samedi 9 juin 2007

Pudeur et impudeur...




Bon, ça ne va plus du tout. Je dérape un peu plus chaque jour : ce blog est en train de virer au journal intime...
Pendant mon adolescence (et même à l'âge adulte, j'avoue), j'ai rempli des cahiers entiers, noircissant des pages et des pages au gré de mes humeurs. Je consignais les faits et gestes du quotidien, les événements (que je considérais comme) importants, les états d'âme, et ce dans les moindres détails. Seulement, j'étais terrifiée à l'idée que quelqu'un puisse découvrir mes cahiers et les lire. Alors, un beau jour, j'ai arrêté. Et j'ai tout brûlé.
Fini de raconter ma vie en long, en large et en travers, pour que ces cahiers finissent entre des mains curieuses ou malveillantes.
Alors, si j'ai mis fin à ces bêtises d'adolescente, ce n'est quand même pas pour récidiver sur ce blog, espace hautement public s'il en est, sous le regard de centaines de personnes tous les jours... Ce serait un comble ;-)

Pour revenir à ce qui nous intéresse ici, voici une recette que j'avais repérée sur la Food Box et que je mourais d'envie d'essayer. C'est chose faite. Mais avec les moyens du bord (sans menthe, mais avec de la ciboulette thaï), et à ma manière... La recette originale est .

Boeuf à la Thaï (de la Food Box)


pour 2 personnes

350 g d'entrecôte (ou de filet de boeuf)
sauce soja
1 gousse d'ail
1/2 oignon rouge haché
1 c.s. de ciboulette thaï ciselée
1 c.s. de coriandre ciselée (il ne me restait plus que de la surgelée, mais ça convient très bien)
1 piment rouge coupé en fins tronçons
1 1/2 c.s. de sauce poisson
jus d'1 citron vert
1 c.c. de sucre blond de canne

Faire mariner la viande pendant une heure dans la sauce soja avec la gousse d'ail écrasée (d'un geste vif avec le plat du hachoir).
Pendant ce temps, préparer la sauce :
Dans un bol, verser la sauce poisson, le jus de citron vert et le sucre, et mélanger. Ajouter l'oignon rouge, la ciboulette, la coriandre, le piment.
Faire griller la viande à feu vif 1 min 30/1 min 40 (selon l'épaisseur) de chaque côté, puis laisser reposer quelques minutes.
Couper la viande en fines tranches, mettre dans un plat et verser la sauce dessus.
Servir avec une moitié de concombre coupée en bâtonnets, et du riz basmati (Tilda, de préférence).

Pour vous dire à quel point c'est bon, j'en ai fait deux fois cette semaine. Et mon poulet est plus amoureux que jamais ;-)

jeudi 7 juin 2007

Divagations de surveillance d'examen et petits sablés aux tomates séchées




En ce moment, la saison des examens (et des concours) bat son plein (certaines ont dû s'en apercevoir). Comme tous les ans depuis que j'ai commencé ma thèse et que je donne des cours à la fac, je suis de surveillance en amphi. Ce qui est loin d'être une partie de plaisir...
C'est dans ce contexte que j'ai revu, la semaine dernière, des étudiants que j'avais eus en début d'année. Après un 2nd semestre sans cours, je me suis rendue compte qu'ils m'avaient manqué. J'en ai presque eu un pincement au coeur en les revoyant, sachant qu'ils sont mes derniers étudiants et que dans trois mois, ce sera fini, je serai arrivée au terme de mon ultime contrat.
En faisant le tour de l'amphi, dix fois, vingt fois, pendant l'épreuve, j'ai eu tout le loisir de les observer, de surveiller plus attentivement celles (eh oui, la majorité sont des filles) dont je connaissais la propension à discuter (tricher ?) pendant les partiels, et ce tout en laissant mon esprit divaguer...

Moi enseignante, ce n'était pas gagné. Je revois encore les mines incrédules de mes étudiants, quand je faisais mon entrée dans la salle de cours et que je m'installais au bureau du prof, lors de la toute première séance. Ils devaient sans doute croire à une (mauvaise) plaisanterie, je me souviens, ça chuchotait de tous les côtés. Et encore, s'il n'y avait eu qu'eux... Chaque fois que je me rendais à un secrétariat pour demander une brochure pédagogique, un papier ou un renseignement sur un cours, on me demandait immanquablement en quelle année j'étais inscrite, ce à quoi je répondais que c'était moi l'enseignante... S'ensuivaient alors des excuses de la secrétaire qui, voyant mon allure juvénile, n'y croyait pas beaucoup plus que les étudiants...

Bref, j'ai vite compris qu'il valait mieux bannir les t-shirts Björk roses ou les hauts de survêt Adidas vintage vert flashy si je ne voulais pas anéantir totalement ma crédibilité face à des étudiants à peine plus jeunes que moi. J'ai donc opté, à la place, pour des tenues plus "sérieuses", voire plus ringues pour mieux coller au look "prof de fac" (je vous jure, qu'est-ce qu'il faut pas faire parfois...).
Malgré tout, certain(e)s étudiant(e)s prenaient un malin plaisir à me tester, en me posant des questions scabreuses (pour voir si j'avais réponse à tout) ou bien en contestant mon système de notation (forcément injuste). Une fois, une étudiante qui bavardait trop et à qui j'avais demandé de prendre la porte, m'a tenu tête.
Des choses qu'ils ne se seraient pas permises avec un "vrai" prof...

A l'heure où tout cela s'achève, une foule d'images me sont revenues à l'esprit. J'ai revu ces matins embrumés où il fallait partir travailler alors que les rues étaient encore désertes, la foule pressée sur les quais de la gare, les visages ensommeillés dans le train de 8h08. Je me suis souvenue de la boule dans le ventre avant chaque cours, de mes gesticulations au tableau, de mes va-et-vient, de mon corps en sueur et de mes joues en feu à la fin de chaque séance (une fois, je suis allée faire cours en col roulé : j'ai vite compris ma douleur...). Je me suis souvenue de ces heures passées à préparer les cours, à la maison et à la bibliothèque, et de ces nuits passées à corriger ces satanées copies. Je me suis souvenue des sourires de certains étudiants lorsque nous nous croisions dans les couloirs, et des mots échangés parfois avec eux...

Et puis, au milieu de ces divagations, j'ai eu faim, car c'était l'heure du goûter... Mais c'était une envie de salé. C'est ainsi que j'ai eu l'idée de petits sablés salés, avec des morceaux de tomates séchées dedans. Pour la base, que je voulais sans beurre, j'ai pensé aux sablés de Clea, et le reste fut improvisé dans ma cuisine à une heure bien avancée de la nuit...

