jeudi 29 novembre 2007

Histoires de voisinage et pommes farcies au confit de canard



Mes voisins d'immeuble sont des malades mentaux. Vraiment.
Certains ne trouvent rien de mieux à faire que de passer l'aspirateur ou de lancer une lessive (ou les deux) à 8 heures et demie du matin, en semaine comme le week-end, tandis que d'autres (ou seraient-ce les mêmes ?) s'amusent à jeter leurs bouteilles en verre (certainement accumulées depuis des semaines) dans le container de la cour à 8-heures-moins-le-quart-le-samedi-matin-sinon-c'est-pas-drôle.
Non mais c'est n'importe quoi. Les lève-tôt s'imaginent que le monde entier est comme eux...
Et puis quoi encore ???
Il est vraiment temps que la B-Society prenne le pouvoir...

Heureusement, j'ai quand même des voisins de quartier bien. Notamment un marchand de peluches qui a gardé son âme d'enfant et chez qui on déniche de véritables trésors (par exemple une Chipounette géante, ou un chien rayé répondant au doux nom de Tiramisu), et de jeunes Indiens très sympathiques qui tiennent un café dans la rue d'à côté, mais d'après Crevette c'est normal qu'ils soient sympas (il y en a un qui me fait la bise), puisque je les ai soi-disant "achetés" avec mes macarons maison... Toujours est-il qu'il y a deux mois, j'ai goûté dans ledit café, une pomme farcie au confit de canard, accompagnée d'une salade de roquette et de tomates confites, et c'était tout simplement délicieux.

Pommes farcies au confit de canard



pour 2 personnes

un peu de confit de canard
2 pommes (j'ai pris des Braeburn, mais surtout EVITER LES GOLDEN, qui explosent à la cuisson)
un peu de salade (j'ai pris de la mâche)
quelques tomates confites (là, c'étaient des tomates séchées)
poivre

Effilocher la chair du confit.
Laver les pommes, découper un chapeau et évider l'intérieur des pommes à la cuillère en laissant un peu de chair quand même (et en faisant attention de ne pas percer le fond).
Remplir l'intérieur des pommes avec la chair de canard, en débordant un peu, poivrer légèrement et couvrir avec le chapeau.
Déposer les pommes dans un plat allant au four, ajouter 2 c.s. d'eau dans le plat, et enfourner environ 30 minutes à 180 °C.

vendredi 23 novembre 2007

Truffade : un mot, deux recettes



J'ai appris à lire très vite. Enfin, assez vite. Je commençais déjà à lire un peu en maternelle (en fait, j'ai appris en regardant Des chiffres et des lettres, émission devant laquelle je restais scotchée, paraît-il...), où je m'amusais à déchiffrer des phrases indispensables du style "C'est la fête du mulot". La lecture fut donc une affaire pliée assez rapidement.
Mais savoir lire ne suffit pas, encore faut-il comprendre ce qu'on lit... ce qui est loin d'être évident lorsqu'on rencontre un mot ou une expression pour la première fois (et qu'on grandit dans un environnement familial non francophone).
Je me souviens du tout premier poème que j'ai appris en classe de CP : dans mon cahier de poésie, il fallait dessiner, dans des cases, les animaux cités dans le poème (écureuil, serpent, escargot, etc), et dans la case réservée au lièvre, comme j'ignorais ce que c'était, j'ai dessiné... un oiseau.
Ce n'est pas tout. En CE2, parce que je n'avais pas participé à un exercice (qui consistait à dire ce que le mot "paix" évoquait pour nous), la maîtresse m'a prise à part à la fin de la séance, et m'a demandé pourquoi je n'avais rien dit, si "ça [m']était égal". Ne comprenant pas le sens de cette expression, j'ai répondu au hasard "oui" (j'avais deux possibilités, évidemment j'ai choisi la mauvaise). Quelle gourdasse.

