dimanche 18 mars 2007

Guacamole (ou comment me faire aimer l'avocat)




Jeudi soir, j'avais rendez-vous au resto avec mon amie Crevette. Comme à chaque fois que je sors sans mon poulet, je culpabilise un peu de le laisser tout seul à la maison, à manger de la pizza surgelée. J'ai donc décidé de lui préparer du guacamole, car j'avais deux avocats qui traînaient dans la frigo et le guacamole, il adore ça. Seulement, je n'en avais jamais fait, et je n'avais aucune idée de ce qui pouvait bien y avoir dedans, à part l'avocat évidemment, et les dés de tomate (ça, je le tenais d'une de mes cousines qui en avait déjà fait).
Un quart d'heure avant de partir, j'étais encore à surfer de blog en blog pour trouver une recette, et finalement, je me suis lancée. Au pifomètre. J'ai écrasé mes deux avocats en purée, ajouté du jus de citron vert, coupé une tomate en petits dés, mélangé et écrasé de nouveau. Quelques gouttes de tabasco, du sel. J'ai goûté (je n'aime pas l'avocat, mais il le fallait bien), ça m'a paru un peu fade. Alors je me suis lâchée sur le tabasco, j'ai rajouté un peu de paprika et de piment en poudre. J'ai re-goûté, et j'ai trouvé ça pas mauvais du tout. J'ai demandé à mon poulet de goûter, pour qu'il me dise si ça ressemblait à du vrai guacamole. Il a dit oui. Mieux que ça : il a trouvé ça bon. Yeeeeeeeessssssss !

Après consultation de quelques recettes sur Marmiton et l'Internaute, j'en ai refait hier soir à la demande de mon poulet, en ajoutant cette fois un oignon et de la coriandre. Et j'ai découvert que j'aimais ça finalement.

Voici donc ma recette définitive :

Guacamole

2 gros (ou 3 petits) avocats mûrs
1 tomate, mondée, épépinée et coupée en tout petits dés
1 petit oignon, coupé en tout petits dés
jus d'1 citron vert
tabasco
paprika
piment
en poudre (j'ai pris du piment fort de Cayenne)
qq feuilles de coriandre ciselées (ou bien de la coriandre coupée, vendue en petites boîtes chez Picard)
sel

Dans un bol, écraser l'avocat à la fourchette. Ajouter le jus de citron et mélanger.
Incorporer la tomate, l'oignon et la coriandre, mélanger.
Saler, ajouter le tabasco, le paprika et le piment en poudre. Le dosage des épices est libre, selon que l'on veut un guacamole fort ou plutôt doux. Nous, nous l'aimons bien fort.

Pour éviter que le guacamole ne noircisse, il est conseillé d'y mettre les noyaux. Sinon, on peut aussi ajouter 1 c.c. d'huile d'olive, paraît-il. Personnellement, j'ai fait les deux, pour mettre toutes les chances de mon côté.

Envie d'autre chose avec le guacamole ? C'est par ici.


samedi 17 mars 2007

Tartine (50%) irlandaise




Pour fêter la Saint Patrick, j'ai décidé de me faire une tartine irlandaise, tout simplement. En souvenir de mes séjours en Irlande, où je me régalais de tartines de soda bread et de Dairygold au petit déjeuner.

Le soda bread (pain au bicarbonate, mais on va garder la V.O. qui est moins barbare) est un pain qui a pour particularité de ne pas contenir de levure et qui n'a pas besoin de temps de repos. Donc très rapide à faire. Il se caractérise par la présence de deux ingrédients en particulier : le babeurre (buttermilk) et le bicarbonate de soude (baking soda) ; c'est d'ailleurs l'association de ces deux ingrédients qui remplace la levure et permet au pain de lever à la cuisson. C'est un pain à la mie très dense, et friable, presque à la consistance de gâteau, et ça, j'adore. Il a un goût assez riche, assez particulier, qui est dû au babeurre, je pense. Mais il faut vraiment le goûter pour se faire une idée. En ce qui me concerne, j'envisage d'adhérer au club des amoureux du soda bread ;-)

J'ai fait mon soda bread avec les moyens du bord : du lait fermenté (Yorik) au lieu du babeurre (c'est quoi la différence ?). Et puis, je ne l'ai pas façonné en boule, mais je l'ai fait cuire dans un moule à cake, parce que je le préfère en longueur.

Il me manque l'autre ingrédient pour une tartine 100% irlandaise : le Dairygold (c'est le nom de la marque). C'est une sorte de margarine, un peu salée. Sur du soda bread, c'est vraiment délicieux. Ces tartines soda bread-Dairygold font partie de mes péchés mignons. Le problème, c'est qu'on n'en trouve pas à Paris, du moins à ma connaissance. Mais, si tout se passe bien, on devrait m'en rapporter d'Irlande bientôt... En attendant, je savoure mon soda bread tartiné de beurre, tout simplement.



Irish Soda bread

250 g de farine T55
250 g de farine complète
1 1/2 c.c. de bicarbonate de soude
1 c.c. de sel
35 cl de lait fermenté (Yorik)

Préchauffer le four à 200 °C.
Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients secs.
Creuser un puits, ajouter le lait fermenté et mélanger. Si le mélange est trop sec, ajouter un peu de lait fermenté.
Fariner le plan de travail, et pétrir qq minutes.
Ensuite : soit façonner en boule ; soit façonner en longueur et mettre dans un moule à cake tapissé de papier sulfurisé. Saupoudrer un peu de farine sur le dessus.
Enfourner à 200 °C pendant 35-40 minutes.
Quand le pain est cuit (il doit sonner creux), l'envelopper dans un linge humide et attendre qu'il refroidisse.