Petits sablés aux tomates séchées
pour une vingtaine de sablés

100 g de farine T65
50 g de semoule de blé fine
50 g de poudre d'amandes
20 moitiés de tomates cerises séchées (la recette ici)
1 c.c. d'origan (on peut en mettre plus)
1 c.c. de sel fin
1 oeuf
50 g d'huile d'olive (étant donné que les tomates sont assez grasses, on peut en mettre un peu moins)

Egoutter et hacher finement les tomates séchées.
Mélanger farine, semoule, poudre d'amandes, origan, tomates, origan et sel.
Ajouter l'oeuf et l'huile, mélanger et former une boule.
Filmer et mettre au frigo pendant 1 h.
Préchauffer le four à 180 °C.
Etaler la pâte, découper des formes à l'emporte-pièce, les déposer sur une plaque couverte de papier sulfurisé. (comme le dit Clea, la pâte est très friable, mais c'est normal)
Enfourner pendant 12-14 minutes.
Laisser refroidir sur la plaque.

******

En bonus : un extrait de roman.

Le contexte est le suivant : Simon, le personnage principal, qui est un thésard assurant des cours à la fac, vient d'assister au décès d'un professeur sur le campus. Il se rend dans le bureau du président de l'université, où se trouve un commissaire de police chargé de l'enquête. Voici la conversation qui s'ensuit :

"- Vous êtes professeur ici ? demanda le commissaire en levant les yeux pour examiner le nouvel arrivant par-dessus ses lunettes.
- Ater, pour faire simple.

- Désolé, dit le commissaire d'une voix compatissante. Ce genre de mission auprès des proches est éprouvant, c'est vrai.
- Pardon ? dit Simon.

- Vous me dites que vous êtes à terre, mais je peux vous assurer qu'il n'y a pas que vous à accuser le coup lorsqu'il faut faire des condoléances.
- M. Saltiel est en fait demi-ater en littérature comparée dans notre université, dit le président qui tenait à être précis mais dont la remarque semblait plutôt plonger le commissaire dans une perplexité croissante.

- Demi à terre ? Là, je vous avoue que...

- A-T-E-R, épela Goulletqueur [le président], assistant temporaire d'enseignement et de recherche.

- Ah, dit le commissaire.

- Pas encore maître de conférence, compléta charitablement Simon.
- Je vois, dit le commissaire, mais on sentait qu'il parlait un peu au hasard.

- C'est assez compliqué quand on n'est pas familier avec l'enseignement supérieur, plaidait Goulletqueur. Tout le monde croit qu'il n'y a que des professeurs dans les universités. Mais non. Chaque titre, chaque nuance a sa raison d'être."


(Pierre Christin, 2006, Petits crimes contre les humanités, Editions Métailié, Paris)

mercredi 6 juin 2007

Deux catastrophes et un riz au lait




Le mois de juin commence bien mal.

Samedi dernier, je me suis rendue à la Grande Epicerie, comme j'aime le faire à chaque début de mois, quand l'état de mon compte en banque (tout juste renfloué) me le permet.
Mal m'en a pris : mes placards se sont certes enrichis de chocolats Valrhona, de confitures Carla, et d'autres choses absolument délicieuses et irrésistibles, mais voilà, en une heure à peine, j'ai flingué mon budget du mois si minutieusement calculé (à l'euro près, quasiment).
Un vrai drame.

Pour me remettre de cet impair, pour me consoler des 27 jours de restriction à venir, je me suis fait un cheesecake dimanche. En effet, quelle douce perspective que celle d'avoir une part de cheesecake tous les jours pendant une semaine ! Ca vous console de tous les chagrins.
Mais c'était sans compter sur mon poulet, qui a soudainement décrété qu'il aimait ça : "Tu sais, j'aime bien le cheesecake finalement, avec ce bon goût de citron ! et la couche de biscuit, hmmmmmm..."
Mon Dieu, à force d'insister, j'ai réussi à lui faire aimer le cheesecake !
Catastrophe. Me voilà donc contrainte de le partager.
Ce qui me fait 3 jours de cheesecake au lieu de 6.
Mince alors !

Bon, il reste encore des desserts qu'il n'aime pas... Le riz au lait, par exemple. Dont je raffole. Comme il le dit si bien, je ne suis pas chinoise pour rien. J'aime le riz à en mourir. J'aime le riz blanc, complet, sauvage, long, rond, gluant, nature, sauté, cantonais, aux quatre parfums, en croquettes, en bouillie, dans les soupes, l'inarizushi, l'onigiri, le risotto, la paëlla (pour le riz essentiellement), le riz au lait, le gâteau de riz, et j'en oublie certainement. Sauf le riz dans le thé, comme le fait ma maman, mais il paraît que c'est une habitude japonaise (elle n'est pas japonaise).
Pour ce qui est du riz au lait, j'aimerais pouvoir dire que c'est une recette de ma grand-mère, qui le préparait amoureusement pour moi, et tout et tout, mais non. J'ai découvert le riz au lait dans les barquettes d'aluminium de la cantine, ce qui ne m'a pas empêchée d'adorer ça. Comme quoi, la cantine...

Riz au lait

180 g de riz rond
1 l de lait
100 g de cassonade
1 gousse de vanille

Soit vous mettez tout dans la MAP (enfin, sauf la gousse de vanille, dont on récupère seulement les grains après avoir fendu la gousse dans la longueur), vous lancez le programme confiture et vous attendez que ça se passe. Comme ça, vous pouvez retourner travailler ou continuer à consulter Blog Appétit.

Soit vous n'avez que ça à faire, et vous le préparez à la casserole, comme Eva (je serais mal placée pour vous expliquer, je ne l'ai jamais fait à la casserole).

Soit vous le faites au four, comme Bergamote.

mardi 5 juin 2007

Saveur de mon terroir (s'il en est un) : bar vapeur à la chinoise




S'il est un mot qui a le don de me plonger dans la perplexité la plus totale, c'est sans doute celui de "terroir", de même que les termes "racines", "identité" ou "langue maternelle". Cela peut paraître idiot, mais je suis incapable de me définir précisément par rapport à ces termes, de dire avec certitude quel sont "mes racines", "mon identité" ou "ma langue maternelle".
"Mon terroir", je ne sais donc pas ce que cela signifie... Mais s'il faut se reporter à ses origines, au terroir familial, aux saveurs avec lesquelles on grandit, ce sera donc la Chine, un pays qui m'est à la fois familier et étranger...
Une recette pour Elvira et son jeu "Saveurs de nos terroirs", même si je ne suis pas sûre qu'elle soit bien représentative...

