vendredi 21 septembre 2007

My Lunchboxes

Série 6 (13 novembre 2008)










Série 5 (21 juin 2008)






































Série 4 (24 janvier 2008)






















Série 3 (12 novembre 2007)


























Série 2 (10 août 2007)














Série 1 (14 juin 2007)





mardi 18 septembre 2007

Kouign amann... au chocolat ! (pour le KKVKVK #21)



- ENCORE !!??
- Quoi ?
- ENCORE UN KOUIGN AMANN !!??
- Ben quoi ??
- T'en as pas marre !!?? C'est le 4ème en une semaine !
- ... (Ben non, j'en ai pas marre... Je participe au KiKi, tu ne te rends pas compte, c'est HYPER important. Et puis, j'en avais envie, de ce kouign amann au chocolat...)

L'exploit, c'est que j'ai réussi à dégoûter mon poulet du kouign amann, mais surtout : en dix jours, j'ai explosé mon quota de beurre pour le restant de l'année...

******

La recette est la même que celle de l'autre jour, sauf qu'il faut ajouter du chocolat râpé, en plus du beurre et du sucre, au moment du pliage.

Kouign amann au chocolat
pour 4 personnes AU MOINS

70 g de beurre doux
120 g de beurre demi-sel
8 g de levure de boulanger
200 g de farine tamisée (en prévoir également pour abaisser la pâte)
150 g de sucre
20-25 g de chocolat noir, râpé
1 pincée de sel

Faire fondre 40 g de beurre doux.
Délayer la levure dans 8 cl d'eau tiède en mélangeant bien.
Puis incorporer le beurre fondu.

Disposer 200 g de farine avec une pincée de sel dans un récipient, creuser un puits au milieu, verser ensuite dans ce dernier le mélange de levure et de beurre fondu et l'incorporer progressivement à la farine ("en rabattant cette dernière du bout des doigts vers le centre", si vous voyez en quoi ça consiste, tant mieux pour vous...).
Pétrir soigneusement et longuement (disons un quart d'heure) afin d'obtenir une pâte souple et homogène.
Façonner la pâte en boule et la laisser reposer 30 minutes au frais (conseillé par Tit'), recouverte d'un film alimentaire.
Aplatir et façonner à l'aide d'un rouleau à pâtisserie un morceau de beurre demi-sel de 120 g entre deux films plastiques, et mettre au frais également (dans la recette originale, cette étape a lieu après les 30 minutes de repos).

Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étendre sur un plan de travail fariné à l'aide d'un rouleau à pâtisserie en forme de disque tout en amincissant les bords.
Disposer ensuite au centre le rectangle de beurre, saupoudrer ce dernier de sucre (en laisser l'équivalent de 3 c.s. pour la suite), et de chocolat râpé, puis rabattre les bords du disque vers le centre de façon à recouvrir entièrement le beurre.
Abaisser la pâte en rectangle (et ce TRES TRES délicatement, car c'est là que se joue en partie le destin de votre kouign amann), puis la plier en trois : c'est le "premier tour", la disposer sur une assiette et l'entreposer au réfrigérateur pendant 15 minutes.
Beurrer à mi-hauteur un moule à manqué, puis chemiser la partie beurrée de sucre (environ 1 c.s.).

Au bout des 15 minutes, préchauffer le four à 200 °C.
Abaisser à présent la pâte en carré (là aussi TRES TRES délicatement), puis rabattre les coins vers le centre et retourner l'abaisse dans le moule beurré et sucré.
Presser délicatement l'abaisse du bout des doigts pour bien faire épouser le moule, puis la badigeonner de beurre préalablement fondu à l'aide d'un pinceau, et la saupoudrer de 2 c.s. de sucre.
Laisser reposer 15 minutes à température ambiante, puis glisser le moule dans le four et compter 30 minutes de cuisson à 200 °C.

La cuisson terminée, démouler le kouign amann (avant que le caramel ne durcisse).
Déguster tiède-chaud (tiède, ça me semble pas assez).

