dimanche 15 novembre 2009

Le bras cassé et les aubergines en novembre



Le bras cassé, c'est moi.
A peine étais-je remise du pied déchiré que je me suis tordu le poignet gauche, je ne sais même pas comment (en fait, si, je sais comment, mais je n'ose pas vous le dire tellement c'est bête). Si cela n'est pas un obstacle aux séances de piscine, en revanche couper soi-même sa pizza au restaurant est une autre affaire - et la finesse de la pâte n'est pas en question...
Bref.

Quoi de neuf sinon ?

Un repas d'anniversaire en retard et en tête-à-tête avec une vieille amie, qui s'est resservie deux fois de mon osso buco (vous allez croire que je ne sais faire que ça, mais je ne me risque pas à des expérimentations à l'issue incertaine quand je reçois, je ne cherche pas à épater la galerie, ni à faire original : je veux "juste" que mes convives se régalent).

Des montagnes de macarons confectionnés deux week-ends de suite.



Une soirée délicieuse et en très bonne compagnie à la Régalade, un restaurant qui rend heureux (depuis le temps que j'y vais, je n'ai jamais été déçue - et je regrette de ne plus habiter à proximité...).

Un colis énorme en provenance d'Allemagne, avec une petite touche autrichienne très appréciée.

Une photo de bébé aux joues rebondies concurrençant les miennes (en ce qui concerne mes joues à moi, les journées à la BN n'arrangent rien : travailler me donne faim au carré, mes joues ne cessent donc d'enfler. Et le menton de s'effacer peu à peu - oui, le menton de Balladur, c'est moi !).

Des centrales nucléaires, des arbres (et demis), des montagnes chinoises, des paysages fantômatiques en noir et blanc invitant à la rêverie et au voyage. Si j'étais photographe, je serais Michael Kenna.

Il y eut aussi une séance de dessin en duo.
Un bout de tissu Liberty noué contre un coeur.
Et puis, un regret lancinant : celui de n'avoir su être la meilleure amie de personne.
Tant pis. J'ai mon poulet à moi, même s'il s'absente parfois des week-ends entiers...


Donburi d'aubergine fondante caramélisée (recette trouvée ici, voir pour la recette en V.O.)



pour une mangue solitaire

1 petite aubergine, ou la moitié d'une grosse aubergine (rescapée d'octobre, pas de panique)
1 oeuf très frais (fermier et/ou bio)
un bol de riz (rond) cuit
2 lamelles de gingembre frais
1 c.s. de sauce soja (Kikkoman, par exemple)
2 c.s. de mirin
1 c.s. de fécule
huile, graines de sésame blond

Préparer l'oeuf poché :
Casser l'oeuf dans un petit bol, couvrir d'eau et cuire au micro-ondes pendant 1 minute environ : d'abord 30 secondes, puis de nouveau 30 secondes. Il faut que le blanc soit juste pris. Si le blanc n'est pas pris, prolonger la cuisson de 10 secondes (normalement, on ne doit pas dépasser 1 min 10 au total). Réserver.

Peler l'aubergine un trait sur deux pour faire des rayures.
La couper en rondelles de 1 cm de largeur.
Mettre les rondelles dans un sac plastique, ajouter la fécule, fermer le sac et bien secouer afin que les rondelles soient entièrement enrobées de fécule.
Dans une poêle, faire chauffer de l'huile et bien cuire les rondelles d'aubergine des deux côtés.
Quand les rondelles sont dorées, les mettre sur du papier absorbant, et jeter l'huile en trop.

Dans la même poêle, faire chauffer le gingembre, ajouter la sauce soja et le mirin et faire réduire à feu moyen (attention à ne pas laisser brûler la sauce) (dans la recette originale, il faut remettre les rondelles d'aubergine dans la poêle pour les enrober de sauce, mais je trouve le résultat moins joli et moins bon).



Au fond d'un grand bol, disposer le riz, et les rondelles d'aubergine par-dessus, et arroser de sauce.
Ajouter l'oeuf (égoutté).
Parsemer le tout de sésame blond.



Comment ça se mange : il faut casser le jaune et le répandre sur les rondelles d'aubergine. Ca se mélange à la sauce, c'est délicieux... L'aubergine est effectivement fondante.

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Oui, je sais, c'est un peu n'importe quoi ce billet. Mais je fais ce que je veux.

dimanche 25 octobre 2009

Le repas magique, le pays de l'outrenoir et l'agneau d'anniversaire



Quelques heures avant de me vautrer en toute beauté sur le tapis roulant mécanique d'une grande enseigne de bricolage et de me détruire le pied gauche le jour même de mon anniversaire (tout ça parce que j'ai voulu descendre trop vite - mais heureusement, mes babies vernies sont intactes), il y eut un repas somptueux chez Azabu, en galante compagnie. Le service fut empreint d'une telle délicatesse que l'on se serait cru au Japon, le temps d'un repas. J'ai choisi un menu Obento, délicieux et raffiné.
Ca ressemblait à ça :



(Le dessin, c'est fantastique : ça vous permet de faire en 450 heures ce que vous pouvez obtenir en 0,05 secondes avec un appareil photo)

Un autre jour, malgré mon pied encore douloureux, je suis allée au pays de l'outrenoir.
D'abord, le gris du ciel et cette vue magique sur les toits de Paris.
Puis, les grandes toiles noires, d'où surgissent parfois un filet de lumière, un pan de couleur. Textures, contrastes, mouvements de pinceau...
J'ai beaucoup aimé l'utilisation du brou de noix, ainsi que l'idée d'un artiste qui se sert des mêmes outils que les peintres en bâtiment.