Rosa Yummy Yums a aussi fait du soda bread pour la Saint Patrick ! Pour un historique de ce pain, allez voir sur son blog.

vendredi 16 mars 2007

La quintessence du Japon dans une bouteille




J'adore le site Just Hungry. On y trouve plein de recettes japonaises, très bien expliquées et détaillées, notamment cette recette intriguante : une sauce qui, moyennant quelques ajouts, peut servir de base à quasiment n'importe quel plat japonais (teriyaki, soupes, nouilles, légumes, fondues, etc). La quintessence du Japon, en somme.
J'en ai préparé une bouteille, que j'ai hâte d'utiliser. En attendant, voici la recette :

"Japanese Flavor Essence, in a Bottle" (recette originale ici)

1 1/2 tasse de sauce soja
1 tasse de mirin
1 1/2 tasse de sake
2 morceaux d'algue konbu
une petite poignée de bonite séchée (katsuobushi)

Les trois premiers ingrédients se trouvent assez facilement dans les magasins asiatiques.
Pour le konbu et la bonite séchée, il faut aller dans une épicerie japonaise.


La recette (très simple) :

Mettre tous les ingrédients dans une casserole et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser réduire d'un tiers.
Laisser refroidir, filtrer et mettre en bouteille.

Cette sauce peut se conserver 3 mois au réfrigérateur.

jeudi 15 mars 2007

Vraie-fausse Linzer Torte




Mon amie Crevette et moi avons plusieurs QG gourmands dans Paris, parmi lesquels un restaurant-salon de thé où l'on sert des pâtisseries absolument fantastiques : gâteau pommes noix cannelle, tarte bourdaloue, crumble aux pommes au beurre salé, fondant chocolat avec un super glaçage chocolat, tarte au citron avec 10 cm de meringue, et quantité d'autres tartes aussi décadentes les unes que les autres (sans parler de leur chocolat chaud).
Il y en a une que nous aimons particulièrement : la Linzer. Enfin, ce n'est pas une vraie Linzer Torte. Elle n'a de Linzer que les croisillons et la couleur. Sous ce déguisement se cache en fait une tarte pommes-framboises, et le mariage de ces deux fruits nous semble particulièrement réussi. Mais depuis quelques semaines, ils ne servent plus de Linzer... Nous nous rabattons alors sur un crumble, ou le gâteau pommes noix cannelle, qui ne sont pas moins bons (au contraire), mais disons plus banals. D'ailleurs, l'absence de la Linzer rend le choix un peu moins difficile.
Mais comme mon estomac déteste être contrarié, j'ai décidé de la faire moi-même, cette tarte.

Pour le fond de tarte, j'ai opté pour une pâte sablée, et je me suis aidée d'une recette de Claude-Olivier, que j'ai un peu modifiée.

Le reste sort de mon imagination (enfin, le peu que j'en ai).

Linzer Torte du Loir à ma façon


Pâte sablée :
200 g de farine
45 g de sucre
60 g de beurre doux
60 g de beurre demi-sel
1 oeuf
1 c.s. d'eau (facultatif)

Garniture :
6 pommes (style Braeburn)
20 g de beurre
1 c.s. de cassonade (facultatif)
200 g de confiture de framboises (environ - il faut suffisamment de confiture pour recouvrir la tarte)

Préparer la pâte sablée : mélanger la farine et le sucre dans un saladier. Ajouter le beurre froid coupé en petits morceaux et mélanger du bout des doigts pour obtenir une masse uniformément grumeleuse. Ajouter l'oeuf et rassembler rapidement en pâte souple sans pétrir. Ajouter un peu d'eau si ça reste trop sec et grumeleux (enfin, c'est ce que je fais moi dans ce cas). Former une boule, filmer et mettre au frais pendant 1 heure.

Pendant ce temps, éplucher les pommes, les couper en petits morceaux.
Faire fondre le beurre dans une poêle, ajouter les pommes (et la cassonade), laisser cuire pendant quelques minutes en remuant. Couvrir d'eau et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit évaporée. Les pommes doivent être bien fondantes.
Préchauffer le four à 180 °C.
Sortir la pâte du frigo. Abaisser les 2/3 de la pâte, foncer le moule avec, et mettre au frais pendant 15 minutes.
Abaisser le restant de pâte en longueur, découper des bandes (6 ou 8) pour faire les croisillons.
Garnir le fond de tarte avec les pommes, recouvrir de confiture, et déposer les bandes en croisillons sur le dessus.
Enfourner à 180 °C pendant 45 minutes.




Vous avez vu comme les deux couleurs se fondent ? J'adore !

Verdict : le Loir n'a qu'à bien se tenir !

Quelques remarques :
- J'ai eu beaucoup de mal avec la pâte sablée. Il faut dire que j'ai un gros problème en général à faire la pâte moi-même (je n'aime pas pétrir, abaisser, en avoir plein les doigts, les ongles, la paume, etc). La quantité de pâte était un peu trop juste pour le fond de tarte + les croisillons : du coup, le fond de tarte est très très fin. Je pense qu'on peut donc augmenter les doses.
- On peut faire la pâte uniquement avec du beurre demi-sel, ce que j'essaierai la prochaine fois.
- J'ai mis de la cassonade dans les pommes mais, à mon avis, on peut s'en passer. En effet, la couche de confiture de framboises suffit pour sucrer les pommes.
- Je précuis les pommes pour être sûre qu'elles seront bien bien fondantes, mais peut-être qu'on peut s'en passer aussi ?

mercredi 14 mars 2007

Risotto "n'importe quoi"




J'ai un paquet de riz complet qui traîne dans mon placard depuis plusieurs mois. Non pas que je n'aime pas le riz complet, au contraire, mais je manquais d'inspiration... Jusqu'à ce que je me pose cette question : peut-on faire un risotto avec du riz complet...? Je suppose que le riz complet n'est pas vraiment approprié pour ce mode de cuisson, mais comme on a vu fleurir toutes sortes de risottos (risotti ?) aux coquillettes, au blé, etc, j'ai voulu en avoir le coeur net.

