lundi 6 avril 2009

Petit jeu sans conséquence & The ultimate chocolate cake (sans beurre)



Alors voilà. L'idée est toute bête : il s'agit d'identifier les lieux où les photos suivantes ont été prises (certains sont très, voire trop faciles). Il n'y a rien à gagner, c'est juste pour le plaisir (N. B. : ce jeu ne s'adresse pas à ceux qui n'ont jamais mis les pieds à Paris, je suis désolée pour eux).













Edit du 10 avril 2009 :
J'ai finalement décidé de mettre en jeu un petit cadeau, que j'enverrai à celui ou celle qui aura trouvé le maximum de bonnes réponses. J'ignore encore la nature du cadeau, il se peut que ce soit un objet que je rapporterai de mon prochain voyage...
Envoyez-moi vos réponses par mail à cette adresse :
pralinemail-muu[at]yahoo[dot]no
Vous avez jusqu'au 24 avril minuit.
Voilà !

Edit du 25 avril 2009 :
Le jeu est clos ! Voici les réponses :













Claire et Laetitia sont les gagnantes du jeu : toutes deux ont trouvé deux bonnes réponses (Laetitia fut la plus rapide sur la messagerie, mais comme Claire avait déjà donné deux bonnes réponses par commentaire avant que je ne change les règles, il y a finalement deux gagnantes).

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A présent, passons aux choses sérieuses.

Samedi dernier fut un jour historique.

Après deux tentatives plus ou moins ratées au cours de la même semaine, j'ai enfin mis au point la recette du gâteau au chocolat idéal à mes yeux (je peux mourir en paix) :

- fort en chocolat (mais est-il besoin de le préciser ?) ;
- fondant ;
- dense mais pas étouffant ;
- pas sec ;
- surtout pas mousseux (sinon ce n'est plus un gâteau) : il faut qu'il y ait un minimum de poudre (farine, amande, etc) dedans, pour pouvoir faire des miettes ;
- pas trop raplapla.

Enfin, il y a un critère déterminant : il doit faire des "stries" lorsqu'on le coupe (avec la cuillère, voire le couteau).



Evidemment, c'est le gâteau au chocolat tel que je le fantasme, moi. Et il peut très bien ne pas plaire aux autres. Mais si vous avez les mêmes exigences que moi, il pourrait vous convenir...

Mon gâteau au chocolat idéal



pour un petit moule à manqué (environ 20 cm de diamètre)

200 g de chocolat noir
20 cl (= une brique) de crème végétale, en l'occurrence de soja
3 oeufs, jaunes et blancs séparés
130 à 150 g de sucre blond de canne (ou de cassonade), idéalement 150 g
80 g de poudre d'amandes
20 g de farine
une pincée de sel
(facultatif : beurre et farine pour le moule ; sucre glace pour saupoudrer)

Préchauffer le four à 170 °C.
Faire fondre le chocolat, selon sa méthode préférée.
Dans un grand saladier, battre les jaunes d'oeufs avec le sucre.
Incorporer le chocolat fondu et la crème, et mélanger.
Ajouter la poudre d'amandes et la farine.
Monter les blancs en neige ferme avec une pincée de sel, et les incorporer délicatement au mélange précédent.
Verser dans un petit moule à manqué (environ 20 cm de diamètre) préalablement beurré et fariné. Ou bien un moule très kitsch en forme de rose.
Enfourner à 170 °C entre 40 et 45 minutes environ (à adapter selon le four). Le gâteau est cuit comme il faut lorsqu'une pointe de couteau ressort pas complètement propre (il doit y avoir de fines traces de chocolat dessus : ça veut dire que le gâteau est cuit, mais pas sec).
Laisser refroidir avant de démouler.
[Edit du 10 juillet 2009] IMPORTANT : Laisser reposer au moins une demi-journée avant de déguster, sinon le gâteau sera mousseux (Claire et Loukoum°°°, deux personnes de confiance - et de goût ! -, sont d'accord là-dessus). L'idéal est de le préparer la veille.
Saupoudrer de sucre glace avant dégustation.



Ils sont aussi très bien en version individuelle, dans des caissettes à muffins : on ajustera alors le temps de cuisson et on les mangera à la cuillère sans les démouler.