Bar vapeur à la chinoise (de mon papa)
pour 2 personnes



1 bar entier (vidé et tout...)
un morceau de gingembre (au moins 5 cm de longueur)
quelques brins de ciboule
3 c.s. d'huile de tournesol (ou une autre huile neutre)
3 c.s. d'huile de sésame
5-6 c.s. de sauce soja (Kikkoman, de préférence)
2 c.s. de vin de riz (Shao Hsing)

Mettre le bar sur une assiette, arroser d'alcool de riz et mettre l'assiette dans un bain-marie (si le poisson est trop grand, le couper en deux) pendant 15-20 minutes (pas plus, le bar doit être juste cuit).
Pendant ce temps, préparer la sauce (ici, il s'agit d'un mix des méthodes de papa et de maman) :
Couper le gingembre épluché et la ciboule en fine julienne.
Faire chauffer les deux huiles dans une poêle, y faire revenir le gingembre et la ciboule pendant 1 à 2 minutes.
Ajouter la sauce soja.
Quand le bar est cuit, verser la sauce dessus, avec la ciboule et le gingembre.
Déguster avec un bol de riz basmati (Tilda, de préférence).

Une recette toute simple, mais qui a eu le mérite de me faire aimer le poisson, c'est dire...

lundi 4 juin 2007

Petits cadeaux gourmands




Cette semaine a été plutôt riche en surprises et cadeaux gourmands...


Un macaron au chocolat de chez Eric Kayser, de la part de mon poulet. Il était tellement gros que je n'ai pas pu en venir à bout. J'ai dû me résigner à le partager...
Bon, en fait, il ne s'agissait nullement d'un cadeau, puisque mon poulet a acheté ce macaron à ma demande, et avec la monnaie de mon portefeuille, au moment d'aller chercher le pain. Mais ça fait plaisir quand même...



Des mini macarons de chez Pierre Hermé ! La pauvre plouc que je suis n'y avait jamais goûté... Heureusement, Aurélie m'a permis de combler cette honteuse lacune (je lui en suis éternellement reconnaissante).
Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant de la gauche :
- Mogador (fruit de la passion & chocolat au lait) : une pure merveille. Le mariage des deux parfums est bien équilibré, très réussi.
- Arabesque (abricot & pistache) : pas mauvais, mais j'aurais du mal à juger, car je ne suis pas fana de pistache, et je n'aime que l'abricot "nature"...
- Ispahan (litchi, rose, framboise) : la rose n'est pas un parfum que j'apprécie particulièrement, mais j'ai adoré la multiplicité des saveurs, qui se succèdent les unes aux autres (mais j'ai oublié dans quel ordre).
- Jasmin : mon préféré des quatre. La crème au jasmin est d'une douceur exquise. Par ailleurs, ce macaron a des reflets argentés sur la coque. So chic !

Aurélie m'a également offert une part de sticky toffee pudding, accompagné d'un petit pot de caramel, le tout fait maison (forcément). Il a directement pris le chemin de mon estomac, sans passer par la case photo. J'espère qu'elle publiera la recette très bientôt !

(Aurélie, on se revoit quand tu veux !)



Et puis, pour finir, des petits gâteaux japonais fourrés à la pâte de haricots rouges (azukis) que mon papa m'a rapportés du Japon. A mes yeux, ils sont parfaits : le fourrage est généreux et le biscuit qui l'enveloppe est ultra-fin, comme une sorte de prétexte... Ne vous fiez pas aux apparences, le martien (que j'ai d'abord observé avec suspicion) est délicieux !



Autant de petits moments de bonheur...

dimanche 3 juin 2007

Café viennois, caramel de balsamique, courgettes pour Lavande et tartines de fraises




A l'époque où j'habitais à Vienne, je passais le plus clair de mon temps dans les cafés. Ou plutôt dans UN café, mon préféré parmi tous. Je m'y rendais plusieurs fois par semaine, après mes cours.
Comme dans tout café viennois qui se respecte, des journaux étaient mis à la disposition des clients. J'y lisais donc Le Monde pour me tenir au courant de l'actualité française, mais aussi des journaux locaux, tels que le Standard et le Falter (je n'avais ni télé ni radio chez moi, et encore moins d'internet). Je bouquinais, j'écrivais mon courrier, je préparais mes cours et corrigeais mes copies. Une fois tout cela terminé, je regardais les gens qui défilaient dans le café, les clients, les piliers de bar (ceux-là, assis au comptoir, avaient immanquablement un verre de bière à la main). J'observais les garçons et les serveuses dans leur travail. A la longue, je (re)connaissais tout le personnel, la famille du patron (femme et filles), les habitués. Forcément, puisque j'y restais facilement deux à quatre heures, à chaque fois...
J'y prenais aussi mes repas. Le midi : un plat de légumes, des saucisses, ou une soupe. A l'heure du thé : un Topfenstrudel (strudel au fromage blanc), avec un chocolat chaud "ohne Schlag" (sans crème fouettée), quand ce n'était pas une part de Sachertorte, ou un Apfelstrudel. Le week-end, il m'arrivait aussi d'y aller pour le petit déjeuner : Semmel, beurre, confiture, jus d'orange et Melange (prononcer "mélanche").
De temps en temps, j'y retrouvais ma grande copine Amandine, qui était aussi assistante de français dans un lycée. Nous papotions alors autour d'une assiette de Kaiserschmarrn et d'une tasse de Gunpowder.
Au bout du compte, si l'on exclut les heures de sommeil, j'ai dû passer plus de temps dans ce café que dans mon propre appartement...
Comme je m'y sentais bien...

Le millefeuille qui suit est inspiré d'une salade courgette-mozzarella qui m'a été servie plusieurs fois dans ce café à Vienne. Pour une fois, j'arrive à temps pour participer au Légume de la semaine organisé par Lavande. Ce qui n'est pas un mince exploit...
Bon, la photo n'est pas jolie, mais je vous assure que c'est très bon. Si vous voulez un bisou de votre poulet au milieu du repas, accompagné d'un "Doods*, c'est délicieux !", faites-lui donc ce millefeuille.

Millefeuille de courgette à la mozzarella et caramel de balsamique
pour 2 personnes

2 courgettes rondes
2 boules de mozzarella di bufala
huile d'olive
caramel de balsamique
herbes de Provence
sel et poivre du moulin

Egoutter la mozzarella.
Couper le même nombre de tranches de courgettes et de mozzarella (environ 1 cm d'épaisseur).
Faire chauffer de l'huile d'olive dans une sauteuse et faire dorer les tranches de courgettes des deux côtés avec des herbes de Provence.
Dans une assiette, superposer une tranche de courgette et une tranche de mozzarella, saler, poivrer.
Répéter l'opération 3-4 fois pour obtenir un millefeuille.
Pour finir, arroser d'un peu de caramel de balsamique.