On peut réchauffer le kouign amann en le passant 30 secondes à 1 minute au micro-ondes.

******

Pour finir, si vous voulez la vraie recette de feignasse du kouign amann, elle est (lui, il s'y connaît, en kouign amann).

samedi 15 septembre 2007

Ratatouille (à quatre mains) en souvenir de Simone et Léon



Chère Simone, cher Léon,

Que de temps a passé depuis notre dernière rencontre. Dix ans peut-être, ou plus... Je ne sais plus très bien. Il est vrai que nous ne sommes plus beaucoup venus vous voir à la fin... Et puis, il y a eu cette année que j'ai passée à Vienne, une année fort agitée, et je dois avouer qu'à l'époque, j'étais tellement absorbée par mes tourments existentiels et amoureux que plus rien d'autre n'existait à mes yeux. Alors, vous aussi, je vous ai un peu oubliés...
Pourtant, c'est avec plaisir que nous venions vous rendre visite, tous les trois, avec maman (je lui demandais parfois : "Quand est-ce qu'on va voir Simone et Léon ?"). Je me souviens avec émotion des goûters que vous nous prépariez, de la brioche que vous alliez acheter exprès pour l'occasion et que vous réchauffiez pour qu'elle soit tiède et bien moelleuse. Je me souviens du thé, que vous nous serviez dans un joli service en porcelaine - je mettais un petit sucre (ou deux ?) dans ma tasse, car je n'avais pas l'habitude du thé anglais ; je n'en avais peut-être même jamais bu avant - et je m'y brûlais souvent les lèvres, d'impatience.
Vous nous demandiez quelles étaient les dernières nouvelles, si tout se passait bien à l'école, en quelle classe nous étions, et aussi si toute la famille allait bien, papa, grand-père, grand-mère.
J'aurais aimé pouvoir vous inviter à mon tour, aujourd'hui, chez moi, chez nous (mon amoureux et moi), pour vous raconter les dernières nouvelles, autour d'une brioche maison et d'une tasse de thé parfumé. Et puis, j'aurais aimé entendre vos souvenirs sur cette période pendant laquelle vous vous êtes occupés de moi, cette courte période pendant laquelle vous avez été mes nounous, en remplacement de grand-père et grand-mère alors en voyage.
La dernière fois que maman est venue à la maison, nous avons préparé une ratatouille ensemble. J'étais non seulement ravie de cuisiner à quatre mains, mais j'ai également eu une chaude pensée pour vous, qui nous aviez fait découvrir ce plat...
Vous me manquez drôlement aujourd'hui.

Je vous embrasse bien fort.

E.

******

Ratatouille



3 courgettes
2 petites aubergines
1 poivron rouge
1 poivron jaune
6 tomates
2 oignons
3 gousses d'ail
3 feuilles de laurier
1 c.s. d'herbes de Provence
huile d'olive
sel
, poivre

Eplucher les tomates (pour les
heureux/ses propriétaires d'un Zyliss), sinon les monder après les avoir plongées quelques secondes dans de l'eau bouillante, puis les couper en fins quartiers.
Emincer les oignons.
Faire chauffer un peu d'huile dans une grande poêle, faire revenir les oignons, puis ajouter les tomates. Laisser cuire quelques minutes à feu vif, saler et poivrer, puis baisser le feu.
Pendant ce temps, couper les aubergines et les courgettes en demi-rondelles, et émincer les poivrons après les avoir épépinés.
Retirer les tomates du feu. Réserver.
Dans un grand faitout, chauffer de l'huile et faire revenir séparément aubergines, courgettes et poivrons.
TOUT remettre dans le faitout (les tomates aussi), ajouter l'ail épluché et dégermé, les herbes de Provence, le laurier, saler, poivrer, mélanger et laisser mijoter à feu doux pendant 2 heures au moins.


mardi 11 septembre 2007

Le kouign amann pour les nuls (et les feignasses)



Pour ma toute première participation au KiKi (KiKiVeutKiVientKuisiner, 21ème édition), une recette de kouign amann facile et rapide (2h30 au total), idéale pour les nuls, les angoissés, les novices en pâte feuilletée, et les feignasses qui n'ont pas envie d'y passer leur journée. Pas forcément très orthodoxe (présence de beurre doux dans la détrempe, un nombre peu important de tours...), mais bon, c'est la recette d'un chef, alors... Et puis, quand je l'ai vu faire chez Jojo, cela m'a paru relativement simple (ce qui m'a évité LE blocage psychologique...).