Voici donc ce que j'ai trouvé pour liquider mon riz, ainsi que la courgette et l'aubergine qui commençaient à s'impatienter dans mon frigo...

Risotto de riz complet, courgette et aubergine
pour 3-4 personnes

500 g de riz rond complet précuit (existe notamment chez Markal)
1 courgette ronde
1 aubergine
1 oignon
1 feuille de laurier
bouillon de légumes (chaud)
huile d'olive
sel marin aux herbes, poivre

Une précision : je n'aime pas le parmesan, et je n'ai en général pas de vin blanc chez moi, donc je fais toujours mon risotto sans ces ingrédients. Tant pis pour les puristes...

Eplucher l'aubergine. Couper les légumes en petits dés.
Faire dorer les courgettes quelques minutes avec un peu d'huile d'olive, réserver.
Faire revenir les oignons dans un peu d'huile d'olive. Ajouter le riz et remuer jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajouter ensuite l'aubergine.
Mouiller avec un peu de bouillon et remuer sans cesse jusqu'à ce que le bouillon soit complètement absorbé. Continuer à mouiller avec le bouillon et à remuer jusqu'à ce que le riz soit cuit.
A mi-cuisson (env. 15 min), ajouter les courgettes et le laurier.
Saler et poivrer.



Verdict : c'est donc possible de faire un risotto avec du riz complet, même si le résultat est moins crémeux - pour corriger ça, on pourrait ajouter un peu de mascarpone ou de crème fraîche.
La cuisson, quant à elle, est un peu plus longue : il faut compter au moins 25-30 minutes, et encore, il s'agissait de riz précuit - je n'ose pas imaginer ce que ça donnerait avec du riz "normal".
Avis à celles et ceux qui en ont marre du riz blanc...

mardi 13 mars 2007

Dernier Punsch avant la fin de l'hiver




Les beaux jours arrivent. A la grande joie de tout le monde. Mais moi, je n'ai pas pu m'empêcher de penser : snif, la saison du punsch est finie... Le punsch ? Koikesse ?

Si vous vous êtes déjà promené sur les marchés de Noël à Vienne, vous avez dû remarquer les gens attroupés autour de tables hautes, un mug à la main. Ce qu'il y a dans le mug, c'est une boisson réconfortante, une boisson magique : le Punsch (prononcer "pounche"). Une sorte de vin chaud, mais le plus souvent avec du rhum (ou un autre alcool) à la place du vin, et parfumé aux fruits (orange, pomme, etc) et à la cannelle. Un vrai délice.

Depuis cette découverte, je fais tous les ans du Orangenpunsch, ou du Beerenpunsch pour les longues soirées d'hiver. Rien de tel pour se réchauffer. De plus, j'adore le parfum de cannelle qui s'en dégage...

En voyant les beaux jours arriver, j'ai donc eu envie d'un dernier petit punsch avant que l'hiver ne soit vraiment fini. Et comme je suis tombée sur des oranges sanguines au supermarché, j'ai pensé : pourquoi pas un punsch aux oranges sanguines, pour changer ? Ca ferait une jolie couleur...



Punsch à l'orange sanguine (Blutorangenpunsch)

pour 2 mugs

2 sachets de thé noir (genre Lipton)
30 cl d'eau
jus de 3 oranges sanguines (environ 20 cl)
1 c.s. de miel
1 c.s. de sucre roux
1 bâton de cannelle (ouvert avec un couteau)
1 clou de girofle (facultatif ; pour ma part, je n'en mets pas)
6 cl de rhum blanc (quantité modulable selon le taux d'alcool souhaité)

Faire chauffer l'eau dans une petite casserole. Un peu avant l'ébullition, retirer du feu, ajouter les sachets de thé et laisser infuser quelques minutes.
Ajouter le jus d'oranges, le miel, le rhum et la cannelle (et éventuellement le clou de girofle), et faire chauffer (mais sans faire bouillir). Laisser infuser un moment.
Filtrer et servir bien chaud.

Ma recette s'inspire au départ de celle de la maison Demmers, que j'ai allégrement modifiée. Tant et si bien qu'elle n'a plus grand chose à voir avec l'originale... Mais le résultat est assez fidèle à ce que j'avais pu goûter sur place.

dimanche 11 mars 2007

Un Apfelstrudel, presque comme à Vienne...




L'Apfelstrudel fait partie des classiques de la cuisine autrichienne. Cette pâtisserie, qui consiste en une sorte d'énorme rouleau fourré aux pommes et parfumé à la cannelle, est servi dans tous les cafés et salons de thé à Vienne - je n'ai pas vérifié, mais ça doit être vrai pour 99% d'entre eux. A l'époque où j'habitais là-bas - j'étais assistante de français dans un lycée le temps d'une année scolaire - je passais le plus clair de mon temps dans les cafés. Dans mon café préféré, le choix de pâtisseries était si vaste qu'il était difficile de se décider pour l'une ou pour l'autre : Apfelstrudel ? Topfenstrudel (strudel au fromage blanc/faisselle(?), délicieux) ? Kaiserschmarrn (une sorte de crêpe assez épaisse, coupée en petits morceaux et généralement servie avec une compote de quetsches) ? Sachertorte (qu'on ne présente plus...) ? sans parler des Schnitten (gâteaux coupés en tranches ou carrés) et autres Rouladen, mais trop pleins de crème à mon goût...
La terminologie allemande/autrichienne est assez amusante en matière de desserts et pâtisseries. Curieusement, je n'ai jamais compris la différence entre "Kuchen" et "Torte", qui ne correspond apparemment pas à la distinction "gâteau" - "tarte". Un exemple très simple : la SacherTORTE, qui est un gâteau (et non pas une tarte).