Heureusement, j'ai fait des progrès depuis ; la langue est même devenue ma copine. Pourtant, les mots continuent de me surprendre. Comme le mot "truffade", par exemple. Quand je l'ai rencontré pour la première fois, c'était un plat de patates sautées au fromage. Et un beau jour, c'est devenu un gâteau au chocolat. Un mot transformiste... Excellent, non ?


Truffade auvergnate



pour 2 personnes

600 g de pommes de terre (à chair ferme) (ou plus, selon votre appétit)
200-250 g de tome fraîche
1 gousse d'ail dégermée et pressée
huile, beurre (ou graisse de lard, ou saindoux)
un peu de persil plat haché
fleur de sel, poivre

Eplucher les pommes de terre, les laver et les couper en rondelles (env. 5 mm d'épaisseur).
Faire chauffer un peu de beurre et d'huile dans une sauteuse, et y faire rissoler les pommes de terre en les remuant régulièrement (c'est un peu long).
Pendant ce temps, couper le fromage en lamelles.
Quand les pommes de terre sont cuites, ajouter l'ail pressé, mélanger, puis ajouter les lamelles de fromage et les laisser fondre.
Mélanger le tout (le fromage doit être filant), saler, poivrer, ajouter le persil.
Servir avec une salade verte.


Un plat qui réchauffe et tient au corps. Ce n'est pas très raffiné, mais au diable le raffinement et la prout-prouterie !
Pour les Parisiens amateurs de truffade (ou d'aligot), je ne saurais que trop vous conseiller d'aller en déguster une au Plomb du Cantal, dans la rue de la Gaîté. En attendant la prochaine Fête de LO.


Truffade au chocolat
(recette des frères Delacourcelle, testée et approuvée par plusieurs bloggeurs, et non des moindres)



250 g de chocolat noir à 70 %
166 g de beurre mou (admirez la précision)
134 g de sucre en poudre
4 oeufs

Préchauffer le four à 100 °C.
Chemiser un moule à cake de film alimentaire.
Faire fondre le chocolat.
Dans un saladier, mélanger le beurre avec le sucre et ajouter, en fouettant, les oeufs deux par deux.
Ajouter le chocolat fondu.
Verser dans le moule et enfourner 1h à 100 °C.
Laisser refroidir et réserver 12h au frigo.

Pour déguster la vraie truffade des frères Delacourcelle, c'est par ici (je n'y suis pas encore allée, mais ça ne saurait tarder).

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N.B. 1 : Bien sûr, il ne s'agit nullement d'une idée de menu... Je ne vous conseille d'ailleurs pas de réunir les deux dans un même repas.

N.B. 2 : Merci à tous pour vos commentaires (même les critiques, ça fait du bien aussi). Je suis désolée de ne pas vous répondre individuellement, j'avoue que je suis un peu dépassée... Et puis, si je passe parfois en coup de vent sur vos blogs, sans laisser de petit mot, c'est par manque de temps ou d'inspiration. Ou par oubli aussi. Mais je vous lis.

N.B. 3 : Last but not least, un grand merci à Natalia.

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Sur ce, nous prenons la poudre d'escampette dimanche, histoire de nous changer les idées...


mardi 20 novembre 2007

Des émotions télévisuelles, des pommes, des noix et de la cannelle



Le petit écran ne réserve pas que de mauvaises surprises, et ne rend pas forcément idiot. Ces dernières semaines, j'ai été émerveillée par la beauté insensée d'Hélène Grimaud ; fascinée par les contorsions du danseur et chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui (que je pourrais écouter pendant des heures parler de danse) ; troublée par les fantasmes avoués d'un Vincent Baguian au physique pourtant peu féminin ; émue par la grâce du chant de Philippe Jaroussky ; atterrée par des discours (en particulier celui d'un certain critique gastronomique) entendus chez F. Taddeï mardi dernier ; amusée par le rire de petit garçon de Sébastien Chabal et par cet usager des transports en commun bloqué par la grève et donc tout dépité de ne pouvoir se rendre à un entretien d'embauche... à la SNCF.