A deux pas du Centre Pompidou, devant une boutique qui vend de chouettes affiches de cinéma, j'aurais bien aimé engager la conversation avec un couple de Finlandais qui étaient en train de feuilleter des affiches sur un présentoir, mais bon, si c'était pour leur dire "En puhu suomea" (= "je ne parle pas le finnois"), j'ai pensé qu'il valait mieux s'abstenir finalement.

Pour les deux repas d'anniversaire à la maison (respectivement huit, et six personnes), j'ai servi des tatins d'oignons (mais avec des lardons à la place de la ventrèche), un osso buco (qui était encore meilleur deux jours après), un Pleyel avec de la glace vanille, un rogan josh parfumé et crémeux (moi aussi, j'ai fait un agneau d'anniversaire), et un gâteau au citron raté (on avait l'impression de manger de l'éponge).
En passant, j'ai mis tout le lundi à me remettre de ces presque dix heures passées en cuisine pendant le week-end.





L'osso buco, c'est une valeur sûre pour ce genre d'occasion : un plat délicieux qui a l'avantage de se préparer à l'avance et d'être encore meilleur réchauffé. On peut dire la même chose du rogan josh (merci Patoumi !).

Kashmiri rogan josh (recette trouvée chez Patoumi)



650 g d'épaule d'agneau coupée en (gros) cubes
1 gros oignon haché
4 échalotes hachées
3 gousses d'ail écrasées
5 grosses c.s. de pulpe de tomates
330 ml de lait ribot/fermenté
5 c.s. de crème fraîche
1 cube de bouillon de légumes bio
500 ml d'eau

Pour la pâte d'épices :
un gros pouce de gingembre râpé
1 c.s. de poivre blanc et noir moulu
1,5 c.c. de garam massala
2 c.c de cumin moulu
1,5 c.c. de cardamome verte moulue
1 c.c. de graines de pavot
2 c.c. de coriandre moulue
1 c.c. de curcuma
1/3 c.c. de macis moulu
1/2 c.c. de piment de cayenne
1 piment rouge haché

Préparer une pâte en mélangeant toutes les épices dans un mortier et en ajoutant un peu d'eau et de sel. Laisser reposer.
Faire dorer l'agneau dans de l'huile.
Reserver au chaud, jeter l'excédent d'huile et faire revenir dans la même cocotte l'oignon, l'ail et les échalotes. Les faire légèrement brunir avant d'ajouter la pulpe de tomate et la moitié de la pâte d'épices. Bien mélanger, laisser cuire un peu et ajouter environ 400 ml de bouillon préparé en diluant le cube dans de l'eau chaude. Couvrir et laisser mijoter environ dix minutes.
Ajouter alors les cubes d'agneau, puis le lait ribot et la crème fraîche.
Faire cuire à feu très doux pendant quatre heures en surveillant bien que le fond n'attache pas. Rajouter du bouillon si besoin, et (le reste) de la pâte d'épices si l'ensemble ne vous paraît pas assez relevé.
Servir avec du riz basmati et un peu de coriandre ciselée si vous aimez (j'ai aussi servi des rondelles de courgettes grillées avec, c'était très bien).

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N.B. : Depuis, il y a eu un rendez-vous chez mon kiné/ostéo (diagnostic : "petite déchirure") et un massage au Nifluril qui m'a un peu remise d'aplomb :-)

mardi 13 octobre 2009

Fin septembre, début octobre (biscuits au sésame noir & haricots rouges)



Hier matin, j'ai capitulé face à la fraîcheur automnale : je me suis résolue à enfiler un collant alors que je persistais à aller jambes nues jusqu'alors. L'automne est bien là, il va falloir s'y faire et ranger pour de bon robes d'été et jupes légères.

Ces derniers temps, en vrac : j'ai pleuré telle un robinet ouvert au mariage d'une jeune cousine, achevé la lecture de mon deuxième livre de littérature japonaise (presque dix ans après Hôtel Iris, de Yôko Ogawa), eu le plus beau compliment qui soit sur mon gâteau au chocolat idéal, rêvé de pièces sonnantes et trébuchantes sortant d'une machine en si grande quantité que mes deux mains ne suffisaient pas à les emporter ("C'est parce que t'es fauchée que tu rêves de ça !", dixit mon poulet ; il n'a sans doute pas tort...), fait gondoler le couvercle en bois de ma nouvelle tasse en la laissant tremper dans l'eau (c'est ballot... mais heureusement, il a presque repris sa forme initiale).

J'ai aussi essayé de tenir cette promesse faite à moi-même d'utiliser mes crayons régulièrement. Bien sûr, ces gribouillages n'engagent que moi, je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas ; pourtant, je suis étonnée de constater à quel point le dessin permet d'affûter le regard, combien il oblige à tout bien regarder en détail. C'est un moyen insoupçonné de voir, d'appréhender, et de s'approprier les choses. Infiniment plus que la photo, en fait.





On m'a fait remarquer que je dessinais presque uniquement du manger...
Ah oui, c'est vrai. Il s'agirait de varier un peu et d'apprendre à dessiner les gens un de ces jours. Et aussi des choses plus intéressantes que des pots de glace ou des yakitori (si bons soient-ils). Bref.