Bref, revenons à nos moutons.

Une de mes collègues profs de français, Christiana, m'avait un jour invitée chez elle pour un repas 100% Strudel : Gemüsestrudel (strudel aux légumes) et Apfelstrudel. J'avais pu constater, en la regardant faire, que c'était ultra simple. Sauf si on fait la pâte soi-même. Mais en l'occurrence, elle avait acheté de la pâte feuilletée.

Ici, je vais donner une version filo de l'Apfelstrudel, qui se rapproche plus de l'original. Une autre fois, je vous livrerai la version pâte feuilletée de Christiana. Avec son joli pliage.

Je lance donc ici ma série viennoise...

Apfelstrudel n°1 (version filo)

2 (ou 3) feuilles de pâte filo
3 pommes moyennes (acidulées, mais éviter les Granny)
30 g de chapelure
20 g de beurre
1 sachet de sucre vanillé
1 1/2 c.s. de cassonade
1 1/2 c.c. de cannelle en poudre
40 g de raisins secs
un peu de rhum
un peu de sucre glace pour saupoudrer

Faire macérer les raisins dans un petit verre de rhum pendant 1 heure, puis les égoutter sur du papier absorbant.
Préchauffer le four à 175 °C.
Préparer le mélange de chapelure : faire fondre le beurre dans une petite poêle à feu doux, ajouter la chapelure et le sucre vanillé et laisser dorer quelques minutes.
Eplucher les pommes, les couper en fines tranches, et les mettre dans un saladier. Ajouter le sucre roux, la cannelle et les raisins, et bien mélanger.
Dérouler la pâte filo sur un torchon. Saupoudrer la chapelure sur la pâte en laissant au moins 3-4 cm sur les bords.
Répartir les pommes en longueur sur un tiers de la pâte, en laissant quelques cm aux extrémités. Rabattre un côté et enrouler, en s'aidant du torchon, pour former un gros rouleau. Replier les extrémités avant de finir d'enrouler, pour que la farce ne s'échappe pas.
Mettre le strudel sur une plaque recouverte de papier sulfurisé (attention : opération délicate).
Enfourner pendant 50 minutes à 175-180 °C.

Laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace avant de servir.



samedi 10 mars 2007

Tu me fais des cookies ?




Cette phrase, je l'entends régulièrement depuis plusieurs semaines. Mon poulet d'amour veut des cookies. Il ne veut pas de soupe de haricots rouges, de daifuku, de fondant au citron... Il veut des cookies, un point c'est tout.

Je me suis dit que c'était l'occasion de tester la recette des Chocolate chip cookies super moelleux de Martha Stewart Holiday, trouvée chez Le Hamburger et le Croissant. Avec quelques modifications cependant, puisque je n'avais pas de vergeoise (remplacée par de la cassonade), plus de gros sel (remplacé par du sel fin), pas d'extrait de vanille (remplacé par de l'arôme naturel), ni de batteur ou de robot (remplacé par de l'huile de coude). Pour finir, j'ai ajouté des noix concassées sur une partie des cookies, parce que mon poulet adore ça.

La recette donne normalement 12 gros cookies, j'en ai fait 20 de taille moyenne.

Chocolate chip cookies super moelleux (d'après Martha Stewart Holiday)

160 g de farine
1/4 c.c. de bicarbonate de soude
110 g de beurre doux ramolli
60 g de sucre en poudre
100 g de cassonade
1/2 c.c. de sel
2 c.c. d'arôme naturel de vanille
1 gros oeuf
une boîte de pépites de chocolat noir Laura Todd

Préchauffer le four à 180 °C.
Mélanger la farine et le bicarbonate de soude dans un bol, réserver.
Battre le beurre et les sucres dans un grand récipient, jusqu'à obtenir un mélange homogène (l'opération ne doit pas durer plus d'1 minute)
Ajouter le sel, la vanille et l'oeuf et mélanger. Dès que le mélange est homogène, incorporer la farine, en plusieurs fois.
Incorporer les pépites de chocolat à l'aide d'une spatule.
Recouvrir une plaque de cuisson d'une feuille de papier sulfurisé et déposer des boulettes de pâte en les espaçant de 2 cm au moins (elles vont s'étaler à la cuisson).
Enfourner 10 minutes (voire un peu plus, ça dépend du four...). Les cookies sont cuits quand les bords commencent tout juste à dorer.
Laisser refroidir quelques minutes avant de les décoller (ne pas les manipuler tout de suite car ils se cassent facilement).

A déguster quand ils sont encore tièdes et bien MOELLEUX...



Conserver le reste (s'il en reste ;-)) dans une boîte hermétique.

A propos de la conservation des biscuits, j'ai déjà entendu parler de plusieurs astuces :
mettre une petite tranche de pomme dans la boîte (en évitant le contact avec les biscuits) ou bien un essuie-tout humidifié au-dessus des biscuits. J'ai choisi l'essuie-tout. Je verrai si les cookies conservent effectivement leur moelleux.

J'allais oublier le plus important : mon poulet d'amour s'est régalé. Et moi aussi, cela va sans dire. En tout cas, c'est la meilleure recette de cookies que j'ai testée jusqu'à ce jour.