Pour le caramel de balsamique, c'est très simple : il suffit de porter à ébullition la même quantité de vinaigre balsamique et de sucre (ici : 100 g), et de laisser réduire pendant 15 minutes environ (mais pas plus, sinon ça durcit trop). Pour plus de détails, il suffit d'aller voir chez Scally.

Et comme je venais d'acheter une petite barquette de Mara d
es bois, mes fraises préférées, j'en ai profité pour refaire des tartines de fraises, mais légèrement différentes des premières.

Tartine fraises balsamique améliorée



Pour confectionner ces tartines, j'ai tartiné du mascarpone sur une baguette Monge coupée en deux, puis j'y ai mis des Mara des bois coupées en morceaux, du poivre du moulin, le tout arrosé de caramel de balsamique.

Comme je l'espérais, ces tartines sont encore meilleures que les premières... Ca vaut le coup de prendre un peu de temps pour faire ce caramel de balsamique.

* C'est comme ça qu'il m'appelle, quand ce n'est pas "mon vase ancestral", "mon canard (laqué)", "camion", "couscous", "tracteur", et j'en passe... Ce garçon est un vrai poète.

vendredi 1 juin 2007

Le gâteau qui me faisait penser à Madame Goubé




Quand j'étais petite, ma maman caressait le doux rêve de me voir entrer à l'Opéra, comme petit rat. C'est dans cette perspective qu'elle m'a envoyée - et ma soeur aussi, par la même occasion - suivre les cours de danse de Madame Goubé à la Salle Pleyel. J'avais sept ans.
Le mercredi, c'était jour de danse. Le matin, ma soeur et moi partions au restaurant avec nos parents - la Salle Pleyel n'était qu'à cinq minutes en voiture du restaurant. Nous déjeunions sur un coin de table, puis notre maman nous emmenait au cours. De ce lieu mythique qu'est la Salle Pleyel, je ne connaissais rien d'autre que le premier étage, celui de l'académie de danse. Les couloirs grouillaient de petites filles en chignon, on se changeait vite fait dans les vestiaires, puis on entrait dans la grande salle, après avoir payé le cours évidemment. Le règlement se faisait à la séance, et bien que cela soit flou dans mes souvenirs, je pense qu'il n'était pas donné. Ma soeur et moi paraissions bien exotiques au milieu de ces petites filles blondes et blanches de la bourgeoisie parisienne.
La salle de danse était immense. Elle donnait sur la rue, et la barre longeait la baie vitrée par laquelle on pouvait apercevoir les voitures, les passants. A l'avant de la salle se trouvait un grand miroir. Sur le côté droit, le piano, derrière lequel s'installaient les parents.
Madame Goubé, qui était connue pour son autorité, me terrifiait. Mais je n'étais pas mauvaise, bien au contraire. Je crois même que j'étais une de ses élèves préférées, mais personne ne dépassait Maeva, l'élève modèle, qui était souvent chargée des démonstrations pour les exercices. Une fois pourtant, c'est moi qui fus choisie pour montrer comment exécuter un grand plié tout en restant bien droite, et pour cela, elle me mit une peluche sur la tête, que je ne devais pas faire tomber.
Je passai l'épreuve avec succès.
J'aimais bien les cours de danse. J'aimais les exercices à la barre, mais ce que j'aimais par dessus tout, c'étaient les polkas, qui nous entraînaient dans un grand tour de la salle et qui me grisaient par leur rythme joyeux.
Les cours se passaient donc bien. Mais je n'ai pas intégré l'Opéra de Paris. Pour cela, il eût fallu une fréquentation bien plus assidue des cours de Madame Goubé, or moi, je n'y allais qu'une fois par semaine. C'est sans doute un regret pour ma maman. Mais pas pour moi, malgré les bons souvenirs que je garde de cette expérience.
Depuis lors, chaque fois que je passe devant la Salle Pleyel, je ne peux m'empêcher de lever la tête vers la grande baie vitrée du premier étage, pour voir s'il n'y aurait pas, par hasard, des petites danseuses à la barre.
Une fois, bien des années plus tard, j'y suis retournée un peu comme en pèlerinage. Arrivée au premier étage, je me suis retrouvée nez à nez avec Madame Goubé, qui n'avait évidemment aucun souvenir de moi. Mais elle, était restée la même. Elle avait gardé la même allure.

Ce sont tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit à l'évocation du nom Pleyel. Madame Goubé, Maeva, la polka, le grand plié avec la peluche sur la tête, et aussi la compote de pommes que ma maman achetait dans un supermarché de la rue Poncelet et que je mangeais une fois rentrée à la maison.

Quand j'ai découvert ce gâteau, au nom ô combien évocateur, sur le blog de Lilizen, j'ai immédiatement su que j'allais le faire.
Je suis partie de la recette donnée par Scally, mais j'ai remplacé les 20 g de sucre et la vanille par 20 g de sucre vanillé, et comme Tit' le suggère, j'ai utilisé du beurre doux et du beurre demi-sel à 50/50. Autrement, je dois avouer que, par pure paresse, je n'ai pas fait de bain-marie...
Pour la cuisson, j'ai voulu suivre les instructions de Lilizen : 15 minutes à 210 °C + 25 minutes à 180 °C, mais il m'a fallu 10 minutes de cuisson supplémentaires à 180 °C.

Le résultat est un gâteau à l'allure compacte, et pourtant extrêmement doux et fondant. Le pourtour est légèrement trop cuit à mon goût, il faudrait sans doute diminuer la durée de la première cuisson (à 210 °C), qui me paraît un peu "violente"...



jeudi 31 mai 2007

Visite aux Editions de l'Epure




Patoumi, quand je te disais que j'avais traîné dans une librairie hier, j'étais en fait... aux Editions de l'Epure.
Je venais de faire quelques courses à Naturalia, et sur le chemin du retour, j'ai pris la rue de la Sablière, comme j'aime le faire à chaque fois parce que cela me permet de passer devant les Editions de l'Epure. Sauf qu'hier, j'ai franchi la porte pour la première fois, non sans avoir longuement contemplé la vitrine auparavant.



J'ai été extrêmement bien accueillie, par une dame (dont j'ignore le statut...) qui m'a laissé tout le loisir de regarder les livres, les feuilleter, les choisir, pendant qu'elle discutait au téléphone. J'ai également pu prendre quelques photos des rayonnages de livres qui couvrent un pan de mur. De beaux livres, et tout plein de petits objets ravissants, qui confèrent une âme très chaleureuse à ce lieu.
Une ambiance que j'aime beaucoup...











J'ai fait l'achat de plusieurs volumes de la série Dix façons de préparer, que, dans mon émotion, j'ai oublié d'emporter avec moi... Mais de toute manière, je sens que je ne vais pas beaucoup me forcer pour y retourner... très souvent.