Ces derniers temps, j'ai délaissé les gâteaux pour les plats mijotés. J'ai eu bien plus de plaisir à défaire les petits paquets de mon boucher qu'à manier la maryse ou la poche à douille. Par exemple, l'autre jour, je nous ai concocté un curry d'agneau bien parfumé (et qui, en passant, m'a débouché les fosses nasales en un temps record et un peu tordu l'estomac tant il était relevé - qu'on se le dise, ce n'était point un curry pour fillettes). Nous nous sommes aussi régalés de belles et épaisses tranches de rumsteak saignantes comme il faut, accompagnées de frites XL (petit plaisir honteux et inavouable : ce sont des frites Picard, et elles se défendent très bien ; parce que la friture soulève de terribles angoisses chez moi, et c'est encore pire depuis que je suis tombée par hasard sur cet épisode de Spooks où une héroïne se fait frire la main et la tête par des méchants, épisode qui a d'ailleurs provoqué de vives réactions chez les téléspectateurs outre-Manche... Bref, les frites Picard à réchauffer au four sont très bien pour les phobiques de la friture). Et puis, comme papa Mango est rentré de voyage, nous avons eu droit à son mapo doufu, toujours aussi divin (en parlant de papa Mango, il faudrait que je lui demande un cours de jiaozi un de ces jours).

Ce qui m'a donné envie de rallumer mon four, c'est le souvenir de ces biscuits, offerts par une fille exquise, au tout début de l'été. Et l'idée de les associer à de la purée de haricots rouges. Il faut croire que le mois d'octobre provoque toujours la même envie de biscuits fourrés chez moi : il y a un an, c'étaient des sablés fourrés au chocolat...


Biscuits sésame noir & haricots rouges (d'après les biscuits au sésame noir des Chéchés)



pour 16 biscuits environ (tout dépend de la taille)

50 g de farine de seigle
40 g d'amandes en poudre
40 g de flocons d'avoine
40 g de sucre blond de canne (initialement : 30 g)
1 c.s. de graines de sésame noir
2 c.s. de purée d'amandes
2-3 c.s. de lait (de soja ou autre lait végétal ; ou lait de vache)
un peu de hong dou sha (purée de haricots rouges azuki), maison ou non

Préchauffer le four à 180 °C.
Dans un saladier, mélanger la farine, les amandes, les flocons d'avoine, le sucre et le sésame.
Ajouter la purée d'amandes et le lait et mélanger pour former une boule compacte.
Prélever de petits morceaux de pâte, former des boulettes et les aplatir finement sur un plan de travail fariné.
Sur la moitié des disques de pâte, déposer une c.c. de purée de haricots rouges.



Recouvrir avec les disques restants, et bien souder les bords.
Enfourner environ 15 min, jusqu'à ce que les bords soient dorés (10 min pour des biscuits nature).
Il est possible que les biscuits fourrés se fissurent légèrement à la cuisson, ce qui n'enlève cependant rien au goût.
Laisser refroidir. Puis grignoter sans culpabilité, avec un verre de lait de soja par exemple, si vous avez ouvert une brique pour la recette.

Je précise que ces biscuits fourrés sont plutôt moelleux.



Si vous préférez des biscuits plus croquants, la version nature vous plaira certainement. Elle est terriblement addictive, pour vous dire la vérité.



N.B. : Au fait, si quelqu'un a du travail - bien payé - à me proposer, je suis preneuse. Je suis propre, sage et bien élevée, et je sais aussi faire des gâteaux.

mardi 29 septembre 2009

La vie qui reprend et les résolutions enfin tenues (je me lance des fleurs et je fais du poulet basquaise)



Une révolution se prépare.

J'ai dépassé la page 100 du livre que je suis en train de lire. Ce n'est pas un mince exploit quand on sait le peu que j'ai lu pendant mes six années de thèse (un livre entier par an ?).

J'ai ENFIN trié la montagne de Télérama du salon, découpé les articles et images qui m'intéressaient - pour mes collages notamment - et tout classé. Ca m'a pris deux jours entiers quand même.

Dans le même élan, après plus de deux ans d'abonnement et de non-lecture, je me suis enfin décidée à passer en revue et à dépecer mes magazines new yorkais préférés, qui gisaient dans des cartons depuis le déménagement - les plus récents étaient encore dans leur emballage plastique, j'ai honte.
J'y ai découvert et découpé tellement de choses passionnantes - dont je vous reparlerai peut-être - que je crois que je vais me réabonner sur le champ.

Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas mis le bazar dans l'appartement en l'absence de mon poulet, je veux dire par là que je n'ai pas laissé le bazar s'installer. J'ai rangé les choses au fur et à mesure, j'ai pensé à arroser les plantes, et j'ai même fait le ménage. Non, je blague : je n'ai pas fait le ménage (c'est son boulot à lui, pas le mien).

Je me suis calmée dans ma folie dépensière - mais bon, c'est facile : il n'y a plus grand chose à dépenser (sur ce point, Grand Chef avait vu juste).

Neuf mois après la fin de ma thèse - quelle rapidité exemplaire -, j'ai enfin refait mon curriculum vitae - le pauvre - et répondu à des annonces d'emploi. Je ne vous raconterai pas les réponses que j'ai eues, ça casserait la positive attitude du moment. En tout cas, je n'ai même pas pleuré quand j'ai essuyé mon premier refus.

Je me remets doucement à l'étude du chinois (et de l'allemand).

