicieuse et d'une théière de thé Kusmi (mes collègues sont amateurs de thé Kusmi, ce qui est plutôt bon signe - il y a certes mieux que Kusmi, mais il y a surtout pire).
M'est avis que je vais pouvoir dégainer mes cookies dans pas longtemps.

Mais quand même, j'aime bien le travail parce qu'il autorise à se faire plaisir comme on veut après, profiter pleinement du week-end (un mot qui n'a plus vraiment de sens quand on est au chômage), s'offrir un beau manteau et de chouettes petites robes, aller déjeuner chez Mamie Gâteaux le samedi (mais tôt, sinon il faut faire la queue, comme dans tous les successful places), bref, faire chauffer sa Carte Bleue avec désinvolture.
En plus, j'ai découvert une merveilleuse boulangerie pas trop loin du bureau (et je ne parle même pas du Lafayette Gourmet).

En cette période hivernale (c'est génial, cette neige et ces températures glaciales, vous ne trouvez pas ? :-)) propice aux choses gratinées/rôties/frites, maman Mango dit qu'il est bon de combattre le "yit hei" 热气 (cantonais) avec des poires chinoises cuites au bain-marie, en plus de ses soupes magiques.

Poires chinoises au sucre de canne (au bain-marie)



pour 2 personnes

2 poires chinoises (ça ressemble à ça)
quelques morceaux de sucre de canne en cristaux (bing tang - photo ici)

Couper le haut de chaque poire horizontalement de façon à obtenir un chapeau.
Evider un peu les poires, remplir la cavité avec un ou plusieurs morceaux de sucre de canne.
Placer les poires debout dans des petits ramequins.
Remettre les chapeaux en place, puis placer les ramequins au bain-marie pendant une demi-heure environ, le temps que les poires cuisent et deviennent tendres.
Déguster chaud, avec une petite cuillère, en prenant soin de garder le sirop à l'intérieur de la poire.

N.B. : Selon une superstition chinoise (cantonaise surtout), une poire ne se partage JAMAIS à deux. A trois ou quatre, oui, mais jamais à deux (parce qu'en cantonais, "partager une poire" est phonétiquement proche de "divorcer").
Je reconnais l'ineptie de la chose, mais j'ai tellement intégré cet interdit maternel depuis toujours que je suis incapable de partager une poire avec quelqu'un, et encore moins avec mon poulet.

(Message personnel : désolée pour ce retard...)

dimanche 3 janvier 2010

Le moment est venu de descendre de mon nuage (lait de soja maison)



2010 commence de façon tout à fait dramatique : nous sommes le 3 janvier, et après deux réveillons et moults excès oraux, il n'y a rien à faire, j'ai ENCORE ENVIE DE FOIE GRAS. Heureusement, je suis lucide et clairvoyante, ce qui m'a évité de prendre de bonnes résolutions, et donc de les anéantir juste deux jours après.
Je disais donc : pas de bonnes résolutions, parce que de toute façon j'ai une foule de défis à relever dès demain : réussir à me lever avant 10h du matin, ne plus passer des journées entières sur les blogs de cuisine, faire mes courses le soir après le travail et non plus à deux heures de l'après-midi, faire le deuil de la sieste et du goûter (et aussi du petit déjeuner bis au Roi du Café ou au Luco après la piscine), trouver l'énergie de cuisiner après une journée passée à déchiffrer des hiéroglyphes... Bouhouhou...
La thèse, ça vous rend totalement inadapté au monde du travail, et ce de façon irréversible. Alors si, comme moi, vous enchaînez thèse et chômage, eh bien bon courage pour la réinsertion.
Un peu de réconfort serait le bienvenu en ces temps difficiles, mais le sucré ne m'attire guère en ce moment : mes envies se dirigeraient plutôt vers des toasts de foie gras (mais je me répète), des Kettle Chips au poivre noir ou des Potatischips gräddfil & lök, des frites dorées et dodues, du tonkatsu, de la blanquette de veau, de la fondue savoyarde...
Mais le réconfort, ce n'est pas toujours calorique : c'est aussi la lecture de textes infiniment drôles agrémentés de dessins et de scans géniaux (mon modèle stylistique absolu, avec ce blog-là bien entendu), la déclaration de Parkin à Constance Chatterley dans une scène bouleversante, un sushi fraise dédicacé et arrivé par la poste (merci Claire !), et une réussite personnelle, la dernière de 2009 : le lait de soja maison, dont je rêvais nuit et jour depuis que la machine de maman Mango avait rendu l'âme.... Ca y est, je peux enfin couper le cordon.

