
Dix-sept ans que je n'avais pas mis les pieds à Hong Kong. La dernière fois, j'étais encore une lycéenne acnéique, planquée derrière un rideau de cheveux. Je suppose que la ville a changé autant que moi : je n'avais pas le souvenir d'autant de tours, de gratte-ciel, de monde, de bruit partout. Où que l'on pose son regard, il y a des tours, des dizaines, des centaines de tours (même là où l'on ne s'y attend pas).
Hong Kong est une ville étourdissante.






Les tours ne quittent (presque) jamais votre champ de vision.


Les enseignes qui pendouillent par centaines au-dessus des têtes, je m'en souvenais.

J'ai une tendresse particulière pour les façades cradingues avec les climatiseurs qui dépassent, et le linge qui sèche en prenant toute la pollution.

J'ai adoré prendre le tram sur l'île de Hong Kong (cela avait un côté un peu désuet) ;

déjeuner sur une terrasse du port de
Sai Kung, près des collines résidentielles pour CSP++ (où nous étions logés) (les poissons et fruits de mer étaient d'une fraîcheur incomparable, et pour cause...).


J'ai admiré la solidité des échafaudages en bambou,

et encore plus l'agilité des ouvriers de chantier,

dignes des plus grands alpinistes.

J'ai aimé me promener dans
Mong Kok, au milieu du Ladies' market,



et à
Tsim Sha Tsui le soir, après un dîner fort copieux à la terrasse intérieure d'un hôtel très chic.


J'ai apprécié ce moment de quiétude dans un temple paumé dans les Nouveaux Territoires.
(les fleurs sont magnifiques, mais néanmoins totalement artificielles, je le précise)


J'ai aimé la séance d'essayage de petites robes sur des mélodies de Coralie Clément, dans une boutique un peu branchée de Sha Tin : une situation très
patoumesque ;-)
J'ai adoré traverser la mer en ferry pour aller sur l'île de Hong Kong,

et admirer la vue du haut du
Victoria Peak (mais j'ai moins aimé la présence d'un centre commercial au sommet du Peak).

Chez Maxim's (une chaîne de
jau lau), je me suis régalée de dim sum, apportés sur des chariots :
cha siu baau exquis,

cha siu sow (transcription personnelle) encore meilleurs (il s'agit également d'une farce de porc laqué, mais dans une enveloppe de pâte feuilletée)


Dans une petite échoppe de
Tung Lo Wan, j'ai accepté de goûter à la gelée de tortue, alicament dont raffolent les autochtones. Le goût est assez neutre, et arrosé de sirop, ça se mange sans problème.

Dans un restaurant privé (tenu par d'anciens collègues de papa Mango), je me suis régalée des meilleurs baozi et jiaozi qui soient, fins, parfumés et au façonnage parfait.


Dans ce même restaurant, on nous a servi un dessert étonnant : une sorte de potiron farci d'un mélange de riz, de
haricots rouges et de plein d'autres choses, le tout arrosé de sirop (de fleurs de laurier, si mes souvenirs sont bons).

Mais ce que j'ai préféré par-dessus tout, c'est la visite d'un petit marché dans le quartier de North Point (sur l'île de HK), quartier où mon papa a débuté comme apprenti cuisinier alors qu'il était encore un tout jeune adolescent. Ce quartier est resté dans son jus, selon lui.
Ce qui est amusant, c'est que le marché est traversé par une ligne de tram à son terminus.












Dans ce marché, mes parents et mon poulet se sont régalés de mangues juteuses à même la rue, tandis que je me suis un peu brûlé la langue sur des
dan tat qui sortaient tout juste du four. Miam !

Ces trois jours ont défilé à une vitesse incroyable.