
Voilà, le voyage touche à sa fin.
Le dernier matin à Kyoto, nous décidons de retourner au bord de la rivière Kamo, après un ravitaillement au combini pour un petit déjeuner bis :-)

Mais voilà, en arrivant, nous découvrons une autre atmosphère que celle que nous avons connue jusque-là : des corbeaux et des rapaces rôdent dans le ciel. Je ne suis pas très rassurée.
Après une longue hésitation, nous finissons par nous asseoir sur la berge, mais je n'ose pas ouvrir le sachet contenant ma brioche aux azuki, de peur d'attirer les rapaces. Je la pose sur mon sac, juste devant moi, que j'oublie de fermer.
A peine quelques minutes plus tard, alors que j'ai la tête ailleurs, un rapace plonge sur mon sac et tente d'attraper ma brioche. A quelques centimètres de moi. Je pousse un HURLEMENT. Nous décampons aussitôt.
Purée, on se croirait dans un film d'Hitchcock.
Ma brioche sera dévorée plus tard, quelques arrêts de bus plus loin.

Je comprends pourquoi on a voulu me la piquer.
Et puis, les choses s'enchaînent très vite.
Nous reprenons le Shinkansen pour la dernière fois, direction Nagoya.

Le soir même, monsieur N. nous emmène au kaitenzushi (sans savoir que nous avons déjà expérimenté la chose à Kyoto). C'est un peu l'usine, mais il nous explique que ce type de restaurant est très très populaire, vu le prix de l'assiette (100 yen, c'est-à-dire 80 cts d'euros pour deux sushi). Les gens s'y bousculent. Beaucoup sont même prêts à faire la queue pendant des heures pour obtenir une table.
L'ambiance est chaleureuse, les assiettes vides s'empilent allègrement sur la table, le thé vert (gratuit) coule à flots. Nous passons une excellente soirée avec la famille N.



Le lendemain, ultime repas au Japon, dans un restaurant spécialisé dans le tonkatsu et autres choses panées, dont les Japonais sont très friands. On nous sert un plateau très généreusement garni : une soupe miso, un bloc de tofu froid (exquis), des pickles, riz et chou à volonté. Décadent mais délicieux.

Rassasiés, repus, nous prenons la route pour l'aéroport. C'est là que le voyage se termine.
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Voilà. Je n'ai pas tout raconté, mais il est temps que je referme la parenthèse nippone. J'espère que vous n'avez pas trouvé ça trop long. En tout cas, en rédigeant ces billets, j'ai eu comme l'impression de revivre le voyage, et ça, c'était cool.
Depuis mon retour, je prolonge le voyage avec quelques lectures :
Tokyo Sanpo de Florent Chavouet
Un livre qu'on ne présente plus. Les dessins au crayon de couleur de Florent Chavouet sont d'une drôlerie... et d'une précision démente. J'ai adoré feuilleter ce livre avant de partir au Japon, mais je dois dire qu'après le voyage, c'est encore meilleur ! Au fait, l'ami Florent a un site : c'est par ici.
Japonais d'Emmanuel Guibert
Un magnifique (et épais !) recueil de dessins, peintures, collages, griffonnages d'un artiste en résidence au Japon pendant plusieurs mois. Fascinant.
Sumimasen d'Isabelle Boinot
Un SUBLIME carnet de voyage plein de fantaisie, fait de dessins, de collages, dont on peut admirer quelques pages ici. On aimerait tant pouvoir faire pareil...
Le gourmet solitaire de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi
Les pérégrinations gastronomiques d'un homme solitaire, qui ne pense qu'à manger, un personnage auquel je peux tout à fait m'identifier :-)
La course au mouton sauvage de Haruki Murakami
Un univers étrange et déroutant que je découvre en ce moment. Il est trop tôt pour que je puisse en dire quoi que ce soit...
Sinon, j'aimerais bien mettre la main sur ce livre aussi (il faudrait que je daigne me déplacer jusqu'à la Cocotte...).
Pour vous dire la vérité, la saga japonaise n'est pas complètement finie. Il y a encore un petit bonus :-)
A suivre...