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mercredi 16 janvier 2008

La galette d'une collectionneuse compulsive



Ca a commencé par les timbres. Quand j'étais petite, ma maman m'a légué sa collection de timbres chinois (qui était répartie entre un gros album à moitié rempli et une boîte à chaussures), et sans trop me poser de questions, je l'ai poursuivie. A ma manière : j'avais une approche très personnelle de la philatélie, car je recherchais non pas les timbres de (grande) valeur, mais juste de beaux timbres. J'achetais systématiquement les timbres de collection en plusieurs exemplaires (dont un pour moi), et je m'arrangeais pour qu'une personne complice (Crevette, L., ou P....) m'envoie son courrier avec les timbres que je lui fournissais. Quel cirque, quand j'y repense.
Mais ce n'est pas tout. J'ai aussi collectionné les images Panini (les Bisounours, Mon Petit Poney, Lady Oscar, Cat's Eyes, Jem et les hologrammes... non, je n'ai pas honte), les tickets de métro (jaunes, à l'époque), que je m'amusais à plier en petits bateaux, les pièces de monnaie étrangères, que j'entreposais dans un coffre-fort Picsou, dont j'ai encore le code (à ce propos, en 2002, je me suis beaucoup amusée à dénicher les pièces des différents pays de l'Euroland), les tickets de cinéma, que je conservais précieusement (par ailleurs, je consignais avec soin, dans un carnet du KHM offert par Crevette, les films que je voyais), les séries de figurines des Kinder surprise, les emballages de friandises et les jolis sacs plastiques (de musées surtout) rapportées de l'étranger, les petits carnets et les cahiers, les fèves (avec une préférence très marquée pour les santons et les fèves blanches toutes simples comme celles qu'on trouvait il y a vingt ans ; d'ailleurs, la galette des rois m'intéressait surtout pour la fève), les cartes postales culturelles (expos, pièces de théâtre, festivals, etc... les plus réussies étant celles du Forum des images, du Festival international du film de la Rochelle, ou de la MC 93 Bobigny ; la saison 1996-97 de l'Athénée est très bien aussi ; pour finir, dans la catégorie flyer, rien n'égale ceux de la Guinguette Pirate ancienne version)...

Selon toute vraisemblance, je suis atteinte de collectionnite aiguë.

Encore aujourd'hui, je ne sais pas résister devant un carnet qui me plaît (la collection, dont une partie est visible ici, ne cesse de grandir...), et je ne peux pas m'empêcher d'empiler sur mes étagères des magazines new-yorkais pour le simple plaisir d'avoir les couvertures.
Mais, ce qui me fait penser que j'ai progressé, c'est que je ne panique plus en voyant ma collection de fèves diminuer un peu chaque année depuis que je fais mes galettes des rois...



La semaine dernière, j'ai laissé filer deux billets de Gracianne, deux billets de Grand Chef, et beaucoup d'autres encore.
La semaine dernière, en me voyant plusieurs jours de suite manger des gâteaux non faits maison, mes copines de bibliothèque, K. et D., m'ont demandé si je n'étais pas... malade.
En fait, j'étais juste en pleine préparation psychologique pour affronter... la pâte feuilletée (la vraie, parce que la version express et facile, j'ai essayé, c'est bidon...).

Mon choix s'est porté sur la pâte feuilletée inversée, et pour me guider : Audrey (de Mets aventures). Je n'ai pas pris de photo durant la préparation, mais vous trouverez les petits schémas explicatifs que j'ai faits pour faciliter la compréhension et l'enchaînement des instructions, et qui m'ont été fort utiles.