En attendant de pouvoir me déplacer à nouveau normalement et d'aller (re)voir les oeuvres de Helene Schjerfbeck au Palais de Tokyo, je continue d'hiberner. Je cuisine sous les yeux d'une Marilyn quelque peu dénudée, et qui, visiblement, n'est pas aussi frigorifiée que moi...

Gâteau pommes noix cannelle très rustique



280 g de farine blanche (T45)
140 g de farine complète (T150)
220 g de cassonade
1 1/2 à 2 c.c. de cannelle en poudre
15 cl de lait
8 cl d'huile ("4 graines" de la gamme Monoprix Bien vivre)
3 oeufs
1 sachet de levure chimique
3 petites pommes (type Braeburn)
3 poignées de cerneaux de noix grossièrement concassés

Préchauffer le four à 180 °C.
Dans un saladier, mélanger les farines, le sucre, la cannelle et la levure.
Ajouter le lait, l'huile, les oeufs et mélanger.
Incorporer les noix ainsi que les pommes épluchées, coupées en petits morceaux, et farinées. Mélanger délicatement.
Verser dans un moule à manqué (d'au moins 22 cm de diamètre) beurré et fariné (ou en silicone, ou recouvert de papier sulfurisé) et enfourner environ 50 minutes à 180 °C.

jeudi 15 novembre 2007

Les petites choses qui font une journée réussie et deux variations autour du potiron



Ca a commencé avec un rayon de soleil au réveil, et un chocolat chaud au petit déjeuner, un vrai, honteusement crémeux, servi dans de jolies tasses que j'aime bien (en ce moment, c'est terrible, je suis tellement accro que je n'arrive plus à me contenter de cacao Poulain).
Ca s'est poursuivi avec une "balade" à vélo et un pique-nique libanais, en amoureux, dans les arènes de Lutèce. Le thermos de thé vert aux sept agrumes ne fut pas de trop malgré un soleil radieux. J'étais ravie que ma bouteille ne serve pas uniquement pour la BN (j'ai repensé à ce jour de janvier 2006 où Crevette et moi avions décidé d'aller visiter l'exposition Vienne 1900 au Grand Palais - un lieu que je déteste, mais c'est une autre histoire... - , l'attente dans la queue avait duré presque trois heures - c'est ça quand on s'y prend les derniers jours - , et par bonheur, j'avais pensé à prendre un thermos de thé pour nous réchauffer, du Fleur de Geisha, bien réconfortant par ce temps glacial de janvier).
Les cheveux ébouriffés et les joues rosies par le trajet en vélo (là, il s'agit de moi), nous sommes ensuite allés rencontrer un monsieur très sympathique (venu à vélo, lui aussi) avec qui nous avons conversé un moment et qui m'a fait de jolis dessins, notamment dans un petit carnet en cuir rapporté de Florence et qui ne me quitte pratiquement jamais.
Et puis, j'ai trouvé le cadeau de Noël pour ma petite Nini.



Les jours de grève*, j'ai la chance de pouvoir passer des journées comme celle-là, ou de rester simplement chez moi, à cuisiner pendant des heures si j'ai envie...
Les deux recettes qui suivent m'ont permis d'utiliser le gros morceau de potiron rapporté par mon poulet de son travail (un reste de décoration de Halloween) : un risotto (dont mon poulet m'a dit à quatre reprises qu'il avait adoré, comme si j'étais sourdingue), et une soupe récemment publiée par Loukoum°°° (et que nous avons adorée tout autant) (les seuls changements que j'ai apportés sont uniquement dus à l'absence de cocotte minute et d'amandes chez moi ; je n'ai pas voulu faire l'intéressante en me démarquant à tout prix, car ses recettes, on peut les suivre les yeux fermés).