Qui a dit que les chercheurs cherchaient mais ne trouvaient jamais ?

Edit du 13 avril 2009 :
J'ai essayé la crème liquide classique en remplacement de la crème de soja, et j'ai l'impression que cela provoque la formation d'une croûte plus épaisse et croustillante...

jeudi 2 avril 2009

Small expectations (et le tiramisù parfait de Laura Zavan)



Rien.

Le chantier continue.

Au fur et à mesure que je déballe les cartons restants - ceux récupérés chez mes parents -, que je mets la main sur mes affaires d'enfant, mes notes de cours antédiluviennes, mes vieux livres, au fur et à mesure que je trie, que je jette, je sens mon brouillard intérieur se dissiper peu à peu. Je suis intimement convaincue que ce qui s'accomplit de façon physique et matérielle se répercute sur mon esprit. Alors, y vois-je plus clair dans ma vie ?

Eh bien non ! (ce serait trop facile)

Il y a toutefois un progrès notable : c'est que trois mois après ma soutenance, j'ai enfin réussi à JETER mes kilos de papier, d'articles, de notes accumulés pendant la thèse, que je gardais "au cas où". J'ai décidé qu'il n'y aurait pas de "cas où" et j'ai (presque) tout bazardé.
QUEL PIED !

A part ça, j'accueille de temps à autre de nouveaux venus dans ma cuisine - dernièrement, la blette et le pois cassé -, et je fais des gâteaux au chocolat en forme de fleur.



Gâteaux un peu lourdingues, parce que je voulais obtenir cette texture :



L'objectif de texture a été brillamment atteint, reste à améliorer la digérabilité de la chose.

Une recette qui n'a point besoin d'amélioration : le tiramisù de Laura Zavan. J'en ai fait un géant pour un repas de famille où nous étions dix à table. En partant, j'espérais récupérer mon plat avec le reste de tiramisù. Eh ben, ils l'ont gardé (je suis sûre qu'ils ont fait exprès d'oublier de me le rendre...).

Tiramisù classico, de Laura Zavan (tiré de Ma Little Italy)



pour 6 personnes (quantités originales divisées par 2)

250 g de mascarpone
3 oeufs extra-frais
4 c.s. de sucre glace
1 pincée de sel
100 g de biscuits Pavesini (ou de biscuits à la cuiller)
4 petites tasses de café serré froid
5 cl de marsala (ou d'amaretto)
1 c.s. de cacao non sucré

Sortir le mascarpone et préparer le café.

Casser les oeufs, séparer les blancs et les jaunes dans deux saladiers (les jaunes dans le plus grand saladier).
Battre les jaunes avec 3 c.s. de sucre glace.
Quand le mélange est mousseux, ajouter le marsala puis le mascarpone en remuant doucement pour obtenir une crème lisse.

Battre les blancs en neige ferme avec 1 pincée de sel et le reste du sucre.
Incorporer délicatement à la crème au mascarpone.

Tremper rapidement les biscuits dans le café et tapisser le fond d'un grand plat. Ajouter une couche fine de crème, une couche de Pavesini.
Répéter l'opération encore 2 fois en terminant par la crème (on obtient 3 couches de Pavesini et 3 couches de crème).
Laisser prendre au frigo pendant au moins 12 h, idéalement 24 h.

Juste avant de servir, saupoudrer le cacao sur le tiramisù (avec une mini-passoire, pour un résultat plus que parfait).

Je suis sûre que presque tout le monde a déjà SA recette fétiche de tiramisù, mais pour ceux qui n'en auraient pas, ou qui auraient envie de changer...

La prochaine fois, je vous proposerai un petit jeu. Ou pas...

samedi 21 mars 2009

Face à la mer (et à soi-même) + des glaces et un marbré



C'était en début de semaine.
Une escapade solitaire au bord de la mer, pour tenter de mettre un peu d'ordre dans ma tête.

























En dégustant une gaufre au nut-nut au soleil, face à la mer, j'ai regretté que la vie ne soit pas aussi simple que cela (il ne faut pas rêver...).