Mais ce qui me réjouit le plus, c'est que j'ai recommencé à dessiner - enfin, à gribouiller des petits dessins - et que j'ai enfin inauguré mes crayons de couleur (j'en ai même acheté de nouveaux, qui se transportent plus facilement et dont je ne me sépare plus). J'adore ça (même si je ne suis pas du tout au point question technique...).

Pour couronner le tout, notre Vexinoise préférée a fait son grand retour récemment. J'aurais voulu faire son curry, mais je n'avais pas de feuilles de méthi. En revanche, j'ai trouvé des piments verts doux du Sud Ouest et des coeurs de boeuf encore bonnes au supermarché bio du coin : tout ce qu'il faut pour cuisiner son poulet basquaise.

Le poulet basquaise de Gracianne pour fêter son retour (recette originale ici)



pour 2 personnes

2 cuisses de poulet fermier
700 g de tomates mûres
300 g de piments verts doux du Sud Ouest
1 oignon
2 petites gousses d'ail
huile (d'olive ou autre)
sel, poivre, piment d'Espelette
thym, romarin, laurier
1 morceau de sucre
1/2 c.s. de concentré de tomate

Dans une cocotte, faire chauffer un peu d'huile et y faire revenir l'oignon émincé à feu moyen.
Peler les tomates (avec ça, par exemple) et les couper en cubes.
Equeuter, épépiner et couper en deux les piments. Les ajouter aux oignons.
Quand les oignons sont dorés, et les piments tendres, ajouter les tomates, le sucre, le concentré de tomate, les herbes, les gousses d'ail hachées.
Assaisonner et laisser compoter une demi-heure.
Pendant ce temps, faire revenir les cuisses de poulet dans un peu d'huile d'olive, à feu moyen, pendant environ 20 minutes.
Saler, poivrer.
Une fois les cuisses bien dorées (des deux côtés), les égoutter et les transférer dans la cocotte.
Couvrir et laisser cuire environ une demi-heure.
Servir avec du riz (ici : un mélange sauvage).



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Parce que je suis profondément nostalgique, il m'arrive parfois de regretter la routine de la BN avec les copines, mais quand même, je me sens revivre, après tant d'années entre parenthèses.

samedi 19 septembre 2009

Lettre de Marseille



Chère G.,

Après le feuilleton japonais, les vacances dans le Midi, les trois jours à Rennes, c'est au tour de Marseille. Tu vas croire que je passe ma vie en vacances (ce qui n'est évidemment pas vrai ; ça compense le peu de vacances des années de thèse...). Mais l'escapade nous avait tant plu l'année dernière que nous n'avons pas pu nous empêcher d'y retourner, histoire de prolonger encore un peu l'été.
Pour commencer, nous avons réservé la même chambre dans le même hôtel, la chambre 26. Celle qui a une grande salle de bain, un balcon avec vue sur la Méditerranée, la plus chouette de l'hôtel à mon avis (d'autres chambres ont vue sur la mer, mais sans balcon, ou sans WC, ou avec une salle de bain pour lilliputiens). En fait, j'aurais adoré passer une nuit à la Cité Radieuse, mais sacrifier la baignade du matin aux Catalans était tout simplement inconcevable.
Je pourrais te raconter le vallon des Auffes au soleil couchant, le trajet en bus jusqu'à Callelongue, les petits vieux de la plage des Catalans qui te font la bise parce que tu te baignes avec eux le matin et qui t'exhortent à venir t'installer à Marseille, le Panier inondé du chaud soleil de septembre, la pizza et l'ambiance chez Etienne, où tes voisins de table partageront un bout de (leur) steak avec toi au terme d'une conversation animée, l'apéro bu à l'ombre d'une terrasse... Mais il faudrait que tu viennes voir tout cela par toi-même...
C'est une ville qui te plairait, je crois.

































mardi 8 septembre 2009

Un quizz sur Paris, Rennes et Strasbourg (spaghetti et framboises)



Je pourrais vous raconter Rennes, l'accueil royal que nous avons eu, les promenades dans les rues pavées, la chouette soirée au Mizuna (où je n'ai pu goûter aucun dessert à l'azuki, l'entrée et le plat - tous deux exquis - ayant eu raison de moi... C'est très fâcheux, il faudra que j'y retourne), les conversations à bâtons rompus, le kouign amann partagé à trois, les tergiversations shoppingesques, le flan pâtissier de G. (qui est en vérité celui de C. Michalak), la table du petit déjeuner, les fous rires, les battles d'appareils photo, ou encore les gnocchi à la crème de parmesan, tomates et jambon italien du dernier repas...



























Je pourrais vous raconter tout ça et vous dire à quel point c'était chouette (MERCI PATOUMI ET LOUKOUM°°° !).

Mais j'ai mieux à vous proposer : un quizz ! Pour mieux connaître Paris, Rennes et Strasbourg :-)
Un quizz composé de 10 questions, aux réponses simples ou multiples.

A vous de jouer :

1) Qui ronfle quand elle est fatiguée ou qu'elle a bu ?
2) Qui a de la moquette dans sa cuisine ?
3) Qui achète ses chaussures en double ?
4) Qui ne fait (presque) jamais ses vitres ?
5) Qui possède toute la collection des livres de l'Epure ?
6) Qui mange du neufchâtel au petit déjeuner ?
7) Qui a une MAP, mais ne s'en sert presque jamais ?
8) Qui ne peut dormir que les volets fermés ?
9) Qui a un penchant très net pour les gringalets ?
10) Qui a (presque) le même menton que Balladur ?