Pâte feuilletée inversée de Pierre Hermé

Pour l'étape 1 (le beurre manié) :
80 g de farine T45
80 g de farine T55
380 g de beurre à température ambiante

Pour l'étape 2 (la détrempe) :
150 ml d'eau
1/2 c.c. de vinaigre blanc
2 c.c. de sel
180 g de farine T45
180 g de farine T55
110 g de beurre fondu puis refroidi

Préparer l'étape 1 (le beurre manié) :
Mélanger les farines et le beurre dans un saladier, jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Abaisser la pâte en un disque de 1 cm d'épaisseur (initialement 2 cm d'épaisseur, mais après passage au frigo, c'est quasi impossible à étaler - ça nécessite une force herculéenne -, alors je pense qu'on peut l'abaisser directement sur 1 cm d'épaisseur, sauf contre-indication majeure).
Filmer et réserver au frais au moins 2 heures.

Préparer l'étape 2 (la détrempe) :
Mélanger l'eau, le vinaigre et le sel dans un bol.
Dans un saladier, mélanger les farines et le beurre, puis verser l'eau petit à petit.
Abaisser la détrempe en un carré de 2 cm d'épaisseur.
Filmer et réserver au frais au moins 2 heures.

Au bout des 2 heures, sortir l'étape 1 et 2 du frigo.
Poser une feuille de papier sulfurisé sur le plan de travail, et le fariner légèrement.
Poser la détrempe au centre du disque (1) , et rabattre les bords comme suit (2-4) :


Abaisser ce carré, d'abord en tapotant au poing, puis en étalant en rectangle trois fois plus long que large au rouleau (1). Rabattre le quart inférieur vers le centre de la pâte (2). Faire de même avec le quart supérieur (3) pour que les bouts soient bord à bord. A la jointure, plier la pâte en deux en son milieu (4). C'est ce qu'on appelle un double tour (ou tour en portefeuille). Aplatir légèrement avec la main, filmer et réserver au frais pendant 1 heure au moins.


Au bout d'une heure (ou plus), poser la pâte sur le papier sulfurisé, pliure à gauche (pour se souvenir : penser à un livre), et faire de nouveau un double tour, puis au frigo pour 1 heure :


Au bout d'une heure (ou plus), poser la pâte sur le papier sulfurisé, pliure à gauche (1), abaisser en un rectangle trois fois plus long que large (2), rabattre le tiers inférieur (3), puis le tiers supérieur sur le tiers central (4) : il s'agit cette fois d'un tour simple. Filmer et réserver au frais entre 30 minutes et 2 heures.


Et, au terme d'un combat musclé, on obtient ça :



Cette quantité de pâte feuilletée m'a permis de confectionner d'abord une grande galette ; puis avec les chutes, j'ai pu refaire une deuxième galette ; et les chutes de cette dernière ont encore donné 3 mini-galettes. Après tout cela, il restait encore des chutes, mais j'ignorais si les chutes de chutes de chutes étaient encore utilisables (il semblerait que oui)...
Pour résumer, cela a donné :
- 2 grandes galettes (4 disques de 26 cm de diamètre environ),
- 3 mini-galettes (6 disques de 10 cm environ)

Pour les galettes, j'aurais pu varier un peu la garniture, mais la frangipane (ou crème d'amandes) classique étant ce que je préfère dans la galette, ç'aurait été quand même bête...

Galette des rois



pour 8 personnes

2 disques de pâte feuilletée (maison, si vous avez le courage. Ca vaut le coup)

Pour la crème d'amandes :
125 g de poudre d'amandes
85 g de beurre mou
85-90 g de sucre blond de canne
2 oeufs (en garder un peu pour la dorure)
1 c.c. d'arôme d'amande amère
2 c.c. de rhum (facultatif)
1 c.s. de crème fraîche

Pour la décoration et le folklore :
un peu d'oeuf (de la frangipane)
1 c.s. de lait
1 fève
1 couronne

Préparer la crème d'amandes (idéalement la veille) :
Dans un saladier, mélanger le beurre, la poudre d'amandes, et le sucre.
Ajouter les oeufs battus (en réserver un peu pour la dorure), l'arôme, le rhum et la crème fraîche. Bien mélanger et réserver au frais pendant une nuit (si la crème est bien figée, elle tiendra mieux au moment où l'on posera le disque de pâte feuilletée dessus et cela évitera les fuites).