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Avant l'escapade, il y eut un sorbet Mela (granny smith) fantastique chez Grom, un des meilleurs jamais goûtés, sinon le meilleur



(Nocciola, Cioccolato Fondente et Pompelmo rosa sont également fantastiques, mais mon amour pour le sorbet pomme verte est immodéré et indépassable).





Il y eut aussi un cake marbré chocolat-vanille, pour les nostalgiques de l'enfance.

Marbré choco-vanille



pour un petit moule à cake

1 pot de yaourt nature
2 pots de farine
1 et demi à 2 pots de sucre
1/2 pot d'huile
2 oeufs
1/2 sachet de levure chimique
1 c.c. d'extrait de vanille
1 c.s. de cacao en poudre non sucré (Van Houten)

Préchauffer le four à 180 °C.
Dans un saladier, verser le yaourt.
Y ajouter la farine, le sucre et l'huile en utilisant le pot de yaourt vide comme verre à mesure.
Ajouter également la levure et les oeufs, et mélanger le tout.
Verser 1/3 de la pâte dans un autre saladier, et y incorporer le cacao.
Dans les 2/3 de pâte restante, ajouter l'extrait de vanille.
Verser les pâtes dans un moule à cake recouvert de papier cuisson (ou bien dans un moule en silicone), en les alternant.
Enfourner environ 45 minutes à 180 °C (surveiller la cuisson, qui varie en fonction du four utilisé).

samedi 14 mars 2009

Rencontres du troisième type (et bo bun improvisé)



Ce jour-là, il y avait une légère bruine. Le ciel était d'un gris à pleurer.
J'ai trouvé refuge au musée Cernuschi, où j'ai fait de sympathiques rencontres*.




(Pourquoi ne joue-t-elle pas avec les autres ? Pourquoi reste-t-elle ainsi, à ne rien faire ? A-t-elle décidé de faire grève ? L'attitude de cette demoiselle m'a troublée, et je m'interroge encore...)















Un autre jour, après avoir joué au guide dans le Chinatown parisien, je suis rentrée avec les ingrédients qu'il me manquait pour faire un bo bun. C'était un dimanche, et ce soir-là, j'ai transformé la cuisine en champ de bataille.
Claire, cette recette est pour toi :-)

Freestyle Bo bun** (inspiré d'ici et de là)
(ceci n'est pas une recette chinoise)


(j'ai oublié les cacahuètes !)

pour 2 personnes

200 g de vermicelles de riz
150 g de pavé de rumsteak (ou de bavette), découpé en fines tranches
4-5 nems
1 carotte, râpée
quelques feuilles de salade, découpées en lanières
quelques feuilles de coriandre et de menthe, ciselées
une petite poignée de cacahuètes non salées (ou noix de cajou), hachées

Pour la marinade :
2 c.s. de sauce soja (Kikkoman)
1 c.s. de sauce d'huître
2 c.c. de sucre
1 gousse d'ail, aplatie au hachoir
1/2 tige de citronnelle finement ciselée

Pour la sauce :
3 c.s. de sauce poisson
3 c.s. de vinaigre de riz
2 c.s. d'eau
jus d'1/2 citron vert
2 c.c. de sucre

Mélanger les ingrédients de la marinade et y faire mariner les tranches de boeuf (pour faire des tranches bien nettes, couper la viande lorsqu'elle est encore à moitié congelée).
Mélanger les ingrédients pour la sauce, et réserver.
Préparer les vermicelles de riz selon les indications données sur le paquet. Les égoutter, les rincer abondamment à l'eau froide, et les disposer au fond d'un grand bol ou d'une assiette creuse.
Faire frire les nems et les couper en 3 tronçons chacun.
Ajouter la salade et la carotte râpée sur les vermicelles, et disposer les tronçons de nems sur le pourtour.
Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle et y faire cuire la viande à feu vif, très rapidement. Ajouter la viande au reste.
Parsemer de menthe, de coriandre et de cacahuètes, et enfin arroser de sauce.

C'était tellement bon que j'ai remis ça le lendemain midi. Et personne ne s'en est plaint.




* Les photos (sans flash) sont autorisées dans la collection permanente du musée.
** Il ne s'agit pas d'une recette authentique (je ne suis pas vietnamienne), mais d'une interprétation personnelle.