Question subsidiaire, mais difficile, pour départager les éventuels ex-aequo :
11) Qui aime le plus la Suisse ?

Le gagnant ou la gagnante sera invité(e) en guest star à notre grande fête qui réunira tous nos amis bloggeurs préférés.

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Depuis mon retour de Rennes, une paresse aiguë me tient loin des fourneaux. Pas un seul gâteau n'est sorti de mon four depuis deux semaines (ce qui n'est jamais arrivé depuis l'existence de ce blog, même dans le rush de fin de thèse...). Je me laisse nourrir par mes voisins (qui sont également mes parents - c'est utile).
C'est sûrement un jour de grande paresse que je me suis contentée d'accompagner mes spaghetti d'une simple tomate concassée, de basilic ciselé et d'un filet d'huile d'olive.

Et là, J'AI EU UNE REVELATION : CE PLAT ETAIT UNE MERVEILLE.

Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant ? Pourquoi me croyais-je toujours obligée de faire une sauce avec les tomates ?

Quand les produits sont de qualité, on peut se contenter de faire au plus simple. Et là, cette délicieuse alchimie avait été obtenue avec les ingrédients suivants : des spaghetti De Cecco cuits al dente, une coeur de boeuf mûre à point (je n'avais que ça sous la main, mais une noire de Crimée ou une autre variété de tomate ancienne aurait tout aussi bien fait l'affaire), du basilic frais (du balcon), de l'huile d'olive de Nyons, du sel de Guérande et du poivre sarawak fraîchement moulu. Si je cite ces noms, ce n'est pas pour faire ma snob - d'ailleurs, ces ingrédients sont tous remplaçables -, mais parce que la qualité des produits est vraiment cruciale pour une telle recette.

Recette que je dédie à une fille, qui a l'air de beaucoup aimer ce genre de plat, et à une autre, qui est capable de se nourrir exclusivement de pâtes.
Vivement la prochaine fois !

Spaghetti à la tomate et au basilic (ma recette de pâtes préférée)



pour 2 personnes

des spaghetti (la quantité que vous prenez pour 2 personnes)
une tomate mûre à point
quelques feuilles de basilic frais
un filet d'huile d'olive (de qualité, c'est important)
sel marin et poivre noir fraîchement moulu

Cuire les spaghetti al dente.
Pendant ce temps (ça dure environ 13 minutes pour les De Cecco), épépiner et couper la tomate en petits dés, puis ciseler le basilic (préalablement rincé et séché).
Quand les spaghetti sont cuits, les égoutter puis les répartir dans les assiettes.
Ajouter les dés de tomates et le basilic.
Arroser d'un filet d'huile d'olive.
Saler et poivrer (généreusement).
Manger sans attendre (ça refroidit vite).



Comme je vois arriver avec horreur la fin des tomates, je n'hésite pas à refaire ce plat plusieurs fois par semaine, voire plusieurs jours de suite, sans me lasser...

C'est un peu la même chose avec les framboises, que j'achète à une fréquence de plus en plus soutenue, avant qu'elles ne disparaissent pour de bon...



mercredi 26 août 2009

Pour se remettre des vacances : cake au matcha et framboises



C'était bien la peine de partir si loin : les moustiques ne m'ont pas perdue de vue. J'ai passé mes nuits à me gratter la fesse et la cuisse droites.

Mais ce qu'il y a de bien dans les vacances, c'est que les questions existentielles prennent un aspect plus plaisant : Vent du nord ou vent marin* ? Déjeuner sur la terrasse ou pique-nique sur la plage ? Combien de fois irons-nous à la bouée ?



Une fois, parce qu'il n'y avait personne pour m'accompagner, j'ai nagé seule jusqu'à cette bouée qui est si loin (300 m ? 400 m ?). A l'aller, je me suis sentie parfaitement bien, j'avais des sensations très agréables, je glissais dans l'eau.

Mais une fois arrivée à la bouée, j'ai réalisé que j'étais TOTALEMENT SEULE.

Et sans savoir pourquoi, j'ai pensé aux DENTS DE LA MER.

Et là, PANIQUE à bord.



J'ai immédiatement fait demi-tour, et je suis retournée sur la plage en pulvérisant mon record personnel en brasse (à défaut de savoir nager le crawl). Mais quand même, j'ai eu tout le loisir d'imaginer ma jambe arrachée et déchiquetée par un requin, de voir mon corps pris dans la mâchoire de la bête. J'ai regretté de ne pas pouvoir dire à mes proches que je les aimais, et tout, et tout.



Une fois arrivée sur la terre ferme, je me suis dit que PLUS JAMAIS je ne retournerais à la bouée.



Mais comme j'aime trop nager, j'y suis retournée plusieurs fois dès le lendemain. Accompagnée (ce qui ne change évidemment rien à ma totale vulnérabilité en cas de rencontre avec un requin, mais je ne sais pas pourquoi, ça rassure quand même).



De retour de vacances, j'ai raconté cette anecdote à D., qui a rigolé : des requins dans la Méditerranée ???
Le soir même, elle m'envoyait un courriel pour me dire qu'on avait aperçu deux requins près d'une plage dans les Pyrénées-Orientales.
Ha ha.