Ah oui, j'ai aussi parlé de toi, Patoumi, la dame m'a dit qu'elle te connaissait, et elle m'a demandé de te passer le bonjour.

mardi 29 mai 2007

Premier velouté du marché d'une grande timide




Après m'être explosé la panse au cours d'un tour du monde culinaire sans pareil, je n'avais envie, le lendemain midi, que d'une simple soupe. Le bac à légumes étant quasiment vide, j'ai bravé ma timidité pour... aller au marché. L'exploit de l'année sans doute, au même titre que la réussite des macarons. Car je n'étais encore jamais allée au marché pour faire mes courses (la honte, je sais, mais ne sifflez pas, s'il vous plaît). Rien que d'y penser, cela me terrifiait. L'idée de me retrouver devant l'étal, d'avoir tout de suite le marchand qui me demande ce que je veux alors que je n'en ai aucune idée, et de ne savoir quoi répondre, c'est une véritable angoisse. Alors que je voudrais pouvoir découvrir les étals à mon rythme, et faire mon choix tranquillement, sans qu'on me tombe dessus immédiatement, car cela me paralyse.
Cela faisait donc plusieurs mois que je tergiversais à ce sujet...
Je sais, je suis bizarre, mais rappelez-vous, mon épisode de mutisme à la maternelle, et puis, il y a eu aussi cette journée shopping à l'Atelier des Chefs, où voyant Requia, Gracianne et Paprikas discuter sans me voir, j'ai failli tourner les talons parce que je ne savais pas comment les aborder...
Bref, aussi curieux que cela puisse paraître, la "convivialité" du marché me fait peur (et le mot n'est pas trop fort). Je me suis donc fait escorter par mon poulet pour mon premier marché, et c'est lui qui s'est chargé de demander les choses à ma place. Au final, l'expérience s'est révélée fort concluante. A renouveler donc, régulièrement. Et un jour, peut-être, toute seule, comme une grande...

Au retour du marché, j'ai préparé cette soupe très classique de carottes à la coriandre, dans laquelle j'ai mis du lait concentré (une toute petite boîte) au lieu de la crème, pour un résultat tout aussi velouté. La coriandre m'a merveilleusement rappelé mon plat indien de la veille.

Velouté de carottes à la coriandre
(pour 2 grands bols)

une dizaine de carottes (700-800 g)
2 oignons
1 tablette de bouillon de légumes bio
1 l d'eau
huile 4 graines (gamme Monoprix Bien vivre)
75 ml de lait concentré non sucré (une petite boîte)
une dizaine de brins de coriandre
sel, poivre

Eplucher les carottes, les rincer et les couper en grosses rondelles.
Couper les oignons en petits morceaux, et les faire revenir avec un peu d'huile dans la casserole.
Au bout de cinq minutes, ajouter les carottes, mélanger.
Couvrir d'eau, ajouter la tablette de bouillon, et porter à ébullition.
Laisser cuire à feu doux pendant 30 minutes environ.
Quand les carottes sont cuites, retirer la casserole du feu et mixer la soupe.
Ajouter le lait concentré, mixer à nouveau.
Assaisonner (sel, poivre, au goût), ajouter les feuilles de coriandre et mixer une dernière fois.

lundi 28 mai 2007

Une journée chez Arlette et la gaufre liégeoise des travailleurs




Pour ceux qui ne le sauraient pas, Arlette donne chaque année une méga fête durant le week-end de la Pentecôte, dans le Val d'Oise, au milieu de la verdure. Vous avez dû en voir des images dans les JT, je pense au fameux discours d'Arlette, suivi du chant de l'Internationale, puisque c'est invariablement cette image qui est retenue. Mais ce que personne ne dit, c'est que cette fête est un rendez-vous gastronomique de premier ordre. Moi qui ne suis pas trotskiste pour un sou, si mon poulet arrive à m'y traîner, c'est bien qu'il y a un intérêt dans ce rassemblement de gauchistes. Quand vous dites "fête de LO", mon poulet répond : camping (point de discorde entre nous), débats (mouais...), cinéma (ok), spectacles (ok aussi), mais je suis certaine que le premier mot qui lui vient à l'esprit à l'évocation de la fête, c'est celui de "truffade", et là, je dis OUI ! Mille fois oui ! D'ailleurs, le stand de truffade est l'un de ceux qui remportent le plus de succès (et ça se comprend). De là à dire que nous allons à LO uniquement pour manger de la truffade, ce serait sans doute exagéré... Car il y a vraiment quantité de choses à voir, à écouter, à découvrir, etc. Sans parler des sympathiques rencontres que l'on peut y faire. Mais ce que je retiens avant tout, c'est l'ambiance extrêmement chaleureuse qui y règne, et la bonne humeur générale. Une vraie fête, quoi.



Compte tenu de prévisions météo assez catastrophiques, mon poulet a fait une croix sur le camping (ouf !), et nous avons décidé d'y passer uniquement la journée de samedi. Il s'agissait donc d'en profiter au maximum.

Nous sommes arrivés sur le site vers 11 heures et demie du matin. Notre parcours gastronomique a commencé avec une galette-saucisse (miam miam...) à l'entrée du village médiéval, le stand de truffade n'étant pas encore ouvert.



Au village médiéval, qui est une nouveauté instaurée l'année dernière (il me semble), nous avons déambulé, observé des forgerons en plein travail,



et discuté longuement avec un sympathique monsieur qui calligraphiait des vieux proverbes médiévaux en style gothique,



et qui nous a offert le proverbe suivant :



Après quoi, ayant raté le film que nous voulions voir (Les Lip, l'imagination au pouvoir), nous nous sommes dirigés sans plus tarder vers le Saint Graal : le stand de truffade. La file d'attente était déjà assez longue mais, comme nous le savions déjà, la truffade se mérite.
Quand, après vingt minutes de queue, vous vous installez enfin à table avec votre assiette de truffade, c'est un grand moment d'émotion qui s'empare de vous...



Je crois que ça se passe de commentaires... J'ai englouti le contenu de mon assiette en un rien de temps.

Pour le dessert, après avoir erré de stand en stand, hésitant entre une gaufre et une charlotte, entre une crêpe et un gâteau au chocolat, etc, nous nous sommes finalement arrêtés au stand british, où les gâteaux avaient l'air particulièrement appétissants,



et où j'ai craqué pour un lemon syrup cake, légèrement mouillé et délicieusement fondant. Un pur délice !



Enfin, pour faire passer le tout, une petite barquette de fraises, avec juste un chouïa de sucre,



suivi d'un thé à la menthe dans un cadre très lounge.