Lait de soja (recette provenant de , merci Anne !)



250 g de fèves de soja jaunes
0,5 + 1,5 l d'eau (filtrée)
(c'est tout !)

Faire tremper les fèves dans de l'eau froide pendant 24 heures. Pendant cette période, rincer les fèves et changer l'eau à deux reprises.
Au terme de la phase de trempage, égoutter les fèves.
Ajouter 1/2 litre d'eau et mixer (avec un mixeur plongeant, ça marche très bien).
Verser dans une très grande casserole, ajouter 1,5 litre d'eau, et porter à ébullition (attention que le lait ne déborde pas) tout en remuant régulièrement avec une cuillère en bois pour éviter que le mélange ne brûle au fond de la casserole.
Baisser immédiatement le feu, et laisser cuire à feu doux pendant 30 minutes en maintenant le lait à 70 °C (plus ou moins), et en continuant de remuer.
Filtrer le mélange. On obtient environ 1,6 litre de lait de soja.
Boire chaud ou froid, avec un peu de sucre si on veut (moi, je sucre avec du sirop de canne : réglée, la question du sucre qui ne fond pas).

Le lait obtenu se conserve maximum 2 jours au frais, et il n'a rien à voir avec les laits de soja du commerce (même les bio), mais est-il besoin de le préciser ?
Le résidu, appelé okara, peut être utilisé recyclé en galettes/burgers, biscuits moelleux, pains d'épices, ou entrer dans la composition de soupes. Je n'ai testé aucune de ces recettes, mais si je refais régulièrement du lait de soja, il faudra que je me penche sérieusement sur la question de l'utilisation de l'okara.

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Il est temps pour moi de vous laisser, car il faut encore que je révise un peu mes hiéroglyphes et mes cours de licence-maîtrise (d'il y a dix ans déjà !), et que je choisisse mon mug et mon thé pour le bureau et ça, c'est super important.

Et encore une fois, excellente année 2010 à tous ! Don't worry, be happy!

dimanche 27 décembre 2009

De retour des Antilles, avec plein de choses à boire



Il y a dix jours, alors que le chaos semblait régner en métropole, nous étions de l'autre côté de l'Atlantique.
En Guadeloupe.

Nous avons traversé des champs de canne à sucre, nagé au milieu de jolis poissons, vu des plantes extraordinaires, mangé plein de maracudja, pris un bain d'eau chaude dans un petit bassin naturel, eu une panne de voiture, attrapé des coups de soleil, vu des poissons volants, des iguanes, des colibris, des touloulous, des papayes géantes... et puis tout ça aussi :












La plage du Souffleur, la plus paisible et la plus chouette plage de l'île...














Vous ne le voyez sans doute pas, mais les petits tubercules dans la corbeille orange portent le nom de "pas possibles".








C'est un peu la "fête du carrelage", comme dit mon poulet...



Du coup, j'ai raté la première neige de l'hiver (bouhouhouh...).

De retour à la maison, j'ai un peu mal à me remettre aux fourneaux. Mais comme nous avons rapporté dans nos valises plusieurs cubis de rhum, au moins nous ne mourrons pas de soif. Héhé.