Cake au matcha et framboises (adapté du cake au thé vert de Gâteaux de mamie)



pour un petit moule à cake

100 g de beurre mou
100 g de sucre glace
120 g de farine
2 oeufs
50 g de poudre d'amandes
1/2 sachet de levure chimique
2 petites c.c. de matcha (= thé vert en poudre)
1 pincée de sel
200 g de framboises (surgelées, c'est parfait)

Préchauffer le four à 210 °C.
Mélanger la farine, la levure et le matcha dans un bol.
Casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes.
Fouetter les jaunes et le sucre glace dans un grand bol puis ajouter le beurre.
Incorporer la poudre d'amandes et la farine jusqu'à ce que le mélange devienne lisse.
Monter les blancs en neige avec la pincée de sel.
Incorporer les blancs en neige délicatement au premier mélange.
Ajouter les framboises, mélanger.
Verser dans un moule à cake beurré et fariné.
Pour la cuisson, le livre dit : 40 min à 160 °C, mais c'est bien trop peu (il m'a fallu 60 min à 160 °C, puis 10 min à 180 °C). Mieux vaut cuire le cake 40-45 min à 180 °C.




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* Vent du nord = vent qui soulève le sable, mer froide mais plate ; vent marin = vent frais, mer chaude mais agitée.

** Les cinq premières photos ont été prises au restaurant Le Stomajo à Valras-Plage, où l'arrivée d'un jeune chef l'an dernier a nettement amélioré la qualité de la cuisine. Les plats y sont aussi beaux que bons.

mardi 25 août 2009

Bonus : Japonaiseries



Les aires d'autoroutes
Les aires de repos sur les autoroutes sont en général des lieux glauquissimes qui ne donnent pas envie de s'y attarder. Sauf au Japon. En voyageant avec monsieur N., nous avons eu l'occasion de nous arrêter très (trop ?) souvent et de visiter une bonne vingtaine d'aires d'autoroutes. En plus de toilettes (presque) toujours impeccables, nous avons découvert des espaces très conviviaux, vivants, avec un supermarché plein de choses joliment emballées, des snacks (stands de nouilles, brochettes, glaces, etc.), des enfilades interminables de distributeurs de boissons, des tables et des chaises, des distributeurs de thé vert gratuit, parfois des petits stands à l'extérieur proposant des fruits frais, des coffee shops...


























TOTO
C'est le nom de ces toilettes de l'espace, avec tableau de commandes et tout, et tout. On ne les trouve pas partout, mais quand même, c'est très très répandu.
Quand on active un jet nettoyant, ne pas oublier - comme moi - d'appuyer sur la touche STOP une fois que les fesses sont propres. C'est déroutant, mais rigolo. Il y en a même dont le couvercle se soulève automatiquement quand on entre.
En général, dans les habitations privées, il y a une paire de chaussons dédiés aux cabinets (avec TOILET écrit dessus) : il faut les enfiler en entrant et les retirer en sortant. Chez la famille N., il y avait même une housse en serviette éponge recouvrant la lunette des WC :-)










Transports en commun
Aux heures de pointe, faites attention, si vous êtes un homme, à ne pas monter dans un wagon réservé aux femmes.
Ces dernières en ont assez d'être pelotées par ces vicieux de Japonais quand les trains sont bondés. En même temps, je peux comprendre qu'on soit tenté : les jupes sont si courtes... - d'ailleurs, savez-vous qu'on peut distinguer une collégienne d'une lycéenne rien que par la longueur de la jupe ? En-dessous du genou pour la première, quasiment au niveau des fesses pour les autres. Véridique.








Chaussures
Etant donné qu'on passe son temps à se déchausser et se rechausser dans ce pays, je vous déconseille très fortement d'aller faire du tourisme au Japon avec - comme un certain poulet... - des Converse montantes. Privilégiez les mocassins, les ballerines, bref, tout ce qui ne comporte pas de lacet et se retire facilement (avec l'autre pied, c'est le must).








Distributeurs de boissons
Il y en a à tous les coins de rue. Dans la chaleur de Kyoto rien qu'au mois de mai, j'ai pu comprendre pourquoi.




Please do not smoke while walking
MAIS POURQUOI ???




Enfin, comment niquer ses collants tout neufs en essayant de retirer ce carton dont on se demande à quoi il sert... (non, je suis mauvaise langue :-) Il s'enlève sans difficulté. C'est juste que je ne vois pas l'utilité de ce truc)

Voyage au Japon (mai 2009)



NAGOYA
Une famille à Nagoya

SHIZUOKA
Un mariage à Shizuoka

TOKYO
Toyko (1) : Histoires d'eau
Tokyo (2) : Ce qui se passe à l'intérieur
Tokyo (3) : Tsukiji shijo
Tokyo (4) : Pérégrinations

TAKAYAMA
Douceur de vivre à Takayama

HIMEJI
Himeji et son château

KYOTO
Kyoto (1) : Un avant-goût
Kyoto (2) : Going out west
Kyoto (3) : Le plus beau jour
Kyoto (4) : Flâneries

NARA
Escapade à Nara : des cerfs et des lanternes

Fin du voyage

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FOOD
I miss Japanese food
Le paradis de l'azuki

BONUS
Japonaiseries

lundi 24 août 2009

Fin du voyage : la frayeur de ma vie, des sushi (encore !) et des livres



Voilà, le voyage touche à sa fin.

Le dernier matin à Kyoto, nous décidons de retourner au bord de la rivière Kamo, après un ravitaillement au combini pour un petit déjeuner bis :-)



Mais voilà, en arrivant, nous découvrons une autre atmosphère que celle que nous avons connue jusque-là : des corbeaux et des rapaces rôdent dans le ciel. Je ne suis pas très rassurée.
Après une longue hésitation, nous finissons par nous asseoir sur la berge, mais je n'ose pas ouvrir le sachet contenant ma brioche aux azuki, de peur d'attirer les rapaces. Je la pose sur mon sac, juste devant moi, que j'oublie de fermer.