Après ce copieux repas, nous nous sommes offert une petite promenade digestive dans les allées du parc, au cours de laquelle nous avons fait le tour des stands, et visité la librairie.



Evidemment, nous aurions pu brûler quelques calories en faisant le parcours dans les arbres,



mais jouer à Tarzan, très peu pour moi...

Ensuite, est venu le moment de s'instruire : un petit tour au Carrousel de la connaissance ("voyage sonore de 45 minutes illustré par des dioramas, des maquettes, des vidéos sur le thème 'Réchauffement climatique et avenir de la planète'", des maquettes bricolées avec trois francs six sous, un peu dans le même esprit que C'est pas sorcier), puis débats sous le chapiteau Karl Marx. Ces débats sont très intéressants, mais l'ennui, c'est qu'ils sont régulièrement pollués par des interventions de fous furieux membres de sectes communistes obscures, grands amateurs de mots en -isme (communisme, trotskisme, léninisme, stalinisme, guevarisme, pablisme, etc), qui accusent systématiquement le conférencier (quel qu'il soit) d'être "un agent de la contre-révolution". Je pense qu'à leurs yeux, même Arlette est un suppôt du capitalisme...
Je dois avouer qu'il est de toute façon extrêmement difficile de se concentrer sur ces débats, lorsqu'on reçoit du stand d'en face des effluves de pizza.



C'est terrible, mon cerveau, complètement envoûté par cette odeur exquise, ne parvenait plus à enregistrer un seul mot de l'orateur du moment (qui était Alain Krivine, tout de même)... J'ai tenté de me reconcentrer tant bien que mal... mais mes efforts ont été anéantis quand j'ai vu qui se tenait à ma droite :



Arlette ! qui venait de prononcer un peu plus tôt son discours sur la grande scène. Et là, vous me croirez ou non, elle a fait un clin d'oeil à mon poulet (en réponse à son sourire). Ca alors ! Quelle allumeuse ! J'en ai presque avalé mon chocolat chaud de travers...



Le chocolat chaud du stand d'Air France, et les churros qui l'accompagnent (du moins pour mon poulet), c'est un des plaisirs gourmands incontournables de la fête. Je n'aime pas tellement les churros (que je trouve un peu durs et secs), en revanche le chocolat... quel chocolat ! Intense, épais, onctueux, et bien chaud, limite brûlant... Jamais je n'aurais pensé pouvoir déguster un chocolat aussi bon que celui de Christophe Felder à une fête prolo ! Diable, quel chocolat ! Ca vous réconcilie avec les révolutionnaires !


L'heure du dîner est rapidement arrivée. Nous n'avions absolument pas faim (tiens, c'est étonnant...), mais puisque nous n'avions pas prévu de revenir le lendemain, il fallait bien assouvir toutes nos envies, à savoir une deuxième truffade pour mon poulet, et un menu indien pour moi (que j'avais déjà goûté il y a deux ans, et qui m'avait laissé un excellent souvenir).



Kabab au curry, accompagné d'achards de légumes épicés et de riz aux quatre parfums. Que dire, sinon que ce plat est une merveille et qu'il a, pour moi, détrôné la sacro-sainte truffade ? Une fois de plus, je me suis régalée.


Et puis, l'heure est venue de rentrer.
Nous aurions pu rapporter un souvenir provenant de l'une des brocantes de la fête, où de la vaisselle ébréchée côtoyait des skis Dynastar ou des postes de télé des années 50 (? 60 ?),



choisir un badge d'Arlette,



ou bien opter pour d'amusantes petites poupées révolutionnaires réclamant la réquisition des entreprises et proclamant la grève générale.




Pour finir, le parcours gastronomique était loin d'être complet. Il y a tant de choses auxquelles nous n'avons pas pu goûter : les crêpes canadiennes, les gaufres de Picardie, les pâtisseries orientales, les charlottes au chocolat et aux fraises, la fondue jurassienne, les tapas, les pizzas, les brochettes grecques, ..., les sardines grillées (mais ça, je n'en raffole pas),



le jambon du Morvan,



ou la gaufre de Liège, que je ne connaissais pas du tout (selon le panneau, "C'est une gaufre très (mais alors très) sucrée dont les pépites de sucre se caramélisent avec la cuisson. Les inconscients rajouteront encore du chocolat mais alors c'est vraiment du vice... Les personnes normales et désirant éviter d'entrer dans le Livre des records Guiness au titre de plus grand consommateur de calories à la minute les prendront nature"). Quand on s'approche de ce stand, on est pris par une odeur exquise de caramel. C'est absolument irrésistible.
Un des camarades qui tenaient ce stand m'a donné la recette, que je partage ici avec vous. N'ayant pas de gaufrier, il m'est impossible de l'essayer. C'est pourquoi je compte un peu sur vous pour me dire ce qu'il en est de cette recette. Bergamote, peut-être...?



La gaufre liégeoise des travailleurs

750 g de farine à pâtisserie
270 ml de lait tiède
70 g de levure fraîche
3 oeufs et 2 jaunes d'oeufs
une pincée de sel
1/2 sachet de sucre vanillé
400 g de beurre (!)
500 g de sucre perlé

Faire la pâte avec tous les ingrédients à l'exception du beurre et du sucre perlé.
Laisser reposer 30 minutes.
Incorporer le beurre ramolli à la pâte en pétrissant et terminer par le sucre perlé.
Diviser la pâte en pâtons de 100 g.
Commencer à cuire après 15 minutes de repos.
Préchauffer le fer à gaufre pendant 3 minutes.

(J'ignore totalement combien de gaufres il est possible de faire avec ces quantités, aucune indication ne figure sur le papier)

N.B. : Toutes les photos ont été prises avec mon téléphone portable (j'avais oublié mon appareil photo numérique sur le chargeur... quelle nouille...).

vendredi 25 mai 2007

Mes légumes préférés & Ce que j'ai fait (ou presque)




Ceux-là, ils ne finiront jamais dans mon assiette !

Comme j'ai épuisé mon stock de recettes à publier (ça devait arriver un jour...) et qu'il n'y aura sans doute rien de nouveau ces jours-ci, je me rabats sur le questionnaire que m'a transmis par Aurélie. C'est là que je m'aperçois que je n'ai pas fait grand chose dans ma vie...