Ce qui est bien, c'est que même quand vous croyez avoir tout raté, que vous n'avez pas suffisamment pétri la pâte, que le sucre crisse dangereusement sous le rouleau, que la pâte se troue de partout, laissant échapper le beurre de tous les côtés, que vous essayez tant bien que mal de colmater les trous avec des bouts de pâte, que vous hésitez à tout balancer à la poubelle (là, vous vous dites : adieu pâte feuilletée, croissants, pains au chocolat, galette des rois 100 % maison...), bref, que vous êtes au bord de la crise de nerfs, et que vous décidez tout de même d'enfourner votre machin, vous obtenez un résultat très honorable pour une toute première tentative (bien que le dessus ne caramélise pas, mais ça, c'est sans doute parce que, dans la panique, vous avez oublié d'enduire de beurre avant de saupoudrer de sucre).
Jugez plutôt :



Alors, pour votre deuxième tentative, vous pétrissez longuement la pâte (sur les conseils de Marion), vous l'étalez avec la plus grande précaution, vous n'oubliez aucune étape...
Et là, vous obtenez un kouign amann (celui de la première photo) certes toujours pas parfaitement caramélisé (je l'ai retourné, car le dessous est plus joli), mais néanmoins succulent : bien feuilleté (malgré le peu de tours effectués), tout suintant de beurre...
Crevette, qui est une fervente amatrice de la chose feuilletée (croissants, pains au chocolat, galette des rois, etc), en a englouti un bon tiers à elle toute seule (son verdict : "Honnêtement je le mets en tête de classement, ex-aequo avec les macarons."), et ses parents, qui sont de fins gourmets (et grands gourmands), ont également adoré. Sans parler d'un certain poulet...
Il n'en est pas resté une miette.

Le kouign amann, façon Bernard Rambaud (enfin, plus ou moins - l'original ici)
pour 4 personnes AU MOINS

(en orange : mes modifications et précisions)

70 g de beurre doux
120 g de beurre demi-sel
8 g de levure de boulanger
200 g de farine tamisée (en prévoir également pour abaisser la pâte)
150 g de sucre
1 pincée de sel

Faire fondre 40 g de beurre doux.
Délayer la levure dans 8 cl d'eau tiède en mélangeant bien.
Puis incorporer le beurre fondu.

Disposer 200 g de farine avec une pincée de sel dans un récipient, creuser un puits au milieu, verser ensuite dans ce dernier le mélange de levure et de beurre fondu et l'incorporer progressivement à la farine ("en rabattant cette dernière du bout des doigts vers le centre", si vous voyez en quoi ça consiste, tant mieux pour vous...).
Pétrir soigneusement et longuement (disons un bon quart d'heure) afin d'obtenir une pâte souple et homogène.
Façonner la pâte en boule et la laisser reposer 30 minutes au frais (conseillé par Tit'), recouverte d'un film alimentaire.
Aplatir et façonner à l'aide d'un rouleau à pâtisserie un morceau de beurre demi-sel de 120 g entre deux films plastiques, et mettre au frais également (dans la recette originale, cette étape a lieu après les 30 minutes de repos).

Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étendre sur un plan de travail fariné à l'aide d'un rouleau à pâtisserie en forme de disque tout en amincissant les bords.
Disposer ensuite au centre le rectangle de beurre, saupoudrer ce dernier de sucre (en laisser l'équivalent de 3 c.s. pour la suite), puis rabattre les bords du disque vers le centre de façon à recouvrir entièrement le beurre.
Abaisser la pâte en rectangle (et ce TRES TRES délicatement, car c'est là que se joue en partie le destin de votre kouign amann), puis la plier en trois : c'est le "premier tour", la disposer sur une assiette et l'entreposer au réfrigérateur pendant 15 minutes.
Beurrer à mi-hauteur un moule à manqué, puis chemiser la partie beurrée de sucre (environ 1 c.s.).

Au bout des 15 minutes, préchauffer le four à 200 °C.
Abaisser à présent la pâte en carré (là aussi TRES TRES délicatement), puis rabattre les coins vers le centre et retourner l'abaisse dans le moule beurré et sucré.
Presser délicatement l'abaisse du bout des doigts pour bien faire épouser le moule, puis la badigeonner de beurre préalablement fondu à l'aide d'un pinceau, et la saupoudrer de 2 c.s. de sucre.
Laisser reposer 15 minutes à température ambiante, puis glisser le moule dans le four et compter 30 minutes de cuisson à 200 °C.
(Si le dessus n'est pas suffisamment caramélisé, passer sous le grill quelques minutes)

La cuisson terminée, démouler le kouign amann (avant que le caramel ne durcisse).
Déguster tiède-chaud (tiède, ça me semble pas assez).

On peut réchauffer le kouign amann en le passant 30 secondes à 1 minute au micro-ondes.

******

Pour finir, je remercie chaleureusement mon coach, qui, par son soutien téléphonique, ses explications, ses conseils, a rendu tout cela possible ;-)

Et, quand je serai grande, je m'attaquerai à une vraie recette de kouign amann...

******

EDIT du 18 septembre 2007 :

Finalement, je participe au KiKi avec un kouign amann au chocolat.

vendredi 7 septembre 2007

De l'aptitude au bonheur : verrines de pêches au vin vanillées, crème et sablé breton



L'autre jour, Crevette (ma copine-à-la-vie-à-la-mort, pour ceux qui auraient raté un épisode) et moi étions attablées dans notre QG gourmand préféré, elle devant une part de tarte aux pêches de vigne et romarin, et moi devant un fondant au chocolat (que je déconseille, car bien trop écoeurant avec son glaçage - dans ces cas-là, vous êtes bien contente que votre amie vous fasse profiter de la quasi-totalité de sa part de tarte, les tartes étant une valeur sûre dans cette maison), conversant de choses et d'autres. Elle me fit part de ses impressions sur mon blog, qu'elle visite épisodiquement, et plus précisément de son étonnement quant au caractère exalté (sic) de mes billets. Non pas que j'aie l'air sinistre en général... mais elle me demanda tout de même si mes émotions n'étaient pas un poil exagérées, ce dont je m'offusquai : mais pas du tout, mes émotions sont retranscrites de façon fidèle, et je n'ai pas pour habitude de faire semblant. Par conséquent, quand je ressens un orgasme gustatif, je le décris comme tel.
Comme cela ne se voit pas forcément sur mon visage, on peut être dérouté en lisant mes impressions parfois à la limite de l'hystérie... Car il faut le savoir : sous une expression faciale des plus neutres peut se cacher un bonheur intense.
A ce propos, je lui confiai qu'il m'arrivait souvent de vivre de courts instants d'extase, de plénitude, pour des choses très simples : mon bureau baignant dans la lumière du soir juste avant que le soleil ne disparaisse derrière les immeubles voisins, le paysage qui s'offre à moi quand je traverse la Seine, la vue d'une pêche de vigne, le sifflement des pommes de terre en train de rissoler, la brise légère qui caresse mes cheveux quand je me promène, le parfum de l'être aimé sur l'oreiller...
J'ai une incroyable capacité à m'émerveiller pour des broutilles (et pas uniquement pour la chose alimentaire). Je ne saurais dire si c'est ce que Crevette appelle "l'aptitude au bonheur"...