A peine quelques minutes plus tard, alors que j'ai la tête ailleurs, un rapace plonge sur mon sac et tente d'attraper ma brioche. A quelques centimètres de moi. Je pousse un HURLEMENT. Nous décampons aussitôt.
Purée, on se croirait dans un film d'Hitchcock.

Ma brioche sera dévorée plus tard, quelques arrêts de bus plus loin.



Je comprends pourquoi on a voulu me la piquer.

Et puis, les choses s'enchaînent très vite.

Nous reprenons le Shinkansen pour la dernière fois, direction Nagoya.



Le soir même, monsieur N. nous emmène au kaitenzushi (sans savoir que nous avons déjà expérimenté la chose à Kyoto). C'est un peu l'usine, mais il nous explique que ce type de restaurant est très très populaire, vu le prix de l'assiette (100 yen, c'est-à-dire 80 cts d'euros pour deux sushi). Les gens s'y bousculent. Beaucoup sont même prêts à faire la queue pendant des heures pour obtenir une table.
L'ambiance est chaleureuse, les assiettes vides s'empilent allègrement sur la table, le thé vert (gratuit) coule à flots. Nous passons une excellente soirée avec la famille N.







Le lendemain, ultime repas au Japon, dans un restaurant spécialisé dans le tonkatsu et autres choses panées, dont les Japonais sont très friands. On nous sert un plateau très généreusement garni : une soupe miso, un bloc de tofu froid (exquis), des pickles, riz et chou à volonté. Décadent mais délicieux.



Rassasiés, repus, nous prenons la route pour l'aéroport. C'est là que le voyage se termine.

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Voilà. Je n'ai pas tout raconté, mais il est temps que je referme la parenthèse nippone. J'espère que vous n'avez pas trouvé ça trop long. En tout cas, en rédigeant ces billets, j'ai eu comme l'impression de revivre le voyage, et ça, c'était cool.

Depuis mon retour, je prolonge le voyage avec quelques lectures :



Tokyo Sanpo de Florent Chavouet
Un livre qu'on ne présente plus. Les dessins au crayon de couleur de Florent Chavouet sont d'une drôlerie... et d'une précision démente. J'ai adoré feuilleter ce livre avant de partir au Japon, mais je dois dire qu'après le voyage, c'est encore meilleur ! Au fait, l'ami Florent a un site : c'est par ici.




Japonais d'Emmanuel Guibert
Un magnifique (et épais !) recueil de dessins, peintures, collages, griffonnages d'un artiste en résidence au Japon pendant plusieurs mois. Fascinant.




Sumimasen d'Isabelle Boinot
Un SUBLIME carnet de voyage plein de fantaisie, fait de dessins, de collages, dont on peut admirer quelques pages ici. On aimerait tant pouvoir faire pareil...




Le gourmet solitaire de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi
Les pérégrinations gastronomiques d'un homme solitaire, qui ne pense qu'à manger, un personnage auquel je peux tout à fait m'identifier :-)




La course au mouton sauvage de Haruki Murakami
Un univers étrange et déroutant que je découvre en ce moment. Il est trop tôt pour que je puisse en dire quoi que ce soit...

Sinon, j'aimerais bien mettre la main sur ce livre aussi (il faudrait que je daigne me déplacer jusqu'à la Cocotte...).



Pour vous dire la vérité, la saga japonaise n'est pas complètement finie. Il y a encore un petit bonus :-)
A suivre...

dimanche 23 août 2009

Escapade à Nara : des cerfs et des lanternes



Durant notre semaine à Kyoto, nous en avons profité pour faire une escapade à Nara, l'ancienne capitale.

Des temples, encore des temples. Mais, cette fois-ci, disséminés dans un immense parc où des cerfs (ou des daims ?) évoluent en liberté.
Un Bouddha géant.
Et puis, des lanternes. Des centaines, peut-être des milliers de lanternes.

Le seul moment où je ne me suis pas énervée contre ces hordes d'écoliers bruyants et envahissants que nous subissions partout (dans les rues, les bus, les trains, les sites touristiques, etc) depuis le début du séjour, c'est quand j'ai vu un groupe s'asseoir et sortir leurs jolis bento comme dans les livres. J'aurais voulu les prendre en photo de près...































Si vous passez à Nara un jour, allez admirer la vue du haut du pavillon Nigatsu-do, un lieu invitant à la contemplation, et le sanctuaire Kasuga Taisha, impressionnant avec ses alignements de lanternes...

samedi 22 août 2009

Kyoto (4) : Flâneries



Kyoto, c'était aussi ça :



























vendredi 21 août 2009

Kyoto (3) : Le plus beau jour



Le plus beau jour de tout le voyage, c'était ça :

La visite du château Nijo, le palais d'un shogun parano qui redoutait d'être assassiné par surprise et fit mettre un parquet dont les couinements imitent des chants d'oiseaux (nightingale floor). Marcher sur ce drôle de parquet me mit en joie. Je fus aussi émerveillée par les fresques murales dorées contrastant avec la sobriété du mobilier (malheureusement, les photos sont interdites à l'intérieur du château).


















La pause déjeuner dans une petite cantine en ville, où nous vîmes un groupe de collégiens slurper bruyamment leurs zaru soba.