1- Payer votre tournée dans un bar
2- Nager avec des dauphins dans l'océan
3- Escalader une montagne
4- Conduire une Ferrari (encore faudrait-il que j'aie mon permis... quoique, même avec le permis...)
5- Visiter les Grandes Pyramides (non, mais La Pyramide du Louvre, si)
6- Porter une tarentule (c'est cela, oui...)
7- Prendre un bain avec quelqu'un à la lumière des bougies (oh oui...)
8- Dire "Je t'aime" en le pensant vraiment, chaque fois (et uniquement en le pensant vraiment, sinon quel intérêt ???)
9- Prendre un arbre dans vos bras
10- Sauter à l'élastique (à l'école, dans la cour de récré. J'étais loin d'être mauvaise)
11- Visiter Paris (ben oui, tout le temps)
12- Regarder un orage sur la mer
13- Rester éveillée toute la nuit pour regarder le lever du soleil
14- Voir une aurore boréale
15- Aller dans un grand événement sportif (Auxerre-Bastia en janvier 2002, ça compte ? J'ai vu Guy Roux, quand même !)
16- Monter les marches de l'Oratoire Saint Joseph (c'est où, ça ?)
17- Faire pousser et manger vos propres légumes
18- Toucher un iceberg
19- Dormir sous les étoiles
20- Changer la couche d'un bébé (merci Nini pour ces couches bien remplies !)
21- Faire un voyage en montgolfière
22- Voir des étoiles filantes
23- Être grisée par le champagne
24- Donner plus que vous ne pouviez à une oeuvre caritative
25- Observer la nuit avec un téléscope (quelle idée ! la nuit, je dors)
26- Participer à un record du monde
27- Faire une bataille avec de la nourriture (ça va pas la tête ? c'est sacré, la nourriture !)
28- Parier sur le cheval gagnant
29- Demander votre chemin à un étranger (ben oui, à l'étranger)
30- Faire une bataille de boules de neige (comme tout le monde, non ?)
31- Crier aussi fort que vous le pouviez (oui, mais je ne vous dirai pas dans quelles circonstances, et ce n'est pas ce que vous croyez...)
32- Porter un agneau
33- Voir une éclipse totale
34- Escalader une dune
35- Ecraser un animal en voiture (difficile, cf. 4)
36- Danser comme une folle sans se soucier de qui vous regarde
37- Adopter un accent pour une journée entière
38- Se sentir vraiment heureuse, même un court moment (ce n'est pas si rare, finalement)
39- Avoir deux disques durs sur votre ordinateur
40- Prendre soin de quelqu'un qui est ivre (non, mais l'inverse oui. On en rigole aujourd'hui, mais j'étais bien plus qu'ivre puisque j'avais 2 g d'alcool par litre de sang)
41- Danser avec un inconnu
42- Observer les baleines dans l'océan
43- Voler un panneau
44- Voyager "sac au dos" au Canada
45- Entreprendre un long voyage sur la route
46- Escalader des rochers
47- Faire une balade de minuit sur la plage
48- Faire du parapente
49- Visiter l'Irlande (à bord d'un camion qui livrait du bois à travers le pays, une expérience unique et inoubliable !)
50- Avoir le coeur brisé plus longtemps que vous n'aviez été amoureux (tout à fait mon genre, malheureusement...)
51- Au restaurant, vous asseoir à une table d'inconnus et manger avec eux
52- Visiter le Japon (un mois et demi au Japon avec mon frère en 1990, mais nous étions un peu trop jeunes pour apprécier pleinement les richesses culturelles du pays)
53- Traire une vache et aussi des chèvres
54- Classer vos CD par ordre alphabétique (bizarrement non, alors que je suis une maniaque de l'archivage)
55- Prétendre être un super héros
56- Chanter dans un karaoké (au Japon, en 1990)
57- Traîner au lit toute une journée (quel pied ! avec un bouquin surtout !)
58- Jouer au football (à l'école. J'étais souvent goal, car incapable de shooter dans un ballon)
59- Faire de la plongée sous-marine
60- S'embrasser sous la pluie
61- Jouer dans la boue (ah, mais quelle horreur !)
62- Jouer sous la pluie
63- Être dans un théâtre de plein air (oui, à la Fête de LO, sous une pluie battante, ce qui risque de se reproduire ce week-end même)
64- Visiter la Grande Muraille de Chine (c'est la moindre des choses...)
65- Créer votre entreprise
66- Tomber amoureuse sans avoir le coeur brisé (oui, une fois !)
67- Visiter d'anciens monuments (Pompéi, Herculanum, Paestum en Italie, tous les monuments visités en Chine : des moments magiques ! J'adore les vieilles pierres !)
68- Suivre un cours d'arts martiaux
69- Jouer à la XBox pendant 6h d'affilée (même pas 6 minutes d'affilée)
70- Être mariée
71- Tourner dans un film
72- Organiser une fête surprise
73- Être divorcée (techniquement impossible)
74- Ne pas manger pendant 5 jours (vous plaisantez ? même 5 heures, c'est trop !)
75- Faire des biscuits à partir d'un sachet tout prêt
76- Gagner le premier prix à un concours de déguisement
77- Conduire une gondole à Venise
78- Être tatouée
79- Faire du canoë-kayak (pas douée...)
80- Être interviewée à la télévision
81- Recevoir des fleurs sans raison particulière
82- Jouer sur une scène
83- Être à Las Vegas
84- Enregistrer de la musique
85- Manger du requin (eh oui, la fameuse soupe aux ailerons de requin, depuis ma plus tendre enfance. Les dents de la mer ? Même pas peur !)
86- S'embrasser dès le premier rendez-vous (parce qu'il faut avoir honte ?)
87- Être en Thaïlande
88- Acheter une maison (plus tard certainement, puisque notre cher président veut une "France de propriétaires" !)
89- Enterrer un de vos parents
90- Faire une croisière
91- Parler plus d'une langue couramment (pas franchement difficile quand on est enfant d'immigrés, disons que je peux me débrouiller à peu près dans ces langues : cantonais, mandarin, allemand, anglais)
92- Elever des enfants
93- Suivre votre chanteur favori en tournée (pas vraiment, mais à l'adolescence, j'ai fait le pied de grue devant des hôtels, pour lui)
94- Faire une randonnée en vélo dans un pays étranger
95- Déménager dans une autre ville pour une nouvelle vie
96- Manger des fourmis
97- Marcher sur le Golden Gate Bridge
98- Chanter à tue-tête dans votre voiture et ne pas avoir arrêté alors que vous saviez qu'on vous regarde
99- Subir de la chirurgie esthétique
100- Survivre à un accident auquel vous auriez pu ne pas survivre
101- Ecrire des articles pour une grande publication
102- Perdre plus de 18 kg (8 seulement...)
103- Soutenir quelqu'un qui perdait connaissance (au cinéma, heureusement que la personne était assise...)
104- Piloter un avion
105- Toucher une raie vivante
106- Briser le coeur de quelqu'un (pardon Bett...)
107- Aider un animal à donner naissance
108- Gagner de l'argent à un jeu télévisé
109- Vous casser un os
110- Percer une autre partie de votre visage que les oreilles
111- Utiliser un revolver ou autre arme à feu (voir ici ;-))
112- Manger des champignons que vous aviez récoltés (peu importe qui les a récoltés, j'ai horreur des champignons)
113- Monter à cheval
114- Subir une importante opération (7 dents arrachées en une fois sous anesthésie générale + hémorragie + infection, ça compte ?)
115- Avoir un serpent comme animal de compagnie
116- Dormir plus de 30h d'affilée (il ne faut pas abuser des bonnes choses...)
117- Visiter tous les continents
118- Faire une randonnée en canoë de plus de 2 jours
119- Manger du kangourou
120- Manger des sushi (J'en raffole ! Mes parents nous emmenaient déjà au restaurant japonais quand nous étions petits)
121- Avoir votre photo dans le journal (dans "Ivry ma ville", ma photo de classe de CP, à l'occasion des 20 ans de mon école primaire)
122- Changer l'opinion de quelqu'un à propos de quelque chose qui vous tenait vraiment à coeur (sur l'utilité de la psychiatrie et de la psychothérapie)
123- Reprendre vos études (techniquement impossible, puisque je ne les ai pas encore achevées...)
124- Faire du parapente
125- Porter un serpent
126- Construire votre PC à partir de différents morceaux
127- Vendre un de vos créations à quelqu'un qui ne vous connaissait pas
128- Teindre vos cheveux (jamais, même pas les blancs qui me suivent depuis l'âge de 4 ans...)
129- Raser votre tête (pas vraiment, mais j'ai eu les cheveux TRES courts pendant ma période butch, toute ma famille était horrifiée...)
130- Sauver la vie de quelqu'un
131- Voler quelque chose (ok, j'avoue : dans un café, en Finlande, j'ai subtilisé des verres qui me plaisaient beaucoup...)
132- Louer un avion
133- Vivre dans un pays placé sous la protection des Casques Bleus
134- Dire oui lorsqu'on a envie de dire non (inévitable...)
135- Travailler à l'étranger pour une courte durée (assistante de français dans un lycée près de Vienne pendant une année scolaire)
136- Lire un roman en une journée (je n'ai pas de souvenir précis en tête, mais oui ! combiné avec le 57)
137- Skier dans la poudreuse
138- Allaiter son bébé
139- Accrocher un asticot au bout d'un hameçon
140- Prendre un cours de cuisine auprès d'un professionnel (avec mon papa ! qui est à la retraite depuis peu. J'adore m'enfermer dans la cuisine avec lui le dimanche midi pour tenter de percer ses secrets)