******

Edit du dimanche 11 : les cookies n'ont pas durci et sont restés moelleux :-)

Edit du 16 février 2008 : Ceux dont parle Aurélie ici ne sont pas tout à fait les mêmes : les 110 g de beurre sont remplacés par 60 g de beurre demi-sel (dans ce cas, on supprime la 1/2 c.c. de sel) et 50 g de purée d'amandes (blanches), et les sucres sont remplacés par 140 g de sucre blond de canne. Les cookies obtenus sont plus épais et moelleux car ils s'étalent moins à la cuisson.

vendredi 9 mars 2007

Variations japonaises autour du riz : inarizushi et onigiri




(Vous aurez remarqué que j'ai tenu les baguettes de la main gauche pour pouvoir prendre la photo, et je peux vous assurer que c'est autrement plus difficile que pour une fourchette...)

J'ai trouvé une solution possible à la question que je me posais hier (comment faire de belles photos quand on cuisine surtout le soir ?) : rester chez soi pour cuisiner, au lieu d'aller bosser à la BNF. Donc, j'ai passé une partie de ma journée tranquille dans ma cuisine à préparer le repas du soir. Après quoi, j'ai pu faire tout plein de photos, à la lumière du jour. Génial comme idée, non ? ;-) Evidemment, ce ne sera pas possible tous les jours, autrement je ne finirai jamais ma thèse...

Au menu : inarizushi et onigiri - je sais que l'onigiri est un en-cas, mais j'en avais envie depuis si longtemps...
Je connaissais les inarizushi pour en avoir mangé au Japon quand j'étais adolescente : j'avais adoré. Et les onigiri, je les avais essentiellement vus en dessin : un peu dans les mangas, mais surtout les dessins animés japonais que je regardais à la même époque - sur La Cinq, vous vous souvenez ? J'étais intriguée par ces petits triangles décorés d'un carré noir à la base, et je me disais que ça devait être bien bon, vu la mine réjouie de ceux qui les mangeaient. En tout cas, je trouve les onigiri très "design", très photogéniques. Esthétiquement, ils me font le même effet que les macarons : je pourrais les contempler pendant des heures. Je me suis donc enfin lancée aujourd'hui, pour en avoir un vrai sous mes yeux.

Pour cela, je me suis aidée des recettes de Clea et de Maki, que j'avais déjà repérées depuis un bon moment. Avec quelques ajustements, par rapport aux difficultés/problèmes rencontrés au cours de la préparation. J'ai surtout fait des inarizushi, et avec le riz qui restait, j'ai préparé des onigiri, un peu à la façon de Maki (cf. Onigiri revisited), c'est-à-dire sans se salir les mains - mais j'ai trouvé ça plus facile sans la tasse.

Tout ça ne fait pas un repas très équilibré, me direz-vous. Mais comme je n'avais mangé que des carottes râpées et une pomme à midi, ça se compense.



Inarizushi

16 demi-poches de tofu frit assaisonné (o-inari-san), prêtes à l'emploi
2 verres de riz japonais non cuit
2 1/2 verres d'eau
2 verres de mirin
2 1/2 c.c. de sucre
1 1/2 c.c. de sel

Laver le riz et le faire cuire avec 2 1/2 verres d'eau dans un autocuiseur.
Pendant ce temps, verser le mirin, le sucre et le sel dans une petite casserole, et chauffer pour dissoudre le sucre.
Quand le riz est cuit, le transvaser dans un grand bol, y verser le mélange à base de mirin et mélanger délicatement (s'il y en a trop, enlever le surplus).
Sortir les poches de tofu de l'emballage, les essorer à la main.
Ouvrir les poches et les remplir de riz avec une petite cuillère. [Une astuce : préparer un ramequin d'eau pour y tremper la cuillère avant de prendre le riz, afin d'empêcher ce dernier de coller]
Poser sur une assiette, côté ouvert en-dessous.
Mettre au frais avant de déguster.


Onigiri

2 verres de riz japonais non cuit
2 1/2 verres d'eau
un peu de sel
6-8 petites feuilles d'algue nori (autant de feuilles que d'onigiri obtenus, mais facultatif. En ce qui me concerne, c'était uniquement pour la photo, car je n'aime pas ça)
garniture au choix*

Faire cuire le riz comme précédemment.
Couper un carré de film transparent (qui servira à envelopper l'onigiri). Vaporiser de l'eau dessus et saupoudrer un peu de sel. Tremper une cuillère (à soupe) dans de l'eau (ou vaporiser), prélever du riz (encore chaud, c'est important), et le déposer au milieu du plastique. Creuser un trou pour y déposer la garniture, recouvrir de riz et appuyer un peu avec la cuillère.
Refermer le film transparent en tournant pour comprimer la boulette.
Façonner en triangle (je les ai faits un peu dodus, plutôt que anguleux).
Retirer le film transparent.
Envelopper la base avec une petite feuille de nori.
Procéder de la même façon avec le restant de riz.

Pour un panier repas ou un pique-nique, laisser les onigiri dans le plastique afin qu'ils ne se déssèchent pas. Ajouter la feuille de nori au moment de déguster.

*Pour la garniture, j'ai improvisé une mini-omelette avec :
1 oeuf
1 échalote hachée
1 c.s. de sauce soja

Faire chauffer un peu d'huile dans une petite poêle. Faire dorer l'échalote avec la sauce soja. Ajouter l'oeuf battu, mélanger et couper en petits morceaux avec une cuillère en bois (pendant la cuisson).

La prochaine fois, je remplacerai l'oeuf par de la viande (porc ou poulet) coupée en tout petits morceaux.

jeudi 8 mars 2007

Question existentielle d'une bloggeuse débutante




Depuis deux jours, une question me taraude : comment faire de belles photos de ses plats quand on cuisine essentiellement le soir ?

Je m'explique, au cas où ce ne serait pas clair :

- je ne supporte pas le flash, donc je ne l'utilise quasiment jamais, sauf conditions extrêmes (il fait nuit, je veux juste garder une trace, un souvenir d'un moment/événement important, tant pis si la qualité n'est pas bonne),

- or je cuisine surtout le soir (pour le dîner, logique) puisque je n'ai pas forcément le temps dans la journée.