La visite du Ginkaku-ji (Temple au Pavillon d'argent) et de son jardin paradisiaque.
















La promenade bucolique sur le Chemin des Philosophes (Tetsugaku No Michi), loin de l'agitation des foules et des hordes d'écoliers en vadrouille (omniprésents à cette époque de l'année).














La visite du temple Eikan-do (temple aux feuilles d'érable), avec son Bouddha qui regarde derrière son épaule...








La pause sur les berges de la rivière Kamo en toute fin d'après-midi...







... que nous renouvelâmes le lendemain tant le lieu nous plut.











La prochaine fois (ou celle d'après...), je vous expliquerai pourquoi c'est une très mauvaise idée que d'y aller le matin.


Le Pontocho-dori et ses lampions rouges, peu avant la tombée de la nuit.



Le plus beau jour...

jeudi 20 août 2009

Kyoto (2) : Going out west



Après l'escapade inaugurale, nous étions plus qu'impatients de retourner à Kyoto. Ce fut le programme de la dernière semaine : nous avions gardé le meilleur pour la fin.

En rentrant de Himeji, nous fîmes notre valise et partîmes le lendemain pour Kyoto, toujours avec le Shinkansen (i.e. le TGV japonais).
A l'arrivée, à peine la valise déposée au ryokan où nous avions retenu une chambre, nous partîmes à la découverte de la ville, côté ouest.


Le Kinkaku-ji ("Temple du Pavillon d'or")
Un pavillon d'or splendide dans un jardin luxuriant. C'était d'une beauté à couper le souffle, mais la foule des visiteurs qui se pressaient aux endroits stratégiques pour les séances photo me gâcha un peu mon plaisir. Je commençai à être moi-même fatiguée de faire la touriste : nous étions en vadrouille depuis quasiment deux semaines. De plus, la chaleur me pesait atrocement (je n'aime pas la pluie, mais je n'aime pas la chaleur non plus :-)). Je me demandai si cela avait réellement été un bon choix que de réserver Kyoto pour la fin : je n'avais plus la fraîcheur ni l'enthousiasme des premiers jours.
Heureusement, à la sortie du jardin, un bâtonnet glacé aux azuki m'attendait : je n'en fis qu'une bouchée.












Déjeuner tardif mais revigorant
Sur le chemin du temple Ryoan-ji, nous vîmes un groupe d'Allemands repus sortir d'un kaitenzushi sur pilotis. Comme nous n'avions pas encore déjeuné, nous décidâmes de nous y arrêter pour grignoter un bout.
Dans un restaurant quasi désert - il était 15h passées -, nous nous amusâmes à commander des sushi à l'aide de l'écran tactile - ce que je fis, moi : il ne serait pas exagéré de dire que la présence de caractères chinois dans l'écriture japonaise permit notre survie durant ces vacances. Mon poulet se servit une bière ultra fraîche à la machine - cette dernière incline le verre pendant le versage ; par ailleurs, le verre est TOUJOURS réfrigéré au préalable, ce qui garantit une fraîcheur incomparable à la bière. Il n'y a pas à dire : les Japonais aiment les choses bien faites. Puis, le petit samouraï sur l'écran s'agita à plusieurs reprises pour nous prévenir de l'arrivée de nos sushi sur le tapis roulant.
Certes, ces sushi n'étaient pas les meilleurs de la Terre, mais ce fut un moment rigolo et bien agréable.






Le Ryoan-ji ("Temple du repos du dragon")
Après la halte sushi, j'étais en meilleure disposition pour continuer les visites : je marchai de nouveau à une allure normale.
Au Ryoan-ji, nous nous retrouvâmes une fois de plus dans un magnifique parc. Nous nous plongeâmes un moment dans la contemplation d'un jardin zen, dont je cherchai en vain la signification.










Egarements
Et après, nous nous sommes perdus dans un dédale de petites ruelles, qui nous conduisirent à un vaste complexe de temples. Où l'on vit des écoliers, un petit cimetière, des bonzes en pierre tout mignons... et des temples vides car l'heure de la fermeture avait sonné.
Un moment de calme et de sérénité vraiment bienvenu.















Après tout ce chemin parcouru, nous rentrâmes au ryokan, fourbus mais heureux de cette première journée. La princesse que je suis ne fut même pas rebutée par les toilettes et douches collectives, d'une propreté irréprochable.

samedi 15 août 2009

Kyoto (1) : Un avant-goût



Je remonte dans le temps.
En fait, dès le lendemain de notre arrivée au Japon - avant le mariage, donc -, monsieur N. nous emmena à Kyoto pour la journée. Ce fut donc notre toute première étape japonaise. Nos toutes premières visites.
Forcément, je fus émerveillée par tout ce que je vis : des omikuji rose pâle imitant le sakura aux feuilles d'érable étoilées, de la dame qui préparait les okonomiyaki et yakisoba aux devantures des échoppes qui jalonnaient la montée vers le Kiyomizu Dera, de la toilette délicate et raffinée des femmes japonaises au caractère grandiose du Kiyomizu Dera, tout fut source d'enchantement.

Notre séjour au Japon commençait bien.

Heian Jingu (sanctuaire shinto)






















Au restaurant












La montée vers le Kiyomizu Dera




























Le Kiyomizu Dera


















Promenade











Un sentiment de frustration m'emplit à la fin de cette courte journée à Kyoto. Mais heureusement, mon poulet et moi allions y retourner, pour plusieurs jours cette fois...