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dimanche 3 juin 2007

Café viennois, caramel de balsamique, courgettes pour Lavande et tartines de fraises




A l'époque où j'habitais à Vienne, je passais le plus clair de mon temps dans les cafés. Ou plutôt dans UN café, mon préféré parmi tous. Je m'y rendais plusieurs fois par semaine, après mes cours.
Comme dans tout café viennois qui se respecte, des journaux étaient mis à la disposition des clients. J'y lisais donc Le Monde pour me tenir au courant de l'actualité française, mais aussi des journaux locaux, tels que le Standard et le Falter (je n'avais ni télé ni radio chez moi, et encore moins d'internet). Je bouquinais, j'écrivais mon courrier, je préparais mes cours et corrigeais mes copies. Une fois tout cela terminé, je regardais les gens qui défilaient dans le café, les clients, les piliers de bar (ceux-là, assis au comptoir, avaient immanquablement un verre de bière à la main). J'observais les garçons et les serveuses dans leur travail. A la longue, je (re)connaissais tout le personnel, la famille du patron (femme et filles), les habitués. Forcément, puisque j'y restais facilement deux à quatre heures, à chaque fois...
J'y prenais aussi mes repas. Le midi : un plat de légumes, des saucisses, ou une soupe. A l'heure du thé : un Topfenstrudel (strudel au fromage blanc), avec un chocolat chaud "ohne Schlag" (sans crème fouettée), quand ce n'était pas une part de Sachertorte, ou un Apfelstrudel. Le week-end, il m'arrivait aussi d'y aller pour le petit déjeuner : Semmel, beurre, confiture, jus d'orange et Melange (prononcer "mélanche").
De temps en temps, j'y retrouvais ma grande copine Amandine, qui était aussi assistante de français dans un lycée. Nous papotions alors autour d'une assiette de Kaiserschmarrn et d'une tasse de Gunpowder.
Au bout du compte, si l'on exclut les heures de sommeil, j'ai dû passer plus de temps dans ce café que dans mon propre appartement...
Comme je m'y sentais bien...

Le millefeuille qui suit est inspiré d'une salade courgette-mozzarella qui m'a été servie plusieurs fois dans ce café à Vienne. Pour une fois, j'arrive à temps pour participer au Légume de la semaine organisé par Lavande. Ce qui n'est pas un mince exploit...
Bon, la photo n'est pas jolie, mais je vous assure que c'est très bon. Si vous voulez un bisou de votre poulet au milieu du repas, accompagné d'un "Doods*, c'est délicieux !", faites-lui donc ce millefeuille.

Millefeuille de courgette à la mozzarella et caramel de balsamique
pour 2 personnes

2 courgettes rondes
2 boules de mozzarella di bufala
huile d'olive
caramel de balsamique
herbes de Provence
sel et poivre du moulin

Egoutter la mozzarella.
Couper le même nombre de tranches de courgettes et de mozzarella (environ 1 cm d'épaisseur).
Faire chauffer de l'huile d'olive dans une sauteuse et faire dorer les tranches de courgettes des deux côtés avec des herbes de Provence.
Dans une assiette, superposer une tranche de courgette et une tranche de mozzarella, saler, poivrer.
Répéter l'opération 3-4 fois pour obtenir un millefeuille.
Pour finir, arroser d'un peu de caramel de balsamique.

Pour le caramel de balsamique, c'est très simple : il suffit de porter à ébullition la même quantité de vinaigre balsamique et de sucre (ici : 100 g), et de laisser réduire pendant 15 minutes environ (mais pas plus, sinon ça durcit trop). Pour plus de détails, il suffit d'aller voir chez Scally.

Et comme je venais d'acheter une petite barquette de Mara d
es bois, mes fraises préférées, j'en ai profité pour refaire des tartines de fraises, mais légèrement différentes des premières.

Tartine fraises balsamique améliorée



Pour confectionner ces tartines, j'ai tartiné du mascarpone sur une baguette Monge coupée en deux, puis j'y ai mis des Mara des bois coupées en morceaux, du poivre du moulin, le tout arrosé de caramel de balsamique.

Comme je l'espérais, ces tartines sont encore meilleures que les premières... Ca vaut le coup de prendre un peu de temps pour faire ce caramel de balsamique.

* C'est comme ça qu'il m'appelle, quand ce n'est pas "mon vase ancestral", "mon canard (laqué)", "camion", "couscous", "tracteur", et j'en passe... Ce garçon est un vrai poète.

mardi 24 avril 2007

Tartine fraises balsamique




Etonné(e)s de me revoir si vite...?

C'est vrai, j'ai dit ce matin que j'allais calmer mes ardeurs culino-bloggesques afin de me reconcentrer sur ma thèse. Mais il faut bien que je mange, et puis, on ne peut pas dire que la préparation de ces tartines m'ait pris des heures. Le mode opératoire tient en une phrase : j'ai tartiné de la crème fraîche épaisse sur une baguette Kayser coupée en deux, puis j'ai ajouté des fraises gariguettes coupées en morceaux, quelques gouttes de vinaigre balsamique, et du poivre.

Quand j'ai apporté ces tartines à table, mon poulet les a tout d'abord observées avec circonspection : "C'est quoi qu't'as mis d'dans ???". Au bout de quelques minutes, il s'est décidé à en prendre une bouchée. Moi, pas téméraire, j'ai attendu son verdict avant de faire de même. Car j'ai beau avoir trouvé cette idée de tartine chez Trish Deseine (dans ses Petits plats entre amis), je ne mange pas les yeux fermés si je ne connais pas.



Eh bien, ce mariage fraise-balsamique est vraiment... surprenant. Les fraises prennent un goût différent avec le vinaigre balsamique, c'est curieux... on ne les reconnaît pas tout de suite. Le tout est frais, doux, acidulé, très agréable en bouche même si mon palais n'y est pas encore habitué.
A réessayer dès que possible, avec des petites Mara des bois (mes préférées !), et du caramel de balsamique. J'imagine le résultat sublime que ça pourrait donner...

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Anne de Cannelle et Cacao vient de consacrer son dernier billet au même sujet. Les grands esprits se rencontrent !