Pêches au vin vanillées, crème et sablé breton



pour 3-4 verrines

300 ml de vin rosé
100 g de sucre
1 gousse de vanille
3-4 palets bretons
1 pêche blanche
3 petits suisses
3 c.s. de crème fraîche

Fendre la gousse de vanille, gratter les grains, en mettre la moitié dans une petite casserole, avec la gousse, le vin et le sucre.
Porter à ébullition et laisser réduire pendant 20-30 minutes (je n'ai pas chronométré, mais c'était bien plus long que les 10 minutes réglementaires) jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Verser dans un bol et laisser refroidir.
Dans un grand bol, mélanger les petits suisses, la crème fraîche et le reste des grains de vanille.
Couper la pêche en fines tranches.
Répartir le mélange petits suisses-crème fraîche dans des verrines (4 dans mon cas), de préférence cylindriques et de même diamètre que les palets (ce dont je ne disposais pas, malheureusement) .
Poser un palet par-dessus (comme j'avais des galettes, qui sont plus fines, j'en ai mis deux par verrine).
Ajouter les pêches.
Verser le sirop refroidi.
Mettre au frais une heure au moins avant de déguster.



J'ai trouvé cette recette chez Fanny (Foodbeam), qui l'a elle-même dénichée dans Adventures of an Italian Food Lover de Faith Heller Willinger, et réinterprétée à sa façon. Ses sublimes photos m'ont donné envie de la reproduire à mon tour, mais j'ai un peu honte quand je vois mon résultat par rapport au sien (il faut dire que je n'ai pas été aussi rigoureuse, et que mes verrines n'allaient vraiment pas...). En même temps, si j'avais son talent, ça se saurait...
Une consolation tout de même : ça reste délicieux !

samedi 1 septembre 2007

Un samedi entre zezettes, orecchiette et pêches de vigne



Cet après-midi, à l'heure du goûter (j'étais chez moi, car je n'avais pas eu le courage de me traîner jusqu'à la BNF alors que c'était le dernier jour avant la fermeture annuelle de 2 semaines), je me suis brusquement souvenue qu'il me restait encore, dans une boîte en fer blanc, des biscuits rapportés de mes micro-vacances : amandiers, figounettes, citronniers, zezettes...
Je me suis dit que ça irait très bien avec une tasse de thé.

En sortant les biscuits de leur boîte, j'ai eu envie de les immortaliser (en fait, mon appareil photo numérique est devenu, depuis peu, comme un prolongement de mon corps, un appendice greffé à ma main, et tout est désormais prétexte à photos...).



Et puis, j'ai pensé que mes zezettes (= des biscuits originaires de Sète) méritaient bien quelques photos entre elles. Je les ai rassemblées dans un petit verre Duralex, installé un joli décor....



Et, toute à ma joie de laisser crépiter mon appareil, dans mon délire de photos en gros plan avec des arrière-plans méga flous (qui le font grave, bien que je n'y sois pour rien : l'appareil est réglé sur Mode Auto), j'avoue que n'ai pas tout de suite vu la chose, j'ai shooté sans relâche, jusqu'au moment où j'ai vu... ça :



HHHAAAAAAAAAAAAAAN ! QU'ALLAIT-ON PENSER DE MOI ???

Ni une ni deux, j'ai remis les zezettes dans leur boîte. C'est curieux, je n'avais plus trop envie de les photographier.

Pour passer totalement à autre chose, je décidai de faire des muffins, avec des pêches de vigne, les toutes premières que j'achetais...

Quelle ne fut pas ma surprise en les ouvrant...



HHHAAAAAAAAAAAAAAN ! (again !)
MAIS C'EST MAGNIFIQUE !

Je suis restée en admiration... que dis-je... en pâmoison devant tant de beauté.
Un grand moment d'émotion pour moi, qui n'avais jamais vu de pêche de vigne de ma vie (si ce n'est sous forme de sorbet François Théron - un parfum qui n'arrive d'ailleurs pas à la cheville de l'excellentissime chocolat extra-dry, de la framboise, ou de la mangue).