Planteur



pour une bouteille de 1 l

1/5 l (voire 1/4 l) de rhum blanc agricole (ou rhum vieux)
1/4 l de jus d'orange
1/4 l de jus d'ananas
1/4 l de jus de goyave
2 c.c. de sirop de canne
3 c.c. de sirop de grenadine
1 bâton de cannelle
1 gousse de vanille (fendue dans la longueur)

Dans une bouteille, mélanger le rhum et les jus.
Ajouter les sirops, la cannelle et la vanille.
Fermer la bouteille et entreposer au frais pendant 24 heures.

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Ti punch



pour un tout petit verre

1 c.c. de sirop de canne
1 rondelle de citron vert
un peu de rhum blanc agricole (Bologne, Damoiseau ou autre pourvu qu'il soit bon)

Dans le verre, écraser un peu le citron vert avec le sirop de canne.
Ajouter le rhum (quasiment jusqu'au trait pour les mini verres Duralex), mélanger.
Déguster avec un glaçon si on veut.

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Le rhum arrangé préparé en mars dernier et bien rangé au fond d'un placard s'est rappelé à notre bon souvenir. Il a pris une belle couleur ambrée, signe sans doute qu'il est enfin prêt à être dégusté.

Rhum arrangé à l'ananas et aux épices (recette de Melle Gudule, découverte grâce à Loukoum°°°)



pour un bocal de 1,7 l

1 ananas
1 gros pouce de gingembre épluché
4 bâtons de cannelle
1 pincée de citronnelle séchée
jus d'1 citron vert
2 gousses de vanille (fendues dans la longueur)
800 ml de rhum blanc agricole
100 g de sucre blond

Eplucher l'ananas et le découper en tranches.
Mettre l'ananas et le gingembre découpé en tranches, la cannelle, la citronnelle, le jus de citron vert, la vanille, le rhum et le sucre dans le bocal.
Mélanger et fermer le bocal.
Stocker dans un endroit frais et sec, à l'abri de la lumière, pendant 3 mois minimum. Secouer le bocal de temps en temps.

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Je ne vous ai pas souhaité de joyeuses fêtes, mais nous avons de quoi trinquer, avec un peu d'avance, à l'année qui vient : qu'elle soit aussi belle et heureuse pour vous que 2009 le fut pour moi, finalement (ça, c'est du voeu 4 étoiles). Tchin !

lundi 14 décembre 2009

Avant le départ, des biscuits, des livres et une soupe



Léon Tolstoï avait une recette pour le bonheur, je l'ai découverte dans un cahier que j'ai reçu par la Poste samedi matin. Une recette d'une simplicité déconcertante, vraiment. Mais ce n'est pas la chose la plus intéressante dans ce que j'ai reçu, même si le cahier est super joli. Dans le colis, il y avait encore mieux : des bredele confectionnés par une fée alsacienne (enfin, j'ai quand même failli m'empoisonner avec un spritz à la noix de coco - la noix de coco est une preuve irréfutable de la non-existence de Dieu - mais tout le reste était délicieux, surtout les brünsli et les macarons ronds).
D'ailleurs, j'avais moi-même les mains dans la farine au moment où le facteur a sonné à la porte car j'étais en plein atelier Weihnachtskekse. Etant un peu psychorigide sur les bords, je fais INVARIABLEMENT les mêmes biscuits depuis presque dix ans. Sauf cette année : j'ai eu envie de fourrer mes Lebkuchen de confiture d'abricot, pour me rapprocher des réconfortants Lebkuchen que j'avais l'habitude de boulotter dans ma solitude viennoise.





J'ignore pourquoi je persiste à préparer ces biscuits et à les offrir, car non seulement les Lebkuchen fourrés sont ATROCEMENT longs à faire, mais en plus, le temps de les distribuer, les Linzer Augen sont déjà ramollis par la confiture, le glaçage chocolaté des Lebkuchen menace de fondre...
Dix heures de labeur acharné pour obtenir ça. Bouhouhouh...
Que les destinataires me pardonnent.

Enfin, passons maintenant à des choses plus réjouissantes, à savoir la petite sélection de livres que je vous avais promise la dernière fois. Il ne s'agit pas de livres de cuisine, mais bon... il n'y a pas que la cuisine dans la vie.