Risotto aux poti-marrons



pour 2 grands bols

200 g de potiron, coupé en gros dés (2 cm)
150 g de marrons entiers (en conserve)
250 g de riz carnaroli (ou arborio)
3 échalotes hachées
1 gousse d'ail pressée
2 c.s. de persil plat haché (surgelé, ça ne pose pas de problème)
60 cl de bouillon de légumes chaud (préalablement porté à ébullition)
5 cl de vin blanc sec
20 g de beurre
2 c.s. d'huile d'olive
20 g de parmesan (j'ai fait sans - sacrilège ! - car j'ai oublié d'en acheter, et de toute façon je n'aime pas ça)

Faire chauffer le beurre et l'huile d'olive dans une casserole.
Y faire revenir l'échalote, puis ajouter l'ail au bout d'une minute.
Verser le riz et remuer avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le riz devienne translucide.
Ajouter le vin blanc et continuer à mélanger jusqu'à ce qu'il soit évaporé.
Verser une louche de bouillon, mélanger.
Lorsque tout le liquide est absorbé, verser à nouveau une louche de bouillon, ajouter les dés de potiron ainsi que les marrons entiers (ils vont "fondre" durant la cuisson) en continuant à mélanger pour que le riz n'attache pas au fond de la casserole.
Dès que le liquide est entièrement absorbé, rajouter une louche de bouillon, et répéter l'opération jusqu'à ce que le riz soit cuit : il faut compter 20 minutes environ.
Lorsque le riz est cuit (un peu al dente), ajouter le persil et le parmesan (sauf si on n'aime pas ça), mélanger. Il ne faut pas que le risotto soit trop compact.
Saler, poivrer.
Couvrir 1 minute.
Servir et déguster sans attendre.


Soupe de potiron aux lardons grillés et noisettes caramélisées selon Loukoum°°°



pour 5-6 bols

1,5 kg de potiron
1 gros oignon
3 gousses d'ail
1 tablette de bouillon de poule (bio)
15 cl de crème liquide
piment en poudre
sel, poivre
un filet d'huile d'olive

200 g de lardons
2 poignées de noisettes grossièrement concassées
1/2 à 1 c.s. de sucre en poudre
1 pincée de fleur de sel
1 c.c. de piment d'Espelette

Découper le gros morceau de potiron en tranches, retirer les pépins et éplucher la courge en gros dés.
Peler et émincer finement les oignons et l'ail.
Dans une grande casserole, faire chauffer un bon filet d'huile, y faire revenir l'oignon et l'ail, puis ajouter les morceaux de potiron.
Couvrir d'eau, ajouter la tablette de bouillon et porter à ébullition, puis laisser cuire 15-20 minutes, le temps que les morceaux de potiron soient tendres.
Pendant ce temps-là, faire griller les lardons dans une petite poêle, à sec. Retirer la graisse au fur et à mesure, et laisser réduire les lardons jusqu'à ce qu'ils deviennent croustillants. Les déposer sur du papier absorbant. Réserver.
Faire dorer les noisettes concassées dans une petite poêle, à sec également. Ajouter le sucre, le laisser fondre et se transformer en caramel. Ajouter alors la fleur de sel et le piment d'Espelette, et mélanger pour enrober les noisettes. Réserver.
Quand les morceaux de potiron sont cuits, retirer un peu de bouillon et mixer.
Ajouter sel, poivre, piment et crème liquide, et re-mixer un coup.
Au moment de servir, parsemer chaque bol de soupe du mélange de lardons-noisettes (ne pas le faire à l'avance, pour éviter qu'ils ne ramollissent).

******

*Je ne comprends pas comment on peut parler de "privilèges" en ce qui concerne les cheminots, les conducteurs de métro ou autres, alors qu'il s'agit de miettes en vérité, et que les VRAIS PRIVILEGES sont ailleurs (et qu'on se garde bien d'en parler)...