Quant aux muffins, malheureusement, ce ne fut pas une grande réussite malgré leur bel aspect.



Texture agréable, mais goût... comment dire.. étrange (il faut dire que j'avais utilisé des ingrédients inhabituels... et je crois que la cuisson ne sied pas à ces pêches... il faudra que je refasse des tests...). Mais bon, ça se laisse manger sans problème.

Pour rattraper le coup, je me suis essayée à des petites verrines (là aussi, une grande première) :



Mais rien de bien extraordinaire : du yaourt nature avec du sirop d'agave, des morceaux de pêche de vigne, et des miettes de zezettes (ça, c'était pour me venger, hé hé !).



Parfait pour un dessert léger léger, mais la prochaine fois, je me passerai des miettes de zezettes.

******

Pour finir, nous nous sommes régalés midi et soir de cette surprenante et non moins délicieuse salade d'orecchiette, petits pois et crevettes au pesto de coriandre...



... dont la recette se trouve dans le livre Salades d'été de ma cop's et quasi-voisine (puisque 3 ou 4 arrêts de bus seulement nous séparent). Je ne saurais que trop vous en conseiller la lecture (au moins pour se croire un peu en été ;-)).

Sur ce, je retourne à mes travaux doctoraux (il faut que j'accélère le rythme, sans quoi je risque de me faire trucider par mon chef...).

dimanche 26 août 2007

Violently Happy (et pot explosif au chocolat)



Cinq jours avec la famille Crevette, dans leur maison de campagne.

Ce fut bref, mais intense.



Des visites, des repas sur la terrasse, la cuisine généreuse de maman et papa Crevette, la saveur incomparable de magrets cuits dans l'âtre, une partie de Trivial Pursuit où nous apprîmes, entre autres choses, que Stanley Kubrick avait tourné Les parapluies de Cherbourg après 2001, Odyssée de l'espace, une météo capricieuse, des parties de raquette à la plage pour se réchauffer avant une baignade dans une mer à 17 °C, des overdoses de chouchous, des cocktails de fruits gigantesques après la plage, une dégustation de zezettes sur le marché de Saint-Chinian (au bord du Vernazobre), un repas exquis à la Raffinerie à Béziers, des discussions - dont une jusqu'au bout de la nuit avec Crevette, en chuchotant comme des gamines -, des fous rires, beaucoup.

Et le concert de Björk à Nîmes.



Sa musique est entrée dans ma vie il y a dix ans, et ne m'a plus quittée depuis.

Se promener dans les ruelles de Nîmes au son de sa voix au moment des répétitions, être accueillie par un arc-en-ciel en arrivant aux arènes, se lancer dans d'interminables olas, entendre sa voix nue clamer au milieu des arènes "I love him, I love him, I love him, I love him" (Pagan Poetry), avoir la chair de poule dès les premières notes de Jóga... : c'est ce que j'appelle le bonheur.
Puis, voir le concert se transformer en une immense rave party sur les deux derniers morceaux... Ce qui donne à peu près ça :

Raise your flag! higher higher!
Raise your flag! higher higher!
Raise your flag! higher higher!
Raise your flag! higher higher!
DECLARE INDEPENDENCE!
DON'T LET THEM DO THAT TO YOU!
DECLARE INDEPENDENCE!
DON'T LET THEM DO THAT TO YOU!
DECLARE INDEPENDENCE!
DON'T LET THEM DO THAT TO YOU!

etc.
Le tout sur fond de boum boum boum.

J'ignorais à quel point cela pouvait être jouissif (surtout sur ces paroles...). Pour la première fois de ma vie, j'ai connu la transe des raveurs... J'en suis sortie ivre de bonheur.