Donc :

- dois-je me résigner à faire des photos pourries avec le flash ou des photos sous-éclairées, en me disant que je ne peux décemment pas publier des horreurs pareilles ?

- ou bien dois-je attendre le lendemain matin, après ma séance photo, pour manger mon plat de la veille ??? dans ce cas, qu'est-ce que je mange la veille ??? et qu'est-ce que je donne à manger à mon poulet d'amour ? Je ne me vois pas lui dire, après avoir réussi un magnifique risotto aux petits légumes : "Non, tu peux pas le manger maintenant, parce que je dois le prendre en photo demain matin. Donc on va manger des pâtes à la place." Encore que, il adore les pâtes...

Bref : quelqu'un(e) a-t-il/elle* une solution ?


* Là, on pourrait lancer un débat sur le genre des mots, et pourquoi c'est le masculin qui l'emporte sur le féminin, etc. Ben oui, pourquoi ne dirait-on pas "quelqu'une" ? Les Allemands (encore un exemple !) ont bien inventé un féminin à "on", qui se dit "man" ("Mann" = homme). De toute façon, il y a bien plus de filles que de garçons dans la blogosphère culinaire, c'est donc le féminin qui devrait être le genre par défaut, et en plus, c'est la Journée de la Femme (avec des majuscules, s'il vous plaît) aujourd'hui !
(En fait, ce débat n'a pas lieu d'être, à mon avis. Du moment qu'on distingue bien sexe (= monde réel) et genre (= langue).)

mercredi 7 mars 2007

Fondant diabolique au citron




J'ai trouvé la recette de ce gâteau sur le site Küchenlatein la semaine dernière. J'ai eu la mauvaise idée de l'essayer. Mauvaise idée, parce qu'il était tellement bon que j'en ai englouti la moitié à moi toute seule - j'en reprendrais bien une tranche... puis une autre... oh et puis une dernière... oh là là, j'ai quand même pas mangé tout ça ?! Attention, c'était pas un petit cake, non, il faisait la longueur d'un moule à cake Ikea, c'est-à-dire presque 30 cm...

Hier soir, j'en avais de nouveau envie. Vers onze heures du soir, je vais dans la cuisine, je sors tout mon bazar, je râpe, presse, pèse, mélange, etc. Et une heure et demie plus tard, j'obtiens un gâteau de la mort qui tue, comme dit mon amie Crevette : texture moelleuse, fondante. En fait, il ne ressemble pas du tout à l'original, mais il est trop bon...



Voici donc la recette, avec mes petites modifications : j'ai TRES LEGEREMENT diminué les quantités de beurre et de sucre (-5 g pour le beurre et -10 g pour le sucre), j'ai remplacé la moitié du sucre par de la cassonade, et je n'ai ni ajouté de zeste sur le gâteau une fois terminé - déjà que j'ai mis une éternité à râper le zeste du premier citron... - , ni fait le yaourt d'accompagnement : le gâteau se suffit à lui-même.

Fondant au citron

Pour le cake :
1 citron non traité
120 g de beurre mou
100 g de cassonade
90 g de sucre en poudre (blanc)
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
2 oeufs
275 g de farine
1 sachet de levure chimique
250 g de yaourt nature (= 2 pots)

Pour le sirop :
10 cl d'eau
40 g de sucre en poudre
le jus d'un citron

La recette :

Beurrer et fariner un moule à cake. Préchauffer le four à 155 °C.
Laver un citron, râper le zeste et presser le jus.
Mélanger le beurre, les sucres et le sel avec un fouet.
Incorporer les oeufs un à un et mélanger.
Ajouter la farine et la levure, puis les yaourts, le jus de citron et le zeste. Bien mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Verser dans le moule et mettre au four à 155 °C pendant 55-60 min.

Dans une petite casserole, chauffer l'eau avec le jus de citron et le sucre à feu vif, jusqu'à ce que le sucre soit fondu.

Quand le cake est cuit, laisser reposer 1/4 h, puis démouler et napper de sirop. Attendre que le gâteau soit bien imbibé pour déguster.

lundi 5 mars 2007

I love red beans

Pour voir les recettes, cliquez sur les photos

Hong dou tang (soupe sucrée de haricots rouges)



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Hong dou sha (purée de haricots rouges)


(recette servant de base à toutes celles qui suivent)

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Dou sha bao (brioches vapeur aux haricots rouges)



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Biscuits au sésame noir & haricots rouges



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Glace aux haricots rouges, sans sorbetière



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Tang yuan (boulettes de riz gluant aux haricots rouges)



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Carrés aux flocons d'avoine et haricots rouges



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Fondant aux haricots rouges

dimanche 4 mars 2007

Soupe sucrée de haricots rouges de ma maman (Hong Dou Tang)




Dimanche dernier, quand je suis allée chez mes parents, ma maman avait préparé une soupe de haricots rouges. DAMNED ! Si les desserts chinois ne sont en général pas renversants, j'ADORE en revanche - et le mot est faible - tout ce qui est à base de haricots rouges - pas ceux du chili con carne ;-) , non, mais les haricots azuki (pour les Japonais) ou hong dou (pour les Chinois ; "hong" = rouge et "dou" = haricot) : soupe, brioches/pains, baozi (brioches fourrées à la vapeur), tangyuan (boulettes de pâte de riz fourrées, cuites à l'eau), daifuku, glace en bâtonnet, yokan (pâte gélifiée), etc. Ce qui fait beaucoup de choses...