mercredi 14 novembre 2007

Se mange avec les yeux



















































































lundi 12 novembre 2007

Les paniers repas du hamster



Mes parents, je crois, s'inquiètent de ce que je mange le midi, et sont un peu angoissés à l'idée que je me serre la ceinture en ces temps de vaches maigres. Qu'ils se rassurent : quand bien même je voudrais serrer un peu ma ceinture, c'est... hum... physiquement impossible. Et puis c'est mal me connaître (pourtant, ce sont bien eux qui m'ont faite, non ?).
Alors oui, je veux bien passer mes journées à la BN, transporter des kilos de papier, ordinateur, etc, affronter le vent sibérien qui balaie l'esplanade, me casser le dos sur les chaises des salles de lecture (pour ensuite le faire réparer par un kiné), parcourir des kilomètres dans les couloirs de la Très Grande Bibliothèque, laquelle porte bien son nom, voir la nuit tomber de plus en plus tôt au-dessus de la "forêt", MAIS je refuse catégoriquement de me laisser affamer.
Certes, j'en suis loin techniquement parlant. D'ailleurs, l'autre jour, en me voyant dans la glace des toilettes du rez-de-jardin, j'ai eu un choc (un peu comme Jeff Goldblum dans La Mouche, pour situer l'horreur de la situation) : je suis en train de me transformer en hamster.
Si j'en crois une certaine Crevette, cela est parfaitement normal, ce sont juste les dégâts collatéraux des fins de thèse. D'après elle, les kilos accumulés se feront la malle dès que tout ce cauchemar sera fini (= au lendemain de la soutenance). En attendant, je continue à me confectionner des paniers repas, mais j'espère qu'il n'y en aura plus beaucoup...


Nouilles sautées (je ne sais plus à quoi...)
Pêche blanche, abricot, prunes
Gâteau chocostreussel
Macarons framboise
Café


Salade de riz (façon "taboublé fraîcheur" d'Adèle)
Mini-sandwiches fromage frais & herbes
Pêche blanche et prunes
Nussstrudel (strudel aux noix)
Café


Sandwiches jambon beurre et concombre fromage frais
Petit gâteau au coeur de fruits rouges (Picard)
Soupe sucrée de haricots rouges

Pêche blanche
Thé vert


Reste de boeuf à la thaï et riz & trois céréales
Tortilla au chorizo muy caliente
Tomates cerises
Framboises, prune
Muffin chocolat pécan
Cookies de La Mère Poulard (pas vraiment des cookies)
Thé vert


Poulet gingembre et citron de ma maman, avec du riz & trois céréales
Fondant aux haricots rouges
Gaufrettes Baumstämme (= "troncs d'arbres")
Pomme
Café


Salade de pâtes
Velouté de courgettes (froid)
Pêche plate, fraises Mara des bois
Clafoutis aux cerises
Gingko Plus


Ratatouille et boulgour*
Sandwiches jambon beurre
Macarons au café
Muffin poire amande streusel
Gâteau de lune
Prunes
Thé vert à la menthe


Poêlée porc, poivron, oignons*
Riz japonais*
Compote pomme framboise
Banane
Cookies aux pépites de chocolat
Café


Nouilles udon sautées*
Soupe "à tout"*
Raisin
Store-cupboard chocolate orange cake de Nigella
Rocher au lait
Café


Poisson vapeur à la chinoise, riz japonais*
Velouté carottes coriandre*
Compote pomme framboise
Muffin poire amande streusel
Thé vert à la menthe


Salade de boulgour
Store-cupboard chocolate orange cake de Nigella
Mangue
M&M's
Gingko Plus


Velouté de brocolis*
Chinois lardons emmental*
Pomme
Muffin orange pécan

Chocolat chaud (pour le goûter :-))

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*Grâce à des boîtes et sacoche isothermes rapportés de Chine par mes parents, j'ai la chance de pouvoir manger non pas chaud (ne rêvons pas trop), mais tiède. Ce qui est appréciable en cette saison.