Je commence avec le catalogue de la rétrospective Michael Kenna, dont j'ai déjà parlé ici.



Ce livre est idéal pour prolonger le plaisir de l'exposition à la BnF, ou pour ceux qui ne peuvent s'y rendre. Si la peinture pâtit énormément de la reproduction sur catalogue, ce n'est pas le cas de la photographie. Autant en profiter, confortablement installé sur son canapé, avec un bon thé fumant et des bredele, par exemple.




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Quand une gourmande notoire (Sonia Ezgulian) rencontre une adepte de polaroids (Caroline Briel), ça donne un délicieux carnet de gourmandises. Ce livre est arrivé dans ma boîte aux lettres un jour d'octobre alors que je n'en soupçonnais même pas l'existence (il fut choisi avec soin par une amie qui commence à bien me connaître). Depuis, je le feuillette en rêvant de trouver à nouveau des recharges de polaroid et de pouvoir voir ce que Sonia Ezgulian griffonne dans ses innombrables petits carnets.



Un grand merci à P.


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Un livre délicat et précieux concocté en duo, lui aussi. Un voyage au Japon à travers photos, dessins et haikus. Les clichés argentiques de Magali Lambert et les dessins de Laure Chapalain s'entremêlent à merveille. Le bol de nouilles fumant avec ses volutes imaginaires laisse rêveur, tout comme les paysages peuplés de créatures irréelles. C'est poétique. C'est beau.





Merci, Caroline, de m'avoir fait découvrir ce livre sublime.


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Pour ceux qui ont toujours rêvé de voir ce que contiennent les carnets des dessinateurs, et qui ont un faible pour les croquis et les brouillons, ce livre est passionnant. On peut y voir des pages de carnets de designers, apparemment connus (puisque désignés comme "most influential") mais pas de moi en tout cas (certes, je ne suis pas une référence en la matière). Le processus de création est montré à travers les esquisses, les brouillons, qui traduisent les tâtonnements et les réflexions de l'artiste. Une lecture extrêmement stimulante.





Après l'avoir pris, feuilleté, reposé, repris, re-feuilleté, re-reposé, et ce un certain nombre de fois, je n'ai pu me résoudre à quitter la librairie sans ce livre.


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Pour finir, il y a bien un livre de cuisine dont j'ai envie de vous parler ici, mais attention : ce n'est pas un livre glamour comme celui-ci, ou celui-là.



Ce livre, je l'ai découvert sur les étagères de ma petite librairie de quartier. Une sorte de Légumes pour les nuls.
Depuis que je commande des paniers de légumes hebdomadaires (pas bio mais provenant de producteurs locaux), je me retrouve souvent avec des légumes que je n'aurais jamais achetés spontanément, genre des panais, des betteraves, des radis noirs, des navets ou des boules puantes nommées red meat, dont je ne sais que faire. Comme je suis nulle en légumes et que je suis loin de posséder toute la collection des livres de l'Epure, je vais souvent puiser un peu d'inspiration dans ce livre qui est très bien fait malgré l'absence de photo.



C'est là que j'ai trouvé l'idée du gaspacho (ou plutôt velouté froid) pour les trois petites betteraves crapaudines que je voulais, au départ, manger à la manière de Natalia : mixées avec un peu d'eau, de l'ail haché, du vinaigre de Xérès, de l'huile d'olive, elles firent une soupe exquise.



Sur ce, je vous laisse. J'ai encore des cartes à écrire, des colis à expédier, des documents (de travail) à imprimer, des gens à voir, des coups de fil à passer, des vêtements d'été à repasser et une valise à faire avant de m'envoler demain pour une destination chaude et, je l'espère, ensoleillée.
Je me rends compte que je ne peux pas décemment partir sans vous livrer la recette du bonheur de Tolstoï. Attention à la foudroyance de la révélation :
"Si vous voulez être heureux, soyez-le !"

That's all Folks! (Je reviens pour Noël ; d'ici là, prenez soin de vous !)