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lundi 9 février 2009

Ce qu'on dit, et ce qu'on fait (fudge au sucre blond de canne)



Depuis que j'ai fini ma thèse, j'aurais dû - comme je n'ai cessé de le répéter durant des mois :
- déballer mes cartons et ranger l'appartement,
- réviser mon informatique, mon allemand et mon chinois,
- commencer à prendre des cours de guitare,
- mettre à jour mes cahiers et collages,
- apprendre à faire les jiaozi (raviolis) et les baozi (brioches à la vapeur),
- trier mes photos pour en faire des albums,
- visiter plein d'expos et voir plein de films,
- reprendre la chorale,
- faire un feu de joie avec mes docs de thèse (mais ils sont encore dans les cartons...),
- réfléchir à ce que je veux faire dans la vie.
Au moins.

Au lieu de cela, j'ai :
- vu plein de copines,
- pris plein de goûters dans des salons de thé,



- dépensé un demi-mois d'indemnités de chômage en papier washi, livres de cuisine (dont un illisible car en japonais... mais il décore magnifiquement ma bibliothèque), et vaisselle (genre bols Margrethe absolument indispensables), et ce en l'espace d'une journée (heureusement que février ne comporte que 28 jours et qu'on n'est pas dans une année bissextile),
- toujours pas déballé mes cartons.

Accessoirement, j'ai aussi :
- mangé les meilleures frites du monde, dans mon ancien quartier,



accompagnées d'un thon à la plancha mi-cuit croulant sous les olives et le piquillos,



(c'était super bon !)

- raté un Pleyel (malgré le bol Margrethe) et plusieurs dizaines de mes cookies préférés ; or, quand on les réussit, le résultat est éblouissant, croyez-moi.





- entamé un BCA (bilan de compétences "approfondi" genre...), et passé des tests qui ont conclu qu'il allait être compliqué de trouver un métier correspondant à mon profil bizarroïde (artistique-réaliste-méthodique-(psycho)rigide-introverti),
- découvert que le fudge, c'était le genre de choses que quand-tu-commences-tu-peux-plus-t'arrêter, mais qu'il ne fallait pas abuser du muscovado.

Entre ce qu'on dit et ce qu'on fait...

Fudge, déniché ici, merci Melissa !



pour un moule rectangulaire standard

120 g de beurre salé (ou doux)
450 g de sucre blond de canne (ou cassonade, ou muscovado)
25 cl de lait concentré non sucré (j'ai pris trois mini boîtes de 8 cl)
8 cl d'eau
1 c.c. d'extrait de vanille
un peu de fleur de sel

matériel : une thermosonde

Tapisser un moule rectangulaire de papier sulfurisé.
Dans une grande casserole, faire fondre le beurre à feu moyen.
Ajouter le sucre, le lait et l'eau, et mélanger.
Porter à ébullition, en mélangeant régulièrement avec une cuillère en bois (gratter le fond de la casserole pour empêcher le sucre de coller).
Lorsque le mélange atteint 113 °C, retirer la casserole du feu et la plonger dans un grand saladier rempli d'eau glacée pendant quelques minutes.
Une fois tiédie, sortir la casserole de l'eau, ajouter la vanille et mélanger.
Le mélange va durcir et perdre de sa brillance. Le verser alors dans le moule, étaler, essayer de lisser le dessus et saupoudrer un peu de fleur de sel.
Laisser prendre au frais.
Découper en petits cubes (j'ai l'impression que c'est impossible à faire proprement, parce que c'est très friable).
Je ne bois pas de café (sauf avant une longue journée de travail), mais j'ai idée que ça irait très bien avec.



La version au muscovado est la première que j'ai testée, mais le résultat était trop corsé à mon goût. Je crois que j'aime le muscovado seulement à petites doses.
Je préfère nettement la version au sucre blond de canne, plus neutre, plus douce, qui me rappelle le fudge rapporté d'Irlande du Nord que j'ai pu goûter une fois chez ma copine D.
Désolée pour celles qui ont eu la version au muscovado...