N.B. : Merci à Stef, qui a pensé à moi pour ses awards (tu as également ma reconnaissance éternelle ;-)). J'en profite pour réitérer mon appel :

Reviens, La Sieste !

vendredi 9 novembre 2007

De la dame verte aux chinois, en passant par Anthony Burgess et les deux Stanley



"Je veux voir la dame verte !"
C'est ce que la petite Nini m'a réclamé la dernière fois que nous nous sommes vues. Je ne me suis pas fait prier : j'ai mis le DVD et nous avons regardé, pour la énième fois, la "dame verte", et puis aussi "Mérinos", Good Morning, et bien sûr Singing in the rain. Devant le numéro de claquettes de Moses supposes, j'ai laissé échapper un "Ah ! c'est vraiment trop classe !", et Nini d'acquiescer : "Ah ouais ! c'est vraiment trop classe !"
Ca fait trois ans (Nini en a six) qu'on regarde et re-regarde inlassablement les mêmes scènes, bien qu'on les connaisse par coeur. J'adore ce film et partager ces moments avec elle est un vrai bonheur. Quand le film démarre, elle vient se blottir contre moi ou s'installer sur mes genoux : je sais alors qu'elle est bien.

Seulement, un soir, en zappant devant la télé, je suis tombée sur Orange mécanique, que je n'avais pas vu depuis au moins dix ans. Et j'ai redécouvert qu'Alex, le personnage principal, chantait Singing in the rain à plusieurs moments du film. HORREUR. Ca m'a dégoûtée, l'agression, la voix d'Alex, la grimace de l'écrivain... Les images m'ont hantée un certain temps (trop longtemps...) : quand j'entendais à nouveau la chanson, elle m'évoquait non plus Chantons sous la pluie, mais Orange mécanique. Rien que pour cette raison, je HAIS Stanley Kubrick. Je le hais, même s'il a fait Barry Lyndon. Je lui en veux à mort de m'avoir pourri cette chanson. Sauf que... il est déjà mort, en fait. Si mes souvenirs sont bons.

Et puis, j'ai eu un doute : et si je détestais la mauvaise personne ? Si ça se trouve, Kubrick n'y est pour rien, il n'a fait que reprendre cet élément dans le livre d'Anthony Burgess, hein...? Il fallait vérifier : autant déverser mon fiel sur la bonne personne.

Je n'ai pas ce livre, mais l'avantage, quand on passe ses journées à la BN, c'est que tous les ouvrages possibles et imaginables sont à portée de main. En l'occurrence, il me suffisait juste de me lever et d'aller chercher le livre dans les rayons, à quelques mètres de ma place puisque, ça tombait bien, j'étais dans la bonne salle ce jour-là.
Je me suis plongée dans le livre, à la recherche de la moindre trace de Singing in the rain. Et je n'ai rien trouvé : c'était donc bien une invention de Kubrick (je viens de me rendre compte que je me suis embêtée pour pas grand chose, qu'il suffisait d'aller sur Wikipédia pour avoir la réponse). En revanche, en parcourant le livre, j'ai découvert une langue qui m'a intriguée, fascinée. Au premier abord, cela paraissait incompréhensible, tous ces mots étranges, cet argot complètement inventé par Burgess. Puis j'ai commencé à comprendre un mot (viddy = see, du latin vidi ?), et prise au jeu, j'ai essayé de deviner la signification des autres mots que je rencontrais, les uns après les autres (itty = go ; malenky = little ; mesto = place ; litso = face ; veck = man, etc...). Cela m'a occupée deux bonnes heures, je crois. Evidemment, si j'avais été russophone, l'affaire aurait été bouclée en dix minutes. Mais l'exercice m'a amusée, j'ai ressenti le plaisir du linguiste qui découvre une langue inconnue et tente de la décoder (par contre, je n'ai pas réussi à comprendre la signification de l'expression "orange mécanique", malgré les explications de l'auteur lui-même - à ma décharge, c'était en anglais).
Au passage, j'ai fait une autre découverte : en fait, ce livre est drôle. D'une drôlerie assez réjouissante, alors que le film met mal à l'aise tellement il est glauque (et ne donne pas envie de lire le livre). Cela ne fait que confirmer ce que j'ai toujours pensé : les oeuvres littéraires sont infiniment supérieures à leur(s) adaptation(s) cinématographique(s).
Bref, tout est donc de la faute de Kubrick. CQFD. Je le déteste (même s'il est mort).