Je me souviens de mon dernier séjour en Chine - 2 mois à Pékin durant l'été 1998 - où j'étais constamment à la recherche de pains et brioches aux haricots rouges. Je suis dingue de chocolat, mais quand il fait 40 °C à l'ombre, le chocolat qui dégouline, non merci. De toute façon, le chocolat n'est pas bon - voire dégueulasse - en Chine. Donc, j'avais trouvé un remplaçant : le haricot rouge. Et chaque fois que je passais devant un(e) pâtisserie/boulangerie/magasin alimentaire que je ne connaissais pas, je ne pouvais pas m'empêcher d'y entrer pour voir s'ils n'avaient pas par hasard LA brioche aux haricots rouges PARFAITE (bien moelleuse et avec un fourrage généreux !). Autant vous dire que les caractères "hong" et "dou" - assez simples, c'est vrai - faisaient partie de ceux que je repérais et déchiffrais le plus rapidement.
J'ai aussi de très bons souvenirs de mon séjour au Japon quand j'avais 13 ans, et des pâtisseries et glaces aux haricots rouges que j'avais pu déguster là-bas pendant 2 mois.

Vous aurez compris : je suis une fan absolue du haricot rouge.

Je me suis donc régalée avec la soupe de haricots rouges de ma maman, et j'ai voulu essayer d'en faire une moi-même ce week-end. Je lui ai demandé la recette : c'est simplissime. Mais comme beaucoup de bons cuisiniers, elle ne mesure jamais rien et dose les ingrédients au feeling - et ça marche. J'ai donc mesuré moi-même les ingrédients.

Soupe sucrée de haricots rouges (ou hong dou tang) de ma maman
(pour 10 personnes environ)

500 g de haricots rouges (azuki/hong dou)
3 l d'eau
280 g de sucre de canne en cristaux (bing tang)

On trouve facilement le sucre de canne dans les épiceries et supermarchés asiatiques (je ne sais pas si c'est beaucoup utilisé dans la cuisine "occidentale") :



Plutôt joli, non ?

La recette :

Laisser tremper les haricots dans une bassine d'eau pendant plusieurs heures (l'idéal, c'est de le faire la veille).



Rincer abondamment. Mettre dans une marmite avec 3 l d'eau et porter à ébullition.



Ajouter le sucre de canne, couvrir et laisser cuire à feu doux pendant au moins 3 heures (ça peut paraître long, mais ces haricots sont assez coriaces).

On peut également ajouter des graines de lotus, des morceaux d'écorces de clémentines séchées - ma grand-mère les fait sécher sur son radiateur ;-) - , ou un peu de lait de coco (beurk !), mais personnellement, je préfère "nature".

A déguster chaud ou froid. Ou tiède. Peu importe.

Mon conseil : ne pas manger tout de suite, car la soupe est encore liquide et un peu transparente et on sent encore trop les grains.



C'est bien meilleur le lendemain et même le surlendemain, quand les haricots se sont désagrégés : la soupe a alors une consistance plus épaisse et opaque. En gros, plus on attend, meilleur c'est.
Mais comme je n'ai pas la patience d'attendre mardi, je triche en vous montrant celle de ma maman, photographiée à J+2 :



C'est à se rouler par terre. Si on aime les haricots rouges, évidemment...

Comme nous ne sommes que deux à la maison et que je suis la seule à apprécier vraiment ça, je vais en congeler une partie. Je pense que ça ne devrait pas poser de problème. Comme ça, quand j'aurai une envie soudaine de hong dou tang, plus besoin d'attendre des heures et des heures...

samedi 3 mars 2007

Des macarons sinon rien ! #3




Les macarons à la pomme caramélisée de Lilo

Récemment, en surfant sur le web, je suis tombée sur des blogs culinaires, parmi lesquels Cuisine Campagne. Et comme beaucoup d'internautes certainement, je suis restée scotchée devant les photos des macarons à la pomme caramélisée. Scotchée, fascinée, émerveillée, éberluée. Je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi beau dans ma vie. Pour moi, qui suis capable de contempler un macaron pendant des heures, ça a été un moment véritablement magique. Puis, c’est devenu une obsession : je voulais essayer moi aussi. Ce que j’ai fini par faire la semaine dernière.


Bon, comme je n’avais pas de matcha, j’ai utilisé du colorant vert (liquide), ce qui a donné un vert « chimique » beaucoup moins joli. Ca m’apprendra à faire de l’à-peu-près…

J’ai eu un peu de mal à décoller les macarons après la cuisson (12 min à 150 °C). En fait, ils ne devaient pas être assez cuits en dessous – finalement, pour mon four (un combiné multifonction), les indications de Pure Gourmandise (10 min à 175 °C) conviennent mieux, ce qui s’est vérifié par la suite.

Sinon, j’ai vaporisé le jus de betterave à quelques centimètres à peine des macarons. Au début, j’ai essayé à 30 cm, mais ça ne colorait quasiment rien. Ca dépend peut-être du vaporisateur… En tout cas, il m’a fallu au moins 4-5 pschitts par macaron.

En ce qui concerne les pommes, je n’ai pas trouvé ni de Elstar – c’est la saison ? – ni de reinettes. J’ai utilisé des Braeburn, qui me semblaient convenir assez bien. Et j’ai laissé la confiture avec les morceaux. Je crois que j’ai bien fait, parce que sinon, on ne sentait pas suffisamment le goût de la pomme.

Au bout du compte, ils étaient corrects au niveau du goût – sans plus – , mais quand même assez jolis, malgré le vert un peu trop flashy. De toute façon, ils n’auraient pas ressemblé aux pommes. Bref, je suis loin du macaron absolument PARFAIT de Lilo – à qui je rends hommage pour son idée de génie. Je ne suis pas sûre d’y arriver, mais je retenterai l’expérience très bientôt. C’est sûr et certain.


