vendredi 9 mars 2007

Variations japonaises autour du riz : inarizushi et onigiri




(Vous aurez remarqué que j'ai tenu les baguettes de la main gauche pour pouvoir prendre la photo, et je peux vous assurer que c'est autrement plus difficile que pour une fourchette...)

J'ai trouvé une solution possible à la question que je me posais hier (comment faire de belles photos quand on cuisine surtout le soir ?) : rester chez soi pour cuisiner, au lieu d'aller bosser à la BNF. Donc, j'ai passé une partie de ma journée tranquille dans ma cuisine à préparer le repas du soir. Après quoi, j'ai pu faire tout plein de photos, à la lumière du jour. Génial comme idée, non ? ;-) Evidemment, ce ne sera pas possible tous les jours, autrement je ne finirai jamais ma thèse...

Au menu : inarizushi et onigiri - je sais que l'onigiri est un en-cas, mais j'en avais envie depuis si longtemps...
Je connaissais les inarizushi pour en avoir mangé au Japon quand j'étais adolescente : j'avais adoré. Et les onigiri, je les avais essentiellement vus en dessin : un peu dans les mangas, mais surtout les dessins animés japonais que je regardais à la même époque - sur La Cinq, vous vous souvenez ? J'étais intriguée par ces petits triangles décorés d'un carré noir à la base, et je me disais que ça devait être bien bon, vu la mine réjouie de ceux qui les mangeaient. En tout cas, je trouve les onigiri très "design", très photogéniques. Esthétiquement, ils me font le même effet que les macarons : je pourrais les contempler pendant des heures. Je me suis donc enfin lancée aujourd'hui, pour en avoir un vrai sous mes yeux.

Pour cela, je me suis aidée des recettes de Clea et de Maki, que j'avais déjà repérées depuis un bon moment. Avec quelques ajustements, par rapport aux difficultés/problèmes rencontrés au cours de la préparation. J'ai surtout fait des inarizushi, et avec le riz qui restait, j'ai préparé des onigiri, un peu à la façon de Maki (cf. Onigiri revisited), c'est-à-dire sans se salir les mains - mais j'ai trouvé ça plus facile sans la tasse.

Tout ça ne fait pas un repas très équilibré, me direz-vous. Mais comme je n'avais mangé que des carottes râpées et une pomme à midi, ça se compense.



Inarizushi

16 demi-poches de tofu frit assaisonné (o-inari-san), prêtes à l'emploi
2 verres de riz japonais non cuit
2 1/2 verres d'eau
2 verres de mirin
2 1/2 c.c. de sucre
1 1/2 c.c. de sel

Laver le riz et le faire cuire avec 2 1/2 verres d'eau dans un autocuiseur.
Pendant ce temps, verser le mirin, le sucre et le sel dans une petite casserole, et chauffer pour dissoudre le sucre.
Quand le riz est cuit, le transvaser dans un grand bol, y verser le mélange à base de mirin et mélanger délicatement (s'il y en a trop, enlever le surplus).
Sortir les poches de tofu de l'emballage, les essorer à la main.
Ouvrir les poches et les remplir de riz avec une petite cuillère. [Une astuce : préparer un ramequin d'eau pour y tremper la cuillère avant de prendre le riz, afin d'empêcher ce dernier de coller]
Poser sur une assiette, côté ouvert en-dessous.
Mettre au frais avant de déguster.


Onigiri

2 verres de riz japonais non cuit
2 1/2 verres d'eau
un peu de sel
6-8 petites feuilles d'algue nori (autant de feuilles que d'onigiri obtenus, mais facultatif. En ce qui me concerne, c'était uniquement pour la photo, car je n'aime pas ça)
garniture au choix*

Faire cuire le riz comme précédemment.
Couper un carré de film transparent (qui servira à envelopper l'onigiri). Vaporiser de l'eau dessus et saupoudrer un peu de sel. Tremper une cuillère (à soupe) dans de l'eau (ou vaporiser), prélever du riz (encore chaud, c'est important), et le déposer au milieu du plastique. Creuser un trou pour y déposer la garniture, recouvrir de riz et appuyer un peu avec la cuillère.
Refermer le film transparent en tournant pour comprimer la boulette.
Façonner en triangle (je les ai faits un peu dodus, plutôt que anguleux).
Retirer le film transparent.
Envelopper la base avec une petite feuille de nori.
Procéder de la même façon avec le restant de riz.

Pour un panier repas ou un pique-nique, laisser les onigiri dans le plastique afin qu'ils ne se déssèchent pas. Ajouter la feuille de nori au moment de déguster.

*Pour la garniture, j'ai improvisé une mini-omelette avec :
1 oeuf
1 échalote hachée
1 c.s. de sauce soja

Faire chauffer un peu d'huile dans une petite poêle. Faire dorer l'échalote avec la sauce soja. Ajouter l'oeuf battu, mélanger et couper en petits morceaux avec une cuillère en bois (pendant la cuisson).

La prochaine fois, je remplacerai l'oeuf par de la viande (porc ou poulet) coupée en tout petits morceaux.

5 commentaires:

carotte a dit…

Je suis fascinée par la perfection des tes "boules" de riz!

loukoum°°° a dit…

t'es sure qu'il n'y a pas une différence entre miron et vainaigre de riz??

Leslie a dit…

le mirin est une sorte de saké, ce n'est pas du vinaigre de riz

Claire a dit…

Super, on a retrouvé le goût des inarizushi mangés au Japon :-)
Et j’ai fait aussi des onigiri, bons, mais pas autant que là-bas.
Bon, je vais aller faire du riz au lait ;-)

Mingoumango (La Mangue) a dit…

Claire : Super, ça me fait plaisir !
Toi aussi, tu es une foldingo du riz alors ? ;-)