jeudi 20 août 2009

Kyoto (2) : Going out west



Après l'escapade inaugurale, nous étions plus qu'impatients de retourner à Kyoto. Ce fut le programme de la dernière semaine : nous avions gardé le meilleur pour la fin.

En rentrant de Himeji, nous fîmes notre valise et partîmes le lendemain pour Kyoto, toujours avec le Shinkansen (i.e. le TGV japonais).
A l'arrivée, à peine la valise déposée au ryokan où nous avions retenu une chambre, nous partîmes à la découverte de la ville, côté ouest.


Le Kinkaku-ji ("Temple du Pavillon d'or")
Un pavillon d'or splendide dans un jardin luxuriant. C'était d'une beauté à couper le souffle, mais la foule des visiteurs qui se pressaient aux endroits stratégiques pour les séances photo me gâcha un peu mon plaisir. Je commençai à être moi-même fatiguée de faire la touriste : nous étions en vadrouille depuis quasiment deux semaines. De plus, la chaleur me pesait atrocement (je n'aime pas la pluie, mais je n'aime pas la chaleur non plus :-)). Je me demandai si cela avait réellement été un bon choix que de réserver Kyoto pour la fin : je n'avais plus la fraîcheur ni l'enthousiasme des premiers jours.
Heureusement, à la sortie du jardin, un bâtonnet glacé aux azuki m'attendait : je n'en fis qu'une bouchée.












Déjeuner tardif mais revigorant
Sur le chemin du temple Ryoan-ji, nous vîmes un groupe d'Allemands repus sortir d'un kaitenzushi sur pilotis. Comme nous n'avions pas encore déjeuné, nous décidâmes de nous y arrêter pour grignoter un bout.
Dans un restaurant quasi désert - il était 15h passées -, nous nous amusâmes à commander des sushi à l'aide de l'écran tactile - ce que je fis, moi : il ne serait pas exagéré de dire que la présence de caractères chinois dans l'écriture japonaise permit notre survie durant ces vacances. Mon poulet se servit une bière ultra fraîche à la machine - cette dernière incline le verre pendant le versage ; par ailleurs, le verre est TOUJOURS réfrigéré au préalable, ce qui garantit une fraîcheur incomparable à la bière. Il n'y a pas à dire : les Japonais aiment les choses bien faites. Puis, le petit samouraï sur l'écran s'agita à plusieurs reprises pour nous prévenir de l'arrivée de nos sushi sur le tapis roulant.
Certes, ces sushi n'étaient pas les meilleurs de la Terre, mais ce fut un moment rigolo et bien agréable.






Le Ryoan-ji ("Temple du repos du dragon")
Après la halte sushi, j'étais en meilleure disposition pour continuer les visites : je marchai de nouveau à une allure normale.
Au Ryoan-ji, nous nous retrouvâmes une fois de plus dans un magnifique parc. Nous nous plongeâmes un moment dans la contemplation d'un jardin zen, dont je cherchai en vain la signification.










Egarements
Et après, nous nous sommes perdus dans un dédale de petites ruelles, qui nous conduisirent à un vaste complexe de temples. Où l'on vit des écoliers, un petit cimetière, des bonzes en pierre tout mignons... et des temples vides car l'heure de la fermeture avait sonné.
Un moment de calme et de sérénité vraiment bienvenu.















Après tout ce chemin parcouru, nous rentrâmes au ryokan, fourbus mais heureux de cette première journée. La princesse que je suis ne fut même pas rebutée par les toilettes et douches collectives, d'une propreté irréprochable.

4 commentaires:

chapot a dit…

Régulièrement je dis à Monsieur Chapot, un de mes voyages préférés serait le Japon, mais il n'accroche pas, il me dit toujours c'est excessivement cher, merci de me faire voyager à travers tes photos

Botacook a dit…

... J'veux y aller!!!...

misa a dit…

Mais que c'est joli tout ça ! et la chambre dans le ryokan me plait beaucoup !

Mingoumango (La Mangue) a dit…

Chapot : C'est sûr qu'un tel voyage coûte cher (surtout le billet d'avion et le logement), mais c'est une expérience unique.

Botacook : Je veux bien faire le guide ;-)

Misa : On a adoré le ryokan !