******

Pour prolonger un peu ces (courtes) vacances, un dessert qui fut très apprécié à la Raffinerie : le pot au chocolat, qui est une sorte de mi-cuit (vraiment à peine cuit), servi dans un verre Gigogne Duralex (vous savez, ces verres de cantine au fond desquels on peut lire son âge...), recouvert de crème fouettée (beurk) et accompagné d'une boule de glace vanille servie dans ce qui ressemble à un photophore Ikéa. Un dessert venu à point nommé combler une envie irrésistible de chocolat...

Pots explosifs au chocolat (un peu comme à la Raffinerie)



pour 3 pots

100 g de chocolat noir de couverture
50 g de beurre
3 oeufs
50 g de sucre blond de canne
30 g de farine

Dans un saladier, faire fondre le chocolat et le beurre (au micro-ondes ou au bain-marie).
Ajouter les oeufs (un par un), le sucre et la farine en mélangeant bien entre chaque ingrédient.
Verser la pâte dans des petits verres Duralex (ou, à défaut, des petits ramequins, auquel cas il faut 4 ramequins) et mettre au congélateur pendant une heure AU MOINS (cette étape est indispensable pour éviter que le pot ne cuise trop vite et qu'il ne se craquèle trop).
Préchauffer le four à 210 °C.
Enfourner 10 à 12 minutes (un peu moins pour des ramequins).
Laisser tiédir quelques minutes avant de déguster, devant le plus beau clip du monde (ou comment obtenir tant de sensualité avec des robots...).



(Recette inspirée du Juste cuit de Christophe Felder)

samedi 18 août 2007

Petits plaisirs du quotidien et le clafoutis de mes rêves devenu réalité



Ce n'est pas le paradis... mais simplement une succession de petits plaisirs, qui ponctuent agréablement cet été affreusement long et ennuyeux.


Plaisir des yeux devant la beauté fascinante du mangoustan vu du dessous...


et du sureau vu de profil...


Plaisir mêlé de nostalgie à la dégustation de ce Nussstrudel, rapporté de Vienne...


Plaisir de découvrir de jolies surprises dans sa boîte aux lettres...


Plaisir d'une promenade vespérale...


Plaisir d'un petit déjeuner à deux, en terrasse, à l'heure où pointent les premiers rayons du soleil..


Plaisir extatique avec ce clafoutis, le meilleur que j'ai fait et dégusté jusqu'à présent. Une texture parfaite à mon goût, entre gâteau et flan, à la fois moelleux et fondant. Un clafoutis... orgasmique (et je pèse mes mots). S'il ne devait rester qu'une recette sur ce blog, ce serait celle-ci. Sans hésiter.

En fait, il s'agit de ce clafoutis, amélioré par la substitution d'une partie de la farine par de la poudre d'amandes.

Et pour ne rien gâcher, ce clafoutis se congèle très bien (dans le cas très improbable où il en resterait...).

Clafoutis "je ne changerai plus de recette"*

500 g de cerises dénoyautées (fraîches ou surgelées, en tout cas, suffisamment pour recouvrir la surface d'un moule)
250 g de ricotta
3 oeufs
80 g de farine
60 g de poudre d'amandes
190 g de sucre blond de canne
2 c.s. de kirsch
1 c.c. de jus de citron
huile

Préchauffer le four à 190 °C.
Graisser un moule à manqué avec l'huile.
Séparer les blancs et les jaunes.
Mélanger vivement les jaunes avec le sucre.
Ajouter le kirsch, la ricotta, la poudre d'amandes et la farine, en mélangeant bien entre chaque ingrédient.
Monter les blancs en neige ferme avec le jus de citron, et une pincée de sel.
Incorporer délicatement les blancs à l'appareil en faisant des croisillons avec une fourchette.
Verser dans le moule et recouvrir avec les cerises.
Enfourner environ 50 minutes (ça dépend du four et de la taille du moule).


Les deux dernières bouchées

Lundi matin, je prends le train pour le sud, où je vais me reposer quelques jours. Si vous allez voir Björk aux Arènes de Nîmes, peut-être aurons nous l'heur de nous croiser...?