Pour en revenir à des choses plus terre à terre et plus intéressantes pour nos estomacs, j'ai fait pas mal de soupes la semaine dernière : butternut, brocoli, et même - horreur ! - une soupe "à tout". Je raffole des soupes, qu'elles soient à un légume, à deux légumes, ou à plein de légumes. Parce que les légumes, j'ai un peu de mal à les cuisiner, et c'est incontestablement en soupe que je les préfère. Quant aux soupes "à tout", je les affectionne pour ce goût indéfinissable qu'on obtient précisément par le mélange de plein de légumes et pas autrement. D'ailleurs, la soupe "à tout" est de couleur orange, oui, c'est comme ça.
Voilà, je voulais réhabiliter cette malheureuse soupe, pas vide-frigo, qui ne méritait pas une telle descente. J'espère simplement que cela ne me décrédibilise pas aux yeux d'une cuisinière et fin gourmet que j'admire beaucoup.

Je procède presque toujours de la même façon pour mes soupes aux légumes :

Je fais revenir l'oignon dans un peu d'huile.
J'ajoute les légumes coupés en petits morceaux, je couvre d'eau, j'ajoute la tablette de bouillon.
Je porte le tout à ébullition, puis je laisse cuire à feu doux jusqu'à ce que les légumes soient tendres (une vingtaine de minutes environ).
Je retire un peu de bouillon, je mixe.
J'ajoute alors lait concentré/fromage/crème, sel, poivre, herbes et je re-mixe un coup.

Pour la soupe "à tout", il faut :



550 g de courge muscade
10 carottes
1 blanc de poireau
2 tiges de céleri
3 pommes de terre
1 oignon
75 ml de lait concentré non sucré (= une petite boîte)
1 tablette de bouilllon de légumes (bio)
huile 4 graines
sel, poivre
un peu de ciboulette

Par définition, la soupe "à tout" est ouverte, tout légume est donc bienvenu...

Verdict : triple miam, mais pas sûre que les Mafalda apprécient.

Et pour le velouté de brocoli (la recette est plus ou moins celle de ce livre) :



1 brocoli
2 petites carottes
2 pommes de terre
1 oignon
1 tablette de bouillon de légumes (bio)
1 grosse c.s. de fromage frais
huile 4 graines
sel, poivre

Verdict : double miam ssi on aime le brocolis.

Une soupe donc, et un petit quelque chose pour l'accompagner, cela ma va parfaitement pour un repas disons raisonnable. Une tartine, un morceau de cake salé, ou comme cette fois-ci un chinois aux lardons et à l'emmental, qui a accompagné mes soupes tout au long de la semaine (et même des oeufs sur le plat, c'était simple mais divin...).



1 pâte à brioche (faite à la MAP, programme pâte seule, avec juste 1 c.c. de sucre, et sans sucre vanillé, mais évidemment, si vous avez votre propre recette, c'est aussi bien)
100 g de lardons
100 g d'emmental râpé
1 échalote hachée (facultatif)

Pendant la levée de la pâte à brioche, faire griller les lardons dans une petite poêle, avec l'échalote hachée. Egoutter sur du papier absorbant.
Quand la pâte est prête, préchauffer le four à 180 °C, sortir la pâte de la MAP, l'étaler en rectangle sur un plan de travail fariné (environ 30 x 40 cm).
Répartir l'emmental et les lardons sur la surface de la pâte en laissant une marge de 1-2 cm sur les bords.
Rouler la pâte, puis la couper en huit tranches.
Les disposer dans un moule à manqué beurré (ou en silicone).
Enfourner 30 minutes à 180 °C.
Déguster tiède (passer l'escargot 30 secondes au micro-ondes pour lui redonner du moelleux).