Je ne serai pas assez vache pour refiler ce questionnaire à quelqu'un d'autre, quoique..., Grand Chef, je suis certaine que beaucoup de gens seraient intéressés de savoir ce que tu as déjà fait, ou pas...


jeudi 24 mai 2007

Celle qui sniffait son batteur électrique et faisait des muffins au coeur coulant de framboise




Il y a quelques jours, je suis allée chez mes parents afin d'exhumer de mes cartons quelques-uns de mes livres d'enfance, pour les besoins de ce questionnaire. Profitant de leur absence - ils sont partis le mois dernier pour un long voyage en Chine et au Japon, nous laissant un peu orphelins, mon frère et moi -, j'ai pris possession d'un objet que je convoitais depuis fooooort longtemps, et que je comptais leur demander, un jour ou l'autre, en héritage. A savoir : leur antique batteur électrique. Drôle de convoitise... En effet, j'aurais très bien pu m'en acheter un flambant neuf, multifonction et tout, mais voilà, c'est LUI que je voulais. Pas pour imiter Requia, non (de toute façon, ce n'est pas le même modèle), ni vraiment pour l'utiliser (car il a une "patte" cassée, ce qui ne le rend pas complètement inutilisable, mais moins performant), mais pour le sniffer. Oui, j'ai bien dit "sniffer". Ce batteur électrique, aujourd'hui crasseux et à la patte cassée, mon grand-père l'utilisait quand il faisait ses gâteaux marbrés, il y a plus de vingt-cinq ans, et lorsque l'appareil était en marche, il s'en dégageait une odeur particulière, due à la ventilation, à la mécanique je pense, odeur qui s'est imprimée de façon indélébile dans mon cerveau.
A défaut de pouvoir reproduire aujourd'hui ce gâteau marbré à la croûte si caractéristique, étonnamment croustillante, que mon grand-père nous confectionnait il y a si longtemps, j'aimerais juste revivre, l'espace d'un instant, ces scènes d'enfance en sniffant l'odeur du batteur électrique (en marche)... C'est en quelque sorte ma madeleine de Proust à moi.
Mon poulet, qui s'inquiète parfois pour ma santé mentale, m'a demandé si je comptais m'adonner souvent à ce petit vice très personnel...



Pour revenir à des choses plus sérieuses, voici la recette de muffin promise avant-hier.
J'en profite pour remercier Requia, grâce à qui j'ai fait l'acquisition de tout un tas d'ustensiles à prix réduit lors d'une journée shopping très sympathique à l'Atelier des Chefs, et notamment de jolis petits moules "2 en 1" (pour tartelettes ou muffins selon qu'ils sont repliés ou non) utilisés pour ces muffins. Merci donc, Requia !

Muffins au coeur coulant de framboise
pour 6 muffins

150 g de farine
65 g de cassonade
8 c.s. de lait
1 oeuf
1/2 sachet de levure chimique
40 g de purée d'amandes blanches
40 g d'huile d'olive
zeste d'un demi-citron
1 pincée de sel
100 g de framboises (j'ai pris des surgelées)
1 c.c. de sirop d'érable (ou autre)

La veille (ou quelques heures avant) : mixer les framboises (éventuellement décongelées) avec le sirop, verser dans un bac à glaçons (normalement, on obtient 6 glaçons), et placer au congélateur. Pour faire plus simple, on peut utiliser du coulis tout prêt, et c'est peut-être même mieux.

Préchauffer le four à 200 °C.
Mélanger dans un bol la purée d'amandes, l'huile d'olive, le lait et l'oeuf battu.
Dans un saladier, mélanger la farine, la cassonade, la levure, le sel, puis y incorporer la préparation liquide.
Mélanger grossièrement et verser dans les moules (en silicone, pour ma part) jusqu'aux 2/3, en laissant un peu de pâte pour recouvrir.
Sortir les glaçons du congélateur, les démouler et les placer au milieu de la pâte en les enfonçant un peu.
Recouvrir avec le restant de pâte et enfourner 15 à 18 minutes à 200 °C.
A la sortie du four, attendre un peu avant de démouler.
Saupoudrer d'un voile de sucre glace.

Déguster tiède (ces muffins sont moins bons le lendemain).