Etaler un disque de pâte feuilletée sur un plat (ou une plaque) recouvert de papier sulfurisé.
Répartir la crème d'amandes sur la pâte feuilletée en laissant une marge de 1,5 cm.
Poser la fève (près du bord et en l'orientant comme un rayon du cercle)
Humidifier le bord avec un peu d'eau.
Recouvrir avec le deuxième disque de pâte feuilletée et souder le bord en appuyant bien avec le pouce.
Dorer la galette avec le mélange oeuf-lait, jusqu'à 0,5 cm du bord.
Mettre au frais pendant 30 minutes.
Préchauffer le four à 200 °C.
Dorer à nouveau la galette, et avec un couteau, dessiner des motifs (losanges, rosaces, feuilles, etc) et faire une petite fente au milieu de la galette.
Enfourner 20 minutes à 200 °C, puis 20 minutes à 180 °C. La galette doit être dorée.



Je n'aurai qu'une chose à dire : comment une telle quantité de beurre peut produire un résultat aussi aérien ?



P.S. : Si certains parmi vous sont en possession de flyers de la Guinguette pirate et sur le point de les jeter, par pitié faites-moi signe : je serai ravie de vous en débarrasser...

P.S.2 : Je suis très peu présente ces temps-ci (je parcours les blogs en vitesse sur Bloglines), et cela ne risque pas de s'arranger. Eh oui, c'est la vie.

lundi 4 juin 2007

Petits cadeaux gourmands




Cette semaine a été plutôt riche en surprises et cadeaux gourmands...


Un macaron au chocolat de chez Eric Kayser, de la part de mon poulet. Il était tellement gros que je n'ai pas pu en venir à bout. J'ai dû me résigner à le partager...
Bon, en fait, il ne s'agissait nullement d'un cadeau, puisque mon poulet a acheté ce macaron à ma demande, et avec la monnaie de mon portefeuille, au moment d'aller chercher le pain. Mais ça fait plaisir quand même...



Des mini macarons de chez Pierre Hermé ! La pauvre plouc que je suis n'y avait jamais goûté... Heureusement, Aurélie m'a permis de combler cette honteuse lacune (je lui en suis éternellement reconnaissante).
Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant de la gauche :
- Mogador (fruit de la passion & chocolat au lait) : une pure merveille. Le mariage des deux parfums est bien équilibré, très réussi.
- Arabesque (abricot & pistache) : pas mauvais, mais j'aurais du mal à juger, car je ne suis pas fana de pistache, et je n'aime que l'abricot "nature"...
- Ispahan (litchi, rose, framboise) : la rose n'est pas un parfum que j'apprécie particulièrement, mais j'ai adoré la multiplicité des saveurs, qui se succèdent les unes aux autres (mais j'ai oublié dans quel ordre).
- Jasmin : mon préféré des quatre. La crème au jasmin est d'une douceur exquise. Par ailleurs, ce macaron a des reflets argentés sur la coque. So chic !

Aurélie m'a également offert une part de sticky toffee pudding, accompagné d'un petit pot de caramel, le tout fait maison (forcément). Il a directement pris le chemin de mon estomac, sans passer par la case photo. J'espère qu'elle publiera la recette très bientôt !

(Aurélie, on se revoit quand tu veux !)



Et puis, pour finir, des petits gâteaux japonais fourrés à la pâte de haricots rouges (azukis) que mon papa m'a rapportés du Japon. A mes yeux, ils sont parfaits : le fourrage est généreux et le biscuit qui l'enveloppe est ultra-fin, comme une sorte de prétexte... Ne vous fiez pas aux apparences, le martien (que j'ai d'abord observé avec suspicion) est délicieux !



Autant de petits moments de bonheur...