Enfin, comme il me restait de la crème mousseline de mon fraisier, j'en ai fait une crème d'amandes pour l'utiliser dans un chinois aux amandes et pépites de chocolat :



1 pâte à brioche
de la crème d'amandes (cette recette convient très bien, pour le reste aussi)
100 g de pépites de chocolat

La marche à suivre est la même que pour le chinois salé.
Curieusement, ce chinois est meilleur froid : chaud, il est trop écoeurant.

dimanche 4 novembre 2007

Restons humble, lançons un appel et faisons des churros



Mon ego et moi, on a toujours eu des rapports quelque peu compliqués.
Ma maman s'est toujours imaginé(e ?) que j'étais un monstre d'orgueil, ce qui est peut-être vrai, je ne sais pas, elle est sans doute mieux placée que moi pour juger... En même temps, je traverse souvent des périodes "Bouououh ! je ne vaux rien, je ne mérite pas de vivre...", alors qu'en est-il vraiment...?
Toujours est-il que ma maman m'enjoint régulièrement de rester humble en toutes circonstances. Alors, quand Valérie de B comme Bon et Charline du Kérala me décernent un award, c'est extrêmement gentil de leur part, mais elles ne se rendent pas compte qu'elles anéantissent tous mes efforts. Pour un peu, je me prendrais presque pour une célébrité.
Les effets se font déjà ressentir. Depuis quelques jours, je ne fréquente plus que des stars dans mes rêves. L'autre nuit, par exemple, j'étais en compagnie du beau Morten, et je lui vantais les charmes de la ville de Vienne (j'ignore pourquoi je ne lui ai pas plutôt vanté mes propres charmes... enfin bon...).
Et la nuit précédente, j'étais avec Dieu le Père, j'ai nommé Pierre Hermé. Malheureusement, j'ai été réveillée par des bisous intempestifs de mon poulet alors que nous étions en pleine discussion macaronesque, PH et moi.
N'étant pas (trop) rancunière, je lui ai quand même fait des churros pour le goûter (malgré ma peur panique de la friture... si ce n'est pas de l'amour, ça...).

Pour en revenir aux awards, je note avec amusement qu'ils m'ont été décernés par des bloggeuses qui ne laissent quasiment jamais de commentaires, et dont je ne soupçonnais pas la visite... Et moi qui croyais n'être lue que par ceux qui m'écrivent, et deux, trois autres personnes...
Pour ma part, je ne souhaite pas décerner d'award (le choix est bien trop difficile, et de toute façon, je suis sûre que tout le monde en aura...), mais plutôt lancer un appel à un blog qui me manque :

Reviens, La Sieste !


Churros



pour une vingtaine de churros

200 g de farine
200 ml d'eau
1 c.s. de sucre
1 pincée de sel
huile

Mettre la farine dans un saladier.
Faire bouillir l'eau avec le sucre et le sel.
Verser l'eau bouillante dans le saladier, en une fois et en faisant attention de ne pas s'éclabousser, et mélanger jusqu'à l'obtention d'une boule (elle est très compacte, mais c'est normal).
Laisser refroidir un peu.
Mettre la pâte dans l'appareil à churros (la chourossette, empruntée à ma maman, sinon une poche ou une seringue à douille feront aussi bien l'affaire).
Préparer un bain de friture et y plonger délicatement les churros.
Ils sont prêts quand ils sont dorés, mais point trop.
Avec une écumoire, déposer les churros sur du papier absorbant, et les saupoudrer de sucre.
Déguster avec un chocolat bien fort, épais et onctueux, qui sera au moins aussi bon que celui du stand d'Air France à LO.

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N.B. : Ben oui, encore du sucré... C'est que mes expériences salées du moment ne sont pas concluantes...

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Edit du 6 novembre :

Mimosa s'y est mise aussi (je ne sens plus mes chevilles), et j'ai réussi à en extorquer un quatrième à Sandra (... en même temps, je n'ai fait que réclamer mon dû, puisqu'elle me l'avait promis ;-)).

Vous avez toutes les quatre ma reconnaissance éternelle.