That's all folks!

jeudi 27 décembre 2007

Foie gras, truffes au chocolat et lumières parisiennes



Je vais vous avouer une chose : je ne sais pas recevoir. Je sais encore moins préparer un repas de fête. C'est mal, je sais, surtout pour une bloggeuse culinaire. Elaborer un menu de A à Z, c'est une tâche qui m'angoisse et me fatigue - presque - autant qu'écrire un chapitre de thèse, si la comparaison vous parle. Pourtant, il serait temps que j'apprenne.
Ma contribution aux repas de Noël s'est donc limitée à de "petites" choses.

Tout d'abord un foie gras. Mon tout premier :-) Après des semaines et des semaines de tergiversation, j'ai fini par me lancer, sur les bons conseils de K., ma copine de bibliothèque (qui, de son côté, s'est lancée dans la confection de macarons pour Noël, avec succès j'espère).
Alors que je n'imaginais pas réussir un foie gras dès la première tentative, le résultat (au bout d'une semaine d'attente interminable... heureusement que j'avais acheté du foie gras pour patienter) a dépassé toutes mes espérances. J'en suis encore toute émue.

Foie gras en terrine d'après K.



1 foie gras de canard de 650 g environ
6-7 g de sel fin de Guérande (il faut compter 10 g de sel pour 1 kg de foie)
qq tours de moulin de poivre
3 c.s. d'alcool (ici : du porto ; ma tante conseille d'utiliser du XO)

Sortir le foie une demi-heure avant de le préparer, afin qu'il soit à température ambiante.
L'ouvrir en deux et le déveiner (bon courage... on peut le couper en petits morceaux pour être sûr de ne rien laisser).
Mettre les morceaux de foie dans un grand récipient, ajouter le sel, le poivre et le porto. Bien mélanger le tout et laisser mariner une heure.
Préchauffer le four à 120 °C et préparer un bain marie (dans un plat à four rectangulaire).
Mettre les morceaux de foie dans une terrine rectangulaire en tassant bien.
Poser la terrine (sans le couvercle) dans le bain marie et enfourner 35-40 minutes.
A la sortie du four, tasser un peu le foie gras, retirer le surplus de graisse à la cuillère, en laisser une fine couche qui recouvrira le foie gras.
Une fois le foie gras entièrement refroidi, le mettre au frigo (avec le couvercle) et l'y laisser au moins 4 à 6 jours (nous l'avons entamé à J+5, c'était très bien).
Déguster rapidement, car ce foie gras ne se conserve pas longtemps (je dirais une semaine maximum).


Ensuite, il y a eu des truffes au chocolat.



Des truffes toutes simples, avec deux enrobages différents. J'ai un peu honte quand je vois les recettes de truffes qui circulent sur la culinosphère, toutes plus originales les unes que les autres, et les miennes, tellement basiques (j'ai failli ajouter de la vanille, puis je me suis ravisée)... Il n'empêche... ma préférence va vers les choses les plus simples, et puis, j'ai dû les planquer pour éviter que mon frère et - surtout - ma soeur ne les dévorent avant tout le monde.

Truffes au chocolat toutes simples (recette de base)



pour une cinquantaine de truffes

350 g de chocolat noir
20 cl de crème liquide
20 g de beurre doux

Pour enrober :
- du cacao en poudre amer (Van Houten)
- du pralin en grains

Faire fondre le chocolat au bain marie (il ne doit pas être chaud).
Dans une petite casserole, porter la crème à ébullition et la verser sur le chocolat tout en fouettant vivement le mélange.
Ajouter le beurre coupé en petits dés, mélanger.
Laisser refroidir.
Mettre au frais pendant plusieurs heures, le temps que le mélange durcisse.
Prélever de petites noix du mélange chocolaté, les rouler dans le creux des mains pour former des boules, et les rouler soit dans du cacao, soit dans du pralin (avec ce dernier, bien appuyer pour faire adhérer le pralin).
Conserver au frais.




Enfin, des bûches (quatre, de petite taille). Mais les photos sont vraiment trop moches pour que je les mette ici...


Le soir de Noël, j'ai réussi à convaincre mon gentil papa de nous emmener, ma maman et moi, voir les illuminations sur les Champs Elysées (il nous en parlait depuis deux jours).
Paris by night sous la pluie. Une Tour Eiffel scintillante. Des clichés pris à la volée, à travers la vitre de la voiture. La pluie aussi peut être magique...