Macarons café, et caramel & beurre salé

Le lendemain, je n’ai pas pu m’empêcher de continuer dans mon obsession des macarons. J’ai choisi de faire des macarons café, le parfum préféré de ma mère et de celle de Crevette - qui m’avait donné la seringue à douille, et donc contribué à la réussite de mes macarons. J’avais aussi envie d’essayer ceux au caramel et beurre salé, toujours du site Pure Gourmandise – un site fantastique, avec plein de recettes de macarons avec plein de parfums, du plus classique (chocolat) au plus original (rose et litchi, Baileys, entre autres).

Pour les macarons au caramel et beurre salé, j’ai suivi la recette de Pure Gourmandise, à quelques différences près. Tout d’abord, je n’ai pas tamisé les poudres - par pure paresse, mais ça n’a pas été déterminant au niveau du résultat… Par ailleurs, j’ai dû bricoler un peu pour obtenir un caramel qui soit suffisamment épais pour souder les macarons. Comme je ne savais pas s’il allait s’épaissir en refroidissant, j’ai tenté deux choses un peu bizarres : j’ai d’abord essayé la fécule de pomme de terre délayée dans un peu d’eau – comme j’ai appris avec mon papa cuisinier – mais ça n’a pas marché. Après quoi, j’ai improvisé avec de l’agar-agar que je venais d’acheter, et comme on pouvait s’y attendre, le caramel a pris une consistance gélatineuse pas très ragoûtante, mais du coup, c’était parfait pour souder les macarons. J’avais l’assurance que ça ne coulerait pas.



Pour les macarons au café, j’ai utilisé la même base, à laquelle j’ai ajouté deux cuillérées à café de café soluble (style Nes). Pendant le croûtage, j’ai saupoudré les macarons avec un peu de cacao qu’on trouve dans les préparations pour cappuccino, pour faire joli.

Pour le fourrage, j’ai bricolé une crème au beurre au café, car je n’en avais pas trouvé de satisfaisante sur le net – je venais d’en essayer une qui avait totalement raté.

Ma crème au beurre au café (simplissime)

75 g de beurre mou
70 g de sucre (voire moins)
une tasse de café bien fort

Fouetter le beurre avec le sucre.
Verser progressivement le café en continuant de fouetter.

Je me demande si on ne pourrait pas d’abord faire fondre le sucre dans le café, et ensuite mélanger le café au beurre fouetté. Ca éviterait de sentir les grains de sucre croquer sous la dent – mais de toute façon, on ne les sent plus dans le macaron.


Je me suis retrouvée avec trois parfums de macarons, que j’ai rassemblés dans une boîte pour les faire goûter à ma famille :




vendredi 2 mars 2007

Des macarons sinon rien ! #2

L'envie de refaire des macarons est revenue progressivement. Avec deux étapes décisives.

Un jour, ma meilleure amie (Crevette), à qui j'avais raconté mes expériences macaronesques et qui avait goûté à mes tout premiers macarons, m'a apporté une seringue à douille que sa mère avait retrouvée dans ses placards et dont elle me faisait cadeau. Cadeau pas tout à fait désintéressé, puisqu'elles espéraient des progrès de ma part...

Quelques mois plus tard, j'ai trouvé par hasard, en faisant mes courses au Monoprix, du colorant alimentaire au rayon ingrédients pour pâtisserie.

ALLELUJAH !

J'avais enfin tout ce qu'il fallait pour faire des macarons de façon à peu près correcte.

Il ne me restait plus qu'à surmonter ma peur d'un nouvel échec...

C'est seulement pendant les fêtes de fin d'année que j'ai retrouvé l'envie. Il faut dire qu'avant Noël, j'avais passé plusieurs jours à faire mes Weihnachtskekse - petits gâteaux de Noël : sablés, pains d'épices, comme on fait en Allemagne et en Autriche - , que j'offre presque chaque année à la famille et aux amis. Dans la foulée, j'ai eu envie de retenter les macarons. Mais cette fois-ci, j'ai fait des recherches sur internet pour trouver une recette qui me convienne mieux. De recherche en recherche, j'ai fini par atterrir sur le site Pure Gourmandise, dont les recettes m'ont semblé parfaites (pour moi).

J'ai testé deux recettes : chocolat et framboise, les deux parfums que je préfère a priori. Pour le fourrage des macarons framboise, je me suis contentée de confiture, et pour les macarons chocolat, j'ai fait une ganache en suivant la recette donnée.
Cette fois-ci, j'étais mieux préparée, je savais qu'il fallait laisser croûter un certain temps, j'ai essayé de suivre au mieux la recette. Quand, au bout de 5 minutes de cuisson, j'ai vu apparaître la petite collerette, j'ai compris que c'était réussi. Et là, ça a été l'hystérie totale pendant les heures qui ont suivi - il était autour de minuit. Finalement, les macarons framboise étaient un peu pâles, mais ils avaient LA collerette, et ça, c'était le plus important : c'étaient des vrais macarons. En revanche, les macarons chocolat ont été un semi-échec : la croûte, fine et fragile, se brisait trop facilement. Mais c'était déjà un grand progrès. Le lendemain, encouragée par ces résultats, j'ai voulu en refaire. Et là, sans que je puisse expliquer pourquoi, j'ai obtenu des macarons sans collerette, pleins de petits trous à la surface, mais très très moelleux. Trop moelleux, puisque la moindre pression suffisait à les écraser. Je les ai quand même assemblés.


Au premier plan, on voit les macarons plus (framboise) ou moins (chocolat) réussis, et à l'arrière-plan, les ratés.

Quelques jours plus tard, j'ai voulu vérifier que je pouvais les réussir à nouveau. Même recette, même procédure.
Résultat :

Toute petite collerette. Ils sont loin d'être parfaits, mais au moins, ils ne sont pas ratés.

Les voies du macaron sont vraiment impénétrables...