******

* Formule empruntée à Bergamote.

mardi 14 août 2007

La bouillie... euh pardon soupe... de riz au poulet (de ma maman)



La première fois que j'ai fait de la bouillie de riz, mon poulet m'a accusée de vouloir l'empoisonner.
Il était malade, et comme j'avais toujours vu mes parents et grands-parents faire dans ces cas-là, j'ai préparé de la bouillie de riz. Nature. Juste du riz et de l'eau.
Je reconnais que pour un palais occidental, cela peut paraître insipide. D'ailleurs, ce jour-là, je n'ai pas réussi à lui en faire avaler une seule cuillérée : il disait que cela ressemblait à de la colle pour papier peint...
Pourtant, la bouillie de riz (zhou ou xi fan) est une préparation tout ce qu'il y a de plus classique en Chine. Quand j'étais petite, j'adorais y verser un peu (beaucoup) de Viandox (oui, ce truc infâme, mais j'en ai envie rien que d'y penser), ou bien on la mangeait avec des petits cornichons (?) marinés, ou des fibres de viande séchée (rou song), bref toutes sortes de choses un peu bizarres, mais c'était délicieux. Pour moi, tout cela avait une saveur un peu rustique (alors que ça ne l'est pas forcément, mais bon, ça me plaisait de m'imaginer dans la campagne chinoise, avec ma veste à fleurs rembourrée et ma simili-casquette de garde rouge, en train de déjeuner parmi les nôtres). Et en écrivant ce billet, je m'aperçois que cela fait une éternité que je n'ai pas mangé de ces choses-là, et que cela me dirait bien, là, tout de suite, un bol de bouillie de riz avec des cornichons marinés, une cuillérée de rou song...
Mais voilà, ce jour-là, ma bouillie était nature, sans accompagnement, et mon poulet n'en a pas voulu.
Depuis, il a découvert que la bouillie de riz existait autrement que nature, qu'elle pouvait être délicate et parfumée, et que si, de surcroît, on la rebaptisait "soupe de riz" (on dit bien "rice soup", alors...), il n'y avait plus aucune raison de lui résister.

Au départ, je n'arrivais pas à obtenir le même goût que la soupe de riz de ma maman. Il manquait quelque chose, mais je n'arrivais pas à savoir quoi...
Et puis, je me suis souvenue : il manquait le gingembre. Un ingrédient indispensable, qui change tout dans cette recette.
Et finalement, ma soupe de riz est comme celle de ma maman.

Soupe de riz au poulet



1 verre de riz, lavé (j'ai pris du riz rond japonais)
1 cuisse de poulet (j'ai pris du poulet fermier)
1 gousse d'ail pressée
1 brin de ciboule, coupé en julienne
2 petites rondelles de gingembre (3-4 mm environ)
qq noix de saint jacques séchées (facultatif, je n'en avais pas)
1 c.s. de vin de riz (Shao Hsing Hua Tiao Chiew)
sel et poivre

Blanchir la cuisse de poulet dans une grande casserole, puis retirer l'eau. Rincer la cuisse dans la casserole.
Ajouter le riz, 1,5 l d'eau froide (filtrée, de préférence), l'ail, le vin de riz, et porter à ébullition, puis laisser cuire à feu doux.
Au bout de 45 minutes, retirer la cuisse de poulet.
Prélever la chair, puis remettre l'os dans la casserole.
Ajouter le gingembre, la ciboule, puis laisser mijoter à couvert au moins 1 heure et demie encore (plus c'est long, meilleur c'est). Rajouter de l'eau en cours de cuisson si nécessaire (il faut que ce soit ni trop épais, ni trop liquide).
A la fin de la cuisson, effilocher la chair de poulet et la mettre dans la soupe.
Saler, poivrer.

Evidemment, cette soupe de riz se réchauffe très bien, et elle est aussi très bonne froide.



******

N.B.1 : Cette recette est pour le jeu de Clairechen "La recette de mon enfance".

N.B.2 : J'ai découvert hier soir que notre ami Jean-Pierre avait joué dans un James Bond. Ca alors !